lundi 16 décembre 2013

SYRIE : Exit l'ASL... au profit d'Al-Qaïda…..La dite Armée syrienne libre (ASL), qui est le mensonge derrière lequel se cachait l'Occident pour justifier sa guerre de destruction de l'Etat syrien, s'est effondrée. Le chef de son Conseil militaire, le général déserteur Salim Idriss, a fui la Syrie vers Doha à travers la Turquie, dimanche 8 décembre, selon le Wall Street Journal. Son adjoint, le général Moustapha al-Cheikh, s'est réfugié en Suède, où il a demandé l'asile politique, alors que le colonel Riad al-Assaad, le fondateur de l'ASL, s'est enfuit en Hollande.


L'Occident hypocrite commence à se mordre les doigts. Après avoir ressassé pendant plus de deux ans les refrains sur "l'opposition modérée" en Syrie et nié obstinément l'existence de groupes extrémistes-takfiristes, il met en garde aujourd'hui contre la monté en puissance d'Al-Qaïda, à qui il a lui-même fourni, via les pétromonarchies rétrogrades du Golfe et certains pays européens, les armes et l'environnement politique favorables à son expansion. Tous les experts diront que l'affaiblissement du pouvoir central dans n'importe quel pays est la condition idéale pour l'apparition, l'installation et le développement d'Al-Qaïda. C'est ce à quoi se sont employés les Occidentaux en Syrie ces deux dernières années. Mais leurs plans sont restés inachevés, car l'Etat syrien et son armée ont fait preuve d'une résistance à laquelle ils ne s'attendaient pas.
Ladite Armée syrienne libre (ASL), qui est le mensonge derrière lequel se cachait l'Occident pour justifier sa guerre de destruction de l'Etat syrien, s'est effondrée. Cette armée de mercenaires, de bandits et de traitres à la patrie n'existe pratiquement plus. Le chef de son Conseil militaire, le général déserteur Salim Idriss, a fui la Syrie vers Doha à travers la Turquie, dimanche 8 décembre, selon le Wall Street Journal. Son adjoint, le général Moustapha al-Cheikh, s'est réfugié en Suède, où il a demandé l'asile politique, alors que le colonel Riad al-Assaad, le fondateur de l'ASL, s'est enfuit en Hollande.
Un autre chef de l'ASL, le colonel déserteur Ammar al-Wawi, a, lui,  été arrêté avec ses gardes du corps par l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, proche d'Al-Qaïda), alors qu'il rentrait en Syrie en provenance de Turquie.
Salim Idriss s'est enfuit après avoir livré aux extrémistes pro-saoudiens du Front islamique (une coalition de sept groupes extrémistes formée à l'initiative de Bandar Ben Sultan, le chef des services de renseignements saoudiens), à la fin de la semaine dernière près du point de passage de Bab al-Hawa, les dépôts d'armes de l'ALS ainsi que ses propres bureaux.
L'effondrement de l'ALS est reconnu par la presse, les responsables et les experts en Occident. Les revers subis par l'ASL posent un "gros problème et reflètent la dangerosité de la situation ainsi que son imprévisibilité", a avoué le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel. "Il est clair que l’état-major de l’ASL est de plus en plus faible et qu’il a perdu du pouvoir", affirme pour sa part Aron Lund, un expert sur la rébellion syrienne basé en Suède. Il a précisé que "l’ASL a perdu d’importants groupes et des combattants avec la création du Front islamique". Selon lui, la perte du passage-clé de Bab al-Hawa signifie que Salim Idriss, "pourrait ne plus rentrer en Syrie".
Le quotidien français le Figaro écrit qu'en faisant main basse sur des armes livrées par les Occidentaux aux "rebelles modérés", leurs rivaux salafistes ont franchi la ligne rouge. Le journal parle d'un "miniputsch contre l'état-major de l'ASL" et révèle que les extrémistes se sont emparés de "plusieurs douzaines de missiles antichar et antiaérien".
Tous ces développement s'accompagnent de déclarations d'experts occidentaux sur l'implantation d'Al-Qaïda en Syrie, ce qu'ils refusaient de reconnaitre auparavant.
"Les groupes affiliés à Al-Qaïda ont créé en Syrie un alliance disposant d'au moins 45000 combattants, soit le double du nombre de combattants taliban en Afghanistan" a affirmé lors d'un colloque à Jamestown l'Australien David Kilcullen, spécialiste des mouvements insurrectionnels, qui a notamment conseillé le commandement américain en Irak. "Al-Qaïda se renforce sur tous les fronts. Sa direction a été affaiblie mais pas éliminée".
La présence dans les rangs des islamistes radicaux en Syrie de centaines de volontaires venus d'Europe ou d'autres pays occidentaux, où certains vont retourner aguerris, est un sujet majeur d'inquiétude. "Avec l'entraînement qu'ils acquièrent en Syrie, il y a une forte possibilité qu'au cours des deux prochaines années ils soient en mesure d'accomplir le dernier vœux d'Oussama ben Laden, qui était de monter une attaque du genre de celle de Mumbai en Europe", ajoute Bruce Hoffman.
"L'expansion d'Al-Qaïda à laquelle nous assistons dans le monde arabe est vraiment phénoménale, supérieure à ce que nous avons vu au cours de la première décennie de son existence",  explique Bruce Riedel, ancien membre influent de la CIA, aujourd'hui membre de la Brookings Institution.
Interrogée début décembre la sénatrice Diane Feinstein, présidente de la commission du Renseignement au Sénat américain, avait déclaré: "Le terrorisme est en hausse dans le monde. Les statistiques le montrent, le nombre de victimes augmente. Il y a plus de groupes, encore plus radicaux, davantage de jihadistes déterminés à tuer pour atteindre leurs objectifs".
Cet aveu est une reconnaissance tardive de tout ce que disait la Syrie, qui affirmait dès le début des événements dans le pays être confrontée à une véritable guerre menée par des terroristes venus de 80 pays.
Après deux ans de déni, voilà que les Occidentaux acceptent de regarder la vérité en face. Plus encore, ils commencent à se résigner à la victoire de l'Etat syrien, conduit par son président-résistant Bachar al-Assad. "La victoire d'Assad en Syrie pourrait être le meilleur de trois très, très horribles scénarios", dont aucun ne prévoit la victoire de la rébellion, a estimé jeudi à Washington l'ancien directeur de la CIA Michael Hayden. "La narration, l'histoire dominante de ce qui se passe en ce moment en Syrie est la prise de contrôle par des fondamentalistes sunnites d'une partie significative de la géographie du Moyen-Orient", a-t-il ajouté. "Cela signifie l'explosion de l'Etat syrien et du Levant tel que nous le connaissons".
Mais comme tous les plans et les souhaits américains, celui-là sera également voué à l'échec. La guerre en Syrie se terminera par la victoire de l'Etat, la défaite des terroristes et la réunification du pays... sous l'étendard de Bachar al-Assad.
Source : TENDANCES DE L’ORIENT

