vendredi 2 août 2013

L'Algérie demeure fidèle aux objectifs de sa politique étrangère

Au  cours de ces dernières années, des changements d'une ampleur sans précédent sont intervenus sur les plans régional et international, qui ont appelé la diplomatie algérienne à faire la réévaluation de la situation internationale tant il y a un redéploiement de stratégies impérialistes, colonialistes que du côté de la nébuleuse terroriste. La situation complexe qui en est résultée s'est reflétée négativement dans les sphères politiques et économiques de nombre de pays et n'a pas manqué de mettre en lumière les différences des choix politiques, économiques et les oppositions d'intérêts qui ont montré les limites des possibilités politiques de certains régimes et autres chefs de partis politiques au sein notamment du monde arabe. A ce propos,  la politique étrangère de l'Algérie à l'égard de ces voisins, des autres pays arabes et africains, inspirée par le bon sens, témoigne d'une constante à ne point s'ingérer dans les affaires internes des Etats et des peuples. Ce raisonnement diplomatique, qui a pour principe l'amitié et la fraternité, depuis quelques jours, fait l'objet d'une véritable " contamination " relevée à travers les déclarations et les positions de certains chefs de partis politiques qui tiennent à ce que cette  politique et ce principe changent à leur convenance, c'est-à-dire, comme le demande la mouvance islamique algérienne,  que l'Etat algérien se mette dans le camp des Frères musulmans d'Egypte, après la destitution du président Mohamed Morsi, mais aussi du côté du parti Ennahdha au pouvoir en Tunisie, objet actuellement d'une très forte contestation populaire et politique. Ces deux formations politiques trouvent en Algérie des soutiens, d'où cette offensive déclenchée en Algérie par les partis de la mouvance islamique qui semblent vouloir mettre une sorte de " cloche " idéologique au-dessus de la diplomatie algérienne pour la rendre quasiment vulnérable à leurs desseins. Ces alliés des Frères musulmans (Egypte) et d'Ennahdha (Tunisie) connus du grand public algérien, suite à leur position affichée, ont-ils au moins revisités les textes fondamentaux du pays ? Il est donc à s'interroger sur une telle attitude qui vise à une adaptation contraire à la base des choix clairs de l'Etat algérien. Un Etat qui s'est attaché, depuis 1962, à définir le champ d'action d'une politique étrangère correspondant à ses aspirations à celles du peuple. Agissant toujours dans cette ligne irrévocable, sans franchir ce chemin tordu que d'aucuns de chez nous tentent d'enfourcher. Au Maghreb, bien que consciente de la diversité des réalités qui prévalent aujourd'hui dans chacun des pays, l'Algérie ne s'est pas moins efforcée de favoriser une coopération harmonieuse avec les affinités et les aspirations communes aux peuples de la région et à la mesure des potentialités d'un ensemble maghrébin apte à constituer un cadre de promotion répondant aux exigences d'un monde moderne et progressiste. Aujourd'hui,  avec ce qui se passe dans la région, la diplomatie algérienne recherche et appelle nécessairement à un terrain d'entente entre l'essentiel et le conjoncturel en Egypte, en Tunisie et en Libye. L'idéal et le réel et, partant,  que ces peuples définissent d'eux-mêmes tout ce qui tend à éliminer tout genre de conflit interne, participant de conceptions retardataires et tournées vers un passé révolu, qui oriente les sociétés et leurs énergies sur des chemins sans issue. La construction du Maghreb et d'un monde arabe ne peut s'inscrire que dans une vision d'avenir qui implique tôt ou tard des transformations inévitables permettant aux peuples de jouer le rôle qui leur revient pour la réalisation de leurs aspirations sans l'appui des forces externes. Aussi, ce que demandent les politiques religieux algériens est tout à fait contraire aux traités de bon voisinage, de fraternité et de coopération et qui sont l'un des objectifs prioritaires de la politique algérienne, depuis le recouvrement de sa souveraineté nationale. Et s'il en sera question selon ces requêtes partisanes, l'équilibre de la région serait complètement mis en cause et au bénéfice des ennemis des peuples. Donc, cette solidarité des islamistes algériens avec leurs homologues égyptiens et tunisiens, si elle s'inscrit dans un cadre idéologique commun, elle est inadmissible pour l'Etat algérien qui se veut neutre en rapport avec les conflits politiques du moment. Et pour l'Etat algérien, il est entendu depuis très longtemps que les maux du monde arabe viennent de ces foyers de tensions internes et qu'il faudra stopper par le dialogue menant à la réconciliation de ces peuples avec eux-mêmes.                                            
B.C
LE MAGHREB

jeudi 1 août 2013

Décès d’Henri ALLEG - Hommage à ses combats et ses engagements ...Où que tu ailles désormais, bon voyage dans l’éternité et merci pour tout, camarade.

