lundi 22 juillet 2013

L'inévitable défaite de l'homme malade américain.... confronté à son plus grand défi stratégique après l'effondrement de tous ses paris régionaux suite à la chute des Frères musulmans en Egypte. Une chute définitive, qui aura d'immenses répercussions sur les Etats de la région sans exception, de la Tunisie au Yémen, en passant par la Libye et la Turquie.

Le débat qui a eu lieu au Congrès américain lors de l'audition du chef d'état-major interarmes, le général Martin Dempsey, autour de la situation en Syrie, apporte une preuve vivante de la confusion et de la faiblesse de l'empire américain au Machreq arabe après l'échec de son agression contre la Syrie. Ce tableau, couplé à l'amertume vécue par la politique américaine vis-à-vis de la révolution du 30 juin en Egypte, prouve que nous sommes devant une défaite complète des politiques initiées dans la région par l'ancien chef de la CIA, David Petraeus, en partenariat avec la Turquie, le Qatar et l'Arabie saoudite.
Les illusions des Etats-Unis et de l'Occident sur la capacité de modifier les équilibres sur le terrain après la bataille de Qoussair se sont volatilisées ces dernières semaines. Et les experts occidentaux assurent qu'un tel rééquilibrage n'est pas réalisable sans une invasion terrestre de la Syrie, comme l'a encore réaffirmé le chef d'état-major sortant de l'armée britannique, le général David Richars (Voir ci-dessous). Le New York Times a d'ailleurs reconnu que la dynamique a changé sur le terrain au profit des troupes du président Bachar al-Assad (Voir ci-dessous).
Or ces experts soulignent qu'une invasion atlantiste est un suicide pour les Américains et les Occidentaux et risque de menacer l'existence même d'Israël, car le dispositif de défense de l'armée syrienne est intact et s'est même amélioré avec la création d'une résistance populaire prête à défendre la patrie, organisée dans le cadre de l'Armée de défense nationale. De plus, la présence au sol en Syrie du Hezbollah rend encore plus risquée une éventuelle intervention terrestre. 
Confrontés à toutes ces réalités, la Grande-Bretagne et la France, chefs de file des pays européens appelant à l'armement des terroristes syriens, ont renoncé à adopter une telle mesure. Londres a non seulement changé d'avis, mais n'exclut plus que le président Bachar el-Assad puisse rester au pouvoir pendant encore plusieurs années, selon des sources informées, citées par l'agence de presse britannique Reuters.
Ces mêmes sources ont ajouté que la conférence internationale de paix envisagée pour trouver une solution au conflit pourrait ne pas être organisée avant l'an prochain, si le projet n'est pas purement et simplement abandonné, ont ajouté les mêmes sources. "Il est clair que la Grande-Bretagne ne va pas armer les rebelles, de quelque manière que ce soit", a dit une des sources interrogées en rappelant que le Parlement de Londres avait exigé d'être consulté au préalable sur cette question.
Reuters rapporte que l'évolution de la position britannique s'explique notamment par l'hostilité de l'opinion publique à un quelconque engagement aux côtés des rebelles syriens et par la crainte de voir les armes envoyées aux insurgés tomber entre les mains de groupes islamistes farouchement antioccidentaux.
De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a déclaré que Paris "n'a pas modifié sa position" de ne pas livrer d'armes létales à l'opposition syrienne.
En plus à ses déconvenues en Syrie, l'homme malade américain est désormais confronté à son plus grand défi stratégique après l'effondrement de tous ses paris régionaux suite à la chute des Frères musulmans en Egypte. Une chute définitive, qui aura d'immenses répercussions sur les Etats de la région sans exception, de la Tunisie au Yémen, en passant par la Libye et la Turquie.
Le changement en Syrie ouvrent des perspectives de rencontre avec les victoires syriennes, plaçant la région sur un chemin nouveau, marqué par la fin de l'ère américaine et le retour de celle des Etats arabes indépendants, soutenus par une confortable majorité populaire. 
SOURCE : TENDANCES DE L'ORIENT

dimanche 21 juillet 2013

Lettre d'un ex-soldat israélien au gagnant palestinien de l'émission "Arab Idol".....J’ai été soldat ; je sais ce que veut dire d’être prêt à mourir pour une cause. Or, je préfère vivre à tes côtés, sur ce bout de terre, plutôt que de donner ma vie pour que d’autres personnes puisse continuer à y vivre sans la partager.



Washington – Cher Mohammad Assaf, tu te demandes peut-être pourquoi, un jeune Israélien comme moi, t’écrit à toi, le gagnant d’« Arab Idol », qui es de Gaza.
Tu penses sans doute que nous sommes très différents. Tu as raison. Nous avons grandi, toi à Gaza et moi à Jérusalem, à une heure de route l’un de l’autre, mais des années-lumière nous séparent. Aux carrefours de la vie, nous avons chacun emprunté des chemins différents. À 20 ans tu chantais aux mariages, alors que moi je faisais mon service militaire. Mais malgré tout, nous avons beaucoup de points communs : nous sommes jeunes, nous avons vu couler beaucoup trop de sang et tous les deux, nous nous sentons chez nous sur ce bout de terre.