dimanche 15 décembre 2013

Ils complotent contre notre retour en Palestine….. ils ne veulent pas comprendre que le droit au retour de tous les réfugiés palestiniens à leurs terres et leurs biens et à leur terre spoliée est d’abord une question de justice, sans laquelle il ne peut y avoir aucune justice dans le monde.


« Ils », ce sont les États-Unis et les États européens. L’envoyé américain Kerry vient de proposer une « solution » pour enterrer la Palestine et installer définitivement l’État colonial en Palestine occupée : la liquidation de la cause des réfugiés palestiniens (plus de 6 millions de réfugiés, sans compter les personnes déplacées vivant dans les terres occupées en 1948 et les dizaines de milliers de Palestiniens expulsés depuis 1967), en assurant leur transfert vers les États du Golfe et d’autres pays, déplacement qui serait financé par les mêmes États du Golfe.
De même, lors de sa visite en Palestine occupée, le président français a osé soumettre un plan similaire au président palestinien, consistant à supprimer le « droit au retour » des réfugiés palestiniens qui, selon lui, empêche tout règlement du conflit arabo-sioniste dans la région.
Les forces de l’impérialisme mondial pavanent et se prennent pour Dieu le Tout-Puisssant. Elles profitent de l’état de délabrement arabe et de l’isolement de la Palestine et des Palestiniens pour faire passer ce dont elles ont toujours rêvé et pour quoi elles ont toujours comploté : nous empêcher de retourner en Palestine, notre patrie, où se trouvent nos biens confisqués et nos maisons, nos familles et nos racines.
Les plans de « relogement » des réfugiés palestiniens dans le monde n’ont jamais cessé depuis 1948. Nous sommes l’épine qui les empêche de bâtir leurs châteaux de sable et de parfaire leur crime en installant une colonie de peuplement en Palestine. Des centaines de conférences internationales ont été tenues pour décider que faire de nous. Toutes les propositions furent étudiées, sauf celle consistant à nous faire passer la « frontière » pour que nous retrouvions nos familles, nos biens et nos maisons. Et pourtant, ce plan est le plus juste et le plus simple. Il est refusé parce qu’ils veulent un État à 100% juif, qui serait le modèle de leur démocratie occidentale, c’est-à-dire basé sur une épuration ethnique et sur une histoire mythique et où les paroles hypocrites cachent les crimes réels.
Des centaines de conférences et de réunions de travail ont réuni des experts de tous bords, depuis 1948, pour discuter des modalités de compensations pour nos maisons et nos biens détruits ou envahis par les hordes sionistes, en 1948 et plus tard. Mais ce que n’ont pas voulu comprendre ces experts, c’est que les compensations ne remplacent pas notre droit au retour, et que toutes les fortunes du monde ne peuvent remplacer les retrouvailles familiales.
De plus, ils ne veulent pas comprendre que le droit au retour de tous les réfugiés palestiniens à leurs terres et leurs biens et à leur terre spoliée est d’abord une question de justice, sans laquelle il ne peut y avoir aucune justice dans le monde. Entériner la présence sioniste en Palestine, c’est entériner et légaliser toutes les injustices dans le monde, celle qui consiste à envahir un pays, à expulser sa population et à piller la terre et les ressources du pays. C’est aussi instaurer une norme qui consiste à épurer ethniquement et religieusement un pays, à assassiner tous ceux qui gênent le projet colonial, à massacrer une population, à poursuivre les massacres et les pillages et à emprisonner des centaines de milliers de fils de ce peuple. Quand ils entérinent et légalisent de telles pratiques, c’est la paix mondiale qui est menacée par les pratiques terroristes émanant d’une telle entité.
Les réfugiés palestiniens peuvent être déplacés, ici et là, soit à cause des conflits qui surgissent dans les États arabes, soit à cause de leur désir d’améliorer leur situation individuelle et celle de leur famille. Mais cela ne supprime en aucun cas leur droit de retourner en Palestine, que l’ONU et ses organismes l’admettent ou ne l’admettent pas. Le droit du retour ne se mendie pas auprès des organismes internationaux et comme tout droit, il s’arrache par une lutte persévérante, consistant à le réclamer d’abord, à empêcher sa liquidation par les comploteurs de tout bord, à le fixer dans la conscience des nouvelles générations, et à prendre les armes pour l’appliquer. Depuis 1948, c’est ainsi que le peuple palestinien a pu maintenir et préserver son droit, celui de libérer sa terre et d’y retourner, pour y vivre libre et souverain.
Malgré les reculs d’une certaine élite, plus soucieuse de faire partie du monde des affaires et de l’élite impériale que d’assurer les conditions de lutte de son peuple, malgré la « fatigue » d’une classe moyenne, due à l’absence d’un projet national cohérent et des défections au fil des années, la majorité du peuple palestinien garde l’espoir du retour des réfugiés et de tous les déplacés et expulsés à leur patrie. Il suffit de se remémorer la Nakba, dans ses détails, pour avoir la certitude que l’État colonial ne peut survivre. Jusqu’à présent, le massacre de Kfar Kassem, commis en 1956, soit 8 ans après la Nakba, est remémoré et vécu dans son quotidien, et les Palestiniens disent : « nous n’oublions pas, nous ne pardonnons pas », précisément parce que c’est la même attitude coloniale, c’est la même idéologie criminelle, ce sont les mêmes tueurs qui poursuivent notre peuple, depuis plus de 100 ans maintenant.
Qu’ils échafaudent des plans comme bon leur semble, qu’ils manigancent et complotent, les réfugiés palestiniens ont l’intention de retourner dans leur pays. Ils savent depuis 1917 qu’ils ne peuvent compter sur ce qui s’appelle « communauté internationale » ni sur les puissances mondiales impérialistes pour recouvrer leurs droits. Ils savent qu’ils doivent compter sur leurs propres forces d’abord et peuvent compter ensuite sur les consciences libres dans le monde.
Notre retour en Palestine est inéluctable comme l’est la fin de l’entité coloniale, comme l’est également la libération du monde arabe de l’emprise impérialiste. Malgré la situation difficile actuelle, c’est vers de nouveaux horizons que nous allons, où ni la France, ni l’Europe, ni les États-Unis, ni l’ONU ne pourront décider de notre sort. C’est ce que nous ont appris les générations passées et les luttes qu’elles ont menées, et c’est ce que nous transmettons aux nouvelles. Nous sommes indéracinables.
Fadwa Nassar
 Assawra.info
URL de cet article 23686
http://www.legrandsoir.info/ils-complotent-contre-notre-retour-en-palestine.html