Né à Londres de parents juifs russo-polonais, Henri Alleg s’installe en Algérie en provenance de Paris en 1939, et milite au sein du Parti communiste algérien, il est un journaliste franco-algérien, communiste, ancien directeur d’Alger Républicain.
En 1946, il épouse Gilberte Serfaty qui deviendra comme lui une ardente militante communiste. En 1951, il devient directeur du quotidien Alger républicain. Il entre dans la clandestinité en 1955, date d’interdiction du journal en Algérie. Il continue cependant à transmettre des articles en France dont certains sont publiés par L’Humanité.
Il est arrêté le 12 juin 1957 par les parachutistes de la 10e D.P, au domicile de Maurice Audin, son ami, arrêté la veille et qui sera torturé à mort.
Il est séquestré un mois à El-Biar, où il est torturé lors de plusieurs séances, puis subit un interrogatoire mené après une injection de penthotal, utilisé comme « sérum de vérité ».
Il est ensuite transféré au camp de Lodi (Draa Essamar Wilaya de Médéa) où il reste un mois, puis à Barberousse, la prison civile d’Alger.
En prison, il écrit "La Question", dissimulant les pages écrites et les transmettant à ses avocats.
Dans "La Question", il raconte sa période de détention et les sévices qu’il y subit en pleine guerre d’Algérie.
Tout d’abord publié en France aux Éditions de Minuit, l’ouvrage est immédiatement interdit. Nils Andersson le réédite en Suisse, quatorze jours après l’interdiction en France de mars 1958. Malgré son interdiction en France, ce livre contribue considérablement à révéler le phénomène de la torture en Algérie. Sa diffusion clandestine s’élève à 150 000 exemplaires.
Trois ans après son arrestation, il est inculpé d’« atteinte à la sûreté extérieure de l’État » et de « reconstitution de ligue dissoute » et condamné à 10 ans de prison. Transféré en France, il est incarcéré à la prison de Rennes. Profitant d’un séjour dans un hôpital, il s’évade. Aidé par des militants communistes, il rejoint la Tchécoslovaquie.
Il revient en France après les accords d’Évian, puis en Algérie où il participe à la renaissance du journal Alger Républicain. « Persona non grata » en Algérie à la suite du coup d’État de Houari Boumédiène, il se réinstalle en France en 1965.
Le film documentaire de Jean-Pierre Lledo "Un rêve algérien" retrace son retour, 40 ans plus tard dans une Algérie qui l’accueille à bras ouverts et où il retrouve avec bonheur ses anciens compagnons.
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Où que tu ailles désormais, bon voyage dans l’éternité et merci pour tout, camarade.
ŒUVRES :
-La Question, Lausanne, E. La Cité, 1958 ; Paris, Les Éditions de Minuit, Alger, Éditions Rahma, 1992. (ISBN 2-7073-0175-2). -Mémoire algérienne : Souvenirs de luttes et d’espérances, Paris, Éditions Stock, 2005, 407 pp., 24 cm. (ISBN 2-234-05818-X). -Prisonniers de guerre ; Victorieuse Cuba. Les Éditions de Minuit : -La Guerre d’Algérie (en collaboration avec P. Haudiquet, J. de Bonis, H. J. Douzon, J. Freire, G. Alleg), 3 volumes ; Étoile rouge et Croissant vert ; SOS America ! ; La Grande Aventure d’Alger républicain (en collaboration avec A. Benzine et B. Khalfa) ; L’URSS et les Juifs ; Requiem pour l’Oncle Sam. Chez Messidor-Temps Actuels -Le Siècle du Dragon ; Le Grand Bond en arrière. Aux Éditions Le Temps des cerises : -Les Chemins de l’espérance. Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes -Retour sur La Question. Éditions Aden et Le Temps des cerises

Palestine : Négociations entre le voleur et sa victime…un groupe de fanatiques délirants, les sionistes, avec l’aide de l’Angleterre et des États-Unis a volé le territoire des Palestiniens. Pire, pour mieux s’approprier ce territoire, ils ont chassé les Palestiniens.

Non ! La victime ne doit pas négocier avec le voleur. La seule alternative possible est de remettre à la victime son bien volé. La seule vraie négociation qui devrait se faire serait le calendrier du départ, de l’expulsion des sionistes du territoire de la Palestine et de la réintégration des Palestiniens de leur territoire. L’ONU, si elle n’était pas la chose de Wall Street, mettrait fin à l’existence de cet État sioniste qui s’est imposé par la force et la tricherie, et chasserait par les armes s’il le faut, tous ces sionistes qui sont entrés en fraude et se maintiennent encore par la violence au Proche-Orient.
Paix ! Quel joli mot… mais que d’hypocrisie, que d’horreurs renferme-t-il… Toutes les nations opprimées du monde qui ne regimbent pas contre leurs tyrans vivent en paix… Wall Street, par son sous-fifre Barack Obama a décidé d’ancrer l’impression à l’échelle internationale que ce qui se passe entre les sionistes et les Palestiniens est une simple divergence de points de vue, une mésentente qui pourrait être réglée par la voix de la négociation. La dictature médiatique parle d’ailleurs de négociations israélo-palestiniennes, comme si l’État sioniste d’Israël n’était pas une pure fabrication des sionistes aux dépens de la Palestine, comme si elle constituait une entité légitime. Soyons clairs : un groupe de fanatiques délirants, les sionistes, avec l’aide de l’Angleterre et des États-Unis a volé le territoire des Palestiniens. Pire, pour mieux s’approprier ce territoire, ils ont chassé les Palestiniens.
