jeudi 1 mai 2014

SYRIE - Attaque chimique contre l’armée arabe syrienne par Jabhat al-Nusra : ce sont les terroristes financés par l’Occident et les pays du Golfe qui utilisent des armes chimiques. (Vidéo : âmes sensibles s’abstenir).


Un contingent de l’armée arabe syrienne massacrée au gaz chimique.
Pas besoin de faire une enquête, ce sont eux-mêmes qui se filment et fêtent cet événement macabre. L’Occident est prêt à tout, comme le financement du terrorisme international. Voilà des tristes réalités qui doivent faire réfléchir…… 

VIDÉO 







lundi 17 mars 2014

L’Algérie entre la convoitise des uns, les visées et la revanche des autres : à l’ombre des « Printemps arabes »


Que de la propagande, subversion et mensonges contre cette Algérie qui devrait rester sous tutelle de prédateurs ou, au mieux, dirigée par des pantins. Qui peut mieux servir qu’un des siens félon ? Combien d’entre eux, par frustration ou revanche, ont choisi l’exil pour fustiger leur pays ou se mettre au service de forces hostiles ; sous l’étiquette d’« opposant ». L’un d’eux, à l’étranger, a poussé la débilité jusqu’à dire « ...heureusement, que le peuple algérien, grâce aux opposants, sait pertinemment, que les dirigeants actuels de ce régime dictatorial ne sont pas algériens ! » Rien que ça !
Ces serviteurs se croient les plus clairvoyants en s’échinant à nous mentir, depuis « l’extérieur », sur des choses que nous vivons ici. Ayant connu, pour la plupart, le pouvoir - qui les a évincés, souvent pour de bonnes raisons - ils s’autorisent à nous dicter, avec dédain, ce que nous devons retenir et faire. Comprenez : ‘‘révoltez-vous !’’ et ce, pendant qu’eux, avec leurs rejetons, font des affaires ! La revanche transparait dans leurs écrits qui s’observent plus comme du dénigrement, louvoiement et propos méprisants que comme des analyses objectives. Tous restent égaux à eux-mêmes à claironner les thèses de leurs maîtres. Leur objectif reste cette Armée et ses cadres, qu’ils mettent au pinacle des maux, qui a fait échouer leurs espoirs de revanche pour ne pas avoir obtenu ou gardé la parcelle de pouvoir espérée. En fait, ils ne cherchent, au juste, qu’à remplacer ce pouvoir en se faisant aider par des États connus pour leur passé immoral et leur présent dévastateur ou des États riches bien loin des valeurs qu’ils prétendent défendre. La réalité, contrairement à leur matraquage, est que l’on se sent beaucoup mieux et en sécurité que nous l’avions été durant la « décennie noire » faite de feu et de sang où beaucoup, de nos « amis » étrangers, incitaient plutôt au désordre. On ne sent pas la répression qui nous pousserait à fuir ou à nous révolter. Faire croire que l’on vit sous un « régime dictatorial et répressif » est un mensonge. La liberté est réelle et les effets de la ‘‘crise mondiale’’ sont bien supportés.
Le ‘cyclone’, souhaité pour l’Algérie, est déjà passé, il y a 24 ans
L’Algérie à suffisamment de richesses. Les projets de développement et les réalisations battent leur plein. L’État investit dans les grands projets structurants. Le Plan quinquennal 2010/2014 consacre une enveloppe de l’ordre 286 milliards de $ d’investissements touchant tous les secteurs. 130 milliards de $ sont destinés au parachèvement des anciens projets (rail, routes, eau…) et 156 milliards de $ pour les nouveaux projets.Il reste encore des carences, le problème de chômage, cette maudite corruption qui n’est pas « érigée en dogme » comme on le prétend. Il reste aussi cette injustice dans l’accès à certains emplois, la persistance de la bureaucratie dans certains secteurs, le diktat des spéculateurs, l’insuffisance dans la qualité des services en particulier dans la santé, les assurances sociales et surtout la mauvaise utilisation des compétences. Il faudra une cohérence dans le système de gouvernance et une meilleure répartition des richesses etc. Cependant, « avoine de mon pays vaut mieux que blé étranger » dit une sagesse ici.Reconnaissons que l’État a su sortir du trouble en renforçant les lois et en investissant dans les grands projets, les infrastructures, les logements sociaux ou participatifs qui demeurent encore insuffisants par rapport aux capacités disponibles.
Le ‘cyclone’, souhaité pour l’Algérie, est déjà passé, il y a 24 ans, où l’on a vu les méfaits de l’incompétence, de l’ingérence et du mensonge.
Bien sûr que tout n’est pas parfait, comme partout dans le monde, mais faire croire qu’ils feraient mieux s’ils avaient le pouvoir est une tromperie. Les choses deviennent plus subtiles et laborieuses quand on accède au pouvoir,à fortiori, quand on est parrainé de l’extérieur. On le constate en Egypte, en Tunisie et en Libye.« Piocher parait facile en te regardant papa ! » dit-on.
Qui dans les États dits de ‘droits’, n’a pas ces insuffisances ! On a tous vu les ‘scandales’ avec ses rétro commissions dans lesquels de hauts responsables de ces pays, de droit, seraient impliqués et bien d’autres corruptions et fraudes. On connait où mènent, aujourd’hui, leurs théories et leurs idéologies.
L’opposition n’est pas « satellite » au pouvoir comme on s’évertue à nous le faire croire. La liberté de la presse et la critique sont réelles, elle n’est pas « aux ordres » comme on l’accuse intentionnellement. La justice fait de grands efforts. Nous connaissons nos insuffisances et nos tares ; les solutions exigent de la réflexion, des tactiques, du temps et de la patience. Quant à s’employer constamment, par revanche, à tromper en incitant nos enfants à se révolter pour réaliser leurs ambitions, par le « chaos », ce n’est ni de l’intelligence ni de la politique, mais de l’hypocrisie et du commérage.
Tromperie !
Tous ces « opposants à l’étranger » déclarent être « antisionistes, anticolonialistes etc. » en affirmant défendre les intérêts du peuple. L’Empire colonialiste et impérialiste, dit aussi qu’il « défend les peuples contre leurs tyrans », qu’il apporte la « liberté » et la « démocratie » ; comme pour les palestiniens, les libyens, les irakiens, les afghans, les ivoiriens, les somaliens, les soudanais, les maliens, les syriens. Tromperie !
Cet Empire reste, dans son essence, dangereux et prédateur, même habillé d’oripeaux élogieux. Observons : Selon leurs écrits et déclarations, ils soutiennent la même ligne que l’Otan et les sionistes. Ils appuient la politique marocaine, colonialiste, sur le Sahara occidental - en reprochant à l’État algérien de défendre le choix des sahraouis - ainsi que la volonté du Maroc d’ouvrir la frontière, alors qu’il est la cause de sa fermeture. Ils lui reprochent également de ne pas s’être aligné à l’Occident contre les « dictatures » en Libye et en Syrie. Pour cela, ils mettent toutes les institutionssous les « ordres de l’armée » y compris les partis, les associations et les journaux. Leur dissociation psychique va jusqu’à imputer tout au Président, aux cadres de l’armée, à la justice. Quand on sait qu’ils sontles piliers de la stabilité d’un pays on comprend bien leurs intentions.
En Libye, ils ont soutenu les « thouars » et leur CNT, un ramassis de renégats (qui ont presque tous émargé à la NED/CIA) qui ont fait appel à l’Otan avec l’appui du sioniste BHL. La voici cette Libye, outragée et déchirée - gouvernée par une clique mafieuse aux ambitions farfelues, aux tuteurs divers, composée de libéraux monarchistes, d’islamistes proches des ‘‘frères’’, de djihadistes proches du Qatar et d’Al-Qaida - où circulent désormais des terroristes, des armes et où s’établissent des réseaux d’intelligence liés à l’étranger.
En Syrie, ils soutiennent le complot américano-arabo-sioniste qui s’emploie à changer le régime réfractaire, qui résiste aux fachos islamo-occidentaux, en érigeant une clique semblable à celle de Libye, flanqué d’une horde hétéroclite de tueurs composée d’arabo-musulmans mercenaires. Un « CNS d’Istanbul », de supplétifs, en faillite vite remplacé par une « Alliance de Doha » des mêmes félons ! Après 24 mois d’agression, la résistance farouche des syriens semble, au regard des développements sur le plan politiques et surtout militaires, évoluer vers leur déroute.