samedi 14 décembre 2013

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : Les raisons cachées de l’intervention française …Contrairement à l’« impératif humanitaire » agité par le président François Hollande, l’ « Opération Sanguiris » menée par 1 200 soldats français vise à contrer l’arrivée des Chinois et surtout à contrôler les réserves d’or, de diamant et d’uranium présentes dans le sous sol de la Centrafrique. Un pays plus grand que la France et Belgique réunies et où Areva, Total, Bolloré, France Télécom… dictent déjà la loi, malgré les atrocités.

Après la Côte-d’Ivoire de Laurent Gbagbo, la Libye de Kadhafi et le Mali en Afrique de l’Ouest (Opération Serval), la France a décidé le 3 décembre dernier d’intervenir militairement en République centrafricaine (RCA), un pays situé justement au centre de l’Afrique. François Hollande et ses officiers ont attribué le nom d’un papillon aux ailes rouge sang à cette opération militaire : le « Sanguiris ». Cette « Opération Sanguiris » est entrée dans sa phase opérationnelle le 8 décembre, date à laquelle 800 soldats sortis des casernes hexagonales 72 heures avant, ont rejoint leurs collègues à Bangui, capitale de la RCA. Ce ralliement porte à 1 600 le nombre de militaires français dans ce pays étendu sur 622980 km2 et peuplé de cinq millions d’âmes damnées par un demi-siècle de guerre et de misère tous azimuts. Avant l’ « Opération Sanguiris », l’armée française disposait déjà des troupes suréquipées en Centrafrique. Elles sont stationnées à l’aéroport de Bangui-Mpoko.
Officiellement, l’ « Opération Sanguiris » est la réponse à une « situation catastrophique ». Une réaction « humanitaire », pour sauver « un peuple qui souffre et nous appelle », a déclaré François Hollande le 6 décembre lors du Sommet Afrique-France qui se tenait à l’Elysée. « Les Français doivent être fiers d’intervenir quelque part sans intérêts », a ajouté le « socialiste  » Hollande. Le même jour et au même endroit, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), s’était joint au président français au grand cœur pour saluer la décision ainsi prise par le successeur de Nicolas Sarkozy. Ban Ki Moon avait personnellement fait le déplacement de Paris pour participer à la grand’messe françafricaine organisée et présidée par M. Hollande avec pour thème officiel : « Paix et sécurité en Afrique ». Avant Ban Ki Moon, d’autres fonctionnaires de l’ONU comme Navi Pillay et Jan Eliasson avaient, à tour de rôle, agité le spectre d’un « conflit ethnique et religieux » qui « paralyse la Centrafrique  ». Finalement, l’ONU a voté la résolution 2127 qui autorise une intervention militaire africaine avec l’appui des forces françaises. Quelle suite logique !
 La France n’a pas d’intérêts en République centrafricaine : Vrai ou faux ?
Ce serait un non sens que la France qui n’a pas une longue tradition de philanthropie intervienne en Centrafrique tout simplement pour « sauver un peuple qui souffre et nous appelle  ». D’autant plus que les souffrances des Centrafricains ne datent pas de 2013 ! Ce peuple souffre depuis 1960 des turpitudes de ses six présidents successifs : David Dacko, Bokassa Ier, André Kolingba, Ange F. Patassé, François Bozizé, Michel Djotodia. Tous sont arrivés au pouvoir après un coup d’Etat. Et la main de la France, puissance colonisatrice a toujours été perçue ou annoncée derrière ces différents putschs.
La France a des intérêts en Centrafrique. Aujourd’hui, elle contrôle l’économie centrafricaine ou ce qui en tient lieu. Bolloré y a la main mise sur la logistique et le transport fluvial. Castel règne en maître dans le marché de la boisson et du sucre. CFAO y contrôle le commerce des voitures. Depuis 2007, France Telecom est entrée dans la danse. AREVA est présente en RCA même si, officiellement, le géant du nucléaire n’est encore qu’à la phase de l’exploration. Total y renforce son hégémonie dans le stockage et la commercialisation du pétrole, mais doit composer avec Tradex, une société camerounaise spécialisée dans le trading des produits pétroliers. Depuis l’arrivée de Michel Djotodia au pouvoir en mars 2013, un ballet d’hommes d’affaires et de lobbyistes français s’observe à Bangui. Jean-Christophe Mitterrand, Richard Attias, Claude Guéant, Laurent Foucher… s’illustrent par un activisme affairiste en Centrafrique, révèle régulièrement la presse. Et ce n’est pas nouveau.
Lorsque la France installe un nouveau chef à la tête de la Centrafrique, de nouveaux liens d’affaires naissent et se consolident en violation des lois et parfois de l’éthique. Au tournant de la décennie 70 par exemple, une scabreuse affaire, révélée par un journal français, Le Canard enchaîné a présenté aux yeux du monde le type de relations qui existe entre certains présidents français et ces nouveaux dictateurs qu’ils placent à la tête des néo-colonies.
En effet, lâché par la France à qui il avait abandonné l’exploitation de son pays sans se soucier des intérêts de la population, Bokassa Ier (il s’est fait introniser comme empereur pendant son mandat) avait révélé les plaquettes de diamant qu’il offrait en cadeau à son homologue français. Le 10 octobre 1979, l’hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné porta cette « Affaire » sur la place publique. La classe politique s’en était saisie. L’affaire porta un sérieux coup à la carrière politique du président. Eclaboussé, Giscard d'Estaing fut battu aux élections de 1981 par le « socialiste » François Mitterrand…Autant dire que ce n’est pas en Centrafrique que la France ira faire des leçons de morale !
A la recherche du paradis perdu
Derrière ses multiples « Opérations » guerrières, la France tente bon an mal an de reprendre ses positions économiques en Afrique. Le 4 décembre, alors que les troupes françaises prenaient la direction de Bangui, Pierre Moscovici présidait un forum économique franco-africain à Bercy. Le ministère français de l’Economie avait réuni 560 entrepreneurs français et africains, des ministres et des chefs d’Etat pour tenter de sauver la place de la France en Afrique. Séance tenante, Hubert Védrine, ancien ministre français des relations extérieures, a donné une sorte de bouée de sauvetage au ministre Moscovici à la recherche des quatre points cardinaux ! Il s’agit d’un rapport intitulé : Un partenariat pour l’avenir : 15 propositions pour une nouvelle dynamique économique entre l’Afrique et la France. Dès le premier point, le Rapport Védrine propose de réviser « la politique française de visas économiques afin de faciliter la circulation des acteurs économiques entre la France et l’Afrique ». Ce qui est déjà une véritable révolution. Jusqu’ici, les entrepreneurs africains qui sollicitaient un visa pour la France étaient soumis aux mêmes conditions draconiennes qu’un adolescent désireux d’aller poursuivre ses études en Hexagone. Comme si un Africain capitaine d’industries prospères dans son pays représentait un risque migratoire pour l’Europe ! Les temps ont changé. Et pour « renforcer l’influence de la France en Afrique » (15ème proposition du Rapport Védrine), les autorités françaises font donc des concessions. Comment pouvait-il en être autrement ? « En dix ans, la France a perdu la moitié de ses parts de marché en Afrique subsaharienne », a reconnu Pierre Moscovici.