À Washington, le faux progressiste John Kerry a réuni à une même table dans un salon bourgeois les sionistes et « l’autorité » perfide palestinienne de Mahmoud Abbas. Le tout bien sûr sous l’égide du prix Nobel de la Paix, Obama. C’est un peu comme si Hitler avait réussi à réunir à une même table, Mussolini et des représentants fantoches de l’Éthiopie pour les amener une paix durable entre l’Italie-Éthiopie et les Éthiopiens à qui l’on ferait la concession d’un quelconque carré de sable. Ou encore comme si le parrain Corleone (de Puzzo) avait réuni à une même table un de ses malfrats et sa proie en vue d’en arriver à une entente qui permettrait au voyou de ne plus se voir accusé par sa victime. Rien de tel qu’une bonne négociation entre le voleur et sa victime, pour peu que celle-ci soit « de bonne foi » pour ramener l’harmonie.
Y a-t-il lieu pour une victime de négocier ave celui qui l’a volée ? Le vol peut-il se négocier ? Les Palestiniens doivent-ils changer leur histoire, la réalité, pour faire croire que les Hébreux ont vécu depuis toujours au pays de Canaan ? Les Palestiniens doivent-ils considérer comme un simple sujet de mésentente l’accaparement des terres de Palestine et leur interdiction d’accès aux habitants de vieille souche par les sionistes sous le régime ottoman ? Les Palestiniens doivent-ils considérer leur opposition au Fonds National Juif dont la mission était de convertir la terre de Palestine en possession inaliénable et surtout exclusive du peuple juif, comme étant le fait d’une incompréhension de leur part à l’égard des sionistes qui, semble-t-il, s’en tenaient à une action bien anodine ? Le fait que les Juifs natifs de Palestine se soient opposés au sionisme et que les sionistes n’aient pas tenu compte de leur position doit-il être considéré comme un simple contentieux entre frères ? Le fait que la population juive en 1931 qui ne représentait que 174,606 personnes sur une population totale de 1,033,314 habitants en Palestine se soit emparée du territoire palestinien et que les Palestiniens considèrent qu’ils se sont fait voler leur territoire doit-il être attribué à une simple divergence de vues ? La prise en charge de la Palestine par le colonisateur-impérialiste britannique en faisait-il un acteur neutre dans l’invasion de la Palestine par les sionistes ? Sa prétention de vouloir restreindre l’accès à la propriété terrienne aux Juifs à des zones spécifiques de la Palestine, à reconnaître ce qui avait déjà été volé comme étant légitime, faisait-il de l’Angleterre un protecteur des Palestiniens ? Les achats et les ventes illégales que continuèrent d’opérer les sionistes à l’intérieur des 65 % du territoire réservé par les Britanniques aux Arabes étaient-ils le fait de la duplicité des Britanniques à l’égard des Palestiniens ou d’une simple incompréhension de part et d’autre ? Le plan de partition de la Palestine ordonné par l’ONU en 1947 est-il l’œuvre de la sagesse onusienne ou du contrôle de cette organisation par les É.U. ? L’action des États-Unis en vue de faire retarder le vote de l’Assemblée générale afin d’obtenir le temps nécessaire pour amener certaines républiques d’Amérique latine à adopter leur position par un tordage de bras diplomatique à l’égard de ces pays était-elle un geste posé en vue d’amener une meilleure compréhension entre les voleurs sionistes et les victimes palestiniennes ? Ce plan qui incluait les terres détenues illégalement par des sionistes et qui furent incorporées comme un fait accompli à l’intérieur des frontières de « l’État hébreu » avait-il pour but de favoriser la bonne entente entre le voleur et sa victime ? L’attaque accompagnée de massacres par les sionistes en 1948 de la plupart des villes arabes de Palestine dans le but de se les approprier était-elle l’aboutissement de l’incompréhension entre les sionistes et les Palestiniens ? De tout cela, il n’est même plus question à la table bourgeoise de Washington des sous-fifres de Wall Street.
Non ! La victime ne doit pas négocier avec le voleur. La seule alternative possible est de remettre à la victime son bien volé. La seule vraie négociation qui devrait se faire serait le calendrier du départ, de l’expulsion des sionistes du territoire de la Palestine et de la réintégration des Palestiniens de leur territoire. L’ONU, si elle n’était pas la chose de Wall Street, mettrait fin à l’existence de cet État sioniste qui s’est imposé par la force et la tricherie, et chasserait par les armes s’il le faut, tous ces sionistes qui sont entrés en fraude et se maintiennent encore par la violence au Proche-Orient.
Pour le plus grand bien du peuple palestinien, du peuple arabe tout entier et de l’Humanité, il faut souhaiter que les nations ne soient pas dupes de cette manipulation sioniste qui a pour seul but de nous faire accepter « ce que nous ne pouvons pas changer ».
…Bien sûr, rien ne pourra se faire tant que la pensée des humains sera contrôlée par la dictature médiatique de la bourgeoisie capitaliste favorable au sionisme.
Michel Rolland
Sources de la dictature médiatique (Agence France-Presse,
Washington) :
http://www.lapresse.ca/international/dossiers/pourparlers-de-paix/2013...
http://www.lapresse.ca/international/dossiers/pourparlers-de-paix/2013...
 http://www.lavenirduquebec.org/

