samedi 5 octobre 2013

Les confessions d’un assassin financier : L’affaire du blanchiment d’argent saoudien


En 1974. un diplomate saoudien me montra des photos de Riyad, la capitale de son pays. On voyait sur l’une d’elles un troupeau de chèvres fouillant dans des tas d’ordures à l’extérieur d’un édifice gouvernemental. Quand je lui demandai pourquoi ces chèvres étaient là, il me répondit qu’elles étaient le principal système d’élimination des déchets de la ville. Cette réponse me choqua. « Aucun Saoudien qui se respecte ne ramasserait les ordures, me dit-il. Nous laissons cela aux animaux. »
À l’époque, je faisais partie d’un groupe de consultants qui commençaient à rassembler les éléments d’une solution à la crise du pétrole. Ce troupeau de chèvres m’aida à voir dans quelle direction cette solution pouvait évoluer, étant donné le peu de développement qu’avait connu ce pays depuis trois siècles.
L’histoire de l’Arabie saoudite fut fortement marquée par la violence et le fanatisme. Au XVIW siècle, Muhammad Ibn Séoud, un chef de guerre local, s’unit aux fondamentalistes de la secte ultraconservatrice des wahhabites. Durant les deux siècles qui suivirent, la famille des Séoud et ses alliés wahhabites conquirent la plus grande partie de la péninsule arabique, y compris les deux villes saintes de l’islam. La Mecque et Médine.
Lors d’un sommet à Koweït, les ministres arabes du Pétrole étudièrent aussi d’autres options. Le représentant irakien proposa avec véhémence de prendre les États-Unis pour cible. Il proposa aux autres délégués de nationaliser les compagnies américaines établies dans le monde arabe, d’imposer un embargo pétrolier total aux États-Unis et à tous les autres pays qui appuyaient Israël, et de retirer des banques américaines tous les capitaux arabes.
Washington se mit à négocier avec les Saoudiens, leur offrant une assistance technique, du matériel et un entraînement militaires, ainsi que l’occasion de moderniser leur pays, en échange de pétrodollars et, mieux encore, de l’assurance qu’il n’y aurait plus jamais d’embargo pétrolier. Les négociations aboutirent à la création d’un organisation extraordinaire, la Commission économique conjointe américano-saoudienne. Connue sous le nom de JECOR, elle s’appuyait sur un concept innovateur tout à fait à l’opposé des programmes traditionnels d’aide à l’étranger ; c’est l’argent saoudien qui servirait à engager des compagnie américaines pour développer l’Arabie saoudite.
Je fus convoqué. On me dit que mon rôle serait crucial et que tout ce que je ferai ou apprendrai devait demeurer strictement confidentiel. De mon point de vue privilégié cela ressemblait à une opération clandestine.
Mon travail consistait à prévoir ce qui pouvait arriver en Arabie saoudite si l’on investissait de grosses sommes d’argent dans son infrastructure et à établir des scénarios pour la dépense de cet argent. En bref, je devais utiliser toute mon imagination pour justifier l’infusion de centaines de millions de dollars dans l’économie saoudienne de manière à en faire profiter des compagnies de construction et d’ingénierie américaines. On me demanda de travailler seul, sans faire appel à mes assistants, et je fus séquestré dans une petite salle de conférences située plusieurs étages plus haut que mon département. On me prévint que mon travail était une affaire de sécurité nationale,(...)
Je comprenais évidemment que l’objectif principal n’était pas le même que d’habitude, c’est-à-dire d’endetter ce pays à jamais, mais plutôt de trouver des moyens de rediriger vers les États-Unis une grande partie des pétrodollars. L’économie saoudienne deviendrait alors de plus en plus liée à la nôtre et dépendante d’elle ; l’Arabie saoudite s’occidentaliserait davantage et finirait par adhérer entièrement à notre système.
Nous espérions tous que ce plan deviendrait un modèle pour le reste du monde. Les globe-trotters saoudiens vanteraient nos réalisations et inviteraient les dirigeants de plusieurs pays à venir voir les miracles accomplis par nous en Arabie saoudite ; ces dirigeants feraient ensuite appel à nous pour que nous concevions un plan semblable pour leur pays, et, dans la plupart des cas, puisqu’il s’agirait de pays ne faisant pas partie de l’Opep, ils s’arrangeraient pour se faire financer par la Banque mondiale ou autrement, de sorte qu’ils finiraient par se retrouver criblés de dettes. L’empire global serait bien servi.
Autant pour des planificateurs que pour des ingénieurs et des constructeurs, l’Arabie saoudite constituait donc l’occasion rêvée ; elle présentait un intérêt économique sans précédent, puisque ce pays sous-développé qui désirait se moderniser très rapidement possédait des ressources financières pratiquement illimitées.
Je ne perdis jamais de vue nos véritables objectifs : maximiser les paiements qui seraient versés aux compagnies américaines et rendre l’Arabie saoudite de plus en plus dépendante des États-Unis. Ces deux objectifs étaient inextricablement liés, car la plupart des projets à réaliser nécessiteraient des améliorations et des services continuels ; ils étaient d’une si grande complexité technique que les compagnies qui les auraient réalisés devraient constamment les maintenir et les moderniser.
Au-delà de l’aspect purement économique, l’Arabie saoudite deviendrait dépendante de nous d’une autre façon.
La modernisation de ce royaume riche en gisements pétrolifères déclencherait des réactions hostiles. Par exemple, les musulmans conservateurs seraient furieux ; Israël et d’autres pays voisins se sentiraient menacés. Le développement économique de l’Arabie saoudite susciterait sans doute la croissance d’une autre industrie, celle de la protection de la péninsule arabique. Des compagnies privées spécialisées dans ce genre d’activité, ainsi que l’industrie militaire américaine, pouvaient s’attendre à de généreux contrats, et encore une fois, à des ententes de gestion et de service à long terme. Leur présence nécessiterait une autre phase de projets d’ingénierie et de construction, dont des aéroports, des bases de missiles et de personnel, ainsi que toute l’infrastructure associée à ces installations.
J’expédiais mes rapports par courrier interne, dans des enveloppes scellées et adressées au "Directeur de projets du ministère des Finances".
L’un des vice-présidents créa même une formule que nous utilisâmes ensuite fréquemment pour décrire le royaume ; « une vache que nous pourrons traire jusqu’à notre retraite ». Mais, pour moi, cette formule évoquait toujours des chèvres plutôt que des vaches ...
Il s’agissait là d’une approche innovatrice pour la création de travaux lucratifs dans des pays qui n’avaient pas besoin d’emprunter aux banques internationales. L’Iran et l’Irak, par exemple, s’imposaient aussitôt à l’esprit.
La nature humaine étant ce qu’elle est, nous pressentions que les dirigeants de tels pays auraient vraisemblablement envie d’imiter l’Arabie saoudite.
Je travaillai intensément à cette phase "visionnaire" durant environ huit mois, quoique jamais plus de quelques jours à la fois, séquestré dans ma salle de conférences privée ou dans mon appartement surplombant les jardins publics de Boston.
Selon ce projet en évolution, Washington demandait aux Saoudiens de garantir le maintien de l’approvisionnement en pétrole à un niveau qui pourrait évidemment fluctuer, mais qui demeurerait toujours acceptable aux États-Unis et à leurs alliés. Si jamais d’autres pays, comme l’Iran, l’Irak, l’Indonésie ou le Venezuela, menaçaient de mettre l’embargo, l’Arabie saoudite pourrait combler le vide avec ses immenses réserves, ce qui suffirait à décourager les autres pays d’envisager un embargo. En échange de cette garantie, Washington offrait à la maison des Saoud un soutien politique total et non équivoque, et, si nécessaire, un appui militaire, lui assurant ainsi qu’elle continuerait à diriger le pays.
