Cette comédie du « devoir d’ingérence humanitaire » a été inventée pour justifier l’ingérence de certains pays dans les affaires intérieures des autres, en d’autres termes, le devoir d’ingérence, c’est la loi du plus fort, c’est le colonialisme des temps modernes. Un exemple ? La France et ses alliés ont évoqué les raisons humanitaires pour intervenir en Libye et protéger les « civils désarmés attaqués par les forces de Kadhafi ». Quelle blague ! Ils ont pris le parti des insurgés contre le pouvoir en place et ont bombardé des villes dont Tripoli en tuant beaucoup de civils. Ils veulent traduire les dirigeants syriens et libyens en justice pour crime contre l’humanité ? C’est Sarkozy, Juppé et consorts qu’il faut accuser de crimes contre l’humanité. Le droit d’ingérence humanitaire les autorise t-il à renverser les pouvoirs en place ? Au nom de quel droit, Sarkozy peut décider que ce président, fût-il un dictateur, devrait être renversé ? Que les pays occidentaux commencent à balayer devant leurs portes et qu’ils renversent les dictateurs qu’ils ont soutenus depuis des années. Qu’auriez-vous fait si un président du tiers monde avait déclaré, lors des émeutes des banlieues en France ou des manifestations contre le nouveau régime des retraites, que la situation en France est intolérable et que le président français devrait quitter le pouvoir ?
"La mémoire des opprimés ne s’efface jamais, et le souvenir des événements qui la composent ne cesse de nourrir la révolte."
vendredi 19 juillet 2013
Devoir d’ingérence humanitaire : Une comédie,un colonialisme des temps modernes.
Cette comédie du « devoir d’ingérence humanitaire » a été inventée pour justifier l’ingérence de certains pays dans les affaires intérieures des autres, en d’autres termes, le devoir d’ingérence, c’est la loi du plus fort, c’est le colonialisme des temps modernes. Un exemple ? La France et ses alliés ont évoqué les raisons humanitaires pour intervenir en Libye et protéger les « civils désarmés attaqués par les forces de Kadhafi ». Quelle blague ! Ils ont pris le parti des insurgés contre le pouvoir en place et ont bombardé des villes dont Tripoli en tuant beaucoup de civils. Ils veulent traduire les dirigeants syriens et libyens en justice pour crime contre l’humanité ? C’est Sarkozy, Juppé et consorts qu’il faut accuser de crimes contre l’humanité. Le droit d’ingérence humanitaire les autorise t-il à renverser les pouvoirs en place ? Au nom de quel droit, Sarkozy peut décider que ce président, fût-il un dictateur, devrait être renversé ? Que les pays occidentaux commencent à balayer devant leurs portes et qu’ils renversent les dictateurs qu’ils ont soutenus depuis des années. Qu’auriez-vous fait si un président du tiers monde avait déclaré, lors des émeutes des banlieues en France ou des manifestations contre le nouveau régime des retraites, que la situation en France est intolérable et que le président français devrait quitter le pouvoir ?
Les Envahisseurs : Les États-Unis ont envahi environ 70 pays depuis leur Déclaration d’Indépendance, dont environ cinquante depuis 1945.
Lorsque les États-Unis d’Amérique ont proclamé la Déclaration d’indépendance le 4 juillet 1776, ils ont, également, affirmé « que tous les hommes naissent égaux, qu’ils ont reçu de leur Créateur des droits inaliénables, que parmi ceux-ci, il y a la Vie, la Liberté et la Poursuite du bonheur. »
Malheureusement, le racisme étasunien a largement violé ces principes et la pire forme de ce racisme réside dans l’invasion des autres pays. Les États-Unis ont envahi environ 70 pays depuis leur Déclaration d’Indépendance, dont environ cinquante depuis 1945.
La liste suivante classe les pays envahis d’après un article de Zoltan Grossman, chercheur étasunien, intitulé “ De Wounded Knee à la Libye : un siècle d’intervention militaire américaine ”, du livre de Gideon Polya, A Body Count, et de celui de William Blum, A Rogue State (Un État voyou). Cette liste inclut des exemples de déploiements violents des forces étasuniennes sur le sol des États-Unis (contre des manifestants, des mineurs etc) et des bombardements à petite échelle, des opérations d’intervention militaire, des évacuations militaires de citoyens étasuniens et des exemples spécifiques de menaces explicites d’utilisation d’armes nucléaires. La liste n’inclut pas la guerre de 1801-1805 contre les pirates basés au Maroc, en Algérie, en Tunisie et en Libye et ignore les subversions massives dans pratiquement tous les pays du monde.