Sur le Mali, ils tergiversent sur la position de principe de l’Algérie dans le sens qui mettrait le pays dans le piège en s’essayant de la compromettre et l’affaiblir.
C’est l’opération libyenne, menée par la France, qui est à l’origine de la militarisation au Mali. Comment se fait-il que la France qui a toujours joué sur le séparatisme Touareg, par le chantage, change maintenant pour défendre l’« intégrité territoriale » de ce pays tout en jouant sur les ethnies, les religions locales et l’épouvantail islamique ? Si la France veut, aujourd’hui enfin, ‘casser’ du terroriste au Mali, alors qu’elle les soutient en Syrie avec le Qatar, c’est son affaire. L’Algérie qui s’y emploie depuis des années saura s’en occuper, seule, s’ils s’y aventurent chez elle !
Cette prise d’otage ? Il s’agit d’une part d’humilier et d’embourber l’Algérie en anéantissant ses principes de façon à la percevoir faible et inconsciente et d’autres part, au regard du choix des otages étrangers, pousser leur pays à faire pression sur l’Algérie pour la faire céder.
La rapidité et la fermeté avec laquelle a été réglé cette prise d’otage a dérouté les comploteurs. On doit comprendre que dans la vision des algériens, le chantage par l’otage est un acte infâme auquel il faut répondre par l’anéantissement ; quel qu’en soit le prix ! Quand la mort est perçue certaine, par ce moyen, et sans résultat, les ravisseurs potentiels ne s’y aventureront plus jamais !
Le forcing de l’ANP à In Amenas, une gifle punitive à l’ennemi !
L’Algérie peut aider, sans s’y impliquer, en conformité avec les décisions de l’ONU. Quant à la propagande et les spéculations autour de cette conjuration, répondons par cet extrait de Aïcha Lemsine : « La stratégie du ‘‘secret’’ entourant toute opération militaire, est une tradition algérienne acquise de la fameuse ALN… transmise à travers les générations à l’ ANP…Par conséquent, les médias internationaux, et certains pays occidentaux, qui déploraient "l’opacité" de l’ assaut des Unités Spéciales de l’ ANP pour libérer les otages… prêchaient le faux pour avoir le vrai, ou bien…faisaient preuve de la plus haute hypocrisie, voire de complicité…avec les ravisseurs !... De plus, des armes, non "de rebelles", ni "d’activistes" comme soudain les nomment certains médias français (BFM, TF1, ARTE, F24, etc.) et autres pharisiens du même genre, mais un véritable arsenal de guerre... Finalement, l’échec de déstabilisation de l’Algérie, est une gifle nationale et patriote à ses commanditaires étrangers ». Les réactions étrangères semblent, dans l’ensemble, favorables.
Ils ne disent rien sur la récupération des révoltes en Tunisie et en Égypte par les ‘frères’ que soutiennent les mêmes forces occidentales. Ils taisent aussi les révoltes au Bahreïn et en Arabie saoudite qui réclament pacifiquement des droits légitimes. Ils soutiennent les thèses de l’Empire quant à l’ingérence dans les affaires des États. Ils aiment les médias dits « mainstream » qui les supporte. Ils s’associeraient avec le diable s’il peut satisfaire leur égoïsme.
Leur propagande montre bien leur tendance et leur visée sans ambiguïté. Nous n’avons pas trouvé un seul de leurs écrits condamnant « clairement » le terrorisme. Leurs déclarations suscitent toujours l’équivoque sur les commanditaires - comme « ceux qu’ils nomment terroristes » - alors qu’ils savent ‘‘qui tue qui’’ et ‘‘qui protège qui’’ dans tous les pays où ces tueurs sont introduits. Des idées,positions et déclarations qui sont aux antipodes de la quasi majorité du peuple ; comment, dès-lors leur faire confiance ?
Tous ces arabo-monarques, vassaux, sont acquis aux thèses américano-sionistes. L’Occident se moque royalement des libertés, de la démocratie et des droits dans ces contrées utiles. Que nos arabo-musulmans restent archaïques et obscurantistes cela n’est guère son souci tant que ses intérêts sont préservés.
Tous ces « opposants » arabes sont parrainés. Ce sont eux que l’on « aide » pour renverser les régimes indociles et que l’on installe, chez eux, comme « représentants légitimes »...jusqu’à nouvel ordre.
L’Égypte de Morsi dit maintenant être « prête à dialoguer avec Israël » et à un « retour des juifs égyptiens ». Il serait bien de dire « tous les juifs à leur pays d’origine ». Le sinistre Cheikh qataro-égyptien, Kardhaoui, celui qui émet des fatwas assassines, a encouragé à voter la constitution pour « bénéficier des dollars qataris ». Il a déclaré, récemment : « il faut en finir avec cette gouvernance ‘‘de famille’’ sauf pour les monarchies ».
En Tunisie, Ghannouchi s’était bien rendu à Washington pour recevoir la distinction de « grand intellectuel de l’année 2011 » décernée par le magazine Foreign Policy. Ont assisté à la cérémonie entre autres Dick Cheney, CondoleezzaRice, Hillary et Bill Clinton, Robert Gates, John Mc Cain, Nicolas Sarkozy, R.T Erdogan, le franco-sioniste BH Lévy. Le voilà donc au pouvoir soutenu par les monarchies du Golfe.
L’Islam de ces monarchies est étrange. Il est modulable selon leurs intérêts pour devenir carrément un instrument de guerres entre « frères ». Pour cela ils y ont mis tous les moyens médiatico-financiers et religieux pour l’embrigadement et l’endoctrinement ; donnant du coup aux détracteurs de l’Islam les arguments inespérés justifiant leur ‘‘islamophobie’’. Ces détracteurs avancent, maintenant, comme preuves les faits et gestes de ceux considérés « éminences religieuses ».
Les Occidentaux disent, par arrogance et avilissement des consciences, faire des « guerres humanitaires », pour « notre bien ». Quel altruisme ! C’est pour cela qu’ils ont agressé l’Irak, l’Afghanistan, la Libye, divisé le Soudan et s’emploient à le faire en Syrie ; placent leurs assujettis en Égypte, en Tunisie et au Yémen ; s’acharnent à mettre en échec les révoltes du Bahreïn et d’Arabie Saoudite.
Ce sont ceux-là que nos « opposants » soutiennent quand ils disent avec satisfaction que les « …régimes illégitimes et corrompus de nos régions arabes …sont en train de tomber les uns après les autres » alors qu’ils savent qui en est le maitre-d’œuvre en conformité avec les plans conçus, baptisés « Nouveau Moyen-Orient » complété par le projet sioniste « Yinon », visant à morceler le monde arabe en ‘‘petits États’’ pour les rendre impuissants. Un Sykes–Picot 2 en somme.
C’est cette démarche et tactique que suivent nos « opposants à l’étranger » visant à affaiblir l’État algérien avec les mêmes thèmes et intox de caniveaux rabâchés, à la nausée, depuis des années. Ils sont rejoints par ces ‘‘ploucs’’ « autonomistes » convertis en catastrophe en politicien de contrebande que soutiennent les milieux nostalgiques et qui s’encanaillent à Tel-Aviv.
Ils ont des sites et des chaînes TV à l’exemple de ‘Rachad Tv’ ou ‘El-Magharibia’ sises à Londres que soutient le Qatar. Bien que dénommée ‘la maghrébine’, 95% de son programme est consacré au dénigrement de l’Algérie. Elle est financée aussi par le fils de Abassi un « homme d’affaires » selon son Directeur en cachant cependant ceci (selon ‘algerie-dz.com’) : « Salim Madani, fils d’Abassi Madani, …a rendu visite au Maroc … Il a rencontré nombre de cheikhs salafistes et membres de la famille royale ainsi que des officiers du Makhzen….[il] leur a proposé de mettre à leur disposition la chaine Al-Magharibia qui émet …des programmes antagonistes à l’Algérie ... et recevoir une contrepartie financière, ont indiqué des sources bien informées à ‘’Numidianews’’ ».
Ils nous reprochent de ne pas être gouvernés par ceux qu’ils auraient voulus en admettant, pour cela, le « chaos ». Ils s’échinent à rendre leurs frustrations comme étant les nôtres en incitant nos jeunes à se révolter pour réaliser leurs ambitions ratées. Leurs agissements sont tellement désuets qu’ils ne risquent pas de passer. Plus personne ne prend au sérieux leurs diarrhées verbales et leur art dans le retournement. Tous savent qu’il n’y a rien de cohérent dans leur bave qui leur sert d’argument. Ils déblatèrent, sans preuves, à longueur d’année sur du ‘faux’ et du mensonge. La plupart n’avaient jamais fait le minimum d’effort au service de leur pays. Ce n’est qu’une fois ‘éjecté’ après avoir baigné, pour beaucoup, dans la luxure et l’escroquerie qu’ils se découvrent des vertus et des aptitudes…à la dévotion dont ils se servent comme piédestal pour mieux tromper.