La famille royale pouvait difficilement refuser cette offre, étant donné la position géographique de l’Arabie saoudite, son absence de puissance militaire et sa grande vulnérabilité à ses voisins, comme l’Iran, la Syrie, l’Irak et Israël. Naturellement, Washington utilisa cet avantage pour imposer une autre condition essentielle, qui redéfinissait le rôle des assassins financiers dans le monde et servirait de modèle à de futures interventions dans d’autres pays, plus particulièrement l’Iraq. Rétrospectivement, j’ai parfois de la difficulté à comprendre comment l’Arabie saoudite a pu accepter cette condition. Il est certain que les autres pays du monde arabe, ceux de l’Opep et d’autres pays islamiques, furent choqués quand découvrirent les termes de l’entente et la façon dont la famille royale s’était rendue aux demandes de Washington.
La condition était celle-ci : l’Arabie saoudite utiliserait ses pétrodollars pour acheter des titres d’État américains ; en retour, les intérêts rapportés par ces titres seraient dépensés par le ministère américain des Finances de manière à permettre à l’Arabie saoudite de passer d’une société médiévale au monde moderne et industrialisé. En d’autres termes, les intérêts composés générés par les milliards de dollars de revenus du pétrole du royaume serviraient à payer des compagnies américaines pour qu’elles réalisent la vision que j’aurais présentée (ainsi sans doute que quelques-uns de nos compétiteurs) afin de faire de l’Arabie saoudite une puissance industrielle moderne. Notre propre ministère des Finances nous engagerait, aux frais des Saoudiens, pour construire des infrastructures et même des villes entières dans toute la péninsule arabique.
De notre point de vue, les perspectives de profits semblaient illimitées. Il s’agissait d’une entente favorable aux deux parties et pouvant créer un étonnant précédent. Ce qui rendait l’entente encore plus alléchante, c’est que personne n’avait à obtenir l’approbation du Congrès, un processus abhorré par les compagnies (...)
Pour mettre en marche le processus, un membre haut placé du gouvernement fut dépêché en Arabie saoudite afin de remplir une mission extrêmement confidentielle. Je n’en ai jamais eu la preuve, mais je crois bien qu’il s’agissait d’Henry Kissinger.
Qui que fut cet envoyé, il devait d’abord rappeler aux membres de la famille royale ce qui s’était passé en Iran quand Mossadegh avait tenté d’expulser les intérêts pétroliers britanniques. Ensuite, il devait leur présenter un plan trop attrayant pour qu’ils le refusent, tout en leur faisant comprendre qu’ils n’avaient pas tellement le choix. Je n’ai vraiment aucun doute là-dessus : on leur laissa l’impression très nette que, s’ils acceptaient notre offre, nous soutiendrions et protégerions leur régime, et que, s’ils la refusaient, ils subiraient le même sort que Mossadegh. L’envoyé revint à Washington avec un message des Saoudiens disant qu’ils obtempéraient.
Il ne restait plus qu’un léger obstacle : nous devions convaincre certains membres clés du gouvernement saoudien.
Il s’agissait là d’une affaire de famille, nous a-t-on dit. Bien que l’Arabie saoudite ne fût pas une démocratie, un consensus semblait nécessaire au sein de la maison des Saoud.
En 1975, je fus affecté auprès de l’un de ces membres clés. Pour moi, il était le prince W., bien que je n’ai jamais su s’il était réellement couronné. J’avais pour mission de le convaincre que l’affaire du blanchiment d’argent saoudien serait très profitable à son pays ainsi qu’à lui-même.
La tâche fut plus difficile qu’elle n’avait paru de prime abord. Le prince W. se déclara bon wahhabite et affirma qu’il ne voulait pas voir son pays s’engager sur la voie de la commercialisation occidentale. Il affirma aussi comprendre la nature insidieuse de notre proposition. Nous avions, dit-il, le même objectif que les croisés du précédent millénaire : la christianisation du monde arabe. En fait, il avait partiellement raison. À mon avis, la seule différence entre nous et les croisés résidait dans le registre. Les catholiques médiévaux prétendaient vouloir sauver les musulmans du purgatoire, tandis que nous prétendions vouloir aider les Saoudiens à se moderniser. En vérité, je crois que les croisés, tout comme la corporatocratie, cherchaient d’abord à étendre leur empire.
Mis à part ses croyances religieuses, le prince W. avait un faible pour les jolies blondes... Il semble presque ridicule de mentionner ce qui est maintenant devenu un stéréotype injuste, et je dois préciser que le prince W. est le seul de tous les Saoudiens que j’ai connu qui eût ce penchant, ou, tout au moins, qui ait bien voulu me le laisser voir. Cela a pourtant joué un rôle dans la réalisation de cette entente historique, ce qui démontre bien jusqu’où j’étais prêt à aller pour remplir ma mission.
L’entente passée entre les États-Unis et l’Arabie saoudite transforma le royaume presque du jour au lendemain ; l’énergie, l’éducation et les communications. Comme le fit observer Thomas Lippman en 2003 :
"L’Arabie saoudite est aujourd’hui un pays d’autoroutes, d’ordinateurs, de centres commerciaux climatisés comportant les mêmes boutiques chics que l’on trouve dans les riches banlieues américaines, d’élégants hôtels, de fast-foods, de télévision par satellite, d’hôpitaux modernes, de hautes tours à bureaux et de parcs d’amusement offrant un tourbillon d’attractions."
L’affaire du blanchiment d’argent saoudien et la Commission conjointe créèrent aussi des précédents en jurisprudence internationale.
Plus subtil et, finalement, plus néfaste fut le rôle joué par l’Arabie saoudite dans le financement du terrorisme international. Les États-Unis n’ont aucunement caché leur désir de voir la maison des Saoud financer la guerre d’Oussama Ben Laden contre les Soviétiques en Afghanistan dans les années 80, et Riyad et Washington ont fourni ensemble aux moudjahidin environ trois millions et demi de dollars.
Cependant, la participation américaine et saoudienne alla beaucoup plus loin.
Après les attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center et le Pentagone, on découvrit d’autres preuves des relations secrètes entre Washington et Riyad.
En octobre 2003, le magazine Vanity Fair concluait ainsi :
"La famille Bush et la maison des Saoud, les deux plus puissantes dynasties du monde, ont des liens personnels, commerciaux et politiques très étroits depuis plus de vingt ans (...)
Dans le secteur privé, les Saoudiens ont soutenu Harken Energy, une compagnie pétrolière en difficulté dont George w. Bush était l’un des investisseurs. Plus récemment, I’ancien président George H.W. Bush et son vieil allié James A. Baker III, ancien secrétaire à la Défense, se sont présentés devant des Saoudiens à des collectes de fonds pour le groupe Carlyle, la plus grande firme de financement du monde, prétendument.
Aujourd’hui, l’ancien président Bush continue de servir de conseiller à cette firme, dont l’un des investisseurs serait un Saoudien accusé d’entretenir des liens avec des groupes de soutien au terrorisme (...)
Quelques jours à peine après le 11 septembre 2001, de riches Saoudiens, dont des membres de la famille Ben Laden, furent évacués des États-Unis par jet privé. On ignore qui a autorisé ces vols, et les passagers n’ont pas été interrogés. La longue relation de la famille Bush avec les Saoudiens aurait-elle facilité les choses ? "
Le présent nous appartient. Le temps est venu pour chacun et chacune de prendre position, de poser les questions importantes, d’interroger son âme et d’agir.
Ce sont les choix que vous avez faits en réponse aux hasards de votre vie qui vous ont conduit où vous êtes maintenant.
John Perkins
Les confessions d’un assassin financier [1]
[1] http://www.amazon.fr/Les-confessions-dun-assassin-financier/dp/2896260013