Face aux 26 chefs d’Etat qui ont pris part au Sommet de l’Elysée, le président français a multiplié les opérations de charme. Il a annoncé la mise en place d’un fonds d’investissement de 20 milliards. L’hôte des présidents africains a aussi pris l’engagement d’affecter un milliard d’euros à l’Agence française de développement (AFD) pour le soutien du Green business, de l’innovation et des nouvelles technologies en faveur de l’Afrique. En s’inscrivant dans la logique de son ministre des Finances qui a enfin avoué que « l’Afrique est une chance pour la France », M. Hollande veut ainsi reconquérir le cœur des Africains aujourd’hui plus attentifs vis-à-vis de Pékin et de New Delhi. Last but not least, le président français a annoncé la création d’une fondation franco-africaine au sein de laquelle les investisseurs privés français et africains joindront leurs ressources pour plus de valeur ajoutée. Il a fallu trois siècles pour que la France y songe !
La Chine, vraie menace pour l’Elysée
L’Empire du Milieu est inévitablement cité dans le Rapport Védrine comme le principal responsable du recul de la France dans les échanges avec l’Afrique. Ce qui est vrai. En République centrafricaine, la Chine a fait une entrée fracassante dans le secteur du pétrole. Au grand dam de Paris et de son relais néocolonialiste dans la sous région : Idriss Deby.
En effet, arrivé au pouvoir par coup d’Etat en 2003 avec l’aide manifeste de Paris et de N’Djamena, François Bozizé qui a eu le temps de se faire élire en 2005 n’a pas résisté aux propositions de la Chine qui multiplie les aides, accroît ses investissements sur le continent avec moins de conditionnalités. Ce qui tranche avec l’arrogance et le paternalisme des « partenaires traditionnels » de l’Afrique.
« J’ai été renversé à cause du pétrole »
Les résultats de ce rapprochement avec l’Empire du Milieu ne se sont pas fait attendre. En 2008, la Chine a accordé à la RCA des aides et un prêt pour un montant global de 3,25 milliards de francs CFA soit 4,4 millions d’euros. L’enveloppe a permis de construire des écoles et hôpitaux dans cet océan de précarité qu’est la Centrafrique. Quelques mois après, le président Bozizé s’est rendu en Asie où il a été reçu le 10 septembre 2009 au Palais du peuple par Hu Jintao, alors président de la République populaire de Chine. Ce qui ne saurait rassurer ni Paris, ni N’Djamena. D’autant plus que tout ne s’est pas limité à la poignée de main entre le président centrafricain et son homologue chinois.
Dans les faits, le rapprochement entre Bozizé et Hu Jintao a permis à la Compagnie chinoise CNPC de reprendre le permis de recherche, développement et exploitation du pétrole de Boromata, dans le Nord-est de la Centrafrique. Il n’est pas inutile de rappeler que pour ce gisement, Ange Félix Patassé, le prédécesseur de Bozizé, avait accordé un permis similaire au pétrolier étasunien Grynberg RSM. L’industriel de Denver, invoquant l’insécurité, n’a pas pu conduire les recherches et le permis a expiré en 2004. La cession du sésame aux Chinois pouvait-elle plaire à ceux qui ont permis à François Bozizé d’accéder au pouvoir ? Fraichement déchu de ses fonctions en mars 2013, le désormais ex-président Bozizé a affirmé sur les ondes de Radio France International (RFI) que « j’ai été renversé à cause du pétrole ». Sans plus de détails. Trois (27 décembre 2012) mois avant, le président François Bozizé avait prononcé un discours dans lequel il affirmait clairement que ce qui se cachait derrière la crise qui secouait alors son pays n’était rien d’autre que l’opposition française émise plus tôt contre l’octroi des contrats d’exploration de pétrole aux Chinois. « J’ai donné le pétrole aux Chinois et c’est devenu un problème », martelait Bozizé, acculé par les rebelles.
Les manœuvres de Washington
Le fait que le président Bozizé ait pris l’habitude de s’afficher avec les dirigeants chinois a aussi provoqué la colère de Washington. Et les câbles diplomatiques à ce sujet le démontrent à suffisance.
Le 17 juin 2009, l’ambassadeur étasunien Frederick Cook en RCA avait envoyé un câble à Washington dans lequel il affirmait que les «  relations France-RCA sérieusement sous tension. […] Bozizé semble croire avoir réussi à être le moindre mal dans le paysage politique de la RCA. Il s’imagine donc être indispensable pour ses voisins et les Français, une supposition que l’ambassade américaine (« AmEmbassy ») à Bangui croit être une erreur grossière », écrivait alors le diplomate étasunien.
Une autre dépêche envoyée cinq mois plus tard avait valeur d’alerte : «  L’influence chinoise grandissante en RCA est évidente ». Le câble précisait dans quelle mesure tant les intérêts américains que français étaient en train de céder du terrain à Beijing qui ne cessait d’« accroître sa coopération militaire, sa diplomatie publique et ses efforts de développement ». L’ambassadeur soulignait pour s’en inquiéter que contrairement au quatre agents diplomatiques résidant à l’ambassade américaine de Bangui, l’ambassade chinoise comptait une quarantaine d’employés. Frederick Cook ajoutait qu’environ 40 officiers de l’armée de la RCA étaient formés tous les ans en Chine, contre les deux ou trois officiers qui allaient aux Etats-Unis et les 10 à 15 en France. Et pour ne pas arranger les choses, Bozizé a confié la réserve pétrolière de Boromata aux Chinois, au détriment de la France et de son allié, les USA. Etant donné que ces deux puissances ont érigé le pétrole au rang des divinités, Bozizé se savait désormais sur un fauteuil éjectable. On l’a effectivement éjecté le 24 mars 2013.
La France fait semblant de combattre pour renforcer son influence en RCA
Rappelez-vous. Le jeudi 21 novembre 2013 lors de la remise du prix de la Fondation Chirac pour la prévention des conflits au docteur congolais Denis Mukwege et à Femmes Africa Solidarité François Hollande avait indiqué qu’ « Il se produit en Centrafrique des actes abominables. Un chaos, des exactions extraordinairement graves ». Face à l’urgence et aux 400 000 personnes déplacées en Centrafrique, « nous devons agir », a ajouté le président français. Le même jour, cette fois là sur France 2, son ministre des Affaires étrangères a ajouté : « Le pays est au bord du génocide ». 48 heures avant, devant une commission du Congrès, le directeur du bureau Afrique du département d’État, Robert Jackson, avait évoqué « une situation pré-génocidaire  » en Centrafrique. On le voit, le scénario est le même. Le président Français annonce la crise. Un membre de son gouvernement saute aux antennes pour décrire la catastrophe à venir. Une voix « extérieure », de préférence étasunienne ou onusienne vient accréditer la thèse alarmiste en insistant sur la violation des droits de l’homme. L’opinion internationale soumise à un matraquage médiatique et donc psychologique intense salue l’envoi des troupes sur le terrain. Car, une résolution a bel et bien été prise par le Conseil de sécurité de l’ONU le 5 décembre 2013 pour autoriser les troupes françaises à agir en appui aux forces africaines de la Misca.