Notre armée est une institution stable et cohérente
Notre armée est une institution stable et cohérente. Elle est populaire et donc en harmonie avec le citoyen. Elle n’est pas au service d’une classe. Toutes les armées du monde n’existent que pour défendre leur nation de l’agression extérieure, de la subversion et des risques de chaos. En Algérie, ces éléments étaient réunis et prouvés, son intervention était donc légale, justifiée, souhaitée.
L’opposition patriote est celle qui propose des solutions réelles aux problèmes de son pays et non celle qui ne fait que dans la manipulation et le dénigrement des institutions dans le but de les déstabiliser. Elle doit viser, par la critique constructive, le système politique, économique et social et non l’armée, ses cadres et ses services de sécurité. Sinon il s’agirait d’une volonté de sabotage.
Notre démocratie est certes inachevée en raison de certains intérêts et des ingérences, mais le régime en Algérie est bien loin des qualificatifs moribonds qu’on lui accole, à dessein, en le comparant à certains régimes arabes despotiques et népotiques. Aucun des Présidents et gouvernements qui se sont succédé, depuis l’indépendance, n’a été à la botte de qui que ce soit, encore moins des sionistes comme on les accuse par tromperie. La majorité des pays arabes, dont ils partagent les thèses, sont soutenus par l’Occident colonialiste et impérialiste, alors que l’Algérie est restée leur convoitise qu’il fallait déstabiliser par tous les moyens. C’est incomparable.
La France, des nostalgiques, reste aux yeux des algériens la plus à craindre. M. Y. Bonnet, ancien patron de la DST, parle d’un « lobby anti-algérien au Quai d’Orsay ». Nous le savons en y joignant« sioniste » qui dicte à la France sa politique étrangère. Il ajoute que le « Printemps arabe » n’est pas « dénué de manipulation extérieure [qui] est dû à des constantes, celle historique, celle géographique concernant la Méditerranée et une autre constante que j’appellerai les ingérences. Je défie quiconque pouvant me prouver que l’ingérence a été bénéfique dans … l’histoire de l’humanité, ».
Voici aussi un passage du texte de Tony Cartalucci (traduit par ‘‘Résistance 71’’) « En remontant à Août 2011, Bruce Riedel, du think-tank de la Brookings Institution, financé par le cartel des entreprises monopolistes, écrivit ‘Algeriawillbenext to fall’ où il dépeignait que le succès prévu en Libye renchérirait les éléments radicaux en Algérie, particulièrement ceux de l’AQMI. Entre la violence extrémiste et l’anticipation de frappes aériennes françaises, Riedel espérait de voir la chute du gouvernement algérien. » Donc méfiance !
Laissons-les donc aboyer et s’encanailler pendant que l’Algérie avance
Comme il faut se méfier de cette imposture « confession du Général X » reprise par plusieurs médias ‘on line’. Il s’agit en fait d’un article sorti des officines de la propagande subversive destiné à créer un climat de suspicions en prélude à la mise en branle d’un plan de déstabilisation de l’Algérie. Les termes, les citations, les formulations, les erreurs, le français des ‘nègres’ professionnels portent de forts soupçons sur un ou des « opposants » algériens accablés, effondrés. Comme par hasard, elle vient juste après l’action Française au Mali et 15 jours avant l’attaque du complexe gazier de Tiguentourine. Un autre mensonge est distillé qui consiste à faire croire que nos enfants du "service national" vont être envoyés combattre au Mali.
Terminons, pour la réflexion, par cette sortie sur une chaine française de ZiadTakieddine ; ce négociant en armements entre la France et certains pays surtout arabes. Une sortie, inattendue - dévoilant la corruption et les actes criminels dont seraient coupables des dirigeants français - qui met la France, à nue, dans une position des plus inconfortables.
Takieddine considère Sarkozy comme le principal responsable du complot contre la Libye et l’assassinat de Kadhafi lorsqu’il affirme « … la guerre en Libye était une guerre fabriquée de toutes pièces… les américains ne la voulaient pas … la France la voulait avec le Qatar …. il fallait tuer Kadhafi…car s’il gagnait il pouvait aller au tribunal international et dire beaucoup de choses…inclue des preuves et des éléments probants, cassants contre le pouvoir en France… je pense fortement que les services spéciaux français l’ont exécuté… la corruption en France a fait en sorte qu’il y a attentat à Karachi …qu’il y a guerre contre la Libye ». Selon lui ses « amis » français, qui lui ont confié des rôles et bénéficié de rétro commissions, l’ont lâché juste au moment de ses ennuis judiciaires ; allant jusqu’à nier cette « amitié » avec lui. D’où ce déballage (partiel) sur la corruption et les crimes en association avec le Qatar. Il dit détenir les preuves de tout ce qu’il affirme.
Le monde, qui a pour fondement le bien, est conçu de sorte que les injustices ou les victoires obtenues par la force ne durent jamais qu’un temps ; quelle que soit la force de l’oppresseur ou la puissance de l’agresseur. La proie peut aussi causer des dommages au félin ; on l’oublie souvent.
Ceci pour dire que ces milieux-là, avec qui s’accoquinent nos « opposants arabes » ne sont que des bandits, des falsificateurs, des corrompus, des menteurs, des manipulateurs et des meurtriers infiltrés, par escroquerie, dans la politique pour s’enrichir en trompant le monde. Ils seront toujours lâchés une fois qu’ils ont atteint leurs objectifs.
Le plus révoltant est que nos sots s’entêtent dans les sophismes qui leur sont inculqués, même si la réalité les contredit ; même si les manipulateurs confessent leurs mensonges. Malheureusement, « la raison et la logique ne peuvent rien contre l’entêtement et la sottise » (Sacha Guitry). Laissons-les donc aboyer et s’encanailler pendant que l’Algérie avance.
* Note sur de la subversion
La subversion est une action qui regroupe l’ensemble des moyens psychologiques ayant pour but le discrédit et la chute du pouvoir établi sur des territoires politiquement ou militairement convoités (Volkoff, 1986 ; Durandin, 1993). Elle vise à susciter un processus de dégénération de l’autorité pendant qu’un groupe désireux de prendre le pouvoir s’engagera dans une guerre "révolutionnaire" (Mucchieli, voir Volkoff, 1986). Un état peut utiliser la subversion afin de créer le chaos dans un pays étranger. Elle est la base du terrorisme et de la guérilla.
Les objectifs de la subversion sont :
1-démoraliser la population et désintégrer les groupes qui la composent,
2- discrédité l’autorité,
3- neutraliser les masses pour empêcher toute intervention générale en faveur de l’ordre établi (Mucchieli, voir Volkoff, 1986).
La subversion utilise les médias de masses pour manipuler l’opinion publique par l’entremise de la "publicité" que les nouvelles lui accordent après des actions spectaculaires (Mucchieli, voir Volkoff, 1986). Cette publicité survient car elle provoque chez l’auditeur un changement perceptuel envers les antagonistes comme une forme d’identification à l’agresseur (Mucchieli, voir Volkoff, 1986). Les autorités sont perçues de plus en plus faibles et irresponsables, tandis que les agents de subversion paraissent plus puissants et plus convaincus de leur cause (Mucchieli, voir Volkoff, 1986). L’opinion publique vacillera un jour du côté des agents subversifs. Sans oublier que les groupes subversifs peuvent utiliser la désinformation et la propagande dans les journaux et les radios leur appartenant pour renforcer la manipulation de l’opinion publique.
Djerrad Amar
URL de cet article 19347