vendredi 4 octobre 2013

Les armes chimiques secrètes d'Israël….Les inspecteurs de l’ONU, qui contrôlent les armes chimiques de la Syrie, auraient beaucoup plus à faire s’ils étaient envoyés contrôler des armes nucléaires, biologiques et chimiques (NBC) d’Israël.

Selon Jane’s Defense Weekly, Israël –l'unique puissance nucléaire au Moyen-Orient- possède de 100 à 300 têtes nucléaires et leurs vecteurs appropriés (missiles balistiques et de croisière et chasseurs-bombardiers). Selon des estimations du Sipri, Israël a produit entre 690 et 950 kgs de plutonium, et continue à en produire assez pour fabriquer chaque année 10 à 15 bombes du type de celle de Nagasaki. Il produit aussi du tritium, un gaz radioactif avec lequel on fabrique des têtes neutroniques, qui provoquent une contamination radioactive mineure mais de plus haute létalité.
Selon divers rapports internationaux, cités aussi par le journal israélien Ha’aretz, des armes biologiques et chimiques sont développées à l’Institut pour la recherche biologique, situé à Ness-Ziona, près de Tel Aviv. Officiellement, 160 scientifiques et 170 techniciens composent le staff, qui mène depuis cinq décennies des recherches en biologie, chimie, biochimie, biotechnologie, pharmacologie, physique et d’autres disciplines scientifiques. L’Institut est  avec le Centre nucléaire de Dimona, « une des institutions les plus secrètes d’Israël » sous juridiction directe du Premier ministre. Le plus grand secret entoure la recherche sur les armes biologiques : des bactéries et virus qui, disséminés chez l’ennemi, peuvent déclancher des épidémies. Parmi eux, la bactérie de la peste bubonique (la « mort noire » du Moyen-âge) et le virus Ebola, contagieux et létal, pour lequel aucune thérapie n’est disponible . On peut produire avec la biotechnologie de nouveaux types d’agents pathogènes auxquels la population cible n’est pas en mesure de résister, ne disposant pas du vaccin spécifique. On dispose aussi de sérieux indices sur des recherches pour développer des armes biologiques pouvant anéantir le système immunitaire humain.
Officiellement l’Institut israélien effectue des recherches sur des vaccins contre des bactéries et virus, comme celles sur l’anthrax financées par le Pentagone, mais il est évident qu’elles permettent de développer de nouveaux agents pathogènes à usage guerrier. Le même expédient est utilisé aux USA et dans d’autres pays pour contourner les conventions qui interdisent les armes biologiques et chimiques. En Israël la chape de secret a été en partie levée par l’enquête qu’a faite, avec l’aide de scientifiques, le journaliste hollandais Karel Knip. Il ressort en outre que des substances toxiques développées par l’Institut ont été utilisées par le Mossad pour assassiner des dirigeants palestiniens.
Des témoignages médicaux indiquent qu’à Gaza et au Liban, les forces israéliennes ont utilisé des armes de conception nouvelle : elles laissent le corps intact à l’extérieur mais, en y pénétrant, dévitalisent les tissus, carbonisent le foie et les os, et coagulent le sang. Ceci est possible avec la nanotechnologie, cette science qui projette des structures microscopiques en les construisant atome par atome.  L’Italie participe aussi au développement de ces armes, étant liée à Israël par un accord de coopération militaire et son premier partenaire européen dans la recherche & développement. La loi de finances prévoit une attribution annuelle de 3 millions d’euros pour des projets de recherche conjoints italo-israéliens. Comme celui, indiqué dans le dernier appel d'offres de recherche de la Farnesina (ministère italien des Affaires étrangères) sur de « nouvelles approches pour combattre des agents pathogènes résistants aux traitements ».
Ainsi l’Institut israélien pour la recherche biologique pourra-t-il rendre les agents pathogènes encore plus résistants.
Traduit par Marie-Ange Patrizio
Source : TLAXCALA

jeudi 3 octobre 2013

Syrie - Mère Agnès : Les enfants de l’attaque chimique ont été anesthésiés !