Tu es le jeune Palestinien le plus aimé du moment. Quand tu as chanté à la finale d’Arab Idol, Arabes et non-Arabes, partout dans le monde, sont tombés sous ton charme.

J’ai voulu t’écrire, parce qu’au delà de ton charme, pour les gens de Ramallah et de Khan-Yunis, tu représentes l’espoir – une denrée rare par les temps qui courent pour tous ceux qui habitent entre le Jourdain et la Méditerranée.

J’ai voulu t’écrire parce que quand les gens te regardent, ils ne voient pas seulement un beau gosse qui chante bien, mais quelqu’un qui symbolise de nouvelles possibilités et qui donne envie de croire à un avenir différent de la réalité qui nous enferme.

Tu te dis sûrement : « Mais qu’est-ce je peux faire ? »

Tu as toutes les raisons du monde d’être pessimiste. Le secrétaire d’Etat usaméricain John Kerry a beau essayer de ramener les Israéliens et les Palestiniens à la table des négociations. Mais toi et moi, nous savons très bien que chez nous, la plupart des gens n’y croient plus vraiment. On ne peut pas leur en vouloir, après tout ce temps et tous ces dirigeants qui nous ont déçus par leur incapacité à prendre des décisions courageuses et à faire un pas vers la réconciliation.

Mais, justement, ta voix pourrait être plus claire et plus forte que celles des dirigeants. Nombreuses sont les initiatives non conventionnelles qui ont changé le cours de l’histoire. Tu as touché le cœur et l’âme de plus de 160 millions de personnes. Un grand nombre d’Israéliens n’ont pas le profil de tes fans, néanmoins, nous ne sommes pas pour autant si différents. Quand la musique est prenante, on n’y reste pas insensible. Avec ta belle voix, tu peux transmettre ce qu’aucun politicien ne pourra.

Tu te dis sûrement : « Ces gens-là ne veulent pas de paix avec nous ». C’est vrai que les Israéliens ont du mal à croire à une éventuelle résolution du conflit, non pas parce qu’ils sont contre, mais plutôt parce qu’un ancien Premier ministre nous a dit que nous n’avions pas de partenaire pour cette paix. Vraie ou fausse, cette phrase, la plupart d’entre nous l’a encore à l’esprit aujourd’hui. Mais à vrai dire, même les plus pessimistes espèrent avoir tort en leur for intérieur.

Dans la Bible, il est dit qu’« un bon voisin vaut mieux qu’un lointain ami ». Le monde entier a beau t’aimer et compatir avec toi, mais c’est à nous que tu as affaire, et vice versa. S’il te plaît, adresse-toi aussi à nous ! Sois aussi notre « nouvelle star ».

Tu as 23 ans, moi j’en aurais bientôt 25. Nous sommes jeunes, mais nous ne sommes plus des enfants. Quand j’avais 15 ans, j’ai lu dans un livre usaméricain que « le signe d’immaturité chez un homme, c’est de vouloir mourir pour une noble cause, alors que la maturité c’est de vouloir vivre en toute humilité ». Aujourd’hui, cette phrase me parle enfin, au-delà d’une belle citation de l’auteur d’un roman. J’ai été soldat ; je sais ce que veut dire d’être prêt à mourir pour une cause. Or, je préfère vivre à tes côtés, sur ce bout de terre, plutôt que de donner ma vie pour que d’autres personnes puisse continuer à y vivre sans la partager.

Regarde-moi, parce que tu n’as pas le choix. Moi aussi je suis dans le même cas que toi. Nous sommes tous les deux coincés ici, sans pouvoir aller nulle part ailleurs. Ce n’est pas obligatoirement une mauvaise chose.

Tu as une belle voix. Toute la jeunesse palestinienne et arabe t’écoute - et nous aussi. Tu peux chanter une nouvelle histoire, qui ne dira pas « nous n’avons pas de partenaire pour la paix ». Ce sera une chanson, qui honore – sinon l’amour – la vie. J’écrirais bien la chanson, si tu la chantais.

Mabrouk, ou comme on dit en hébreu mazel tov (félicitations).
Source : Tlaxcala : 18/07/2013

Les mensonges de la France sur l’affaire Evo Morales/Edward Snowden….Paris s’est rendu coupable d’une gravissime violation du droit international en attentant contre l’immunité diplomatique absolue dont jouit tout chef d’Etat.

Sur injonction de Washington, plusieurs pays européens dont la France ont fermé leur espace aérien à l’avion du Président bolivien Evo Morales, déclenchant une grave crise diplomatique entre l’Europe et l’Amérique latine.
 