mercredi 31 juillet 2013

Syrie : Le massacre des innocents et ses nouveaux objectifs !


Lorsque les Frères Musulmans se sont lancés vers la conquête du pouvoir en Syrie, ils ont bien été obligés de constater que le peuple syrien qui les a expérimentés depuis des décennies n’a pas oublié leurs forfaits et n’est pas prêt à se laisser abuser par leurs slogans islamistes . Réticence qu’ils ont cru pouvoir vaincre en brûlant les étapes par les pires violences et mensonges à répétition pour susciter l’empathie censée mener à une intervention militaire internationale en Syrie. Falsifications incessantes devenues arguments pour tous les intervenants cherchant à fracasser le rôle central et stratégique de la Syrie dans sa lutte contre le projet US-sioniste de remodelage du Moyen-Orient, l’argument choc étant « Le régime tue son peuple ! ». Argument qu’ils ont préfabriqué avec les régimes arabes et leurs alliés régionaux et internationaux pressés de les voir se saisir du pouvoir pour mettre à exécution leurs accords passés avec l’Occident .
Après avoir transformé en « sédition armée » les aspirations populaires légitimes auxquelles l’Etat syrien a entrepris de répondre par la mise en route immédiate d’un ensemble de réformes de la gouvernance politique, ils ont délibérément réagi selon un « plan préétabli » visant à saboter tout processus réformateur, et se sont employés à refuser tout ce qui allait dans la direction voulue par le peuple syrien et par le Président qu’il s’est choisi. C’est pourquoi ils n’ont cessé de fixer des conditions incompatibles avec la volonté populaire. C’est pourquoi ils refusent toujours de se soumettre aux suffrages des urnes, prouvant par là qu’ils savent parfaitement quelle quantité négligeable ils représentent au sein d’un peuple qui, dans sa très grande majorité, refuse de leur remettre les rênes du pouvoir pour la bonne raison qu’il est parfaitement conscient de leurs manœuvres, de leur refus de toute altérité, et de leur prédisposition à travailler avec l’étranger contre les intérêts de la nation et de la patrie.
Face à ce refus, les Frères Musulmans occasionnellement soutenus par les forces takfiristes issues du wahhabisme, par les forces d’Al-Qaïda, d’Al-Nosra et de toutes leurs suites, se sont mis à massacrer le peuple syrien pour ensuite en rejeter la responsabilité sur le gouvernement syrien. Ceci, pour atteindre trois objectifs :
1. Diaboliser l’État syrien en conformité avec le slogan qui veut que « le régime tue son peuple ».
2. Pousser les Syriens récalcitrants à se désolidariser de leur gouvernement légitime pour devenir de la « chair à canon » au service des terroristes décrits comme de respectables révolutionnaires.
3. Émouvoir l’opinion mondiale sur « le triste sort du peuple syrien » et ainsi réussir à constituer une coalition internationale solidaire et complice qui répondrait à leur besoin de militariser leur prétendue révolution sous le noble prétexte de la légitime défense.
Objectifs largement atteints grâce aux médias qui ont dépassé leurs espérances en allant jusqu’à inventer d’autres massacres puisés dans la collection des images du Liban, de l’Irak ou de l’Afghanistan ; images de massacres perpétrés par l’Otan, Israël ou Al-Qaïda, venues illustrer les prétendus « crimes du régime syrien » .
Oui cette campagne médiatique mensongère a largement atteint ses objectifs puisqu’un grand nombre de citoyens sincères sont tombés dans le panneau, ce qui a permis aux Frères Musulmans et Cie de passer à l’étape supérieure de l’exploitation des massacres dont les deux plus importants objectifs sont :
1. Punir les citoyens  syriens qui ont résisté à la désinformation et sont restés fidèles à leur État et à leurs instances dirigeantes tout en continuant à travailler pour sauvegarder la vie et la productivité du pays. D’où les attentats aux voitures piégées à tout bout de champ, notamment à Alep et à Damas, procédé autrement plus facile et plus rapide pour perpétrer leurs massacres.
2. Plonger les Syriens dans un  environnement de stress et de tristesse et les maintenir sous pression jusqu’à création des conditions compatibles avec une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU – ou de toute autre instance décisive en matière de paix et de droits humains – condamnant l’État syrien au profit de la soi-disant révolution syrienne.
Cette deuxième étape a certes réussi à faucher encore plus de vies et à semer encore plus de destructions, mais elle n’a pas réussi à atteindre ses objectifs essentiels. Sur le plan interne, après chaque massacre le peuple syrien s’est relevé pour remettre son pays sur les rails et repartir encore plus convaincu de ses choix. Sur le plan international, et malgré le fait que « la communauté des agresseurs » ait réussi à faire voter certaines résolutions iniques, elle n’a pu obtenir le mandat tellement attendu pour intervenir directement en Syrie. À la prise de conscience du peuple syrien sont venues se joindre celles des dirigeants russes et chinois, leur double véto au Conseil de sécurité ayant en quelque sorte freiné « la diplomatie des massacres US-sionistes » malheureusement servie par des Arabes et des Musulmans !
Et maintenant, suite à ces ratés, suite aux défaites infligées par le peuple syrien et son armée, suite à la détermination de ses alliés, suite à la dépression qui s’est emparée des Frères musulmans à commencer par l’Égypte, et suite à la dernière « étape saoudienne » correspondant à la remise du dossier syrien entre les mains des services secrets saoudiens, les massacres bénis par la communauté des agresseurs semblent devoir atteindre de nouveaux objectifs !
Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les derniers en date : celui de Germana [80 morts] et celui de Khan al-Assal qui a coûté la vie à plus de 200 citoyens civils et militaires. Ce dernier massacre ayant à l’évidence les objectifs suivants :
1. Dissimuler le crime des terroristes qui ont usé de l’arme chimique dans cette même localité en Mars 2013 et brouiller les pistes de telle sorte que la commission de l’ONU chargée de l’enquête ne puisse pas accomplir son travail, enquête demandée par l’État syrien et mise en panne par les USA qui ont cherché à exploiter la situation pour que leurs services de renseignement pénètrent le terrain comme cela s’est passé avant l’invasion de l’Irak sous le fameux prétexte de la recherche d’armes de destruction massive ; prétexte que la Russie semble avoir démoli !
2. Répandre la terreur parmi les civils et les militaires pour les pousser à abandonner le combat, ce qui rappelle la tactique de la Haganah : « Tue une personne, tu feras fuir dix autres, tu terroriseras une centaine de plus, et ainsi tu atteindras le territoire convoité et l’occuperas sans combattre ». Les groupes terroristes sévissant au Nord de la Syrie sommés par l’Arabie saoudite – de l’aveu même de leurs propres chefs – d’occuper Alep au plus vite pour assurer le « rééquilibrage » des forces sur le terrain avant toute négociation d’une solution politique de la crise syrienne n’avaient plus qu’à adopter cette même tactique sioniste pour obéir aux ordres dans le plus bref délai possible.
Malgré l’immense douleur et l’horreur de ce massacre à Khan Al-Assal, nous disons que cette troisième étape d’escalade de la terreur ne donnera pas de meilleurs résultats que la précédente. D’une part, la Syrie et ses alliés ne tomberont pas dans les pièges tendus par les maitres terroristes américains ou saoudiens. D’autre part, le peuple syrien, son armée, et son gouvernement sont déterminés à se battre et à se défendre jusqu’à la victoire. Quant au prétexte éculé des ADM, en l’occurrence les armes chimiques, nous pensons que les preuves qui pourraient être avancées par la Syrie et celles recueillies par la Russie ou sur le terrain suffiront pour condamner les terroristes.
Pour finir, ceux  qui imaginent occuper  Alep pour en faire la « capitale du terrorisme » doivent se préparer à perdre leurs illusions. L’armée syrienne se prépare. Plus que quelques semaines avant d’écraser l’abomination terroriste comme cela s’est passé à Al-Qusayr, à Homs et ailleurs. Plus que quelques semaines avant de nettoyer les quartiers encore infestés !
Dr Amin Hoteit
29 /07/ 2013
Aricle original : Al-Thawra
http://thawra.alwehda.gov.sy/_kuttab.asp?FileName=61386970520130729003059
Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

TURQUIE : Le fiasco d'une politique Syrienne désastreuse....Erdogan et Davutoglu se sont en effet comportés comme quelqu’un qui attise le feu dans la maison de son voisin sans imaginer un seul instant qu’il accroît le risque que ce feu se propage dans sa propre maison !