La mère Agnès-Marie de la Croix a assuré que les enfants qui ont été filmés dans le massacre aux armes chimiques dans la région de Ghouta en Syrie sont toujours vivants mais qu’ils ont été anesthésiés.

« Les habitants de la province de Lattaquié m’ont informée avoir vu leurs enfants dans les vidéos sur la Ghouta, filmées par les miliciens armés », a-t-elle dit dans une interview avec la chaine de télévision al-Mayadeen.
Accompagnant l’équipe des inspecteurs des Nations Unies dans leur deuxième visite à Damas, Mère Agnès explique que « le premier motif de son action était au début humanitaire, et la veille de l’attaque chimique dans la Ghouta nous étions à Damas. Nous avons vu de nos propres yeux ce qui a eu lieu à Maadamiya.
Donc, s’il y avait eu des morts, des victimes et des blessés, on aurait remarqué ceci immédiatement. Mais cette nuit, aucun mouvement inhabituel n’a été enregistré. Les gens ici sont tous des voisins et se connaissent. Les habitants de la Ghouta qui se sont déplacés vers Damas n’ont pas été paniqués par un événement de cette ampleur, surtout que les informations de presse ont fait état de 1400 morts et de 10000 blessés dans une petite zone. Nous n’avons pas entendu non plus les ambulances. Tout était calme cette nuit ».
« Telles étaient mes premières remarques, et lors de mon voyage en Malaisie, j’ai été en contact permanent avec les habitants de Lattaquié. Le 4 aout, les groupes armés ont ravagé 11 villages dans la province de Lattaquié.
Les médias occidentaux ont parlé d’une avancée de l’opposition syrienne, alors qu’un véritable carnage avait eu lieu. Nous avions dressé des listes comprenant les martyrs de la province de Lattaquié et les disparus. Les groupes armés avaient kidnappé 115 personnes dont 65 enfants de moins de 15 ans. Au cours de mon voyage, j’ai appris que des parents de la province de Lattaquié ont reconnu des enfants enlevés de la même région qui sont apparus dans les images diffusées sur les victimes des armes chimiques présumées dans la Ghouta.
Les Américains ont choisi 13 films parmi les vidéos présentées par les groupes armés et les ont qualifiés de surs.
Et Mère Agnès d’ajouter : « J’étais en contact avec des journalistes allemands, je leur avais dit que je suis incapable de déterminer la date et le lieu de chaque film. Ils m’ont envoyée une liste de 43 films dont les premières vidéos. Ma surprise était grande à la vue des mêmes enfants repris dans au moins quatre ou cinq vidéos. Je me suis dit que ce qui se passe est anormal.
Quand je me suis approfondie dans l’étude de toutes les vidéos sur des attaques chimiques présumées, je me demandais à chaque fois : d’où cherchent-ils tous ces enfants ? Où sont leurs parents ? Est-ce possible qu’une mère abandonne ses enfants ? Il est normal qu’un ou deux enfants disparaissent, mais perdre ce grand nombre d’enfants ceci suscite des interrogations ».
 « Toutefois, j’ai une bonne nouvelle : les enfants étaient anesthésiés, la preuve en est que tous les enfants étaient calmes à l’exception d’un enfant qui pleurait. On aurait administré à ces enfants plusieurs types d’anesthésiants pour donner l’impression qu’ils sont morts. Quant aux jeunes tués, je pense qu’ils sont des éléments des groupes armés qui ont joué le rôle de comparse ».
« S’ils étaient morts, on aurait vu ce nombre élevé de victimes enterrés dans les tranchées énormes creusées pour contenir entre 300 à 400 dépouilles. Mais seules 8 corps y ont été enterrés. Nous n’avons pas vu ceux qui enterrent. S’il y avait vraiment 1500 corps, où seraient-ils alors ? ».
Mère Agnès révèle à la chaine al-Mayadeen qu’une équipe internationale baptisée « l’équipe du 21 aout », et regroupant des experts allemands, français, italiens, canadiens et américains a été formée pour dresser une liste chronologique des événements entre 1h55 et 4h00 du matin. Ce timing suscite plusieurs interrogations. Il est impossible que toutes les dépouilles aient été transportées aux morgues le même jour, surtout qu’on parlait de milliers de victimes.
Nous sommes de plus en plus convaincus que ces vidéos n’ont pas été filmées le 21 aout. Elles ont été postées sur internet en ce jour et ceci nécessite plus de preuves »
A suivre
Mise en ligne CV : 27 septembre 2013

Syrie : des leçons pour supplétifs....C’est le sort des pantins que d’être soumis au bon vouloir des tireurs de ficelles..


La fonction de supplétif est l’une des plus compliquées qui soit. La preuve en a été donnée par l’atroce situation dans laquelle s’est trouvé le président français, François Hollande, sur le dossier syrien.
Le Nouvel Observateur vient de remuer le couteau de la plaie. Il a pu recueillir des informations sur le déroulement de la journée du samedi 31 août, le " J-1 ", qui devait précéder le jour de la " punition " du " régime de Bachar El Assad ". " Les frappes sont pour ce soir ", il ne faisait aucun doute, mais à la Défense, un membre du commandement avoue : " nous ne maîtrisions pas : le calendrier. C’est Obama qui devait donner le top départ ".
De l’autre côté de l’Atlantique, de Washington, le président étasunien allait appeler sur la " ligne directe et sécurisée ". Nous pouvons le confirmer, maintenant, Obama se préoccupait fort peu des émois du Français. Lui, il avait la décision et n’avait besoin que de donner des ordres, et surtout gérait l’affaire au mieux des intérêts stratégiques de son pays. Pendant qu’en France tout l’appareil d’État était mobilisé et attendait dans une fébrilité insoutenable que le téléphone sonne, Obama était sûrement en train de négocier avec les Russes, en se donnant le temps pour la chose, puisqu’il a décidé de consulter ses parlementaires, en vacances à ce moment.
Là encore, nous savons ce qu’il est advenu. L’aboutissement à un accord entre les États-Unis et la Russie qui enterre pratiquement tout recours à la confrontation armée, qu’aurait peut-être déclenchée une agression atlantiste contre la Syrie. Accord suivi d’une résolution du Conseil de sécurité, loin de toute contrainte majeure et de menace de guerre d’agression. Et il n’y a pas que le pouvoir français à avoir goûté à l’amertume de la désillusion. Il y a aussi ces " oppositions " syriennes qui jubilaient de se voir gratifiées de bombardements qui leur offriraient la Syrie. Elles ont dû déchanter, tandis qu’Al-Qaïda se renforçait et ne laisse plus aucun doute sur son hégémonie militaire. Et voilà que se profile, pour les semaines qui viennent, une Conférence internationale sur la Syrie, où il s’agit pour la Coalition d’Istanbul (CNS) de se constituer en interlocuteur crédible et représentatif, alors que les groupes armés lui dénient toute reconnaissance.
Ban Ki-moon, le Secrétaire général des Nations Unies, obligé de faire le travail pour lequel il est payé, l’incite à " entrer en contact avec les autres groupes d’opposition pour former une délégation représentative et unie ", car il s’agit ni plus ni moins que de se préparer à " entreprendre un dialogue sérieux aussi vite que possible ". Une entreprise qui est autrement plus compliquée que de prendre directement le pouvoir des mains de l’OTAN. Après la destruction du pays, cela s’entend. Nous voilà donc devant le spectacle offert par des comparses en plein désarroi, devant les développements inattendus de l’agenda étatsunien et devant un tirage de cartes insoupçonnées. C’est le sort des pantins que d’être soumis au bon vouloir des tireurs de ficelles, la leçon devrait servir à bien d’autres candidats à l’allégeance aux puissants.