Ce dont la Séléka est le nom
En Centrafrique, les populations sont victimes, en partie des exactions des éléments de la Séléka (coalition en sango, langue nationale). Mais qui compose cette fameuse Séléka ? La Séléka est une coalition de factions rebelles dissidentes issues de plusieurs mouvements politico-militaires. On y retrouve la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC). Au plus fort de la contestation du pouvoir de M. Bozizé, deux autres groupes armés ont vu le jour ou ont dévoilé leur visage au grand jour et ont rejoint la Séléka. Il s’agit de la Convention patriotique du salut du kodro (kodro signifie pays, en sango), et de l’Alliance pour la renaissance et la refondation (A2R). Sans oubliés les hordes venues du Tchad et du Soudan.
Tous ces groupes composites ont donc fait une « alliance » de circonstance pour atteindre un objectif précis : renverser le président Bozizé. Mission accomplie en mars 2013. Or, il n’y avait qu’un seul fauteuil présidentiel à prendre et à pourvoir. Il a finalement été occupé par Michel Djotodia. L’ancien fonctionnaire du ministère du Plan qui a goûté à la prison sous Bozizé détenait le gros des troupes. Les hordes tchado-soudanaises obéissaient à son commandement. N’a-t-il pas été présenté par la presse sans démenti comme le meilleur interlocuteur de la France et du Tchad qui voulaient en découdre avec Bozizé l’ « insoumis » ? Aussitôt installé au Palais de Bangui, Michel Djotodia a pris un décret pour dissoudre la Séléka et annoncer le « recasement et le cantonnement ».
Ne se reconnaissant pas tous en lui, plusieurs éléments issus des autres groupes armés n’ont pas respecté les ordres d’un chef qui, dans tous les cas n’est pas le leur. Dans la Seléka, le « contingent » de loubards tchadiens et soudanais s’est lui aussi trouvé face à un dilemme. Ils ont été utilisés pour installer Djotodia au pouvoir. Celui-ci annonce le « recasement et cantonnement » et l’intégration dans les Forces armées centrafricaines (FACA). Or, n’étant pas Centrafricains, que vont-ils devenir ? Le nouveau président ne semble pas avoir pleinement satisfait ses alliés d’hier sur cette question.
Les incompréhensions entre les différents groupes rebelles d’une part, et entre certains chefs et leurs éléments d’autre part, débouchent sur des atrocités généralisées dans le pays. Pillage, viol et assassinats en série deviennent l’activité quotidienne de ces hommes à qui on a enseigné la brutalité et la tuerie ! La chaîne de commandement étant brisée et plusieurs promesses mirobolantes n’ayant pas été tenues, personne ne contrôle plus rien. Le pays se retrouve dans la même situation d’ « ingouvernabilité » que la Libye envahie par les djihadistes, après l’assassinat du Guide Mouammar Kadhafi par les troupes de l’OTAN avec la France de Sarkozy et de Bernard Henri Levy en tête. La situation centrafricaine rappelle étrangement celle qui a prévalu à Abidjan après le renversement de Laurent Gbagbo par les rebelles pro-Ouattara soutenus par la France. En effet, après la chute de l’ancien chef d’Etat de Côte-d’Ivoire, les éléments des « Forces nouvelles » (rébellion dirigée alors par Guillaume Soro, actuel président de l’Assemblé nationale) ont été floués. L’argent et les autres avantages qui leur avaient été promis pendant le combat contre le régime de Gbagbo n’ont pas été livrés. Ouattara est devenu président de la République. En représailles, ces « Forces nouvelles » ont pillé la capitale ivoirienne. Non sans tuer et torturer certains commerçants innocents.
En Centrafrique, à la violence des éléments de la Séléka (essentiellement musulmans), les « Anti balaka » répondent aussi par la violence. Le deuxième groupe est constitué d’éléments essentiellement chrétiens et sont présentés comme les pro-Bozizé. Ce dernier était leader d’une église chrétienne. La presse occidentale s’appuie sur ce fait qui pour agiter mensongèrement le spectre d’un « conflit interreligieux » voire d’un « génocide » en Centrafrique.
Face à cette situation chaotique, l’agitation n’est-elle pas toujours fonction des intérêts à protéger ou à conquérir ? Toujours est-il qu’en Centrafrique, la France a très vite pris les devants dès que la situation sur le terrain est devenue incontrôlable. Alors que la Mission militaire africaine Misca, commandée par le général camerounais Tumenta avait déjà déployé 2500 soldats, la France a jugé nécessaire de convaincre le Conseil de sécurité de l’ONU d’adopter une résolution qui lui permet d’y envoyer ses troupes tricolores. En vérité, les troupes françaises ont précédé la Résolution 2127. Celle-ci a été adoptée le 5 décembre. Pourtant, les troupes avaient déjà quitté la France et étaient stationnées à Douala au Cameroun, voisin de la RCA.
Mais avait-on besoin de tant de militaires hyper équipés pour vaincre quelques loubards armés de machettes et d’armes résiduelles ? Les Forces armées centrafricaines ou ce qui en reste et la Misca sont-elles incapables de vaincre ces affamés ? Bien plus, nous sommes là dans une guerre asymétrique, avec un ennemi qui n’a pas d’uniforme identifiable à priori. Ne connaissant pas le terrain, ni la composition sociologique du pays (certains arrivent en Afrique pour la première fois d’après leurs déclarations à RFI), contre qui vont se battre les soldats tricolores ? La quinzième proposition du Rapport Védrine évoqué plus haut peut permettre de répondre à ces interrogations. Il est question de « Renforcer l’influence de la France en Afrique », y a conseillé l’ancien ministre des relations extérieures de François Mitterrand.
« L’Afrique est une chance pour la France », reconnaît le ministre des Finances français
Comme la plupart des pays occidentaux, la France est encore ravagée par les contrecoups de la crise qui a secoué l’économie mondiale à partir de 2007. Arrivée au pouvoir à cette période agitée, surpris par la percée des nouveaux acteurs comme la Chine, l’Inde, et le Brésil, Nicolas Sarkozy a renfilé le manteau colonial. Et au lieu de la « Rupture » annoncée par le candidat Nicolas, l’Afrique a eu droit à une « Continuité » accélérée par le président Sarkozy, ami zélé des hommes d’affaires de la trempe de Charles Pasqua, Vincent Bolloré... Le libéral Sarkozy a bombardé la Côte-d’Ivoire et la Libye. Mais rien n’y a fait. La France, au bout de ses cinq ans de mandat, n’a pas pu reprendre sa place de premier partenaire économique en Afrique francophone, malgré le sang versé !
Le « socialiste » François Hollande qui n’avait pas fait de l’Afrique une priorité pour son mandat semble avoir oublié toutes les autres parties du monde - la France comprise - pour se tourner vers l’Afrique. Comme le commandant d’un bateau atteint par les eaux, il multiplie ses visites en Afrique. Après les obsèques de Nelson Mandela auxquelles il prenait part le mardi 10 décembre, François Hollande s’est rendu sur le théâtre de guerre en Centrafrique pour galvaniser « ses » soldats qui ont déjà perdu deux frères d’arme après seulement une semaine d’action !
Source : INVESTIG’ACTION