En interdisant à l’avion présidentiel d’Evo Morales de survoler son territoire dans la nuit du 2 au 3 juillet 2013, la France a déclenché une grave crise internationale avec la Bolivie. L’Espagne, l’Italie et le Portugal se sont rendus coupables du même acte d’hostilité à l’égard du pays d’Amérique du Sud. Tous, sans exception, ont suivi les ordres émanant de Washington, qui pensait à tort que son ancien agent Edward Snowden se trouvait à bord de l’avion.

Cet acte, inédit depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, a unanimement été condamné par l’ensemble de l’Amérique latine, du Chili à Cuba, toutes tendances politiques confondues. Paris s’est rendu coupable d’une gravissime violation du droit international en attentant contre l’immunité diplomatique absolue dont jouit tout chef d’Etat. La Bolivie a immédiatement dénoncé cette agression illégale auprès des instances internationales.

Les explications fournies par le Ministère français des Affaires étrangères ne sont guère convaincantes. Le Quai d’Orsay a ainsi exprimé « les regrets de la France suite au contretemps occasionné pour le président Morales par les retards dans la confirmation de l’autorisation du survol du territoire par l’avion du président ». Or, la Bolivie a demandé et obtenu l’autorisation de traverser l’espace aérien français dès le 27 juin 2013, c’est-à-dire six jours avant l’incident. La France savait ainsi depuis plus d’une semaine que l’avion présidentiel bolivien traverserait le territoire national.

Interrogé à ce sujet, le président français François Hollande n’a pas fourni davantage d’éclaircissements. « Dès que j’ai su que c’était l’avion du président bolivien, j’ai donné immédiatement l’autorisation de survol ». Là encore, ces propos sont inexacts puisque l’autorisation de traverser l’espace aérien avait été fournie près d’une semaine avant le grave incident qui a obligé Evo Morales à atterrir en urgence en Autriche et à y faire une escale de 13 heures.

En réalité, la France a fait preuve d’une embarrassante soumission à l’égard des Etats-Unis et s’est comportée non pas comme une grande nation souveraine et indépendante, mais comme une république bananière docile et obéissante. Paris n’a pas hésité un seul instant pas à violer le droit international, à commettre un acte extrêmement hostile à l’égard d’un pays allié et à mettre en danger la vie d’un président démocratiquement élu, dans le but de répondre à une injonction de la part de Washington. Le gouvernement socialiste français a ainsi prêté main forte à l’administration Obama dans ses tentatives d’arrêter Edward Snowden, qui a révélé que les services de renseignements étasuniens espionnaient…l’Europe et la France.

Mondialisation.ca, 10 juillet 2013
Texte publié initialement en portugais :
http://operamundi.uol.com.br/conteudo/opiniao/29882/as+mentiras+da+fra…

samedi 20 juillet 2013

HENRI ALLEG,ce héros tout simple....,Un grand résistant dans tous les sens du terme.Le vrai résistant, c’était Henri, et tous ceux, Algériens ou Français, qui se sont battus comme lui pour que l’Algérie soit libre !

Juif d’origine russo-polonaise, installé en Algérie en 1939, il milite pour la libération de ce pays. Directeur du quotidien Alger républicain, il est arrêté en juin 57 et torturé par les forces d’occupation française, commandées par le général Massu. Il décrira ces tortures dans son livre La Question, immédiatement interdit par la France, et réédité en Suisse.

Extraits :
« Jacquet, toujours souriant, agita d’abord devant mes yeux les pinces qui terminaient les électrodes. Des petites pinces d’acier brillant, allongées et dentelées. Des pinces « crocodiles », disent les ouvriers des lignes téléphoniques qui les utilisent. Il m’en fixa une au lobe de l’oreille droite, l’autre au doigt du même côté… Brusquement, je sentis comme la morsure sauvage d’une bête qui m’aurait arraché la chair par saccades. Toujours souriant au-dessus de moi, Jacquet m’avait branché la pince au sexe. Les secousses qui m’ébranlaient étaient si fortes que les lanières qui me tenaient une cheville se détachèrent. On arrêta pour les rattacher et on continua… »

Il y a maintenant plus de trois mois que j'ai été arrêté. J'ai côtoyé, durant ce temps, tant de douleurs et tant d'humiliations que je n'oserais plus parler encore de ces journées et de ces nuits de supplices si je ne savais que cela peut être utile, que faire connaître la vérité c'est aussi une manière d'aider au cessez-le-feu et à la paix. Des nuits entières, durant un mois, j'ai entendu hurler des hommes que l'on torturait, et leurs cris résonnent pour toujours dans ma mémoire.

"Alors, il ne veut pas parler ? dit l'un des civils.
-On a tout le temps , dit le commandant, ils sont tous comme ça au début : on mettra un mois, deux mois ou trois mois mais il parlera.
-C'est le même genre que Akkache ou Eyette Loup, repris l'autre. Ce qu'il veut : c'est être un "héros", avoir une petite plaque sur un mur dans quelques centaines d'années." Ils rirent à sa plaisanterie

 
C’est un des livres qui a marqué mon engagement militant. Tout jeune, j’ai été en contact avec des Belges et des Français qui avaient aidé le FLN, le mouvement de libération algérien en lui servant de base arrière (on les appelait les « porteurs de valise »). C’est ainsi que je fus amené à lire La Question. Une lecture indispensable pour comprendre jusqu’où peut aller la « démocratie occidentale » et aussi pour s’imprégner de son courage de vrai résistant.