mercredi 2 octobre 2013

Derniers de la classe !..... la diplomatie française ne fait que régresser. De Sarkozy à Hollande, la diplomatie française n’a fait que s’enraciner dans un ostracisme sans précédent.

La crise syrienne a été une équation qui a révélé la maturité des uns et des autres en matière de résolution des problèmes politiques. Ainsi, cet examen a permis à chaque "élève" de voir exactement quelle est la place qui lui était impartie sur la scène politique.
Suite à un récent sondage publié par YouGov, il ressort que les Américains préfèrent significativement Vladimir Poutine à Barack Obama, dans la mesure où Vladimir Poutine s’est distingué par son efficacité pour désamorcer la crise des armes chimiques syriennes. A la question de savoir quel est l’homme politique qui a été le plus efficace lors de la crise des armes chimiques syrien, 49 pour cent des Américains ont plébiscité le président Vladimir Poutine, alors que seulement 25 pour cent ont voté pour Barack Obama.
Dans cet ordre d’idée, Bachar Al Assad occupe la troisième place avec 9%, suivi de Ban Ki Moon, avec 7% ; alors que, respectivement, Cameron et Hollande arrivent en dernière positions avec 6 et 4%.
Cela dit, de l’avis des commentateurs, les deux vainqueurs lors de ce round ont été Assad et Poutine. Si la diplomatie russe s’est distinguée par une gestion rationnelle de la crise, Assad quant à lui, a donné une vraie leçon de fonctionnement des institutions internationales sur Fox News dans une récente interview qui l’a repositionné auprès des Américains.
Par conséquent, la France se retrouve à la rue. « Les exigences françaises étaient guidées par la haine et non la raison ou une quelconque expertise, dans la mesure où Laurent Fabius s’est comporté comme un amateur. On se souvient de ses fulgurances et menaces qui demandaient à Damas de tout faire en une semaine et surtout de donner un délai de destruction. Mais, seul l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), peut mettre en place un calendrier. », commente le journaliste Allain Jules, avant de conclure : « Cette leçon et grande humiliation doivent désormais faire réfléchir et apporter un peu plus d’humilité. Par la voix de ses autorités, la France devrait faire sienne le dicton selon lequel, il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. Les sempiternels refrains « Al-Assad doit partir » ou encore « résolution contraignante sous Chapitre VII » et tutti quanti, ne sont désormais que des chimères. Il ne reste plus que des alliances avec les terroristes si elle veut, et annoncer officiellement son accord avec Al-Qaïda pour détruire la Syrie. »
Décidément, la diplomatie française ne fait que régresser. De Sarkozy à Hollande, la diplomatie française n’a fait que s’enraciner dans un ostracisme sans précédent. Pour preuve, la France, plus royaliste que le roi, a été le seul pays à commémorer les premiers bombardements de l’OTAN en Libye, le 19 mars 2012. Immaturité politique !

dimanche 29 septembre 2013

La "Conférence de paix" occulte la destruction de la Palestine…….Pourtant les ’conférences de paix’ entre Israéliens et Palestiniens - Madrid (1991), Oslo I (1993-1994), Oslo II (1995), Wye River (1998), Charm El-Cheikh (1999), Camp David (2000), Taba (2001), Charm El-Cheikh (2005), Jérusalem (2006), Annapolis (2007) – n’ont ni réalisé ni même contribué à la paix.


