samedi 26 juillet 2014

Témoignage d’une habitante de Gaza , écrit sous les bombes israéliennes…certains d’entre vous n’acceptent peut-être pas le mot génocide. Je vous assure que je préfère l’utiliser sciemment parce que l’armée criminelle d’Israël rase des quartiers entiers, partout à Gaza, sans jamais épargner les civils. Plusieurs familles ont été complètement anéanties.



Le crime des habitants de ce quartier est d’habiter tout près de la frontière avec Israël.
L’armée israélienne a tiré toute la nuit. C’était une nuit très dure et triste : on n’a pas pu dormir et on a passé la nuit à côté de la radio, heureusement chargée.
Des familles dont les maisons ont été bombardées demandaient aux ambulances et à la Croix Rouge d’aller sauver la vie de leurs blessés. Ni la Croix Rouge, ni les ambulances, ni la presse ne pouvaient entrer dans ce quartier à cause des obus des chars et des missiles de F16. Je n’ai fait que prier et pleurer. Quel dur réveil ... Les photos et les vidéos de ces massacres m’ont choquée. J’ai crié comme une folle, non, comme une maman qui avait perdu ses enfants : « il faut arrêter, il faut en finir avec ces attaques brutales et barbares.” Mon mari, qui était à l’hôpital Al Shefa, m’a appelée pour avoir de nos nouvelles, il m’a dit qu’on n’y sentait que l’odeur du sang : tellement il y avait des morts et des blessés. Beaucoup de familles de Chujaeya sont arrivées à l’hôpital pour chercher les leurs ou pour les attendre. Je ne peux jamais oublier cette femme qui suppliait de lui ramener les siens, morts ou vifs. Après plusieurs appels de la Croix Rouge à l’armée israélienne, elle a obtenu une trêve de deux heures, le temps d’extraire des décombres les corps des vivants. Durant leurs recherches de survivants, les bombardements continuent. J’ai mis deux jours à écrire ces mots, parce qu’à chaque fois où je me mets devant l’ordinateur pour écrire ce que j’ai vu et ce que je sens, je craque, je chiale. Je pleure à chaque mot qui me rappelle la douleur, la souffrance des gens.
En plus, je ne peux pas m’empêcher de prendre des nouvelles de tous mes connaissances partout à Gaza. J’appelle tous les gens que je connais, quand les communications passent, car le réseau est aux mains des israéliens. Depuis hier, on a peur d’un nouveau choc, d’un nouveau massacre à l’est de Khan-Younes, au sud de la bande de Gaza. Jusqu’à cet après-midi, on n’avait aucune nouvelle de ce quartier. La Croix rouge a réussi à obtenir l’accord d’entrer à Khan Younès mais dès que ses hommes y pénètrent ils essuient des tirs, ils rebroussent chemin sans pouvoir sauver personne. Cet après-midi, l’armée israélienne a arrêté une centaine de blessés et même de paramédicaux.
Les gens dont je vous parle sont des civils, ils avaient des rêves simples et faciles à réaliser : ils rêvaient d’une vie digne sans blocus et sans peur.
Certains d’entre vous n’acceptent peut-être pas le mot génocide. Je vous assure que je préfère l’utiliser sciemment parce que l’armée criminelle d’Israël rase des quartiers entiers, partout à Gaza, sans jamais épargner les civils. Plusieurs familles ont été complètement anéanties.
Des milliers de familles de Gaza vont revivre une autre Nakba, sachant que cette fois ci nous n’avons plus où aller, ni où trouver refuge. Aucun endroit n’est sûr. Les écoles de l’UNRWA ont ouvert leurs portes devant la plupart de ces familles, mais elles sont pleines ainsi que les églises. Aujourd’hui, vers 14h00, il y a eu 17 morts et une centaine de blessés suite à un bombardement d’une école de l’UNRWA qui abrite des familles réfugiées.
D’autres ont trouvé refuge chez leurs parents pensant que c’est plus sûr. En dépit de la situation très grave, je dois vous parler de ces jeunes, qui ont créé dans tous les quartiers de Gaza, des centres d’aide et de solidarité avec les familles qui ont évacué leurs maisons pour aller aux écoles de l’UNRWA. Bombardement acharné et incessant qu’ils subissent. Le propriétaire de l’immeuble résidentiel le plus beau et cher de Gaza, a proposé de mettre gratuitement des appartements à la disposition des réfugiés. Aussitôt l’armée israélienne a fait exploser l’édifice, peut-être pour empêcher les gens d’être à l’abri. Je terminerai en parlant pour la première fois du rôle que l’Egypte joue avec le poste frontière de Rafah. Certains s’imaginent les Egyptiens accueillir à bras ouverts leurs frères victimes des exactions de l’armée israélienne. Pas du tout, ils refoulent les ambulances et les blessés.
La Palestine est en train de perdre tant de ses enfants, de ses femmes, de ses hommes, de ses monuments et donc son histoire...
Salma AHMED ELAMASSIE
Gaza. Le 24 juillet 2014
P.S Je ne savais même pas quel jour on était aujourd’hui, une amie française me l’a dit !