Le sud algérien dans l'œil de l'Oncle Sam…..Cette analyse américaine mérite d'autant plus notre attention qu'elle est loin d'être isolée puisqu'elle s'inscrit dans un contexte qui voit se multiplier des rapports américains plus ou moins alarmistes sur la région Afrique du nord-Sahel et plus précisément sur l'Algérie.


C'est une analyse publiée par le "Combating Terrorism Center" (CTC) de l'Académie militaire de West Point qui a passé à la loupe ce qui se passe actuellement dans cette région névralgique. 


Ce n'est pas un catalogue touristique vantant la beauté des paysages du Sahara algérien ni un rapport géophysique mettant en valeur son énorme potentiel minier et énergétique qui est venu rappeler aux Américains l'intérêt de cette vaste région, objet de toutes les convoitises. C'est une analyse publiée par le "Combating Terrorism Center" (CTC) de l'Académie militaire de West Point qui a passé à la loupe ce qui se passe actuellement dans cette région névralgique. L'analyse signée par une chercheuse spécialisée dans les questions politiques et sécuritaires de la région d'Afrique du nord et du Sahel, Hannah Armstrong, a paru il y a une semaine. Une version française vient d'être publiée par l'Institut Frantz Fanon.
Pourquoi cette institution américaine a choisi ce moment précis pour publier cette étude qui ne se contente pas d'analyser le contexte économique et social des mouvements de protestation des jeunes chômeurs et en quoi peut-elle nous renseigner sur les perceptions stratégiques de ceux qui sont censés influencer l'élaboration de la politique étrangère américaine en direction de la région d'Afrique du nord et du Sahel et plus particulièrement de l'Algérie ?
Cette analyse américaine mérite d'autant plus notre attention qu'elle est loin d'être isolée puisqu'elle s'inscrit dans un contexte qui voit se multiplier des rapports américains plus ou moins alarmistes sur la région Afrique du nord-Sahel et plus précisément sur l'Algérie. Un rapport rédigé par le Lt-colonel des forces aériennes américaines Joshua Burgess sur la sécurité dans la région Afrique du nord/Sahel a mis en évidence l'urgence d'une plus grande implication des USA et de l'Otan dans la région en coopération avec la France en recommandant explicitement la nomination d'une sorte de proconsul américain chargé de superviser la lutte antiterroriste dans la région comme si les Etats concernés- à commencer par l'Etat algérien- étaient inexistants.
Récemment, le Département d'Etat US vient de publier son rapport annuel sur les libertés dans le monde où il épingle l'Etat algérien sur une soi-disant persécution d'un millier de juifs et n'hésite pas à recommander au gouvernement algérien de promulguer une loi condamnant l'antisémitisme sur le modèle de la loi Gayssot en France alors que ce genre de lois n'existe pas aux Etats-Unis comme l'a si bien rappelé le site d'information alternative "Algérie solidaire".
Revenons à l'analyse américaine publiée par le "Combating Terrorism Center" consacrée au sud algérien. La montée des mouvements de protestation sociale des jeunes chômeurs durant ces dernières années dans le sud algérien a permis de braquer les projecteurs de l'actualité sur une région jusque-là ignorée. Les jeunes chômeurs du sud et principalement des wilayas de Ouargla et de Laghouat protestent contre la marginalisation de leur région et les déficits enregistrés en matière d'infrastructures sociales et éducatives mais ils réclament surtout la fin des discriminations à l'embauche en dénonçant notamment le népotisme pratiqué par les responsables des sociétés de recrutement qui privilégient leurs "cousins" du nord.
Aux revendications légitimes des jeunes chômeurs, le gouvernement répond par la répression et des promesses qui tardent à se concrétiser tant les pressions des groupes détenteurs de rentes de positions sont importantes. Pourtant, cette question sociale revêt une dimension politique et stratégique indéniable. En effet, le Sahara constitue le principal poumon économique de l'Algérie puisque son sous-sol permet au pays d'engranger plus de 97% de ses exportations et plus de 30% de son PIB.
Si on s'en tient uniquement aux faits sociaux rappelés, l'analyse américaine n'a rien avancé que les Algériens ne connaissent pas. Même si les problèmes sociaux pointés du doigt par les jeunes protestataires de Ouargla et Laghouat sont presque similaires à ce que connaissent leurs compatriotes du nord du pays, qui peut nier que les wilayas du sud à l'instar d'autres wilayas des hauts plateaux ont connu des retards en matière d'infrastructures économiques, sociales et culturelles. Qui peut nier que les responsables des sociétés de recrutement du personnel salarié ou contractuel pour la Sonatrach et d'autres compagnies activant dans le secteur pétrolier et gazier pratiquent le népotisme, ce qui est vécu par les jeunes chômeurs locaux comme une discrimination insupportable ?
Même s'il est difficile de parler d'une marginalisation voulue par les autorités, il est un fait que la mal-gouvernance adossée à des calculs d'apothicaire de courte vue, dans la mesure où les programmes de désenclavement et de développement de vastes régions faiblement habitées s'avèrent très coûteux par comparaison aux mêmes programmes destinés aux wilayas surpeuplées du nord, a engendré une situation sociale inadmissible qui explique largement la frustration et la colère des populations et notamment des jeunes des régions qui se sentent ignorées par le gouvernement central.
La question devient d'autant plus lancinante que la nouvelle conjoncture géostratégique régionale recommande une prise de conscience aigüe des interférences existant entre les questions sociales et politiques internes et les ingérences extérieures de nature diverse qui cherchent à instrumentaliser tous les facteurs de tension sociale pour pousser leurs pions et préparer le terrain au "grand jeu" quand viendra le jour "J". Il faut être bien naïf pour croire qu'une région aussi vaste et aussi riche- le Sahara algérien est classé troisième à l'échelle mondiale en ce qui concerne les réserves de gaz de schiste sans parler des réserves de gaz conventionnel d'autres minéraux comme l'uranium- puisse laisser indifférentes les puissances étrangères qui parient sur le pillage des richesses de la planète pour assurer leur suprématie stratégique.
Jusqu'ici et quoiqu'en dise une certaine propagande visant à le discréditer, le mouvement des jeunes chômeurs du sud est resté dans son écrasante majorité pacifique et ancré aussi bien dans ses revendications sociales légitimes que dans son attachement à l'unité nationale. Il n'en demeure pas moins qu'à l'instar de tout mouvement social, ce mouvement n'est pas à l'abri d'infiltrations et de manipulations en provenance de groupuscules politiques et d' Ong aux desseins inavoués. Des indices probants montrent que certains activistes entretiennent des rapports avec des Ong connues pour leurs liens avec des centres spécialisés dans la subversion transnationale au nom de l'exportation de la démocratie comme l'organisation américaine Freedom House, proche des cercles néoconservateurs du parti Républicain et dont une des personnes ressources en Algérie n'est autre que Abderrazak Mokri, le nouveau leader des Frères musulmans du MSP qui viennent de nouer une curieuse alliance avec le RCD dans le cadre de la campagne de boycott de l'élection présidentielle.