mercredi 4 décembre 2013

Des centaines d’Européens dans les rangs de l’armée israélienne (Euro-Mid Observer)…… Des milliers de volontaires originaires d’environ 40 pays, principalement d’Europe, ont ainsi rejoint l’armée israélienne, sans avoir à en rendre compte ni qu’il y ait d’enquête de la part de leur pays européen d’origine.


Genève, 25 novembre 2013 – L’Observatoire Euro-Mid pour les Droits de l’Homme (Euro-Mid Observer for Human Rights) a révélé que des centaines d’Européens ont volontairement effectué leur service militaire dans les rangs des Forces de Défense Israéliennes (IDF), tandis que des dizaines d’autres ont été recrutés pour participer à des opérations visant à tuer des civils palestiniens, spécialement dans la Bande de Gaza.
D’après un rapport complet sur ce sujet, qu’Euro-Mid Observer est en train de finaliser, un certain nombre d’organisations directement liées à des groupes de droite juifs et chrétiens opérant en Europe, ont mis en œuvre des projets et des campagnes appelant les Européens à rejoindre et soutenir l’armée israélienne dans les Territoires Palestiniens Occupés, en violation avec le Droit International. De plus, des Européens ont pris part à des opérations en Cisjordanie , incluant la protection des colons lors de leurs attaques contre les Palestiniens.
Le rapport fait état du fait que l’organisation Mahal basée à Londres, par exemple, développe des programmes destinés aux jeunes juifs (israéliens et non-israéliens) du monde entier qui sont volontaires pour rejoindre les Forces de Défense Israéliennes (IDF). Ainsi, depuis des dizaines d’années, Mahal recrute des jeunes Européens pour aller se battre dans les rangs de l’armée israélienne. Le rapport, qui sera publié prochainement par Euro-Mid Observer, indique que l’organisation cible les jeunes gens, jeunes hommes âgés de moins de 24 ans et jeunes femmes de moins de 21 ans, avec des programmes de formation qui durent environ 18 mois.
Selon les Forces de Défense Israéliennes, Mahal et les autres programmes développés en lien avec les IDF ne sont qu’une forme simplifiée d’enrôlement de non Israéliens et d’Israéliens résidant à l’étranger. De fait, leur service au sein des IDF se fait au coude à coude avec les soldats israéliens "classiques", même si la durée minimale de leur service est généralement plus courte que celle des habituels services militaires des IDF. Les programmes de Mahal en lien avec les IDF visent à contribuer à la défense d’Israël et à fournir de jeunes leaders expérimentés et enthousiastes aux communautés juives.
Des milliers de volontaires originaires d’environ 40 pays, principalement d’Europe, ont ainsi rejoint l’armée israélienne, sans avoir à en rendre compte ni qu’il y ait d’enquête de la part de leur pays européen d’origine.
L’Observatoire Euro-Mid pour les Droits de l’Homme estime que les IDF cherchent à augmenter le flux de soldats volontaires en provenance de l’étranger. Elles ont récemment chargé les Amis des Forces de Défense Israéliennes d’accentuer leur partenariat avec Nefesh B’Nefesh, une organisation israélienne qui aide les Juifs émigrant en Israël.
Source : euromid.org http://www.euromid.org/marsad/index.php?action=main/readcontent&la...
Traduction : CR pour ISM