- Nations indiennes américaines, génocide 1776 – 1862 et après.
- Achat de la Louisiane, 1844, bannissement des Indiens de l’est du Mississipi à partir de 1861, génocide en Californie ; massacre des Indiens Lakota 1890
- Mexique 1836-1846, 1913, 1914-1918, 1923
- Nicaragua : 1856-1857, 1894, 1896, 1898, 1899, 1907, 1910, 1912-1933, 1981-1990
- Déploiement des forces américaines contre les Américains 1861-1865, guerre civile, 1892, 1894, 1898, 1899-1901, 1901, 1914, 1915, 1920-1921, 1932, 1943, 1967, 1968, 1970, 1973, 1992, 2001
- Argentine : 1890
- Chili : 1891, 1973
- Haïti : 1891, 1914-1934, 1994, 2004-2005
- Hawaï, 1893
- Chine : 1895-1895, 1898-1900, 1911-1941, 1922-1927, 1927-1934, 1948-1949, 1951-1953, 1958
- Corée : 1894-1896, 1904-1905, 1951-1953
- Panama : 1895, 1901-1914, 1908, 1912, 1918-1920, 1925, 1958, 1964, 1989
- Philippines : 1898, 1901-1914, 1908, 1912, 1918-1920, 1925, 1958, 1964, 1989, 2002
Cuba : 1808-1902, 1906-1909, 1912, 1917-1933, 1061, 1962
- Porto Rico : 1898, 1950
- Guam : 1898
- Samoa : 1899
- Honduras : 1903, 1907, 1911, 1912, 1919, 1924-1925, 1983-1989
- République dominicaine : 1903-1904, 1914, 1916-1924, 1965-1966
- Allemagne : 1917-1918, 1941-1945, 1948, 1961
- Russie : 1918-1922
- Yougoslavie : 1919, 1946, 1992-1994, 1999
- Guatemala : 1920, 1954, 1966-1967
- Turquie : 1922
- El Salvador 1932, 1981-1992
- Italie : 1941-1945
- Maroc : 1941-1945
- France : 1941-1945
- Algérie : 1941-1945
- Tunisie : 1941-1945
- Libye, 1941-1945, 1981, 1986, 1989, 2011
- Égypte : 1941- 1945, 1956, 1967, 1973, 2013
- Indes : 1941-1945
- Burma 1941-1945
- Micronésie : 1941-1945
- Papouasie-Nouvelle Guinée : 1941-1945
- Vanuatu : 1941-1945
- Autriche : 1941-1945
- Hongrie : 1941-1945
- Japon : 1941-1945
- Iran : 1946, 1953, 1980, 1984, 1987-1989
- Uruguay : 1947
- Grèce : 1947-1949
- Vietnam : 1954, 1960-1975
- Liban : 1958, 1982-1984
- Irak : 1958, 1963, 1990-1991, 1990-2003, 1998, 2003-2011
- Laos : 1962
- Indonésie : 1965
- Cambodge : 1969-1975, 1975
- Oman : 1970
- Laos : 1971-1973
- Angola : 1976-1992
- Grenade : 1983-1984
- Bolivie : 1986
- Iles Vierges : 1989,
- Libéria : 1990, 1997, 2003
- Arabie saoudite : 1990-1991
- Koweït : 1991
- Somalie : 1992-1994, 2006
- Bosnie : 1993
- Zaïre : 1996-1997
- Albanie : 1997
- Soudan : 1998
- Afghanistan : 1998, 2001
- Yémen : 2000, 2002
- Macédoine : 2001
- Colombie : 2002
- Pakistan : 2005
- Syrie : 2008, 2011
- Ouganda : 2011
- Mali 2013
- Niger : 2013
Selon les rapports de l’ONU, depuis 1950, le nombre total de morts suite aux interventions ou occupations étasuniennes dans le monde s’élève à 1,3 milliard, 1,2 milliard pour les pays non européens et 0,6 milliard pour le monde musulman, soit pour ce dernier, un chiffre cent fois plus élevé que le nombre des victimes de l’Holocauste (5 à 6 millions). Ces données ne prennent pas en compte les opérations américaines de subversion dans le monde, ni les conséquences de la présence de bases militaires américaines sur la planète.