jeudi 24 juillet 2014

Peuple d’Israël, lève-toi !.... le vrai courage n’est pas d’aller en guerre tuer des innocents. Le vrai courage est de faire taire les armes et de signer une paix juste.



Ainsi, les bombes pleuvent à nouveau sur Gaza. Tsahal s’est remise au travail. L’aviation, la marine, l’infanterie de l’un des États militairement les plus puissants au monde, s’allient pour liquider le peuple de Gaza. Comme dans un jeu de massacre, on enferme des êtres humains dans une boîte et on tire au hasard. Oh, bien sûr, tes chefs prétendent viser les combattants, « les terroristes », comme ils les appellent. Et ils finissent par en tuer un ou deux pour quelques dizaines de femmes et d’enfants morts avec eux. C’est ce que tes chefs nomment des dommages collatéraux. Ils tuent des innocents, le regrettent, promettent qu’ils vont enquêter et finissent par nous dire qu’il n’y a pas de guerre propre et que seule la victoire finale compte. Les terroristes sont morts. Ton État est sauf. La vie peut reprendre son cours. Tu retourneras faire tes courses au supermarché du coin de ta rue, faire ton jogging sur la plage, tu iras rejoindre tes amis en discothèque, défiler à la Gay Pride, tu retourneras étudier, bâtir ton avenir. Tu retourneras oublier. Oublier que de l’autre côté du terminal d’Erez, sont parqués des hommes, des femmes et des enfants auxquels ton État a ôté leur avenir et tout espoir en l’humanité.
On t’a appris à les haïr, à ne voir en eux que des sauvages qui veulent te tuer, violer tes femmes et jeter tes enfants à la mer. Depuis que tu es né, on t’a appris qu’ils n’ont rien à faire sur cette terre, la terre de tes ancêtres sur laquelle tu es le seul à avoir un droit légitime et historique. On t’a appris à oublier leur histoire, à glorifier, inventer et mythifier la tienne. On t’a appris qu’un bon Arabe est un Arabe mort. On t’a appris à coloniser, à humilier, à ignorer, à te mentir à toi-même, à combattre, à avoir peur. Comment pourrais-tu les aimer alors qu’on ne t’a appris que la haine ?
Tu trouves de l’amour parmi les tiens, ta communauté, ceux qui ont le même sang que toi, récitent les mêmes prières, ont le même complexe de supériorité et la même faculté à nier l’existence de l’autre. Avec eux, tu vas dans les meilleures écoles, tu fais l’armée, tu voyages, tu travailles, tu vis, tu meurs. C’est ce que ton État a de mieux à t’offrir. Les valeurs universelles héritées des Lumières telles que la fraternité avec son prochain, l’acceptation des différences, la tolérance, attendront des temps meilleurs… Ton avenir est tout tracé. Tu es né sur cette terre, tu mourras sur cette terre. Le reste importe peu. Tu peux être en guerre contre tous tes voisins, tu peux déclencher la haine des justes du monde entier, ce n’est pas grave. L’humanité a tort et toi tu as raison.
Tes dirigeants réclament avec force la reconnaissance de ton État comme État juif, au mépris de la diversité culturelle et religieuse qui le compose. Et cet État juif tient debout. Il est en sécurité derrière ses frontières, son mur de béton. Il continue à prier ses prophètes pour que ça dure toujours. Il continue à éduquer ses enfants comme il l’entend. Il continue à être au-dessus des lois internationales, à faire ce qu’il veut quand il le décide. Il continue à s’imposer au monde lâche, à mépriser les instances internationales, les chefs d'État, les peuples. Ton État juif a oublié la morale. Mais ce n’est pas grave, il survit. Et, après tout, que vient faire la morale dans l’histoire que cet État-là est en train d’écrire ?