Recep Tayyip Erdogan brigue le poste de président de la république turque, une ambition somme toute justifiée pour quelqu'un qui ne passe pas inaperçu sur la scène internationale.À son actif, on considère généralement qu'il a placé l’économie de son pays sur de bons rails et mis en route un processus qui devrait aboutir à la paix avec les rebelles kurdes.Il estime aussi avoir posé la Turquie en exemple de démocratie dont pourraient s’inspirer d’autres pays musulmans, notamment ceux qui ont été concernés par le fameux « printemps » arabe. Et c’est sa position sur les événements dans la Syrie voisine qui est supposée démontrer la profondeur de l’engagement d’Erdogan en faveur de la démocratie dans les pays arabes : accueil de réfugiés syriens, soutien à la direction politique de l’opposition syrienne, bases de repli en territoire turc pour les milices syriennes, facilités pour l’entraînement et le renseignement.Côté passif, si on veut bien considérer qu’une fois élu un chef de l’État doit incarner une figure rassembleuse, son bilan sera lourdement grevé par la mobilisation d’une partie importante de l’opinion déclenchée par un projet de construction d’un centre commercial sur un des rares espaces verts d’Istanbul, la capitale économique et culturelle du pays.Je ne vais pas parler du bilan économique du gouvernement Erdogan. Il faut par contre souligner que les acquis de sa politique aussi bien avec les Kurdes qu’avec la Syrie ne tarderont sans doute pas à apparaître pour ce qu’ils sont en réalité : des échecs cuisants qui ne seront pas sans conséquences en Turquie même.Pour comprendre ce que je veux dire, il suffit de parcourir Hürriyet, un journal turc indépendant du pouvoir qui nous propose ce titre aujourd’hui (traduit de l'anglais par Djazaïri)…
Les soldats turcs tirent des grenades lacrymogènes sur 2 000 contrebandiers à la frontière syrienneLes soldats turcs ont tiré des coups de semonce et utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser une foule d’environ 2 000 contrebandiers qui essayaient d’entrer en Turquie depuis le territoire syrien, a déclaré l’armée turque aujourd’hui.Selon un communiqué écrit de l’état-major, des militaires ont lancé des avertissements au groupe [de contrebandiers] aussi bien en arabe qu’en turc, cependant le groupe a refusé de se disperser près de la ville frontalière d’Oğulpınar, dans la province méridionale du Hatay.Dans le même temps, un groupe de 350 muletiers dans un autre secteur à proximité ont jeté des pierres sur les véhicules de patrouille de l’armée avant que les soldats tirent en l’air, a indiqué l’armée. La déclaration précise aussi qu’il n’y a pas eu de victimes.Cet incident est intervenu au lendemain de l’annonce par l’armée turque de l’utilisation par des soldats de gaz lacrymogènes pour disperser un groupe d’environ 1 000 contrebandiers également près de la ville frontalière d’ Oğulpınar.Une réunion d’urgence pour évaluer les derniers développements à la frontière avec la Syrie se tiendra aujourd’hui au bureau du premier ministre à Ankara, rapporte le quotidien Hürriyet sur son site web.La réunion sera présidée par le premier ministre Recep Tayyip Erdoğan. Le chef d’état-major, le général Necdet Özel, qui doit rencontrer Erdoğan à 16 h 30 participera aussi à la réunion, indique le journal.2 000 contrebandiers ! Autant dire que les autorités turques ne maîtrisent plus grand chose à leur frontière sud-est et que la situation devient de plus en plus problématique, une évolution dont la responsabilité incombe entièrement au pouvoir turc.Parce que, avant de s’allier avec la France, la Grande Bretagne et les États-Unis pour attiser les flammes en Syrie, Recep Tayyip Erdogan et son ministre des affaires étrangères Ahmet Davutoglu auraient dû réfléchir au fait que leurs « amis » occidentaux sont protégés des conséquences immédiates de la crise syrienne par le simple fait qu’ils en sont éloignés par des milliers de kilomètres.
Erdogan et Davutoglu se sont en effet comportés comme quelqu’un qui attise le feu dans la maison de son voisin sans imaginer un seul instant qu’il accroît le risque que ce feu se propage dans sa propre maison !Et le problème que vit aujourd’hui la Turquie à sa frontière sud-est risque de perdurer, quelle que soit l’issue du conflit en Syrie, que le régime en place l’emporte ou non :C’est de fait un État dans l’État qui s’est constitué au Hatay sous les auspices d’un gouvernement turc qui aura sans doute bien du mal à faire rentrer dans sa boîte le « diable » qu’il a encouragé à combattre les autorités du pays voisin.Ce « diable » ignore les frontières et pour lui, le Hatay fait partie de la Syrie [ou d'un État musulman à créer] et c’est là un point où il est d’accord avec Bachar al-Assad.Mais à la différence de Bachar al-Assad, les takfiristes et autres « djihadistes » vont faire, et font déjà, comme si la frontière n’existait plus.Si cette situation n’est déjà pas reluisante telle quelle, elle risque de s’envenimer aussi bien en cas de victoire que de défaite des « rebelles. »En effet, en cas de victoire les rebelles parvenus au pouvoir à Damas (ou à Alep) revendiqueront officiellement la province du Hatay. En cas de défaite, ils seront contraints de refluer en masse dans la province où ils animeront une guérilla cette fois hostile au gouvernement turc.Du côté de la question kurde, après une vague d’optimisme que je qualifierais de béat, les problèmes reviennent en force et passent aussi par la Syrie où les Kurdes essayent d’affirmer leur autonomie et semblent avoir repris le dessus sur les forces syriennes d’opposition armée, c’est-à-dire les divers mouvements djihadistes-salafistes-takfiristes dont une partie est affiliée à l’Armée Syrienne Libre (ASL), ce qui ne laisse pas d’inquiéter le gouvernement turc ainsi qu’on peut le lire aussi dans l’édition de ce jour de Hürriyet (traduit de l'anglais par Djazaïri) :
Le vice premier ministre Bülent Arınç a appelé les organisations kurdes en Syrie à ne pas se ranger du côté du régime d’al-AssadLe vice premier ministre Bülent Arınç a appelé les organisations kurdes en Syrie à ne pas se ranger du côté du régime d’al-Assad et les a exhortés à soutenir l’opposition.Arınç a dit que le régime syrien cherchait à exploiter les Kurdes et d’autres groupes de la région du nord pour  s’en servir de carte contre la Turquie. « Quand Assad s’en ira, et qu’un régime démocratique sera établi avec un parlement et des élections, alors tout le monde sera également représenté, » a déclaré Arınç le 29 juillet sur TRT, une chaîne de télévision publique.« Tout ce que nous demandons à la formation là-bas [les Kurdes du nord syrien] est de ne pas coopérer avec al-Assad. Devenez membres de l’opposition et n’essayez pas de prendre le contrôle [du territoire] par fait accompli [en français dans le texte], » a-t-il ajouté.« Votre présence et des droits à une citoyenneté égale seront reconnus et une constitution sera rédigée après al-Assad. Si vous rangez du côté de l’opposition, vous éviterez de vous charger des péchés du régime, » a-t-il dit.Des responsables turcs ont rencontré la semaine dernière le chef du Parti de l’Union Démocratique (PYD), Saleh Muslim, et ils ont fait part de leurs vives préoccupations au sujet du « fait accompli » qui impose de facto une région kurde autonome dans le nord syrien.Il faut reconnaître qu’il est assez piquant, et même drôle, de voir un éminent dirigeant politique turc promettre joie et félicité aux Kurdes en Syrie quand on sait ce qu’il en est des Kurdes en Turquie.C’est que Bülent Arınç ne comprend pas, ou feint de ne pas comprendre, que les Kurdes ont un projet national. Et qu’en contribuant à affaiblir le pouvoir de Damas, le gouvernement turc a ouvert de nouvelles perspectives au mouvement national kurde à l’échelle de toute la région du Moyen Orient.C’est cette occultation ou non perception de l’aspect national de la question kurde qu’aborde Nuray Mert dans l’édition du 29 juillet de Hürriyet. Elle traite cette question avec les précautions de langage en vigueur quand on s’exprime sur la question kurde en Turquie et qu’on ne veut pas perdre son emploi ou être déféré devant les tribunaux.