Au moment où certains aiment à présenter Jean-Marie Le Pen comme un « résistant au système » qui « aurait des couilles », la pensée qui me vient est que c’est précisément à cet endroit que la torture était pratiquée par Le Pen et ses collègues criminels. Il ne s’en est jamais excusé, continuant à manifester son arrogance de colonialiste répugnant. Un tel homme ou sa fille ne sauraient incarner aucune résistance ! Juste de la démagogie manipulatrice pour amener les gens dans l’impasse du colonialisme et de l’extrême droite. Un programme qui est le contraire de la fraternité, en continuant le mépris et le racisme.

Le vrai résistant, c’était Henri, et tous ceux, Algériens ou Français, qui se sont battus comme lui pour que l’Algérie soit libre !

Jusqu’aux derniers moments de sa longue vie, il n’a cessé de lutter contre le système

J’ai eu le plaisir de rencontrer Henri à plusieurs reprises, notamment en donnant avec lui des conférences ou des formations pour jeunes. Il m’a marqué par sa forte conscience et sa capacité d’analyse politiques lucide. Mais aussi par sa gentillesse et sa simplicité.

Un héros tout simple. Ne se vantant jamais. Considérant ce qu’il avait réalisé comme tout à fait normal. J’ai eu avec lui quelques conversations très riches qui m’ont fortement aidé à comprendre le colonialisme.

Merci, Henri, nous essayerons de porter dignement ton message de résistance et de fraternité !

Source : Investig'Action michelcollon.info

SYRIE :« Si la révolution continue comme ça, les gens vont se révolter contre nous », déclare un commandant rebelle de la ville centrale de Homs

Au cours des dernières semaines, les groupes rebelles se sont entre-tués avec férocité, ont perdu du terrain sur le champ de bataille, et se sont même aliéné les citoyens qu’ils prétendent vouloir libérer.

Mais le statu quo qui a pesé sur le pays pendant des mois a commencé à changer à mesure que les forces de M. Assad – renforcé par un soutien régulier de leurs alliés – ont repoussé les rebelles et atténué la pression sur la capitale.
Il n'y a pas longtemps, les rebelles, postés à la périphérie de Damas, ciblaient la ville avec des obus de mortier, les soldats gouvernementaux faisaient défection en masse et des rapports faisaient état de nouveau territoire échappant à l'emprise du président Bachar al-Assad. Alors que ses revers augmentaient, M. Assad a lâché ses avions de combat et des missiles Scud, faisant craindre que face au désespoir, il finisse par utiliser des armes chimiques.Le momentum s’est maintenant inversé. Au cours des dernières semaines, les groupes rebelles se sont entre-tués avec férocité, ont perdu du terrain sur le champ de bataille, et se sont même aliéné les citoyens qu’ils prétendent vouloir libérer. Dans le même temps, les États-Unis et d'autres puissances occidentales, qui appelaient M. Assad à démissionner, font preuve de réticences à fournir les rebelles en armes.Bien que peu s'attendent à ce que M. Assad puisse rétablir son autorité sur l'ensemble de la Syrie, certains de ses plus farouches ennemis reconnaissent cependant que sa position est plus forte aujourd’hui qu'elle ne l'a été depuis des mois. Sa résistance suggère qu'il s'est taillé ce qui ressemble à un mini-État dans le centre de la Syrie, fermement soutenu par la Russie, l'Iran et le Hezbollah, et que M. Assad et ses partisans vont probablement continuer à acculer les rebelles divisés. « Assad est désormais puissant, pas comme un président qui contrôle un État mais comme un chef de guerre, quelqu'un qui possède des armes plus sophistiquées que les autres », déclare Hassan Hassan, un analyste syrien au journal anglophone d’Abou Dhabi, The National. « Il n'est pas capable de reconquérir le pays. » La guerre civile a balkanisé le pays, avec un éventail de groupes armés contrôlant différents secteurs. Le gouvernement conserve son emprise sur la capitale et a consolidé son contrôle sur une série de grandes villes vers le nord. Les groupes rebelles contrôlent de grandes étendues de terres dans le nord et l'est du pays, même si elles sont loin d'être unifiée, avec des milices en compétition pour les ressources, imposant leurs propres lois et retournant parfois leurs armes les uns contre les autres. Les Kurdes, la plus grande minorité ethnique de Syrie, contrôlent leurs propres domaines et se battent souvent pour en éloigner les rebelles. Dans l'ensemble, environ 60 pour cent de la population vit dans les zones contrôlées par le gouvernement, tandis que les rebelles contrôlent 60 à 70 pour cent du territoire, déclare Andrew J. Tabler, un expert des questions syriennes à l'Institut des études politiques pour le Proche-Orient de Washington. Mais le statu quo qui a pesé sur le pays pendant des mois a commencé à changer à mesure que les forces de M. Assad – renforcé par un soutien régulier de leurs alliés – ont repoussé les rebelles et atténué la pression sur la capitale. Même les combattants qui avaient espéré voir M. Assad destitué, mort, emprisonné ou exilé commencent à reconnaître la nouvelle réalité. « Si la révolution continue comme ça, les gens vont se révolter contre nous », déclare un commandant rebelle de la ville centrale de Homs, où les forces de M. Assad ont enregistré des avancées ces derniers jours.
Source : New York Times 