« Mettre fin aux spéculations sur les mirages de la fin de l’occupation et les chimères quant à la création d’un État palestinien au moyen des négociations, alors que ces tentatives ont échoué de manière cinglante. … L’expérience de vingt années de négociations avec l’entité sioniste prouve que celle-ci, par sa composition, sa nature, son comportement raciste de colonisation et de haine et sa politique ne montre aucune disposition pour une paix véritable qui garantisse au minimum les droits nationaux de notre peuple. … La colonisation s’est poursuivie pendant ces vingt ans de négociations et s’est multipliée par trois, voire par quatre. Tandis que la judaïsation de Jérusalem se propage inexorablement. »
Marwan Barghouti, mars 2012
À de rares exceptions près, les initiatives internationales visant à mettre fin au conflit entre Israéliens et Palestiniens considèrent que le dialogue de paix – négociations sans intervention extérieure - est le seul moyen d’atteindre cet objectif. Cette vision des choses est également largement répandue au niveau du sens commun.
Pourtant les ’conférences de paix’ entre Israéliens et Palestiniens - Madrid (1991), Oslo I (1993-1994), Oslo II (1995), Wye River (1998), Charm El-Cheikh (1999), Camp David (2000), Taba (2001), Charm El-Cheikh (2005), Jérusalem (2006), Annapolis (2007) – n’ont ni réalisé ni même contribué à la paix. Ces ’dialogues de paix’ n’ont ni interrompu, ni même ralenti la colonisation de peuplement et la confiscation des terres dans les territoires occupés en 1967. Ils n’ont pas empêché l’État d’Israël de poursuivre, voire d’accélérer l’installation d’Israéliens juifs dans les territoires occupés - aujourd’hui plus de 500000, soit un Israélien juif sur 10 -, l’implantation de colonies fortifiées, la confiscation et le nettoyage ethnique de terres palestiniennes.
Longtemps les appels à la négociation – au “dialogue de paix“ - entre Israéliens et Palestiniens se sont inscrits dans une rhétorique d’évacuation des territoires occupés en 1967 en échange de la paix. Dans le sillage des Accords d’Oslo, l’Autorité palestinienne s’est totalement engagée dans cette perspective. Il n’en a manifestement pas été de même pour les autorités israéliennes. Avant et après Oslo, tous les gouvernements israéliens ont inscrit leur politique - à l’instar de la politique officiellement prônée par Yitzhak Shamir en 1991 [1] - dans la perspective de la paix en échange de la paix, c’est-à-dire, de la fin des agressions israéliennes en échange de la fin de la résistance à l’occupation et à la colonisation. [2] Ce qui d’ailleurs est conforme à l’essence même de l’État d’Israël.
Intentionnellement ou non, toutes les ’conférences de paix’ ont été des promesses creuses qui ont entravé les Palestiniens, et un moyen d’amener les Israéliens et la communauté internationale à soutenir ou du moins à accepter la colonisation – confiscation des terres et nettoyage ethnique - des territoires occupés en 1967. Par exemple, “l’offre généreuse“ mise au point et utilisée de main de maître par E. Barak à la Conférence de Camp David (2000), a consisté à prétendre que pour arriver à un accord de paix, les autorités israéliennes avaient fait des offres extrêmement généreuses qui avaient été systématiquement rejetées par les Palestiniens. [3] Ce qui est censé prouver que les Palestiniens ne veulent pas la paix mais la destruction d’Israël et par conséquent que, confronté à l’absence d’un partenaire de paix, l’État d’Israël est obligé d’assurer sa sécurité, notamment par la construction d’un “Mur de sécurité“ et par l’implantation de colonies. [4]
L’effet sur l’opinion israélienne et internationale de ces prétendues “offres généreuses“ israéliennes, qui en fait n’ont jamais existé et qui auraient été confrontées à un rejet systématique de la part des Palestiniens, a été stupéfiant. [5] Pourtant les nombreuses et très graves infractions israéliennes aux Droits humains des Palestiniens - crimes de guerre et crimes contre l’humanité – ont été abondamment documentées par des organisations au-dessus de tout soupçon. Force est de constater que la crédulité devient incommensurable dès que l’on invoque de prétendues menaces à la sécurité d’Israël, pourtant de très loin la puissance militaire dominante de la région.
Depuis quelques années et de plus en plus souvent, les masques tombent du côté israélien. Des hautes autorités israéliennes ne font plus allusion à l’évacuation des territoires occupés, au démantèlement des colonies, ni même à la fin de la colonisation en échange de la paix. Par exemple, en réaction à l’attribution du statut d’État observateur à la Palestine par l’ONU le 29 novembre 2012, le Gouvernement israélien a publié le 2 décembre 2012 un communiqué officiel du Premier Ministre Benjamin Netanyahu où on peut lire : “Aujourd’hui nous construisons et nous continuerons à construire à Jérusalem et dans toutes les zones qui se trouvent sur la carte des intérêts stratégiques de l’État d’Israël“ “Il n’y aura pas d’État palestinien sans un dispositif qui garantisse la sécurité des citoyens israéliens. Il n’y aura pas d’État palestinien tant que l’État d’Israël ne sera pas reconnu comme l’État du Peuple juif. Il n’y aura pas d’État palestinien tant que les Palestiniens n’auront pas proclamé la fin du conflit“. [6] Donc le Gouvernement israélien proclame officiellement que les Palestiniens n’auront la paix qu’à condition de laisser les Israéliens coloniser en toute sécurité.