Les raccourcis de l'analyse américaine
Les raccourcis de l'analyse américaine sont très révélateurs à ce sujet. Le titre de l'étude est déjà instructif "L'attaque de In Amenas dans le contexte de la montée de la protestation sociale dans le sud algérien". N'importe quel lecteur attentif pourra se poser la question du rapport entre ces deux types de faits qui ont très peu de choses à voir l'un avec l'autre à part que tous les deux ont pour théâtre le vaste Sahara algérien. Pour étayer son amalgame, l'analyste américaine part d'un exemple assez spectaculaire. Mohamed Amine Bencheneb était un membre fondateur d'un groupuscule crée dans les années 2000 sous le nom de "Mouvement des fils du Sud" dont la vocation était de lutter contre les discriminations dont ils s'estimaient être victimes. Plus tard, ce mouvement se radicalisera et deviendra "Mouvement des Fils du Sud pour la Justice islamique" et s'alliera aux groupes terroristes activant dans la région, AQMI et le dernier-né le MUJAO. C'est dans ce cadre que Mohamed Bencheneb participera à l'attaque du complexe gazier d' In Amenas en janvier 2013, attaque au cours laquelle il a été abattu par les forces spéciales algériennes.
Pour Hannah Armstrong, " Les griefs qui trouvent leur premier recours dans des formes de protestation pacifique peuvent se dégrader et se tourner vers une forme radicale en cas de manipulation imprudente ou de coercition. Lamine Bencheneb, un homme de Illizi, dans le sud algérien, a commencé comme un manifestant pacifique en faveur des droits des sudistes à l'emploi et au développement mais il est mort l'année dernière dans l'attaque de Tigentourine dont il a été un cerveau". La thèse développée par l'analyse américaine est très simple, voire simpliste. A supposer que Bencheneb ait commencé comme elle l'affirme en étant" un militant pacifique pour les droits des sudistes", rien ne pourrait justifier son basculement dans le terrorisme et dans la collaboration avec des groupes, comme le Mujao, dont les liens avec des officines étrangères sont avérés, sinon comment expliquer qu'un groupuscule qui prétend lutter pour le "Tawhid et le Jihad" en Afrique de l'Ouest s'attaque exclusivement à des cibles situées sur le sol algérien sans parler de l'enlèvement des diplomates algériens au Mali?
Dans la réalité, la plupart des chefs des groupuscules terroristes qui écument la région ont été directement ou indirectement liés à la contrebande (cigarettes, bétail, biens de consommation divers) et leurs liens toujours vivaces avec les groupes de contrebandiers et même des groupes de narcotrafiquants sont un secret de polichinelle. Il est curieux qu'à aucun moment l'étude américaine, pourtant très riche en détails, n'a abordé ce volet important. Par ailleurs, faut-il rappeler que sur une quarantaine d'assaillants à In Amenas, il n'y avait que trois Algériens sans parler du fait que l'attaque fut planifiée et organisée dans l' "émirat islamique" de Brega située pas très loin de Benghazi, une région où grouillent les espions et mercenaires à la solde de l'Oncle Sam et de ses alliés de l'Otan ?
Il ne s'agit pas d'un simple oubli. Le tropisme stratégique dans lequel elle s'est enfermée empêche l'analyste américaine de prendre en compte l'ensemble des facteurs qui structurent une problématique complexe dans laquelle la sécurité, la gouvernance et le développement sont certes inextricablement liés mais dans laquelle on ne peut pas non plus occulter l'interférence d'ingérences étrangères et notamment occidentales plus ou moins soft.
Cependant, le lien étroit existant entre les questions sociales et les questions politiques et sécuritaires ne doit pas à servir à cultiver des amalgames et encore moins à justifier les tendances séparatistes et/terroristes quand bien même on pourrait comprendre qu'elles se nourrissent du désespoir des jeunes chômeurs. On peut estimer que le but de l'analyse américaine était d'attirer l'attention sur la nécessité de travailler sur les facteurs sociaux qui peuvent constituer un terreau pour l'extrémisme et le terrorisme, ce qui est en soi louable.
Mais tout en dénonçant à juste titre les amalgames et les accusations diffamatoires dont sont victimes les jeunes chômeurs du sud en lutte pour leurs revendications légitimes, l'analyse américaine est tombée involontairement dans le même travers. En effet, quand elle n'a pas distingué comme il faut le mouvement social des jeunes chômeurs des expressions idéologiques et politiques- au demeurant minoritaires- qui, à l'instar du nouveau mouvement "Les Fils du Sahara", mettent en cause l'unité nationale et collaborent avec des parties étrangères en vue de déstabiliser le pays, il est difficile de croire à un simple oubli. Comment aurait-elle pu faire cela alors que la plupart des Ong qui activent aujourd'hui dans l'exportation de la démocratie en Algérie et dans le monde arabe comme en Ukraine et au Venezuela sont précisément d'origine américaine ?
Certes, il faut dénoncer avec la plus grande vigueur la politique de répression quand elle vise des mouvements de protestation sociale pacifiques et appeler l'Etat algérien à prendre ses responsabilités comme puissance publique en vue de répondre aux revendications urgentes des jeunes chômeurs. Cependant, ce serait faire preuve d'une grande naïveté, voire d'une négligence coupable, que de dénier à ce même Etat algérien le droit de défendre la stabilité, la paix civile et la sécurité nationales, y compris par des actions impitoyables contre les groupes terroristes qui osent menacer l'intégrité et les intérêts stratégiques du pays comme cela a été le cas, l'année dernière, lors de la riposte cinglante de l'armée algérienne aux assaillants d'In Amenas.
Source : Oumma.com

vendredi 14 mars 2014

Moscou alerte Alger…..Un vaste complot se dessine contre l’Algérie, des « parties étrangères » veulent mettre l’Algérie à feu et à sang à travers la commercialisation d’un printemps algérien. avertit Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Russie.