Peuple d’Israël, j’aimerais essayer de te convaincre que tu te trompes, passer des heures, des jours, une vie à cela, s’il le faut. J’aimerais te dire que je suis allé à Gaza et que le cœur de ses habitants n’est pas plein de haine. Il est plein de vie et il bat aussi vite et aussi fort que le tien. J’aimerais pouvoir te prouver qu’il n’existe aucune mère palestinienne heureuse de voir son enfant mourir en martyr. Que la vie palestinienne a la même valeur que la tienne. Et c’est cette vie que ton armée assassine en ton nom.
Peuple d’Israël, j’aimerais te dire qu’on te ment. Depuis que tu es né, ton gouvernement te ment en te faisant croire que tu peux vivre en sécurité, entouré d’ennemis. Tes médias te mentent en te faisant croire que tu peux acheter la paix sans contrepartie. Tes manuels scolaires te mentent en te disant que cette terre était vide avant l’arrivée de tes ancêtres, que l’identité palestinienne a été inventée. J’aimerais te dire que tu n’auras jamais la paix en continuant à coloniser, à bombarder, à occuper. J’aimerais te dire que tu n’es plus une victime depuis longtemps, que tu es devenu le bourreau et que le monde commence à te haïr à nouveau pour cela. J’aimerais te dire que tu es en train de creuser ta tombe. J’aimerais te dire que tu te meurs lentement, en perdant tout ton humanisme.
Tu penses que tu as des amis. Tu n’as pas d’amis, tu n’as que des soutiens. De vrais amis auraient osé te dire tes vérités. Et ces soutiens, quand ils n’auront plus besoin de toi, qu’ils cesseront de croire que tu es ce rempart du monde libre contre la barbarie, quand leurs intérêts seront ailleurs, arrêteront de te soutenir et tu seras seul face à tes crimes.
Tu penses que tu réussiras à te débarrasser des Palestiniens en les parquant dans des Bantoustans, mais tu te trompes. Ils te hanteront, hanteront tes enfants et tes petits-enfants tant que justice ne leur sera pas rendue. Une chaîne de solidarité s’est créée à travers le monde, qui a compris depuis longtemps ton besoin légitime de vivre en sécurité, mais qui n’accepte plus que tu commettes des crimes aveuglément pour y parvenir, que pour un enfant juif tué, trois cent Palestiniens soient assassinés par ton armée.
Ton histoire récente te protège mais cela ne durera pas éternellement.
Tu te crois meilleur que tes voisins car tu as édicté les règles d’une pseudo-démocratie, taillée sur mesure ? Dans le cœur des justes, sache-le, tu es déjà au ban des nations.
Beaucoup de civilisations ont disparu car elles n’ont pas su se regarder. Fort heureusement, il existe parmi les tiens des femmes et des hommes justes, pleins de courage pour crier l’injustice et refuser que ces crimes soient commis en leur nom. Entends-les.
Il est temps que tu arrêtes de croire aux histoires qu’on t’invente, temps que tu arrêtes de penser que c’est le diable qui gouverne le cœur des Palestiniens. Temps que tu te poses cette question : si l’on pratiquait sur toi de telles punitions collectives, un tel nettoyage ethnique, tu ferais quoi ? Tu voterais pour qui ? Arrête de chercher des justifications à tes actes, il n’y en a plus.
Alors, peuple d’Israël, lève-toi ! Combats la haine qu’ils ont insufflée dans ton cœur, combats le mensonge, combats la folie qui s’est emparée de tes dirigeants, combats tes peurs, combats le monstre qui est entré en toi. Et n’oublie jamais ; le vrai courage n’est pas d’aller en guerre tuer des innocents. Le vrai courage est de faire taire les armes et de signer une paix juste.
Source : TLAXCALA

mardi 22 juillet 2014

La fin d'Israël….La supériorité militaire israélienne appartient au passé. Il n'y a pas d'avenir pour un État-pour-les-seuls-Juifs en Palestine; ils devraient peut-être essayer ailleurs.