L’avocat de Bahar Kimyongür a besoin de votre soutien : écrivez à la ministre italienne de la Justice !

D’ici vendredi 6 décembre, l’Italie doit statuer sur la demande de remise en liberté de Bahar Kimyongür, introduite par Maître Federico Romoli.
Afin de sensibiliser les autorités italiennes à propos de la situation du citoyen belge, écrivez à la ministre italienne de la Justice, Anna Maria Cancellieri, à l’adresse suivante : centrocifra.gabinetto@giustiziacert.it
Réclamons la libération immédiate de Bahar Kimyongür et son retour en Belgique.
Envoyez sans attendre à Madame Cancellieri vos doléances.
Vous pouvez utiliser la lettre qui suit, disponible en français et en italien :
--------------------------------------------------------------------------------
Madame la Ministre,
Depuis le 21 novembre, Bahar Kimyongür est incarcéré à Bergame sur demande de la Turquie, qui exige son extradition.
Comme la Cour d’appel de Brescia doit statuer sur la remise en liberté, le maintien en détention ou du citoyen belge dans les jours à venir, il est de mon devoir de porter les éléments suivants à votre connaissance.
Il est important que vous sachiez que depuis plus d’une décennie, Bahar Kimyongür subit un véritable harcèlement de la part de l’État turc. Ce harcèlement s’est manifesté d’abord en Belgique. Pourtant, au terme de quatre procès et de deux cassations, Bahar Kimyongür a été totalement « blanchi », acquitté par la Cour d’appel de Bruxelles.
La Turquie a aussi fait pression sur les Pays-Bas mais la Chambre d’extradition de La Haye a refusé, dès 2006, son extradition. Sur base du même mandat d’arrêt international délivré par la Turquie, c’est ensuite durant ses vacances en Espagne que Monsieur Kimyongür a été interpellé, le 17 juin dernier. Ce pays, même si la procédure d’extradition y est toujours en cours, l’a cependant, très rapidement, remis en liberté.
Désormais, c’est en Italie que Bahar Kimyongür continue d’être persécuté par Ankara. Or, il est essentiel que cet acharnement cesse car, comme le soulignent les décisions belges et hollandaise, Bahar Kimyongür n’a commis aucun acte de violence, aucun délit. Ce qui pose en réalité problème à la Turquie, ce sont ses prises de position critiques, ses écrits -dans lesquels il s’oppose à la politique d’Ankara-, ses déclarations -dans lesquelles il dénonce courageusement les violations des droits de l’homme et les cas de torture dans les prisons turques-.
Madame la Ministre, l’Italie compte un prisonnier politique ! Dans votre pays, un citoyen belge est actuellement emprisonné pour ses opinions. Cette situation est insupportable. C’est la raison pour laquelle je me permets, au nom de la liberté d’expression, de vous écrire afin de vous encourager à entreprendre toutes les démarches nécessaires à la libération immédiate de Bahar Kimyongür.
Veuillez agréer, Madame la Ministre, mes salutations les plus distinguées
In italiano :
Al ministro della Giustizia Anna MariaCancellieri, Ministero di Grazia e Giustizia, via Arenula, Roma
Oggetto : detenzione di un cittadinobelga nelle carceri italiane per reato di opinione
Signora Ministro,
Dalloscorso 21 novembre, il cittadino belga Bahar Kimyongür è detenuto a Bergamo su richiesta della Turchia, la quale ne richiedel’estradizione.
Dal momento che nei prossimi giorni la Corte d’Appello di Brescia deve decidere per la scarcerazione o il proseguimento della detenzione del cittadino belga…
Inprimo luogo, occorre sapere che da oltre dieci anni Bahar Kimyongür subisce una vera e propria persecuzione da parte dello Stato turcoche lo accusa senza prove di essere un “terrorista”. Questapersecuzione è avvenuta soprattutto in Belgio. Tuttavia, dopo quattro processi e due giudizi in cassazione, Bahar Kimyongür è stato completamente assolto dalla Corte d’Appello di Bruxelles.
La Turchia ha anche fatto pressione sui Paesi Bassi, ma nel 2006 la Camera di estradizione dell’Aja ha rifiutato l’estradizione. Sulla base dello stesso mandato d’arresto internazionale emesso dalla Turchia, il signor Kimyongür è stato poi arrestato in Spagna, lo scorso 17 giugno. In questo caso, la giustizia spagnola ha rimessoin libertà molto rapidamente il cittadino belga, anche se la procedura per l’estradizione è tuttora in corso.
E adesso è la volta del Suo paese a essere il teatro della persecuzione che Bahar Kimyongür subisce da parte di Ankara. E’indispensabile che questo accanimento cessi perché, come indicano legiustizie belga e olandese, Bahar Kimyongür non ha commesso alcunatto di violenza o delitto. Quel che risulta insopportabile per il governo turco, sono le prese di posizione critiche di questo cittadino belga, i suoi scritti nei quali egli si oppone alla politica di Ankara, le sue coraggiose denunce delle violazioni deidiritti umani e i casi di tortura nelle prigioni turche.
Signor Ministro, in questo momento Bahar Kimyongür, cittadino belga, è un prigioniero politico in Italia per le sue sole opinioni. E’ una situazione intollerabile. Ecco perché mi permetto, in nome della libertà di espressione, di scriver Le e appellarmi a Le i affinché possa ispirare tutti passi necessari a ottenere la liberazione di Bahar Kimyongür.
Vogliagradire, signora Ministro, i miei saluti e ringraziamenti
Infede,

lundi 2 décembre 2013

SYRIE : L'offensive israélo-saoudienne pour briser le blocus de la Ghouta est un échec…… le plan de l'offensive a été préparé par une chambre d'opération commune saoudo-israélo-américaine, installée en Jordanie, où les mercenaires ont été formés par des instructeurs de la CIA et financés par les pétrodollars saoudiens.