Le chef de la diplomatie russe a dévoilé, lors de son passage en Tunisie, que l’Algérie est devenue la cible des instigateurs et autres fomenteurs qui insistent pour y écrire le dernier épisode d’un supposé printemps arabe. Aussi, a-t-il mis en garde les autorités algériennes contre les instigateurs de ce qu’on appelle « printemps arabe ».
En visite éclair en Tunisie, il y a quelques jours, le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, a soutenu lors de sa visite, il y a quelques jours à Tunis, que des « parties étrangères » veulent mettre l’Algérie à feu et à sang à travers la commercialisation d’un printemps algérien. Sans les nommer, le diplomate russe a ajouté que ces mêmes parties « ont ouvert plusieurs fronts près des frontières algériennes depuis la Libye, la Tunisie et le Mali ». Etant des alliés traditionnels, M.Lavrov a notamment réitéré le soutien de son pays à l’Algérie. Le chef de la diplomatie russe a dévoilé, lors de son passage en Tunisie, que l’Algérie est devenue la cible des instigateurs et autres fomenteurs qui insistent pour y écrire le dernier épisode d’un supposé printemps arabe. Aussi, a-t-il mis en garde les autorités algériennes contre les instigateurs de ce qu’on appelle « printemps arabe ».
Le ministre russe des AE incrimine directement ceux qui ont été à l’origine des bouleversements provoqués délibérément en Tunisie, en Libye et au Mali, d’où parvient la plus grande menace contre l’Algérie. Il estime que les conspirateurs du nouvel ordre mondial établissent leurs plans à base d’une politique d’influence en misant sur les minorités populaires et les réseaux terroristes.
Cependant, cette menace soulignée par Moscou n’est pas nouvelle pour les services de renseignements algériens, pas une menace qu’ignorent les services de renseignements algériens. Soumis à une très forte pression depuis le début de la guerre civile en Libye, les forces de sécurité algériennes ont misé sur leur expérience acquise sur le terrain de la lutte antiterroriste. En un temps relativement court, des milliers d’informations et de témoignages de première main ont été analysés et recoupés par les services du DRS engagés dans une course contre la montre contre tous genres de menaces, notamment des groupuscules criminels nés à l’ombre d’une crise libyenne qui aura servi de catalyseur au mouvement jihadiste. Un mouvement relativisé et parfois banalisé par l’ensemble des parties entrées en guerre contre le régime d’El Gueddafi, dont la France, la Grande-Bretagne et les USA.
Dans leur banque de renseignements les services de sécurité ont réussi à identifier des réseaux nouvellement constitués composés de Marocains et de Libyens.
L’arrestation de plusieurs agents du Mossad en Algérie en est la preuve tangible. Ne jugeant pas nécessaire de dévoiler le véritable scénario programmé contre l’Algérie, des sources très au fait du contexte confient que l’Algérie constitue « un terreau fertile » pour les grands appétits occidentaux. Le rapport du département d’Etat américain sur les droits de l’homme qui épingle paradoxalement l’Algérie et l’analyse du Combating Terrorism Center (CTC) de l’Académie militaire de West Point qui a mis sous la loupe tout ce qui se passe dans le sud de l’Algérie, prétextant que cette région névralgique de l’économie du pays, serait l’épicentre d’un éclatement populaire à cause de la marginalisation des minorités, ne peuvent être considérés que comme une introduction aux véritables visées des Occidentaux.
Une perception initiatrice de ce qui se prépare. « L’Algérie est-elle dans le collimateur des USA ? » s’interrogeait L’Expression dans l’une de ses précédentes éditions ! La réponse a été révélée dans les colonnes du Los Angeles Times. Le journal rapporte que « des troupes de forces spéciales américaines se sont installées en Tunisie ». Cette présence dont nous avons fait foi, mais démentie par les autorités tunisiennes est justifiée, souligne le même organe de presse par le fait « d’entretenir les forces militaires tunisiennes en matière de lutte contre le terrorisme ».
Les marines dont le nombre serait d’une cinquantaine ont pris position au sud de la Tunisie à un vol d’oiseau des frontières algériennes depuis le mois de janvier 2014. « Un avion de type hélicoptère s’y est installé aussi », précise encore le Los Angeles Times. Ce n’est que l’aspect visible de l’iceberg et de l’énorme stratégie de guerre annoncée contre l’Algérie.
En effet, depuis la fin de l’année précédente, des informations vérifiées font état d’une forte présence d’agents des services de renseignement américains et d’agents de l’Africom dans le Sud tunisien. Jalouse de sa souveraineté, l’Algérie avait agi en un temps record pour libérer plus de 600 otages tout en sécurisant le périmètre. L’Unité spéciale appelée à mener l’opération avait impressionné le monde entier par son professionnalisme ! Même si les USA prétextent leur mobilisation en Afrique pour une coordination de lutte contre le terrorisme et pour préserver leurs intérêts, il est tout de même difficile de ne pas croire que les USA n’ont pas un intérêt pour une partie de l’Algérie dont les réserves de gaz de schiste, de gaz conventionnel et d’autres minéraux comme l’uranium.
Des clans complaisants sont déjà sur le terrain pour la mise en marche de la locomotive de déstabilisation.


dimanche 9 mars 2014

Les États-Unis et l'Europe accentuent la pression tandis que la crise en Ukraine s'intensifie….« La Russie n'accepte pas le langage des sanctions et des menaces, mais si elles sont imposées elles ne resteront pas sans réponse. » a déclaré le ministre des Affaires étrangères russe.