Selon le Pr. Jules Dufour, géographe canadien, les États-Unis ont établi leur contrôle sur 191 gouvernements membres des Nations Unies par des réseaux de bases militaires (700 à 800 dans le monde), et aujourd’hui, via les dispositifs types « grandes oreilles ». L’armée étasunienne déploie actuellement plus de 260 000 personnels militaires sur la planète et 845 441 bâtiments et autres équipements.
Gideon Polya
La liste suivante classe les pays envahis d’après un article de Zoltan Grossman, chercheur étasunien, intitulé “ De Wounded Knee à la Libye : un siècle d’intervention militaire américaine ”, du livre de Gideon Polya, A Body Count, et de celui de William Blum, A Rogue State (Un État voyou). Cette liste inclut des exemples de déploiements violents des forces étasuniennes sur le sol des États-Unis (contre des manifestants, des mineurs etc) et des bombardements à petite échelle, des opérations d’intervention militaire, des évacuations militaires de citoyens étasuniens et des exemples spécifiques de menaces explicites d’utilisation d’armes nucléaires. La liste n’inclut pas la guerre de 1801-1805 contre les pirates basés au Maroc, en Algérie, en Tunisie et en Libye et ignore les subversions massives dans pratiquement tous les pays du monde.
- Nations indiennes américaines, génocide 1776 – 1862 et après.
- Achat de la Louisiane, 1844, bannissement des Indiens de l’est du Mississipi à partir de 1861, génocide en Californie ; massacre des Indiens Lakota 1890
- Mexique 1836-1846, 1913, 1914-1918, 1923
- Nicaragua : 1856-1857, 1894, 1896, 1898, 1899, 1907, 1910, 1912-1933, 1981-1990
- Déploiement des forces américaines contre les Américains 1861-1865, guerre civile, 1892, 1894, 1898, 1899-1901, 1901, 1914, 1915, 1920-1921, 1932, 1943, 1967, 1968, 1970, 1973, 1992, 2001
- Argentine : 1890
- Chili : 1891, 1973
- Haïti : 1891, 1914-1934, 1994, 2004-2005
- Hawaï, 1893
- Chine : 1895-1895, 1898-1900, 1911-1941, 1922-1927, 1927-1934, 1948-1949, 1951-1953, 1958
- Corée : 1894-1896, 1904-1905, 1951-1953
- Panama : 1895, 1901-1914, 1908, 1912, 1918-1920, 1925, 1958, 1964, 1989
- Philippines : 1898, 1901-1914, 1908, 1912, 1918-1920, 1925, 1958, 1964, 1989, 2002
Cuba : 1808-1902, 1906-1909, 1912, 1917-1933, 1061, 1962
- Porto Rico : 1898, 1950
- Guam : 1898
- Samoa : 1899
- Honduras : 1903, 1907, 1911, 1912, 1919, 1924-1925, 1983-1989
- République dominicaine : 1903-1904, 1914, 1916-1924, 1965-1966
- Allemagne : 1917-1918, 1941-1945, 1948, 1961
- Russie : 1918-1922
- Yougoslavie : 1919, 1946, 1992-1994, 1999
- Guatemala : 1920, 1954, 1966-1967
- Turquie : 1922
- El Salvador 1932, 1981-1992
- Italie : 1941-1945
- Maroc : 1941-1945
- France : 1941-1945
- Algérie : 1941-1945
- Tunisie : 1941-1945
- Libye, 1941-1945, 1981, 1986, 1989, 2011
- Égypte : 1941- 1945, 1956, 1967, 1973, 2013
- Indes : 1941-1945
- Burma 1941-1945
- Micronésie : 1941-1945
- Papouasie-Nouvelle Guinée : 1941-1945
- Vanuatu : 1941-1945
- Autriche : 1941-1945
- Hongrie : 1941-1945
- Japon : 1941-1945
- Iran : 1946, 1953, 1980, 1984, 1987-1989
- Uruguay : 1947
- Grèce : 1947-1949
- Vietnam : 1954, 1960-1975
- Liban : 1958, 1982-1984
- Irak : 1958, 1963, 1990-1991, 1990-2003, 1998, 2003-2011
- Laos : 1962
- Indonésie : 1965
- Cambodge : 1969-1975, 1975
- Oman : 1970
- Laos : 1971-1973
- Angola : 1976-1992
- Grenade : 1983-1984
- Bolivie : 1986
- Iles Vierges : 1989,
- Libéria : 1990, 1997, 2003
- Arabie saoudite : 1990-1991
- Koweït : 1991
- Somalie : 1992-1994, 2006
- Bosnie : 1993
- Zaïre : 1996-1997
- Albanie : 1997
- Soudan : 1998
- Afghanistan : 1998, 2001
- Yémen : 2000, 2002
- Macédoine : 2001
- Colombie : 2002
- Pakistan : 2005
- Syrie : 2008, 2011
- Ouganda : 2011
- Mali 2013
- Niger : 2013
Selon les rapports de l’ONU, depuis 1950, le nombre total de morts suite aux interventions ou occupations étasuniennes dans le monde s’élève à 1,3 milliard, 1,2 milliard pour les pays non européens et 0,6 milliard pour le monde musulman, soit pour ce dernier, un chiffre cent fois plus élevé que le nombre des victimes de l’Holocauste (5 à 6 millions). Ces données ne prennent pas en compte les opérations américaines de subversion dans le monde, ni les conséquences de la présence de bases militaires américaines sur la planète.