vendredi 19 juillet 2013

EGYPTE : Ces femmes qui font la révolution égyptienne ....« On peut battre une révolutionnaire, mais pas battre la Révolution »

« Ce n’est pas parce qu’on s’est séparé du pire, Moubarak, que nous sommes prêts à accepter le mauvais, c’est-à-dire Morsi »

Elles sont le visage de l’Égypte. Et l’âme de cette révolution qui secoue de nouveau le pays depuis quelques semaines. Nada, Inès, Yosra et Pasant sont présentes sur la place Tahrir, au Caire, dès que la liberté de leur peuple est en danger. Y revenant sans cesse, tant que la transition démocratique n’aura pas abouti. Rencontre avec quatre jeunes femmes qui rêvent de justice sociale, de démocratie, et d’un avenir meilleur pour leur pays.
Jeunes, diplômées, avec ou sans emploi, ces jeunes femmes ont participé à la Révolution égyptienne. Où plutôt « aux deux Révolutions », comme le souligne Inès. La première qui a entraîné la chute de l’ancien président Hosni Moubarak en janvier 2011, après trente ans de dictature. Et la seconde, le 3 juillet 2013, a provoqué la destitution de Mohamed Morsi, premier président (islamiste) élu de l’ère post-révolutionnaire. Nada, Inès, Yosra et Pasant rêvent d’une Égypte plus solidaire, avec davantage de justice sociale. Conscientes que le processus sera long. Et déterminées à se battre pour défendre cette révolution en cours.
Nada, 20 ans : « Continuer jusqu’à ce que l’Égypte soit un bon pays pour tous »
Nada, 20 ans, est sur la place Tahrir avec sa mère, sa petite sœur, son fiancé Mustafa, et un ancien militant communiste irakien de passage, venu soutenir la Révolution. Tous partagent l’iftar, le repas de rupture de jeûne du Ramadan, sous une tente où trônent plusieurs portraits : aux côtés de Nasser et d’Anouar el-Sadate, deux anciens présidents égyptiens, on aperçoit Abdel Fattah al-Sissi, commandant en chef de l’armée égyptienne, ministre de la Défense et responsable de l’intervention militaire qui a destitué le président Mohamed Morsi.
Nada paraît faussement candide, laissant souvent Mustafa, beau parleur, assurer la traduction de l’arabe vers l’anglais. Mais comme elle le dit elle-même, « elle parle peu et agit plus ». Depuis le début du mouvement révolutionnaire, elle est presque tous les jours sur la place Tahrir. Elle était là pour réclamer la chute de Moubarak, elle est revenue pour exiger la chute de Morsi. « Ce n’est pas parce qu’on s’est séparé du pire, Moubarak, que nous sommes prêts à accepter le mauvais, c’est-à-dire Morsi », explique-t-elle avec douceur et fermeté.
Deux raisons l’ont parfois maintenue loin de la place Tahrir. Tout d’abord, ses études de commerce. Le 30 juin, jour de la plus grande mobilisation anti-Morsi (près de trente millions de personnes seraient descendues dans les rues à travers tout le pays), Nada passait un examen universitaire. Elle a donc « raté ça », dit-elle avec une certaine déception dans la voix. L’autre raison : la sécurité, ou plutôt l’insécurité, qui fait qu’elle ne campe jamais sur la place Tahrir la nuit. « Pour les femmes, c’est difficile. Il y a eu de nombreux cas d’attouchements, voire de viols » [1]. Elle préfère venir en journée, manifester, marcher, protester et rentrer ensuite chez elle, dans une famille assez aisée.
Nada revient sans cesse place Tahrir. Elle le fera tant que la transition démocratique n’aura pas abouti. Elle le doit à son pays, affirme-t-elle. « Nous devons suivre la voie de la Révolution, jusqu’à ce que l’Égypte soit un bon pays. Non pas un grand pays, nous n’en avons pas besoin, juste un bon pays pour tous ».
Yosra, 29 ans : « On peut battre une révolutionnaire, mais pas battre la Révolution »
Yosra, est très différente de Nada. Elle a 29 ans, et vient d’un milieu pauvre. Elle vit dans le quartier populaire du Fayoum, massivement acquis à la cause des Frères musulmans. Elle est plus volubile, porte un regard plein de détermination et parle un français parfait. Depuis trois ans, elle s’est lancée à fond dans la Révolution.