Les tensions en Ukraine ont continué à s'intensifier vendredi tandis que la Russie dénonçait la menace de sanctions américaine et de l'Union européenne (UE) contre elle et les responsables ukrainiens pro-russes.
Lors d'une conversation téléphonique avec le président russe Vladimir Poutine jeudi, Obama a lancé ce qui revient à un ultimatum exigeant une capitulation complète Il a insisté pour que la Russie reconnaisse le régime pro-occidental installé à Kiev par un coup d'Etat fasciste et négocie avec lui, retire toutes ses troupes de Crimée et ouvre la porte aux « inspecteurs internationaux. »
Tout juste quelques heures avant, les États-Unis avaient annoncé des sanctions contre des personnes physiques et morales russes et ukrainiennes non-spécifiées, sous le prétexte du vote du Parlement régional de Crimée pour organiser un référendum sur la sécession de l'Ukraine et l'association avec la Russie. Des forces militaires soutenues par les Russes se sont emparées de la péninsule de Crimée où une majorité de la population parle le russe et où la marine russe a une base très importante dans le port de Sébastopol sur la Mer noire.
Le gouvernement Obama a également intensifié les tensions militaires avec l'envoi de six avions chasseurs F-16 en Lituanie, 12 F-16 et 300 soldats américains en Pologne pour la semaine prochaine, et l'entrée d'un destroyer américain en Mer noire. Dans le contexte de cette confrontation, la Turquie, membre de l'OTAN, a envoyé huit F-16 intercepter un appareil de reconnaissance russe survolant la Mer noire.
L'UE a également mis en marche son propre plan en trois étapes pour des sanctions. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a prévenu hier que des mesures plus fermes sont en préparation au cas où Moscou ne reculerait pas. « S'il n'y a pas de résultats très rapides, de nouvelles sanctions contre des responsables et des entreprises russes pourraient être prises, » a-t-il déclaré sur la radio France Info.
Les sanctions des États-Unis et de l'UE sont accompagnées d'un déluge de propagande dans les médias américains et internationaux dénonçant l'« agression russe » et exigeant la reconnaissance de la « souveraineté ukrainienne ». Le niveau d'hypocrisie atteint est vertigineux. Non seulement les États-Unis et leurs alliés européens sont intervenus agressivement en Ukraine pour évincer le gouvernement élu, mais Washington a déjà mené des intrigues et des interventions et une série d'agressions militaires, dont en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie.
Répondant aux toutes dernières menaces, une déclaration du ministre des Affaires étrangères russe hier condamne les sanctions de l'UE comme étant « une approche extrêmement non-constructive. » Il a prévenu : « La Russie n'accepte pas le langage des sanctions et des menaces, mais si elles sont imposées elles ne resteront pas sans réponse. »
Une déclaration distincte concernant l'appel téléphonique de Poutine et Obama notait que le président russe avait fait remarquer que la situation en Ukraine était le résultat d'un « coup d'Etat anticonstitutionnel. » Il a défendu les actions russes, disant que le région de Kiev avait pris « des décisions absolument illégitimes concernant les régions de l'Est, du Sud-Est et de la Crimée. »
Poutine a cependant fait un geste de conciliation, insistant sur l'importance des relations américano-russes qui « ne devraient pas être sacrifiées pour des divergences spécifiques, aussi importantes soient-elles, concernant des problèmes internationaux. » Plus tard le vendredi, son porte-parle Dmitry Peskov a exprimé l'espoir que « des désagréments extrêmement profonds » entre la Russie et l'Ouest n'entraîneraient pas une nouvelle Guerre froide.
Le caractère d'extrême-droite du régime ukrainien soutenu par les États-Unis a été souligné hier par l'annonce que le chef de l'organisation fasciste Secteur droit, Dmitro Yarosh, se présenterait aux élections prévues pour le mois de mai. Soulignant le rôle de premier plan joué par Secteur droit et le parti d'extrême-droite Svoboda dans le putsch qui a fait tomber le président Viktor Yanukovitch aligné sur la Russie, un porte-parole, Andriy Tarasenko, a déclaré : « Nous restons les chefs de cette révolution.
Yarosh a appelé à l'interdiction du parti de Yanukovitch, le Parti des régions et du Parti communiste d'Ukraine. Lors des dernières élections en date, ces deux partis avaient reçu plus de voix que Svoboda. Tarasenko s'est vanté que Secteur droit, dont les gros bras armés étaient en première ligne dans les manifestations contre Yanukovitch, se « mobilise » en préparation de la guerre contre la Russie.
Arseniy Yatsenyuk, premier ministre par intérim dans le régime de Kiev, a platement exclu hier tout compromis avec la Russie, et dénoncé toute tentative de la Crimée de faire sécession de l'Ukraine comme étant « illégale et inconstitutionnelle » et les partisans d'un référendum comme « des séparatistes et des traîtres. » Un tribunal a publié un mandat d'arrêt contre Sergei Aksyonov, le chef du mouvement sécessionniste.
Hier l'administration ukrainienne n'a pas payé sa dernière facture de gaz au géant russe de l'énergie, Gazprom, faisant passer la dette totale en cours à près de 2 milliards de dollars. Ce refus de payer risque d'aggraver la crise après que Gazprom a menacé de fermer l'approvisionnement en gaz, disant que « nous ne pouvons fournir du gaz gratuitement. » Toute coupure ne frapperait pas seulement l'Ukraine mais aussi les pays européens fournis par Gazprom via des gazoducs qui traversent l'Ukraine.
La réaction russe à la confrontation agressive conduite par les États-Unis souligne la faiblesse du régime de Poutine, qui représente les intérêts d'oligarques russes corrompus. En attisant le nationalisme et le chauvinisme Russe, Poutine ne fait que renforcer le risque de plonger l'Ukraine dans une guerre civile ethnique qui pourrait impliquer toutes les grandes puissances et plonger le monde dans un désastre.
La Russie cherche à consolider ses positions en Crimée. Hier, après avoir rencontré les délégués parlementaires de Crimée à Moscou, Valentina Matvienko, présidente de la Chambre haute du Parlement russe, a déclaré lors d'un grand rassemblement de nationalistes russes à Moscou que la Crimée serait la bienvenue dans la Fédération russe si elle votait dans ce sens au référendum.
La péninsule de Crimée est la base navale stratégique clé de la marine russe sur la Mer noire et la Méditerranée. La marine russe a sabordé deux de ses vieux navires de guerre à l'entrée du Lac Donuzlav, empêchant de fait plusieurs navires ukrainiens de quitter leur port d'attache. Une confrontation dans une base militaire ukrainienne proche de Sébastopol, durant laquelle des forces soutenues par les Russes ont tenté de s'emparer des installations, se serait terminée sans incident.
La principale responsabilité pour cette situation hautement explosive revient au gouvernement Obama et à ses alliés, qui sont déterminés à infliger une défaite humiliante et handicapante au gouvernement russe, quels que soient le coût et les dangers que cela implique.  
Source : WSWS.ORG


samedi 8 mars 2014

Henry Kissinger propose de finlandiser l’Ukraine…..l’Ukraine, en tant qu’État, ne peut vivre ni comme un allié de la Russie, ni comme un allié de l’Occident, mais uniquement comme un pont entre les deux.


Dans une tribune libre publiée par le Washington Post, le docteur Henry Kissinger prend position sur la crise ukrainienne.
Après avoir affirmé que l’Ukraine, en tant qu’État, ne peut vivre ni comme un allié de la Russie, ni comme un allié de l’Occident, mais uniquement comme un pont entre les deux, il poursuit —au risque de se contredire— par un exposé des racines historiques de la Russie en Ukraine.
Il affirme que la crise actuelle trouve son origine dans la volonté des deux principaux leaders ukrainiens d’imposer leur volonté à l’ensemble de pays, au mépris de l’autre moitié. Selon lui, Ioulia Tymochenko serait pro-européenne et Viktor Ianoukovyth pro-russe.
Il déplore la tournure militaire actuelle de la crise et met en garde face à un conflit incertain pour chacune des parties.
Enfin, il émet quatre propositions, qu’il présente comme des principes de discussion et non comme des prescriptions de la politique états-unienne : 1. L’Ukraine doit pouvoir choisir son système économique et adhérer à l’Union européenne 2. L’Ukraine ne doit pas adhérer à l’Otan. 3. L’Ukraine devrait être finlandisée (c’est-à-dire devenir neutre). 4. La Crimée ne doit pas faire sécession, mais Kiev doit lui reconnaître plus d’autonomie et garantir le maintien de la flotte russe à Sébastopol.
Ce texte nuancé doit être vu comme la recherche d’une porte de sortie.
La description des deux dirigeants ukrainiens, l’un pro-européen et l’autre pro-russe, ne correspond pas à la réalité : Mme Tymochenko a négocié et signé l’accord gazier avec la Russie, ce qui lui a valu d’être poursuivie en justice et condamnée ; tandis que M. Ianoukovytch a négocié et signé l’accord d’exploitation du gaz ukrainien par Shell, ce qui pourrait lui valoir également condamnation. Dans ces affaires cruciales, les deux dirigeants ont servi leurs propres intérêts et non pas ceux d’un camp idéologique.
Quoi qu’il en soit, cette présentation « équilibrée », c’est-à-dire rejetant les fautes à égalité entre les deux camps, vise à justifier la porte de sortie : Washington renoncerait à incorporer le pays dans l’Otan et garantirait le maintien de la flotte russe en Mer Noire si Moscou renonçait à l’insérer dans l’Union douanière et renonçait à annexer la Crimée.
Le problème est que cette offre survient alors que Washington a déjà perdu la bataille sur le terrain. Si Moscou la refusait, l’Otan pourrait avancer ses missiles, mais se retrouverait à gérer 35 milliards de dollars de dettes, un gouvernement incluant des nazis, et la perte de la Crimée, voire de beaucoup plus jusqu’à la Transnistrie.
Source : Réseau Voltaire

jeudi 6 mars 2014

Obama et Kerry donnent des leçons à la Russie sur l'Ukraine….Qui Kerry et Obama espèrent-ils tromper ?