Selon le Pr. Jules Dufour, géographe canadien, les États-Unis ont établi leur contrôle sur 191 gouvernements membres des Nations Unies par des réseaux de bases militaires (700 à 800 dans le monde), et aujourd’hui, via les dispositifs types « grandes oreilles ». L’armée étasunienne déploie actuellement plus de 260 000 personnels militaires sur la planète et 845 441 bâtiments et autres équipements.
Gideon Polya
jeudi 18 juillet 2013
SOLIDARITÉ DES ÉTATS MEMBRES DE L’OEA AVEC LE PRÉSIDENT DE L’ÉTAT PLURINATIONAL DE BOLIVIE, EVO MORALES AYMA, ET LE PEUPLE BOLIVIEN [1 ][2 ]
Texte officiel de la Résolution adoptée par le Conseil Permanent de’OEA le 9 juillet 2013 :
LE CONSEIL PERMANENT DE L’ORGANISATION DES ÉTATS AMÉRICAINS,
CONSIDÉRANT :
Que la Charte de l’Organisation des États Américains établit que “le droit international constitue la norme de conduite des États dans leurs relations mutuelles” ; et que “l’ordre international est basé essentiellement sur le respect de la personnalité, de la souveraineté et de l’indépendance des États ainsi que sur le fidèle accomplissement des obligations découlant des traités et des autres sources du droit international” ;
Qu’il est fondamental que tous les États respectent strictement les normes et les coutumes qui régissent l’immunité des chefs d’État, ainsi que les normes et règlements du droit international concernant l’utilisation de l’espace aérien pour les survols et les atterrissages ;
Que le Gouvernement de l’État plurinational de la Bolivie, par le truchement de sa Mission permanente près l’OEA, a fait savoir et dénoncé publiquement que le 2 juillet 2013, l’avion présidentiel immatriculé au FAB-001 qui transportait le Président Evo Morales Ayma vers La Paz, a été forcé de faire un atterrissage d’urgence à Vienne (Autriche), suite à l’annulation, au refus ou au retard des autorisations préalablement émises de survol et d’atterrissage dans les espaces aériens de la France, du Portugal, de l’Italie et de l’Espagne, la sécurité du mandataire bolivien et sa suite et d’autre part, a violé le droit international régissant ces questions,
Que le Secrétaire général de l’Organisation a exprimé opportunément, par un communiqué de presse, le profond malaise que lui a causé la décision des autorités de divers pays européens qui ont empêché l’utilisation de l’espace aérien par l’avion qui transportait de Moscou à La Paz, le Président de l’État plurinational de Bolivie, Monsieur Evo Morales ; et qu’en même temps, il a demandé aux pays concernés des explications au sujet des motifs qui les avaient portés à prendre cette décision, notamment parce qu’elle mettait en danger la vie du premier mandataire d’un pays membre de l’OEA,
DÉCIDE :
1. D’exprimer la solidarité des États membres de l’Organisation des États Américains au Président de l’État plurinational de la Bolivie, Monsieur Evo Morales Ayma.
2. De condamner les actes qui ont violé les normes et principes de base du droit international, comme par exemple l’inviolabilité des chefs d’État.