Avant 2011, elle travaillait dans les ressources humaines, après des études de commerce. Puis elle a perdu son emploi, et s’est alors consacrée entièrement à la Révolution. Elle a été de tous les sit-ins, de toutes les manifs, de toutes les marches et autres protestations, via Facebook ou Twitter. Avec ses amies « musulmanes, chrétiennes et athées », elles se battent « pour leur avenir ». A-t-elle subi des violences ? Yosra finit par expliquer qu’elle a été battue par des policiers. Avant d’ajouter, sourire aux lèvres : « On peut battre une révolutionnaire, mais pas battre la Révolution ». Avant de faire remarquer que d’autres femmes ont vécu des sorts pires que le sien.
Yosra a rejoint la campagne Tamarod (« Rébellion »), qui a exigé le départ de Morsi, notamment en annonçant avoir récolté les signatures de 22 millions d’Égyptiens. Elle est « musulmane pratiquante », explique-t-elle. Et, pour autant, elle n’a pas voté Morsi lors des dernières élections. Mais pour l’un des candidats de gauche eu premier tour. Et au second tour, sommée de choisir entre un ancien dirigeant du régime de Moubarak et un membre de la confrérie des Frères musulmans, elle a voté blanc. « Les Frères musulmans sont prêts à tout pour le pouvoir en le faisant passer au nom de l’Islam. Or l’Islam n’a rien n’avoir avec ce qu’ils proposent. L’Islam c’est le respect des autres dans toutes leurs différences, l’Islam, c’est le dialogue. L’Islam, c’est surtout et avant tout la démocratie. »
Cette exigence, Yosra la revendique pour tous. Lors d’un séminaire organisé par le docteur Alaa el-Aswany, grand écrivain égyptien, proche du nouveau gouvernement et du nouveau vice-président Mohamed el-Baradei, elle rappelle que la rue « maintiendra la pression sur eux, eux qui ne sont plus jeunes et qui peuvent avoir perdu contact avec la réalité du terrain ». Aux militaires qui sont intervenus pour destituer Mohamed Morsi, elle rappelle que tant qu’ils sont là pour protéger le peuple, « ils seront acceptés ». Et dans le cas contraire ? « On manifestera contre eux ! »
Inès, 32 ans : « Les Frères musulmans ont reproduit le programme néo-libéral de Moubarak »
Inès n’accorde pas non plus beaucoup de confiance aux militaires. Cette avocate de 32 ans, fille d’avocats engagés et dont la sœur et le frère cadets exercent le même métier, se situe politiquement à gauche. « Même si être de gauche en Égypte suppose des choses très contradictoires. »
« Les militaires devaient intervenir, sans quoi on risquait un bain de sang ». Mais pour Inès, « les militaires n’avaient jamais vraiment quitté le pouvoir. Ils avaient passé un deal avec les Frères musulmans, qui leur permettait de garder le contrôle
sur une partie du budget et de l’économie égyptienne,
décrit-elle. Ce deal aurait pu se poursuivre si les Frères musulmans n’avaient pas fait en un an autant d’erreurs, qui ont poussé près de trente millions d’Egyptiens à demander leur départ ». « L’armée, continue-t-elle dans un français qu’elle maîtrise parfaitement, veut continuer à faire son business et que personne n’interfère. Ni les Frères musulmans, ni les révolutionnaires, ni les États-Unis. »
« Ne pas faire de faux procès à l’islam »
Si elle regrette le poids du patriarcat, accentué par les discours des Frères musulmans, Inès ne veut pas qu’on fasse de faux procès à l’islam. Ce que la jeune femme reproche à l’ancien président Mohamed Morsi, ce sont surtout les nombreuses violations des libertés collectives et individuelles, les arrestations extra-judiciaires, les cas de violences, de tortures, voire de meurtres. Elle connaît bien le sujet, car son frère cadet, Karim, défend bénévolement – avec d’autres avocats regroupés au sein du centre Adala (« justice », en arabe) – des personnes ou des familles victimes de ces violations ou de celles commises par l’armée et la police.