Le ministre américain des Affaires étrangères John Kerry s'est servi d'une conférence de presse du ministère pour donner des leçons à la Russie sur la nécessité de maintenir la « stabilité » et « l'intégrité territoriale » de l'Ukraine alors que l'intervention occidentale y a exacerbé la situation.
Ces remarques interviennent tout juste une semaine après que l'intervention concertée des États-Unis, de l'Allemagne, de la France et des autres puissances européennes a entraîné un violent coup d'Etat par les forces d'extrême-droite et fascistes dans la capitale de Kiev.
« Les États-Unis soutiennent entièrement l'intégrité territoriale de l'Ukraine et la souveraineté [sic], et nous attendons des autres nations qu'elles en fassent autant, » a déclaré Kerry. Il a ajouté qu'il avait instruit plus tôt dans la journée le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov qu'« il est important pour tout le monde de faire extrêmement attention à ne pas envenimer la situation et ne pas envoyer les mauvais messages. »
Plus tard dans la journée, ces remarques ont été reprises par le président Barack Obama, qui a dit qu'il trouvait les rapports sur les mouvements de troupes « profondément inquiétants. » Il a déclaré que « toute violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale ukrainienne serait profondément déstabilisante, » ajoutant de manière menaçante que « toute intervention militaire en Ukraine en coûtera. »
Qui Kerry et Obama espèrent-ils tromper ? Washington est intervenu de manière très claire dans les affaires internes de l'Ukraine, déversant 5 milliards de dollars depuis les années 1990, un fait reconnu en décembre dernier par l'adjointe du ministre des Affaires étrangères chargée de l'Europe et de l'Eurasie, Victoria Nuland, dans des programmes visant à fabriquer un instrument politique en vue d'un changement de régime pro-occidental dans ce pays d'Europe de l'Est.
Nuland elle-même a fait au moins quatre voyages à Kiev au cours de ces derniers troubles, distribuant du pain et des gâteaux aux « manifestants » néo-fascistes sur la place de l'Indépendance et organisant des réunions avec les figures de l'opposition Arseny Yatseniuk et Vitali Klitschko, qu'elle appelle « Yats » et « Klitsch » dans sa tristement célèbre conversation enregistrée avec l'ambassadeur des États-Unis, ainsi qu'avec le chef du parti antisémite et fasciste Svoboda, Oleh Tyahnybok.
Tout cela visait non à assurer l'« intégrité territoriale, » la « souveraineté » et la « stabilité, » mais à déchaîner un chaos violent pour faire tomber un gouvernement élu et installer un régime qui suive la ligne de Washington et projette la puissance américaine vers les frontières de la Russie.
Kerry a parlé jeudi en particulier des manifestations pro-russes en Crimée et de la nécessité de « désamorcer ces tensions. » Il n'a fait aucune mention de ce que ces « tensions » ont été attisées par l'une des premières actions du prétendu gouvernement provisoire, qui a été d'abolir les droits aux langues minoritaires pour les russophones, soit plus de 30 pour cent de la population, qui sont majoritaires dans le Sud et l'Est, ainsi que pour ceux qui parlent bulgare, hongrois, roumain et polonais. Cette action a été entreprise à l'initiative du partiSvoboda.
Le coup d'Etat soutenu par les États-Unis en Ukraine représente le point culminant d'un processus de longue durée d'intervention en Europe de l'Est, dans la foulée de la dissolution de l'Union soviétique il y a 25 ans.
Affirmer que l'« intégrité territoriale » serait un principe inviolable avancé par l'impérialisme américain dans cette entreprise agressive serait ridicule. Au contraire, l'intervention américaine a commencé en ex-Yougoslavie avec la promotion belliqueuse des mouvements séparatistes et le soutien à la sécession et aux « nettoyages ethniques » systématiques pour tailler de nouveaux micro-Etats sur des bases ethniques sous la domination de Washington. Deux fois durant les années 1990, cela a entraîné des guerres de l'OTAN qui ont fait des milliers de morts et de blessés et des centaines de milliers de gens qui ont fui leur foyer.
Dans ces cas, la position de Washington était claire : les Etats existants n'avaient aucun droit à défendre leur intégrité territoriale contre les desseins américains, et s'ils essayaient de le faire, l'armée américaine les bombarderait.
Et tout cela n'est pas nouveau pour l'impérialisme américain. Il s'était emparé de Panama et du site du futur canal en le prenant à la Colombie au début du 20e siècle, en créant son propre mouvement sécessionniste et en disant clairement qu'il attaquerait la Colombie si elle résistait.
Au cours de la dernière décennie, Washington a piétiné « l'intégrité territoriale » de l'Afghanistan, de l'Irak, de la Libye et de la Syrie avec des invasions directes et des guerres par procuration pour obtenir un changement de régime.
L'on peut être sûr que le principe soi-disant sacré de « l'intégrité territoriale » sera jeté aux orties en ce qui concerne la Russie, où Washington ira certainement poursuivre son aventure en Ukraine en venant jeter de l'huile sur le feu des conflits ethniques et nationaux dans le but de démanteler et subjuguer la Russie.
Quant à la leçon sur le respect de la « souveraineté » adressée à la Russie, il est bon de se rappeler que l'impérialisme américain a, en substance, affirmé son droit de propriété sur tous les territoires situés à son Sud depuis la promulgation de la Doctrine Monroe en 1825. Pas plus tard que l'an dernier, c'était Kerry qui, devant le Sénat, parlait de l'Amérique latine comme de « notre arrière-cour. »
Que Washington soit maintenant capable d'étendre la Pax Americana aux frontières de la Russie est dû, en dernière analyse, aux processus mis en mouvement par la dissolution de l'Union soviétique, le crime final et historiquement monumental de la bureaucratie stalinienne de Moscou.
Le stalinisme a trahi les intérêts de la classe ouvrière en Ukraine, en Russie et dans le reste de l'Union soviétique, comme dans tous les autres pays. Les bureaucrates privilégiés se sont transformés en capitalistes, pillant et monopolisant la richesse sociale créée pendant les 75 ans écoulés depuis la révolution d'octobre 1917.
S'opposer à l'asservissement colonial des peuples d'Ukraine, d'Europe de l'Est et du reste de l'ex-URSS par l'impérialisme américain et allemand ne revient pas à défendre les intérêts nationaux de la Russie ou le pouvoir d'aucune des factions politiques en Ukraine, qui sont toutes des instruments directs d'une poignée d'oligarques.
La tendance agressive de l'impérialisme américain en Ukraine a servi à révéler au grand jour la pourriture et la faillite du régime russe dirigé par Vladimir Poutine. Représentant les intérêts d'une couche de gangsters et de bureaucrates ex-staliniens qui constituent une classe dirigeante comprador corrompue, ce régime n'est pas en mesure, ni n'a aucunement l'intention, de mobiliser une opposition authentique à l'intervention impérialiste américaine. Les exercices militaires lancés à la frontière ukrainienne représentent en fait la moindre des choses que Moscou pouvait faire dans ces circonstances.
La lutte contre le démantèlement impérialiste des territoires de l'ex-Union soviétique, avec une nouvelle destruction du niveau de vie et le bain de sang qui l'accompagneront inévitablement, ne peut être menée sur une base nationale. L'unique alternative réaliste se trouve dans la perspective du mouvement trotskyste mondial, le Comité international de la Quatrième Internationale, pour une mobilisation indépendante et une unification internationale de la classe ouvrière dans la lutte pour mettre fin au capitalisme et réorganiser la vie économique et sociale sur des bases socialistes.
Source : W.S.W.S.ORG