Bien qu’elle continue à évoquer l’échange de la paix contre l’évacuation des Territoires, il y a longtemps que l’Autorité palestinienne a été amenée à souscrire à la perspective de ’la paix en échange la paix’. [7] Du fait de sa totale dépendance à l’égard des États-Unis, de l’Union européenne et de la bonne volonté douanière d’Israël et sans doute surtout afin de préserver les privilèges liés à la gestion de l’occupation, l’Autorité palestinienne réprime ou du moins endigue fermement toute opposition militante à l’occupation, en échange du pouvoir d’administrer sous stricte tutelle israélienne la mosaïque de “réserves“ telle qu’elle existe aujourd’hui. Toutefois, bien que l’État d’Israël – Territoires occupés inclus - soit déjà, à l’image des États-Unis, un État moderne avec ses réserves d’indigènes, les autorités israéliennes ne sont pas encore rassasiées. Il reste des terres à confisquer et à “nettoyer“.
Le fait que l’Autorité palestinienne ne porte pas les graves violations du droit international et humanitaire commises par les autorités israéliennes devant la Cour internationale de Justice de La Haye est à mon sens une manifestation probante de l’acceptation de “la paix en échange de la paix“ par l’Autorités palestinienne.
Au moment de la création de l’État d’Israël, la quasi totalité des Palestiniens vivaient en Palestine mandataire. Ils y étaient propriétaires de 93% du territoire. Aujourd’hui près des 2/3 des Palestiniens vivent à l’extérieur de leur pays d’origine. [8] Ceux qui y vivent – en Israël proprement dit et dans les territoires occupés en juin 1967 - constituent quelque 50% de la population [9], mais ne sont propriétaires que d’environ 11% du sol [10] et d’un pourcentage bien inférieur encore – moins de 5% - des terres cultivables. En Israël proprement dit, la grande majorité des Palestiniens – bien que de nationalité israélienne – vivent dans des lieux restreints, étroitement surveillés et très défavorisés par rapport à ceux où vivent les Israéliens juifs. Dans les Territoires occupés, la situation est bien plus sévère encore. Les Palestiniens y sont progressivement amenés à se cantonner dans des enclaves largement dépouillées de ressources, si ce n’est la charité internationale. Tant en Israël proprement dit que dans les territoires occupés, leurs droits humains sont bafoués, leurs institutions sont soumises à une tutelle draconienne, le harcèlement est omniprésent et la confiscation des terres – notamment dans le Néguev - s’intensifie.
Bref, nous assistons depuis plus de 65 ans à la destruction officielle et délibérée de la société palestinienne par les autorités de l’État d’Israël : colonisation de peuplement, contrôle total des institutions, confiscation des terres et nettoyage ethnique des zones confisquées. Cette destruction – aujourd’hui largement réalisée - se poursuit et s’accélère derrière l’écran de l’actuelle Conférence de paix entre des autorités israéliennes bénéficiant d’une totale impunité et une Autorité palestinienne sous tutelle.
Hors l’application du droit international, s’en remettre à une négociation de paix entre une puissance militaire occupante et la communauté désarticulée qui est à sa merci, c’est s’en remettre à la raison du plus fort, celle de la puissance occupante ; c’est entériner l’occupation, les déplacements de population, les spoliations de terres et de maisons, les punitions collectives, les violences de l’armée, des polices et des milices des colonies, la destruction des infrastructures éducatives, économiques, sanitaires, … ; c’est être complice de la pacification de la communauté opprimée et de sa désarticulation ; c’est avaliser les violations du droit international et des droits humains des Palestiniens : droits à se défendre, à résister à l’occupation, à la sécurité alimentaire, à l’assistance sanitaire, à l’éducation, à la propriété, à la libre circulation, … ; c’est contribuer à assurer l’impunité aux autorités politiques et militaires de l’État d’Israël pour leur politique délibérée de destruction de la société palestinienne ; c’est, en quelque sorte par défaut, être complice de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Il ne s’agit évidemment pas de mettre en question l’existence de l’État d’Israël, d’ailleurs reconnu dans ses frontières de 1949 par la Communauté internationale, l’OLP [11] et, implicitement, le Hamas [12]. Cela s’apparenterait à une incitation au crime contre l’humanité. Il s’agit d’appeler la Communauté internationale : à contraindre un État et ses autorités à respecter le droit international [13] ; à se préoccuper non plus de la pacification d’une zone d’occupation militaire mais du respect des droits humains des victimes d’une occupation illégale et meurtrière, ce qui implique la fin de l’occupation.
Tant que l’État d’Israël ne respecte pas les droits humains des Palestiniens, y compris ceux de nationalité israélienne ; tant que cet État et ses autorités violent gravement le droit international et humanitaire, toute personne - particulièrement tout responsable politique - doit appeler les instances politiques et judiciaires nationales et internationales à remplir leurs obligations de respecter et de faire respecter le droit. Ces instances doivent signifier aux autorités politiques et militaires israéliennes qu’enfreindre au Droit des peuples à disposer d’eux mêmes est un crime contre l’humanité et que ceux qui en sont responsables seront inculpés. Ces instances doivent exiger, sous peine de sanctions et d’inculpations : la fin de l’occupation, du nettoyage ethnique et des confiscations – notamment des terres et de l’eau - et le dédommagement des Palestiniens, notamment en vertu de leur “droit au retour“, entériné par l’ONU, y compris par l’État d’Israël. [14]
Ce n’est que dans le respect du droit international et humanitaire que le rétablissement d’une société palestinienne autonome et viable sera possible et que les soi-disant “dialogues de paix“ entre Israéliens et Palestiniens ne serviront plus uniquement à occulter la destruction de la société palestinienne et à assurer l’impunité de ceux qui en sont responsables.
Jacques Bude
Professeur émérite de psychologie sociale de l’Université libre de Bruxelles.