La dernière tentative désespérée de briser le blocus imposé depuis sept mois par l'Armée arabe syrienne à la Ghouta orientale, à l'est de Damas, est une opération montée de A à Z par les Saoudiens, les Américains et les Israéliens.
L'offensive a été lancée le vendredi 22 novembre par des milliers de mercenaires syriens et étrangers, venus en grande partie de Jordanie. Leur objectif était de reprendre la localité stratégique de Oteiba, située à 30 kilomètres au sud-est de la capitale, et qui abritait le quartier général des rebelles armés pour la province de Damas.
Selon diverses sources d'informations, le plan de l'offensive a été préparé par une chambre d'opération commune saoudo-israélo-américaine, installée en Jordanie, où les mercenaires ont été formés par des instructeurs de la CIA et financés par les pétrodollars saoudiens. La colonne a ensuite pénétré en Syrie en empruntant des routes désertiques grâce à des photos-satellite. A l'approche de la colonne de la Ghouta orientale, les Israéliens ont lancé une vaste opération de brouillage des télécommunications des troupes de l'Armée arabe syrienne, qui défendent la région. Les unités de l'armée se sont retrouvées ainsi coupées de leur commandement et les contacts entre elles étaient également très perturbées. C'est alors que les mercenaires ont lancé leur attaque, alors que simultanément les rebelles encerclés à l'intérieur de la Ghouta ont tenté une sortie.   
En tout, quelque 5000 hommes se sont jetés sur les positions de l'Armés arabe syrienne pour tenter de briser le blocus de la Ghouta orientale. Malgré leur nombre, l'armement lourd fourni par leur opérateurs saoudiens et le soutien logistique apporté par les Israéliens, les rebelles n'ont pris que quelques positions et check-points de l'armée dans cinq ou six villages, au prix de plus de 300 morts, dont près du tiers ne sont pas de nationalité syrienne.
Après avoir stabilisé la ligne de front, l'armée régulière syrienne et l'Armée de défense nationale ont lancé une contre-offensive pour reprendre le terrain perdu et empêcher les mercenaires de consolider leurs positions dans les régions où ils ont pénétré. Malgré deux autres offensives lancées en début de semaine, les rebelles n'ont pas réussi à améliorer leur situation.
Les experts de tous bords confirment l'échec de cette "offensive israélo-saoudienne", dont l'objectif militaire était de reprendre la localité de Oteiba. Au niveau politique, cette attaque est une tentative désespérée des Saoudiens d'améliorer la position inconfortable de leurs agents et collaborateurs qui représenteront ladite opposition syrienne à la conférence de Genève 2, le 22 janvier 2014.
Selon des sources bien informées, les Etats-Unis ont accordé un délai de deux mois aux Saoudiens pour qu'ils tentent, une énième fois, de modifier les rapports de force sur le terrain. Hystériques, les Saoudiens ne cachent plus leur participation directe à la guerre contre la Syrie. Des sources fiables affirment que les extrémistes saoudiens combattants dans les rangs des rebelles s'élèvent à plusieurs milliers. Beaucoup sont des militants d'Al-Qaïda qui étaient emprisonnés en Arabie saoudite et qui ont été libérés sous la condition qu'ils iraient se battre en Syrie pour "établir le califat islamique". Ces mêmes sources estiment à 300 le nombre de Saoudiens tués dans les rangs des rebelles, alors que des dizaines d'autres ont été capturés par l'Armée arabe syrienne. 
De nombreux saoudiens ont également été tués, ces deux dernières semaines, lors des combats dans la région du Qalamoun, à la frontière avec le Liban, où l'Armé arabe syrienne a pris les villes de Qara et Deir Attiya, ainsi qu'une grande partie de la ville de Nabak. Parmi les morts saoudiens figurent le dénommé Mutlak al-Mutlak, le fils d'un officier de la garde royale saoudienne.
Source : TENDANCES DE L’ORIENT

dimanche 1 décembre 2013

Plainte contre Laurent Fabius en Cour de Justice…..en sa qualité de ministre des Affaires étrangères, a commis des abus d’autorité visant à délégitimer les Syriens luttant contre le terrorisme et à légitimer, voire à légaliser, l’usage du terrorisme contre des civils…


Trois citoyens syriens ont déposé une plainte devant la Cour de Justice de la République française contre Laurent Fabius, pour complicité de menaces de mort, de violation de domicile, de dégradation et de destruction, de mutilation, d’assassinat, de séquestration, d’enlèvement, de détention et d’atteinte à l’intégrité du cadavre à raison de sa supposée non-appartenance à une religion déterminée.
Les plaignants, Mme Al Kassem, MM. Al Ibrahim et Salim, considèrent que M. Laurent Fabius, en sa qualité de ministre des Affaires étrangères, a commis des abus d’autorité visant à délégitimer les Syriens luttant contre le terrorisme et à légitimer, voire à légaliser, l’usage du terrorisme contre des civils en raison de leur supposée non-appartenance à l’islam sunnite.
Ils sont défendus par un Collectif international d’avocats, dont plusieurs membres se sont rendus en Syrie et ont pu y constater les crimes commis par les jihadistes internationaux soutenus par M. Laurent Fabius [1].
La Cour de Justice de la République est l’instance constitutionnelle apte à juger les crimes commis par des ministres dans l’exercice de leurs fonctions.
[1] • « Appel d’un collectif d’avocats pour la paix en Syrie », 3 mars 2013.
• « La Syrie, attaquée de toutes parts, résiste », par Bernard Ripert, Damien Viguier, Fabrice Delinde, Pascal Junot, Réseau Voltaire, 15 octobre 2013.