Ce qu’Inès condamne le plus, c’est la misère économique dans laquelle les Frères musulmans ont laissé les gens. « Les Frères musulmans se sont contentés de reproduire le programme économique du régime Moubarak, c’est-à-dire tenter de générer de la croissance selon le dogme néo-libéral. De la croissance et non du développement. Or la croissance ne bénéficie qu’à quelques uns. » Inès reconnaît qu’elle vient d’un milieu favorisé. « Mais, mets-toi à la place d’un jeune Égyptien qui a 35 ans, qui est sans emploi et forcé de continuer à vivre chez ses parents, qui est amoureux mais qui ne peut se marier car il n’a pas de moyen... » Elle garde le silence un moment, avant de poursuivre : « Ce jeune Égyptien n’a d’autre choix que de se révolter. Et moi avec lui. Les revendications du peuple égyptien sont de plus en plus précises. Même si les gens n’utilisent pas les notions liées au clivage gauche-droite, la rue a de plus en plus des exigences de gauche, en matière d’emploi et de justice sociale. La Révolution continue. »
Pasant, 26 ans : « Continuer la révolution sans être dupe »
Pasant fait entendre une voix plus discordante. Dans la société égyptienne, elle détonne. Assumant totalement son mode de vie : elle boit, fume et a des camarades du sexe opposé, avec qui elle aime se balader dans les rues bondées du Caire, en pleine nuit de ramadan. A 26 ans, cette mère d’un jeune garçon, qui parle anglais avec un impressionnant accent britannique, a elle aussi fait la Révolution contre Moubarak, signé la pétition lancée par la campagne Tamarod, exigé le départ de Morsi. Mais condamne énergiquement l’intervention des militaires.
« Dans ce pays, j’assume mes idées, je ne me les laisse dicter par personne, ni par des barbus, ni par des pseudo gens de gauche . » Or, fait-elle remarquer, « je ne peux pas soutenir que des militaires viennent renverser un pouvoir civil. » Les gens ont la mémoire courte, estime Pasant, et oublient un peu facilement les exactions commises par cette armée, aujourd’hui louée comme une libératrice.
« Écoute, dit-elle en tirant énergiquement sur une cigarette, si les Frères musulmans avaient mis en place tout leur programme, j’aurais été l’une de leur première victime. Regarde-moi, ajoute la jeune femme en souriant, en montrant son haut qui dévoile ses bras et son nombril. J’ai une conscience extrême de ce que nous avons dû sacrifier pour la Révolution. Je connais trop bien le prix de la démocratie : je ne peux pas accepter cette intervention. »
Pour Pasant, ceux qui ont contribué à mener une campagne contre l’ex-président Morsi, alliant certaines vérités et les pires mensonges sur lui, sont les détenteurs de chaînes de télévision et de radio privées qui ont bénéficié des largesses du régime de Moubarak et veulent maintenir leurs privilèges. Pasant est donc prête à continuer la Révolution, et refuse d’être dupe quant au « jeu des militaires ». « Le général Al-Sissi est malin, très malin ! », glisse-t-elle, en rappelant qu’il est l’ancien responsable des services secrets militaires égyptiens. « Aujourd’hui il est glorifié, mais demain d’autres voix comme la mienne se feront enfin entendre et on verra que l’on doit continuer cette Révolution. »
De nombreuses organisations de gauche demandent à Pasant de les rejoindre, explique-t-elle, pour « entrer en politique, plus concrètement ». Mais elle ne veut pas. Pas encore. Pour ne pas perdre sa liberté d’expression et d’action. « Le poids des organisations politiques est tel que c’est un risque qu’il faut bien mesurer ». Pasant préfère continuer d’agir au sein de la société civile, hors cadre, hors pesanteur politique… Libre.
Source : basta!