samedi 28 septembre 2013

Kenya. Les non dits d'une attaque qui n'a surpris personne….L'Afrique doit trouver sa propre voie, afin d'éviter que les experts en démocratie nous installent durablement leur mafia financière.

Pourquoi le Kenya ? Un cours magistral de Jean-Paul Pougala

Il est encore tôt pour tirer les leçons, de l'attaque du supermarché à Nairobi, mais nous pouvons nous poser certaines questions sans pour autant être des complotistes : Pourquoi maintenant ? Pourquoi depuis que le Kenya a mis le cap vers l'Est, vers Pekin et Moscou, tout lui arrive ?
Désormais les échanges entre le Kenya et un certain nombre de pays se feront en Yuan chinois et non plus en dollars américains. Le Kenya vient de décrouvrir sous son sol, l'un des plus grands gisements au monde d'eau douce. Cette eau tant convoitée par l'Europe. Au même moment, Dakar complète sa première semaine sans eau potable. On nous dit que l'usine de potabilisation située à 280 km construite en 2004 par une entreprise française avec une garantie de 30 ans a des problèmes de tuyau. A la place, on propose à ce pays traversé par 3 fleuves (Sénégal, Niger, Casamance) de s'endetter pour 50 milliards de Francs CFA pour désaliniser l'eau de l’Océan Atlantique. Si le Sénégal refuse, sommes-nous certains que leur ami d'aujourd'hui Macky Sall ne sera pas bientôt traduit au TPI pour des choses odieuses qu'il aurait commise lorsqu'il était encore dans le ventre de sa maman ?
Revenons au Kenya. On a d'abord eu l'incendie à l'aéroport, au moment où ce pays fait le virage pour profiter des investissements chinois pour passer du tourisme qui a apporté dans le pays tous les pédophiles et prédateurs sexuels d'occident, vers l'industrie, nous reporte 40 ans en arrière, au scénario des Brigades Rouges italiens, manipulés par une frange des services secrets italiens pour séquestrer et tuer le Premier Ministre Aldo Moro qui avait eu la mauvaise idée de vouloir faire un gouvernement d'Union Nationale avec les communistes tant décriés à Washington.
Il faudra attendre les années 90 avec l'effacement du parti dit de la Democratie Chrétienne à cause de la corruption, pour que les langues se délient enfin et que des enquêtes parlementaires permettent de découvrir la la bouche du Président de la République Cossiga, à l'époque des faits, Ministre de l'Intérieur qu'avec les américains, ils avaient crée une brigade secrète dénomée GLADIO pour commettre l'impensable dans leur propre pays. Il fallait tout faire pour empêcher le rapprochement avec Moscou.
Aujourd'hui, à Moscou s'est ajouté Pekin. Ceux qui tentent en Afrique on un instrument toujours prêt. Au Kenya, on a d'abord essayé le TPI et comme ça n'a pas marché, on est certainement passé au plan B.
La manipulation a continué avec des fausses informations publiée sur les journaux français comme LIBERATION du 24/09/2013 sur Israél qui aurait diriger les opérations à Nairobi pour liberer les otages tenus au supermarché. Ce qui est faux bien entendu. Comment le Kenya qui combat avec succès les Shebas en Somalie depuis 10 ans pouvait-il passer la prise d'Otage à Israel qui n'est pas présent avec eux en Somalie ? Mystère. Je vous conseille de retrouver le discours du président Kenyan surtout sur les remerciements. Vous allez tout comprendre.
Lorsqu'on voit des déclarations sur les télévisions française comme "C'est dans l'Air" sur France 5 de lundi 23/9/2013 où un pseudo expert de l'Afrique affirme que tous les chefs d'Etat africains sont gardés par Israel, et plus précisément le président camerounais Biya, on comprend vite le pourquoi de tout ce mensonge : La France et son prétendu exploit au Mali. On a critiqué à l'UA le fait que le président de la CEDEAO, Ouattara a préféré programmer une intervention africaine 1 an après afin de faire venir la France au Mali plutôt que les Ethiopiens et les Kenyans qui avaient 10 ans d'expérience avec les islamistes en Somalie.
Avec l'attaque de Nairobi, il fallait faire passer l'image de l'incapacité des africains à se prendre en charge afin de valider l'insistance du président français d'organiser une conférence à Paris sur la sécurité en Afrique.
Problème : tous ceux qui sont derrières ces manigances oublient que eux mêmes sont manipulés par une mafia au dessus d'eux, c'est la finance internationale qui n'a pas de visage. Hollande avait juré en campagne électorale de les combattre avant d'aller à Londres dire qu'il blaguait pour amadouiller son peuple pour se faire élire et les rassurer que la France restera leur terre de conquête.
Dernier mensonge en date : L'intervention du Kenya et de l'Ethiopie pour rétablir un Etat de droit en Somalie serait financée par l'Europe et les USA. faux. Le contentieux entre les Occidentaux et les Africains sur ce dossier s'est très mal terminé, parce que les Africains ne veulent plus qu'une mission en Afrique soient commandée par les non-africains. Les Africains voulaient bien l'aide même militaire des européens en Somalie à une seule condition : qu'elle soit sous commandement africain. Les Européens et les américains ont refusé et depuis lors, les Africains affrontent seuls ce problème et avec beaucoup de succès.
Cette fable de l'aide occidentale pour la Somalie ressemble à celle racontée sur la pseudo aide américaine à l'armée égyptienne. Comment une armée peut acheter ses Equipements dans un pays avec un plan de remboursement et on vient le faire passer chaque fois comme de l'aide ?
A quoi cela sert-il de clamer qu'on est "pays riche", "pays développé", si au final c'est une poignée d'hommes dans une banque qui place ses pions à tous les niveaux de la finance du pays. La médiocrité des politiciens issus du piège su suffrage universel a permis la création des Nations faibles à la merci des financiers. Demandez-vous comment un pays comme la France en seulement 5 ans de Sarkozy a connu 700 milliards d'Euros de dettes c'est à dire, une fois et demi les dettes cumulées de tous les 54 pays africains.
C'est parce que la tant vantée "démocratie" n'est qu'un système bien ordonné où on peut truander le peuple qu'on réduit à l'esclavage et ce dernier est même content, puisqu'on lui brandit tous les jours des images de répertoire des enfants dénutris de la guerre du Biafra qu'on fait passer pour l'Afrique aujourd'hui.
Avec cela, Obama était sur le point de suivre Hollande pour aller financer une guerre en Syrie, pour alimenter les Shebas et djihadiste syriens à aller mettre demain des bombes dans un centre commercial de Paris ou de New-York, alors que le 17/10, il doit réussir à convaincre le Congrès pour élever encore le plafond de la dette. L'ancien plafond voté l'année dernière ne suffit plus. Les USA continuent d'emprunter tous les jours de la Chine pour payer les gardes du corps de Obama, pour payer le repas qu'on lui sert tous les jours sur la table.
Regardez ce documentaire qui est passé hier soir sur Arte (voir le lien plus bas) et vous allez comprendre comment tout l'Occident de la démocratie avancée est tenue de main de maître par la mafia. Et si on insiste à mettre la démocratie en Chine, ce n'est certainement pas pour rendre ce pays plus puissant qu'il ne l'est aujourd'hui, mais juste pour que la même mafia puisse mettre la main aussi sur les richesses de ce pays.
L'Afrique doit trouver sa propre voie, afin d'éviter que les experts en démocratie nous installent durablement leur mafia financière. S'ils y parviennent, nous en aurons encore pour des générations et générations de soumission et esclavage, exactement comme on le voit aujourd'hui en Grève, en Italie ou en Espagne.
C'est l'économie qui commande la politique et non l'inverse et ne pas le comprendre, c'est continuer de vivre dans l'illusion d'une politique puissante, qui au fond n'est qu'un château de papier tant qu'il n'y a pas suffisamment de création de richesses. Sans richesses, tout pouvoir est voué à devenir subalterne à la "mafia démocratique" des puissances de l'argent en Occident. Le cas du Mali nous le prouve valablement.
A la conclusion de ce texte, nous n'avons toujours pas répondu à la question :
Pourquoi le Kenya ?
Le Kenya était le symbole de cette Afrique des animaux, sans les africains qu'une certaine littérature coloniale raciste du 19ème avait tant décrit. Regardez une télévision comme BBC, le Kenya n'existe que par rapport aux parcs animaliers et ses nombreux safaris. Le Kenya est là où on va chercher la vie sauvage, où on va chercher le sauvage. Pourquoi la Chine et la Russie ? Parce que ce sont les seuls à avoir le pactole en ce moment, lorsque les autres souffrent du surendettement.
Les dirigeants Kenyans se sont servis tout simplement des autres pays avant eux : la Thaïlande. Si la Thaïlande cesse d'être le bordel des occidentaux, c'est grâce aux capitaux surtout russes, mais aussi chinois dans le secteur de l'immobilier notamment. Aujourd'hui, on a 30.000 russes qui se sont installés en Thaïlande, c'est à dire la population aisée qui a délaissé la Cote d'Azur. La Thaïlande qui avait commencé avec la guerre de Corée et celle du Vietnam où les Marines américains avaient besoin de trouver un coin avec des filles faciles pour se défouler.
C'est comme cela qu'est né la destination touristique sexuelle de la Thaïlande qui avec l'arrivée du nouveau G2, ne veut plus de ces touristes dépravés qui créent plus de problèmes. Les bordels ferment les uns après les autres à Pataya remplacés par villas de rêves pour ces riches. Meme un ministère spécial a été crée pour aller flatter ces nouveaux riches russes et chinois qui veulent amener leur familles en vacances, dans les hôtels ou dans leurs nombreuses résidences secondaires et ça marche. par exemple, nombreuses sont les usines chinoises qui offrent comme primes de productivité des voyages en Thailande.
Le Kenya est tout simplement en train de copier la Thaïlande, pour lancer son developpement et ça ne plait pas à quelqu'un apparemment. Mais pourquoi? Que vont perdre toutes les grandes chaines occidentales d'hôtellerie qui s'y sucraient ?
Pour le savoir regardez la video ci-dessous. Vous en apprendrez du bluff des politiciens occidentaux et de ceux qui tirent les ficelles dans l'ombre.
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