En dépit de l'évidente supériorité technologique et en puissance de feu israélienne, les militants palestiniens sont en train de gagner la bataille sur le terrain et ils ont même réussi à déplacer la bataille sur le territoire israélien. En outre, le barrage de roquettes sur Tel Aviv ne semble pas s'arrêter.
Dans son discours au pays, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a reconnu hier (20 juillet) que la guerre contre Gaza est une bataille pour l'existence de l'État juif. Netanyahu a raison. Et Israël ne peut pas gagner cette bataille; il ne peut même pas définir ce que serait une victoire. Certes, la bataille n'a pas pour enjeu les tunnels ou l'utilisation par les militants (palestiniens) des souterrains, les tunnels ne sont que des armes de la résistance plutôt que la résistance elle-même. Les militants du Hamas et de Gaza ont attiré Israël sur un terrain de combat où celui-ci ne pourra jamais gagner et c'est le Hamas qui a fixé les conditions, a choisi le terrain et a posé les conditions nécessaires pour mettre un terme à ce cycle de violence.
Pendant dix jours, Netanyahou a fait tout ce qu'il pouvait pour empêcher une opération terrestre de Tsahal. Il était confronté à une réalité : Israël n'a pas une réponse militaire à la résistance palestinienne. Netanyahou savait qu'une défaite au sol allait éradiquer le peu de pouvoir de dissuasion qui reste à Tsahal.
Il y a cinq jours, Israël, au moins aux yeux de ses partisans, tenait le haut du pavé. Il voyait ses citoyens soumis à un incessant barrage de roquettes, mais il faisait preuve d'une relative retenue, ne tuant des civils palestiniens que de loin, ce qui a servi à véhiculer une image imaginaire de force. Mais cela a changé rapidement depuis qu'Israël a lancé son opération terrestre. Israël est maintenant, une fois de plus, impliqué dans des crimes de guerre colossaux contre une population civile et pire, au moins sur le plan stratégique, ses commandos d'infanterie d'élite ont été éliminés dans une bataille de rue face-à-face à Gaza. En dépit de l'évidente supériorité technologique et en puissance de feu israélienne, les militants palestiniens sont en train de gagner la bataille sur le terrain et ils ont même réussi à déplacer la bataille sur le territoire israélien. En outre, le barrage de roquettes sur Tel Aviv ne semble pas s'arrêter.
La défaite de Tsahal dans la bande de Gaza laisse  l'État juif sans espoir. La morale est simple. Si vous insistez pour vivre sur la terre de quelqu'un d'autre, la puissance militaire est un ingrédient essentiel pour décourager les dépossédés d'agir pour réclamer leurs droits. Le nombre de victimes de Tsahal et le nombre de corps de soldats d'élite israéliens rentrant chez eux dans des cercueils envoient un message clair à la fois aux Israéliens et aux Palestiniens. La supériorité militaire israélienne appartient au passé. Il n'y a pas d'avenir pour un État-pour-les-seuls-Juifs en Palestine; ils devraient peut-être essayer ailleurs.
Source : TLAXCALA

lundi 21 juillet 2014

Arrêtez de vous prosterner devant Israël ! le monde doit adopter un autre langage, qui sera peut-être compris. Après tout, Israël a prouvé plus d’une fois que le langage de la force et des sanctions est son langage préféré. S’il y a une communauté internationale, qu’elle le fasse savoir rapidement.