Le « fait national » kurdePar Nuray Mert, Hürriyet 29 juillet 2013 traduit de l’anglais par DjazaïriLe principal problème dans la vie politique turque par rapport aux Kurdes, c’est que les « Turcs » ne peuvent en aucun cas admettre la perspective de voir les Kurdes se gouverner eux-mêmes. Les Turcs en général, et le gouvernement actuel en particulier, résistent à l’idée d’un « sentiment national » kurde et point final. Les Kurdes sont peut-être attardés mais le problème kurde est un « problème national » et cette réalité doit d’abord être reconnue. Sinon, les politiques de la Turquie concernant les Kurdes à l’intérieur et à l’échelle régionale ne déboucheront sur rien de positif.Récemment, ce sont les Kurdes de Syrie et leur Parti de l’Union Démocratique (PYD) qui est devenue la cible de la controverse. Au tout début, il y a un an, la Turquie avait réagi très sévèrement quand le PYD avait déclaré une sorte d’autonomie dans les régions kurdes. Même si la Turquie a adouci son discours contre les Kurdes de Syrie du nord et leur PYD, l’idée fondamentale selon laquelle les Kurdes ne devraient constituer aucune entité politique n’a pas changé.Fait assez intéressant, la Turquie n’avait pas exprimé d’inquiétude quand les postes frontaliers avaient été conquis par les organisations islamistes radicales, mais s’est alarmée de la prise de ces positions par le PYD. Réagissant aux affrontements en cours entre les organisations islamistes radicales et le PYD le long de la frontière syrienne, le ministre des affaires étrangères Ahmet Davutoğlu a présenté plusieurs exigences aux Kurdes syriens. Premièrement, ils ne doivent pas coopérer avec le régime. Deuxièmement, ils ne devraient pas constituer une entité de facto sur des bases ethniques ou sectaires, » a-t-il dit. En fait, pour l’instant, les Kurdes se sont arrangés sur la base de leurs propres décisions politiques pour éviter de collaborer avec le régime ; il semble donc qu’on n’a pas à leur faire la leçon sur ce point. Ensuite, les Kurdes luttent pour leurs droits et libertés en tant qu’entité politique qui se définit elle-même plus comme une nation que comme une ethnie. Enfin, ils n’ont pas l’air de rechercher une assistance de la Turquie pour définir leurs propres politiques, mais ils demandent simplement des relations amicales. Ce qui n’empêche pas la Turquie de ne pas renoncer à dire aux Kurdes ce qu’ils doivent faire.Les Kurdes appellent maintenant à une conférence à Arbil pour mettre l’accent sur la « cause nationale » et « l’unité nationale. » Ce sera la dernière de quatre conférences à se tenir dans le cadre du « processus de paix » et c’est Abdulah Öcalan qui l’avait proposée. L’appel a été lancé au nom de trois dirigeants kurdes - Jalal Talabani, Masoud Barzani et Öcalan. Le PYD et le PKK seront représentés à la conférence en qualité de partis kurdes. En bref, ce sera une « conférence nationale » à part entière et la Turquie ne semble pas l’avoir compris. En fait, cette conférence va être le point d’orgue du « processus de paix » depuis qu’Öcalan a réussi à élever ce processus au niveau national [de la nation kurde, NdT]. Par ailleurs, la question des Kurdes de Syrie sera reconnue comme une partie de la « question nationale. » La Turquie devrait reconnaître ces faits, le plus tôt sera le mieux, au lieu de se bercer d’illusions avec sa politique futile de manipulations des acteurs politiques kurdes.Hélas, sans même parler de reconnaître les faits, le processus de paix reste géré comme un jeu pour gagner du temps jusqu’aux élections. Le gouvernement considère encore le traitement de la question kurde comme un problème de citoyenneté égale, de quelques droits culturels et de gestes de courtoisie. C’est pourquoi le premier ministre et le gouvernement continuent avec insistance à exprimer une attitude très condescendante à l’égard des Kurdes et présentent le processus de paix comme un geste bienveillant de la part des Turcs et de leur gouvernement. Tant que le gouvernement et en fait, nous tous Turcs, refuserons d’admettre le fait que la question kurde est une question nationale [i.e. relative à la nation kurde], nous ne serons pas capables d’avancer.À vrai dire, je ne suis pas pour le séparatisme kurde et les Kurdes ne semblent pas être pour non plus [ceci est le passage obligé pour ne pas perdre son emploi ou pour ne pas être traduit en justice, note de Djazaïri]. Il est parfaitement compréhensible que les Turcs désirent vivre dans les mêmes frontières que les Kurdes, mais c’est quelque chose qui vient encore s’opposer à leur appartenance nationale.Nuray Mert est journaliste et maître de conférences à l’université d’Istanbul. Elle est dans le collimateur du premier ministre turc qui n’apprécie guère ses écrits, ce qui lui a coûté un emploi d’éditorialiste au journal Milliyet et l’animation d’une émission politique à la télévision.On peut dire que Nuray Mert met les pieds dans le plat et met carrément en doute le sérieux politique du processus de paix engagé par les autorités d’Ankara avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).Je partageais ces doutes depuis le début, compte tenu d’abord du fait que l’accord sur le processus de paix a été obtenu avec un Abdullah Öcalan prisonnier, ce qui n’est pas une démarche très saine d’autant que ce prisonnier n’a pas été libéré depuis.Une autre invitation au scepticisme tient au fait que le vocabulaire des autorités turques pour désigner les miliciens kurdes n’a pas changé et qu’il est toujours question de terroristes.Comme on vient de le voir, ce scepticisme se lit ouvertement aujourd’hui dans la presse turque et il est lié, comme on l’a vu également aux évolutions sur le terrain en SyrieEt aujourd’hui, c’est Abdullah Öcalan en personne qui vient donner du grain à moudre aux sceptiques…
Öcalan, le leader du PKK emprisonné menace d’abandonner le processus de paix, affirme sa sœur.Doğan News Agency Hürriyet, 30 juillet 2013 traduit de l’anglais par DjazaïriLe chef emprisonné du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK illégal) Abdullah Öcalan, affirme qu’il quittera le processus de paix s’il continue à être sur « cette voie, » selon sa sœur Fatma qui s’est adressée à la presse suite à une visite [rendue à son frère] sur l’île d’Imrali [où il est détenu].Öcalan a dit à sa sœur et à son oncle Süleyman Arslan qu’il « abandonnera si le processus de paix continue sur cette voie » et qu’il se « retirerait, et observerait simplement. »Questionné sur ce qui gênait le leader du PKK incarcéré dans le processus, Fatma a dit aux journalistes qu’il était « gêné par le fait qu’il y avait une non paix. »« Il est las de la prison maintenant. Ce n’est pas comme ça que ça devrait se passer, » a déclaré Fatma, ajoutant qu’ils avaient vécu un moment difficile à supporter « ce lieu clos » pendant une demi-heure où le dirigeant condamné doit purger sa peine.Fatma a refusé d’entrer plus avant dans les détails de la conversation, observant que c’était « d’ordre familial ».Une demande de conférence de presse par Öcalan a été rejetée par le gouvernement actuel pour des raisons d’ordre « juridique » selon le vice premier ministre Bülent Arınç.Öcalan avait exprimé son souhait d’organiser un point de presse depuis sa prison sur l’île d’Imrali, exhortant le gouvernement à progresser plus vite vers l’étape suivante du processus de paix et d’avancer les discussions sur les réformes au 21 juillet, selon une déclaration rendue publique par le Parti de la Paix et de la Démocratie (BDP).