3. De lancer un ferme appel aux gouvernements de la France, du Portugal, de l’Italie et de l’Espagne pour qu’ils fournissent les explications nécessaires sur les faits survenus en relation avec le Président de l’État plurinational de Bolivie, Evo Morales Ayma, et pour qu’ils fassent les excuses pertinentes.
4. De lancer un appel en faveur de la poursuite d’un dialogue respectueux et constructif entre les parties, conformément au droit international et aux mécanismes de règlement pacifique des différends.
5. De renouveler la validité intégrale des principes, normes et coutumes internationales qui régissent les relations diplomatiques entre les États et garantissent la coexistence pacifique entre tous les pays qui forment la communauté internationale.
6. De charger le Secrétaire général de donner suite aux dispositions de la présente résolution.
NOTES DE BAS DE PAGE
1. Le Canada ne peut se joindre au consensus concernant cette résolution. Le Canada respecte les privilèges et immunités octroyés aux chefs d’État dans le droit international coutumier. Cependant, dans ce cas, il existe des interprétations contradictoires au sujet des faits entourant cet incident. De surcroît, l’octroi ou l’annulation présumée d’une autorisation de survol est une affaire bilatérale indépendante de la question des privilèges et des immunités accordés aux chefs d’État. Avant de soumettre ce point à l’Organisation, les États nommés dans la résolution devraient rechercher un règlement de la question à travers des filières diplomatiques.
2. Les États-Unis ne peuvent pas se joindre au consensus concernant cette résolution. Les faits pertinents concernant l’incident sous référence ne sont pas clairs et se prêtent à des rapports contradictoires. Il n’est donc pas approprié pour cette Organisation de faire des déclarations les concernant pour le moment. De surcroît, la question de l’octroi ou de l’annulation d’autorisations de survol ou d’atterrissage est une affaire bilatérale entre la Bolivie et les pays concernés. Il est inutile et inapproprié pour l’OEA d’essayer d’intervenir pour le moment.
LE CONSEIL PERMANENT DE L’ORGANISATION DES ÉTATS AMÉRICAINS,
CONSIDÉRANT :
Que la Charte de l’Organisation des États Américains établit que “le droit international constitue la norme de conduite des États dans leurs relations mutuelles” ; et que “l’ordre international est basé essentiellement sur le respect de la personnalité, de la souveraineté et de l’indépendance des États ainsi que sur le fidèle accomplissement des obligations découlant des traités et des autres sources du droit international” ;
Qu’il est fondamental que tous les États respectent strictement les normes et les coutumes qui régissent l’immunité des chefs d’État, ainsi que les normes et règlements du droit international concernant l’utilisation de l’espace aérien pour les survols et les atterrissages ;
Que le Gouvernement de l’État plurinational de la Bolivie, par le truchement de sa Mission permanente près l’OEA, a fait savoir et dénoncé publiquement que le 2 juillet 2013, l’avion présidentiel immatriculé au FAB-001 qui transportait le Président Evo Morales Ayma vers La Paz, a été forcé de faire un atterrissage d’urgence à Vienne (Autriche), suite à l’annulation, au refus ou au retard des autorisations préalablement émises de survol et d’atterrissage dans les espaces aériens de la France, du Portugal, de l’Italie et de l’Espagne, la sécurité du mandataire bolivien et sa suite et d’autre part, a violé le droit international régissant ces questions,
Que le Secrétaire général de l’Organisation a exprimé opportunément, par un communiqué de presse, le profond malaise que lui a causé la décision des autorités de divers pays européens qui ont empêché l’utilisation de l’espace aérien par l’avion qui transportait de Moscou à La Paz, le Président de l’État plurinational de Bolivie, Monsieur Evo Morales ; et qu’en même temps, il a demandé aux pays concernés des explications au sujet des motifs qui les avaient portés à prendre cette décision, notamment parce qu’elle mettait en danger la vie du premier mandataire d’un pays membre de l’OEA,
DÉCIDE :
1. D’exprimer la solidarité des États membres de l’Organisation des États Américains au Président de l’État plurinational de la Bolivie, Monsieur Evo Morales Ayma.
2. De condamner les actes qui ont violé les normes et principes de base du droit international, comme par exemple l’inviolabilité des chefs d’État.
3. De lancer un ferme appel aux gouvernements de la France, du Portugal, de l’Italie et de l’Espagne pour qu’ils fournissent les explications nécessaires sur les faits survenus en relation avec le Président de l’État plurinational de Bolivie, Evo Morales Ayma, et pour qu’ils fassent les excuses pertinentes.