Les Américains et les Européens ont essayé la voix de la raison et ils ont échoué. Ils doivent désormais s’adresser à Israël dans le langage qu’il comprend le mieux (et ce n’est pas l’hébreu).
S’il y a une communauté internationale, qu’elle le fasse savoir rapidement. Car pour le moment il est clair qu’il n’y a plus aucune intervention internationale en Israël. les Américains ont plié bagages, les Européens ont renoncé, les Israéliens s’en réjouissent et les Palestiniens sont désespérés.
De temps à autre, un pape ou un ministère des affaires étrangères vient faire un petit tour (celui de la Norvège était ici la semaine dernière), prononce du bout des lèvres quelques mots, pour la paix, contre le terrorisme et les colonies, puis disparait comme il était venu. Au bout du chemin le roi a été remplacé par un clown (référence à Shakespeare). Ils abandonnent le conflit aux soupirs des Palestiniens et l’occupation aux mains d’Israël, à qui on peut faire confiance pour la faire fructifier d’une main encore plus ferme.
Ce retrait de l’humanité est inacceptable : la communauté internationale n’a pas le droit de laisser les choses en l’état, même si c’est le souhait le plus ardent d’Israël.
La situation actuelle n’est pas acceptable au 21ème siècle. Il y a effectivement de quoi se lasser s’il s’agit de creuser le même sillon et de faire les mêmes propositions dérisoires à un sourd. L’échec américain montre qu’il est le temps d’adopter une autre méthode, jamais tentée à ce jour. Le message, tout comme les moyens de le faire entendre doivent changer. Le message doit concerner les droits civiques et l’on doit recourir aux sanctions pour le faire entendre.
Jusqu’à présent on a utilisé la flagornerie à l’égard d’Israël, lui présentant une carotte après l’autre pour tenter de lui plaire. Cela s’est avéré un échec retentissant. Cela n’a fait qu’inciter Israël à poursuivre sa politique de dépossession. Le message aussi a failli : la solution à deux Etats est devenue fantomatique. Le monde a essayé de lui redonner vie artificiellement. Les propositions se sont succédé, étrangement similaires, d’une feuille de route à l’autre, du Plan Rogers aux navettes de John Kerry, et chacune a fini en poussière dans un tiroir. Israël a toujours dit non, seuls ses prétextes et conditions présentant des changements : la fin du terrorisme ici, la reconnaissance d’un Etat juif là.
Et pendant ce temps le nombre de colonies en Cisjordanie a été multiplié par 3 ou 4, tandis que la brutalité de l’occupation augmentait, au point que des soldats se mettent à tirer sur des manifestants par pur ennui.
Le monde ne peut collaborer à ceci. Il est inacceptable, au 21ème siècle, de la part d’un Etat qui prétend faire partie du monde libre de priver une autre nation de ses droits. Il est impensable, carrément impensable que des millions de Palestiniens continuent à vivre dans ces conditions. Il est impensable qu’un Etat démocratique puisse continuer à les opprimer de la sorte. Et il est impensable que le monde regarde cela et laisse faire.
La discussion sur les deux Etats doit maintenant se transformer en une discussion sur les droits. Chers Israéliens, vous avez voulu l’occupation et les colonies — eh bien restez enfermés à l’extérieur — Restez à Yitzhar, enclavez-vous dans les montagnes et construisez tout votre saoûl à Itamar. Mais vous avez l’obligation d’accorder tous leurs droits aux Palestiniens, exactement les mêmes droits dont vous jouissez.
Egalité des droits pour tous ; une personne, un vote —tel devrait être le message de la communauté internationale. Et que pourrait répondre à cela Israël ? Qu’il ne peut y avoir égalité des droits parce que les Juifs sont le peuple élu ? Que cela mettrait en danger la sécurité ? Les prétextes seraient vite écartés, et la vérité nue éclaterait au grand jour : sur cette terre, seuls les Juifs ont des droits. Une affirmation qu’il n’est pas question de prendre pour argent comptant.
C’est aussi toute la manière de s’adresser à Israël qui doit être changée. Tant qu’ils n’ont pas à payer le prix de l’occupation et que les citoyens ne sont pas sanctionnés, ils n’ont aucune raison d’y mettre un terme et même de s’en préoccuper. L’occupation est profondément ancrée au sein d’Israël. Personne n’en est à l’écart, et l’écrasante majorité de la population israélienne souhaite continuer à en profiter. C’est pourquoi, seules des sanctions peuvent nous faire prendre conscience de son existence.
Oui, je parle des boycotts et des sanctions qui sont largement préférables aux bains de sang.
C’est la vérité, même si elle est amère. Les USA et l’Europe se sont suffisamment prosternés devant Israël. Et sans aucun résultat, malheureusement. Dorénavant le monde doit adopter un autre langage, qui sera peut-être compris. Après tout, Israël a prouvé plus d’une fois que le langage de la force et des sanctions est son langage préféré.
Source : TLAXCALA