L'Europe schizophrène condamne le Hezbollah d'une main et le courtise de l'autre.....Le Hezbollah considère que cette décision est une insulte pour le peuple libanais parce qu’elle fait l’amalgame entre résistance et terrorisme,Vous ne pouvez pas condamner d’une main puis tendre l’autre pour serrer la nôtre.

Après sa décision d'inscrire "l'aile militaire" du Hezbollah sur sa liste des organisations terroristes, l'Europe vit un état de schizophrénie totale, marquée par des gesticulations diplomatiques dans le but de limiter les effets de cette mesure irréfléchie. La chef de la Délégation de l'Union européenne (UE) à Beyrouth, Angelina Eichhorst, a sillonné les rues de la banlieue sud, à la fin de la semaine dernière, passant d'un responsable du Hezbollah à un autre, réaffirmant sa volonté de poursuivre le "dialogue politique" avec le parti. Elle a rencontré le responsable des Relations internationales, Ammar Moussaoui, puis le ministre du développement administratif, Mohammad Fneich. Ce lundi, elle devrait être reçue par le ministre de l'Agriculture, Hussein Hajj Hassan.
Les déclarations de Mme Eichhorst ont reflété la confusion de l'Europe après sa décision inspirée par les Etats-Unis et Israël, et qui porte préjudice à ses intérêts. La diplomate européenne s’est prononcée en faveur d’un gouvernement libanais comprenant «tous les partis politiques». Mais ces gestes de bonne volonté n'ont pas atténué la réaction des responsables du Hezbollah, qui n'ont pas mâché leurs mots devant la diplomate, reprenant les principaux points énoncés par le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, lors de son discours mercredi (Voir ci-dessous). M. Moussaoui a qualifié d’«insulte pour le peuple libanais et certaines pays arabes» la décision européenne. «Le Hezbollah considère que cette décision est une insulte pour le peuple libanais parce qu’elle fait l’amalgame entre résistance et terrorisme», a-t-il déclaré. «Vous ne pouvez pas condamner d’une main puis tendre l’autre pour serrer la nôtre», a-t-il lancé, avant d’indiquer que cette décision «ne changera rien aux actions et à la politique du Hezbollah». M. Moussaoui a ensuite insisté sur le fait qu’elle «aura des conséquences et ne restera pas sans suites», en affirmant qu’il a demandé à l’ambassadeur de transmettre aux responsables européens l’appel du Hezbollah à la réviser leur mesure. «Nous lui avons fait part de notre refus absolu de cette décision qui nuira aux relations libano-européennes et qui ne servira en rien l’Europe, d’autant qu’elle est le fruit de diktats israélo-américains. La preuve est que Benjamin Netanyahu s’est empressé de la considérer comme une réalisation diplomatique israélienne sans qu’aucun responsable européen ne réagisse pour lui demander de ne pas se mêler de cette affaire», a-t-il dit.
M. Moussaoui s'est moqué de la distinction établie par l’UE entre les ailes politique et militaire de son parti. «C’est son affaire. Certains ont dû l’inventer pour répondre à des calculs déterminés, sinon tout le monde sait que le Hezbollah est une même entité avec un même commandement où les militaires et les politiques sont les mêmes», a-t-il dit. Il a également rejeté les accusations adressées à son parti dans l’affaire de l’attentat de Bourgas, en Bulgarie. «Tout comme l’affaire de la liste des organisations terroristes, il s’agit d’une manipulation qu’il faut situer dans le cadre des mêmes pressions politiques», a commenté M. Moussaoui.
Selon des sources bien informées, les responsables du Hezbollah et les officiels libanais qui ont reçu Mme Eichhorst ont senti que la diplomate n'était pas convaincu de la décision de l'UE, qu'elle a pratiquement vidé de son sens lors des entretiens à huis-clos et pendant les déclarations qu'elle a faites après les rencontres.
Et elle n'est pas la seule. L'envoyé spécial du ministre belge des Affaires étrangères pour les affaires syriennes, Marc Otte, avait commenté, jeudi, la décision européenne affirmant que "rien n'empêche de poursuivre nos relations avec les composantes politiques au Liban, y compris le Hezbollah". Le diplomate avait également rencontré M. Moussaoui, avant de se réunir au ministre des Affaires étrangères, Adnane Mansour.
Source : TENDANCES DE L’ORIENT

Syrie, Egypte, Tunisie et Libye : les Arabes se soulèvent contre les Frères musulmans.....