Qatar : fin de partie…L’honneur était sauf et le Qatar pouvait reprendre son rang, celui de 138e au classement des démocraties dans le monde.

Libye, Égypte, Syrie, Mali : tous les fers placés au feu par le petit émirat ont cessé d’être rouges. Doha doit revenir dans ses étroites frontières, celles d’une principauté théocratique et dictatoriale, guère plus vaste qu’un immense hall de banque.

Il faut se souvenir de la violente algarade qui, à l’ONU lors de l’un des multiples débats sur la Syrie, a opposé le représentant du Qatar à celui de la Russie. Le premier intervenant avec une telle arrogance qu’on croyait Condoleeza Rice revenue. Et le représentant de Poutine de s’écrier : « Tu es qui toi ? Le Qatar ? Alors il nous suffit d’appuyer sur un bouton et, hop, il n’y a plus de Qatar… ». Il y a six mois encore, juste avant l’opération Serval au Mali, à défaut d’être les maîtres du monde, l’émir de Doha et Hamad Ben Jassem, « HBJ » son cousin premier ministre, étaient convaincus de dominer le jeu politique de Saint-Louis du Sénégal à Kaboul. Hélas, comme celle des Rois mages l’étoile de Doha n’a fait que passer dans le ciel. Aujourd’hui l’heure est venue où, penaud, il faut amener les voiles et se faire discret. Libye, Égypte, Syrie, Mali : tous les fers placés au feu par le petit émirat ont cessé d’être rouges. Doha doit revenir dans ses étroites frontières, celles d’une principauté théocratique et dictatoriale, guère plus vaste qu’un immense hall de banque.
Lancée par le duo émir Al-Thani - Nicolas Sarkozy, l’offensive contre Kadhafi a provoqué la surprise des Étasuniens. Ils ne sont allés à la guerre que munis de pincettes. Quand Washington, avant même l’assassinat de son ambassadeur à Benghazi, s’est rendu compte que la « libération » de la Libye avait aussi pour but de saisir les 165 milliards du trésor du colonel et de prendre en main les réseaux de la Jamahiriya en Afrique de l’ouest, l’administration Obama a trouvé son indéfectible allié de Doha quelque peu envahissant…
En Égypte, le parrainage du Qatar accordé aux Frères Musulmans tombait dans le cœur de cible de la politique de Washington. Depuis Nasser, les « Frères » sont les bienvenus à Washington où, en son temps, une délégation a même été officiellement reçue par le président Eisenhower. Les services spéciaux suisses n’ont-ils pas détecté que le père de Tarik Ramadan, réfugié aux pays des lacs, était en contact avec la CIA… Ne jamais oublier que, sur le billet du dollar est écrit « In God We Trust » : la solution religieuse aux problèmes politiques est toujours bien vue au pays des évangélistes.
C’est la tutelle de fer de Morsi et de ses amis, la prise des pleins pouvoirs par les « Frères », qui a défrisé l’espoir des Étasuniens mis dans les disciples d’Allah. Faut-il ajouter à cela la détresse économique et l’absence de toute initiative capable de faire bouger d’un centimètre le dramatique dossier de Palestine. Bailleur à fonds perdus, en milliards, le Qatar et son arme de destruction idéologique, Al-Jazeera, a fini par se faire détester par une bonne partie de la population égyptienne. Un quotidien du Caire a publié un dessin qui résume cette séquence, on voit une mère tirer l’oreille de son fils en lui posant la question « tu sais où vont les menteurs ? » et le gamin de répondre « Oui, à Al-Jazeera »… Le risque, pour les États-Unis, était d’être, eux aussi, un jour jetés avec l’eau du bain, les eaux usées des « Frères ». Indice, au Caire lors de la révolte de juillet, l’ambassadrice américaine a échappé de peu au lynchage.
Washington a donc rendu les rênes à l’armée et laissé tomber la solution de d’un « islam soluble dans la démocratie », à la turc. Fin du protectorat qatari sur l’empire des pharaons. Et deuxième échec d’une colonisation rêvée par Doha puisque l’émir Al-Thani, qui se présentait naguère comme le Bolivar bédouin, n’est plus davantage le bien venu à Tripoli.
Sonnant le tocsin, Washington a fait savoir à Doha qu’il était temps que l’équipe en place, le terrible tandem de l’émir et de « HBJ » passe la main. Après quelques hurlements et un soupçon de brouhaha menaçant d’une rébellion, « HBJ » a décidé de filer vers Londres. À 60 ans, celui qui est sûrement l’homme le plus riche du monde à de beaux jours devant lui. Pour l’émir Al-Thani le scénario était plus simple. Le souverain, potentat de droit divin, étant malade, laisser le trône à son fils semblait s’imposer dans l’urgence. L’honneur était sauf et le Qatar pouvait reprendre son rang, celui de 138e au classement des démocraties dans le monde. Par ailleurs, les caisses du pays n’étant pas un puits sans fond et les perspectives gazières étant ébréchées par la naissance de l’exploitation du schiste, il fallait bien que cet état très endetté serre sa propre vis.
Avalant son chapeau, le prince Tamim, émir à la place de l’émir, a pu sans rougir assister à la défaite du clan qatarien sur le front syrien : Ghassan Hitto, le premier ministre de la coalition rebelle vient d’être déboulonné. Frère Musulman, ce saint homme, pion numéro 1 du Qatar, a cessé de plaire et doit laisser sa place à un successeur non inféodé à Doha. Une double peine puisque Ahmad Assi Al-Jarba, le nouveau chef de la coalition porte fièrement le maillot de Riyad. Quelle ingratitude pour Doha qui a déjà investi plus de trois milliards de dollars dans sa guerre syrienne.
Des chapeaux, Tamim va en manquer. Puisqu’après l’épisode syrien est venu le temps des talibans. Le père du prince et son cousin « HBJ » avaient trouvé judicieux d’ouvrir à Doha une représentation de « L’émirat Islamique d’Afghanistan ». Le local ? Un petit palais tout neuf avec de grands murs de défense. Après une chaleureuse réception de bienvenue, les talibans ont hissé leur drapeau sous l’œil mouillé des caméras d’Al-Jazeera. Las, l’honnête Hamid Karzaï, voyant ces images, s’est mis en colère contre ses maîtres étasuniens. Le président Afghan exige la fermeture de cette sinécure. Pour une fois dociles, les talibans ont amené leur étendard pour un (court) séjour dans la naphtaline. Désormais l’émir Tamim a plus de loisirs pour se consacrer à ce qui l’occupe vraiment : le succès du PSG et les progrès de l’islam wahhabite dans la communauté musulmane de France. Plus souvent aussi, il pourra partager un thé avec Valérie Trierweiler dont il apprécie la compagnie.
Jacques-Marie Bourget
Source : http://www.espritcorsaire.com/?ID=111/Jacques-Marie_Bourget/
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