De la Syrie à l'Egypte en passant par la Tunisie et la Libye, les peuples arabes se soulèvent contre la terreur des Frères musulmans et des autres mouvements islamistes extrémistes, qui ont volé leurs révolutions avec l'appuie de l'Occident et d'Israël et tentent d'étouffer leurs aspirations à coups de massacres, d'assassinats politiques, de violences physiques et de terrorisme intellectuel.
En Syrie, le masque de la pseudo-résolution, financée par les pétromonarchies rétrogrades du Golfes où les Constitutions et les élections n'ont jamais existé et où les femmes sont privées de leurs droits les plus élémentaires (comme celui de conduire une voiture en Arabie saoudite, par exemple), sont tombés depuis longtemps. Les groupes takfiristes formés essentiellement d'extrémistes étrangers, massacrent tous ceux qui ne pensent pas comme eux, qu'ils soient sunnites, alaouites, chiites, druzes ou chrétiens. L'un de ces groupes, les "Soldats du califat islamique", ont commis leurs dernières atrocités dans la localité de Khan al-Assal, à l'Ouest de la ville de Homs. Ils ont massacré quelque 150 soldats réguliers et civils et jeté leurs corps dans une fosse commune après les avoir mutilé. Les extrémistes ont massé 10000 hommes pour prendre cette ville, où ils avaient utilisé les armes chimiques en février dernier.
L'effort exceptionnel qu'ils ont déployé à Khan al-Assal coïncide avec l'arrivée à Damas d'experts des Nations unies pour enquêter sur l'utilisation d'armes chimique et la signature d'un accord dans ce sens avec l'Etat syrien. Il est clair que l'objectif de la prise de Khan al-Assal est de faire disparaitre les indices et les preuves qui incriminent non seulement les extrémistes mais aussi, et surtout, leurs soutiens régionaux, notamment la Turquie et l'Arabie saoudite.
Mais malgré cette terreur, le peuple syrien a décidé de se soulevé contre ces groupes. Partout en Syrie, les terroristes sont désormais honnis par la population qui a resserré les rangs derrière son président, Bachar al-Assad, son armée national et son Etat. Cette détermination et cette disposition au sacrifice sont sans doute exprimées par l'image de ce jeune soldat syrien, faisant le "V" de la victoire, quelques minutes avant d'être exécuté avec des dizaines de ses camarades à Khan al-Assal.
Cette détermination s'exprime également par les avancées réalisées sur le terrain par l'armée et les comités populaires, les dernières en date étant la prise, samedi, du QG des extrémistes à Homs, la mosquée Khaled Ibn al-Walid et du quartier de Khalidiyé. L'armée est en passe de prendre toute la ville dans les prochaines heures.
Le peuple d'Egypte se mobilise par millions
En Egypte, des millions de citoyens ont répondu à l'appel du "Front révolutionnaire du 30 juin" et du chef de l'armée, le général Abdel Fattah el-Sissi, pour dénoncer le terrorisme. De l'avis des correspondants de la presse étrangère, la mobilisation était exceptionnelle au Caire, à Alexandrie et dans toutes les grandes villes du pays. Les manifestants brandissaient des portraits de Sissi, de l'ancien président Gamal Abdel Nasser et du président russe Vladimir Poutine. Les Egyptiens ont voulu marquer leur rejet de la terreur pratiquée par les Frères musulmans, qui se manifeste par un activisme sans précédent des groupes extrémistes dans le Sinaï et par une multiplication des actes de violence dans les autres région.
La confrérie islamiste aussi avait mobilisé ses partisans, qui ont manifesté en grand nombre. Mais elle ne s'est pas contentée de jouer le jeu démocratique. A l'aube du samedi, les partisans des "Ikhwans" ont tenté de couper la route de l'aéroport du Caire et de s'approcher des militaires chargés de sécuriser le Pont du 6 octobre. Ils se sont heurtés aux riverains et aux soldats. Les affrontements ont fait des dizaines de morts et de blessés. Pris d'hystérie, le cheikh extrémiste Youssef Qaradaoui a violemment attaqué le Grand cheikh d'Al-Azar, Ahmad al-Tayyeb, suscitant l'indignation du Conseil supérieur des ulémas, qui s'est réuni en urgence pour dénoncer les appels de ce dignitaire extrémistes et ses appels à la violence.
En parallèle, l'armée égyptienne a lancé une vaste opération baptisée "la tempête du désert" dans le Sinaï, contre les repères des takfiristes.   
Marée humaine en Tunisie
En Tunisie, une marée humaine de plusieurs milliers de personnes venues de tout le pays a participé samedi aux funérailles du député opposant laïque de gauche assassiné, Mohammad Brahmi, dans un climat tendu à Tunis où l'enterrement s'est terminé en manifestations anti-gouvernementales.
Tristesse et colère se lisaient sur les visages lors de la procession funèbre, partie du domicile du défunt à 10 km au nord de Tunis. Mohammad Brahmi, 58 ans, tué jeudi, a été mis en terre à la mi-journée au cimetière d'el-Jellaz dans "le carré des martyrs" au côté de Chokri Belaïd, un autre opposant de gauche, assassiné en février dernier.
Des portraits de l'ancien président égyptien Gamal Abdel Nasser ainsi que des drapeaux syriens et palestiniens étaient brandis dans le cortège a traversé le centre de Tunis. "Par notre âme, par notre sang, nous te vengerons", criait la foule.
De nombreux dirigeants syndicalistes et politiques étaient présents, contrairement aux responsables du gouvernement, dont la présence n'était pas souhaitée par la famille.
Opposant nationaliste de gauche, Mohammad Brahmi a été tué de 14 balles tirées à bout portant devant son domicile, sa famille accusant le parti islamiste au pouvoir, Ennahda. Le gouvernement a nommément désigné un salafiste jihadiste, ajoutant que la même arme avait servi pour le meurtre de Chokri Belaïd.
Des notables de Sidi Bouzid, ville natale du défunt et berceau du soulèvement qui a renversé le régime de Ben Ali en 2011, ont mis en place un conseil pour gérer les affaires de la ville "jusqu'à la chute du pouvoir" actuel, mot d'ordre des manifestants qui y sont mobilisés depuis l'assassinat du député.
Cinquante-deux députés ont annoncé dans la nuit leur retrait de l'Assemblée nationale constituante (ANC), appelant à un sit-in jusqu'à la dissolution de la Constituante et la formation d'un gouvernement de salut national.
Auparavant, dans le cimetière au-dessus duquel flottaient d'immenses drapeaux tunisiens rouge et banc, des milliers de partisans de Brahmi avaient scandé "Le peuple veut la chute du régime", ou "Ennahda, bande de terroristes", derrière Hamma Hammami, leader d'extrême gauche du Front populaire, une coalition comprenant des nationalistes et à laquelle appartenait le défunt.
Le ras-le-bol des Libyens
Même scénario en Libye voisine, où la population a marqué son ras-le-bol du règne des milices islamistes extrémistes. Des milliers de manifestants ont crié leur colère contre les Frères musulmans, accusés d'être responsables de l'instabilité en Libye, au lendemain d'une série d'assassinats ayant visé notamment un militant anti-islamiste.
Deux officiers de l'armée ont été abattus vendredi 26 juillet à Benghazi, dans l'est de la Libye, quelques heures après l'assassinat d'un avocat et militant politique de premier plan, Abdelsalam Al-Mosmary.  Ce dernier était connu pour ses dénonciations de la présence des milices armées dans les rues du pays ainsi que pour son hostilité affichée aux Frères musulmans. Il avait fait partie des premiers militants ayant manifesté contre le régime du dictateur déchu Mouammar Kadhafi, en février 2011. Les manifestants accusent les islamistes d'être derrière son assassinat.
Les manifestations ont été émaillées d'attaques contre les locaux des deux principaux partis: le Parti pour la justice et la construction (PJC), bras politique des Frères musulmans, et son rival, l'Alliance des forces nationales (AFN, libérale).
Par Pierre Khalaf
Source : TENDANCES DE L’ORIENT