4. De lancer un appel en faveur de la poursuite d’un dialogue respectueux et constructif entre les parties, conformément au droit international et aux mécanismes de règlement pacifique des différends.
5. De renouveler la validité intégrale des principes, normes et coutumes internationales qui régissent les relations diplomatiques entre les États et garantissent la coexistence pacifique entre tous les pays qui forment la communauté internationale.
6. De charger le Secrétaire général de donner suite aux dispositions de la présente résolution.
NOTES DE BAS DE PAGE
1. Le Canada ne peut se joindre au consensus concernant cette résolution. Le Canada respecte les privilèges et immunités octroyés aux chefs d’État dans le droit international coutumier. Cependant, dans ce cas, il existe des interprétations contradictoires au sujet des faits entourant cet incident. De surcroît, l’octroi ou l’annulation présumée d’une autorisation de survol est une affaire bilatérale indépendante de la question des privilèges et des immunités accordés aux chefs d’État. Avant de soumettre ce point à l’Organisation, les États nommés dans la résolution devraient rechercher un règlement de la question à travers des filières diplomatiques.
2. Les États-Unis ne peuvent pas se joindre au consensus concernant cette résolution. Les faits pertinents concernant l’incident sous référence ne sont pas clairs et se prêtent à des rapports contradictoires. Il n’est donc pas approprié pour cette Organisation de faire des déclarations les concernant pour le moment. De surcroît, la question de l’octroi ou de l’annulation d’autorisations de survol ou d’atterrissage est une affaire bilatérale entre la Bolivie et les pays concernés. Il est inutile et inapproprié pour l’OEA d’essayer d’intervenir pour le moment.
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Affaire Snowden - La FIDH et la LDH déposent plainte pour atteinte aux données personnelles
FIDH/LDH
Communiqué FIDH/LDH - La FIDH et la LDH ont saisi ce jour Monsieur le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Paris d’une plainte contre X en raison des faits révélés par Monsieur Edward Snowden.
Communiqué FIDH/LDH - La FIDH et la LDH ont saisi ce jour Monsieur le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Paris d’une plainte contre X en raison des faits révélés par Monsieur Edward Snowden.
Agissant tant en raison de leur objet social, qui les conduit à faire sanctionner les atteintes aux libertés individuelles en matière de traitement informatisé, qu’à titre personnel, la FIDH et la LDH ont déposé plainte sur le fondement des articles 323-1, 226-18, 226-1 et 226-2 du Code Pénal.
Ces dispositions concernent l’accès frauduleux à un système informatisé, la collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, l’atteinte volontaire à la vie privée et l’utilisation et la conservation d’enregistrements et de documents obtenus par l’atteinte à la vie privée.
Les révélations faites dans la presse par Monsieur Edward Snowden ont permis de dévoiler l’existence d’un programme américain dénommé PRISM (Planning Tool for Ressource Intégration Synchronization, and Management) collectant des renseignements sur les serveurs de différentes sociétés exerçant dans le domaine de l’Internet (Microsoft, Yahoo, Google, Paltalk, Facebook, Youtube, Skype, AOL et Apple).
Sous couvert de la lutte contre le terrorisme et de la criminalité organisée, ce système d’interception des données privées, qui concerne tout autant les citoyens américains que les associations et individus étrangers, a permis à la NSA et au FBI de collecter des données matérielles hébergées par les serveurs de ces sociétés incluant notamment les historiques de recherches et de connexions effectuées sur le net, le contenu d’e-mails, de communications audio et vidéo, des fichiers photos, des transferts de documents ainsi que le contenu de conversations en ligne.
L’essence même de ce système – donnant lieu à la surveillance d’un demi-milliard de communications par mois – est, notamment au travers de mots clés, d’appréhender non seulement l’origine d’un message privé mais aussi son destinataire ainsi que son contenu, quel que soit le moyen technique utilisé pour la transmission de ce message.
Cette intrusion sans contrôle dans la vie de chacun constitue un danger considérable pour les libertés individuelles qui doit être enrayé sous peine de voir disparaître l’État de droit.
La FIDH et la LDH saisissent donc aujourd’hui la justice française afin qu’une information judiciaire portant sur ces faits soit ouverte.
Paris, le 11 juillet 2013
Ces dispositions concernent l’accès frauduleux à un système informatisé, la collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, l’atteinte volontaire à la vie privée et l’utilisation et la conservation d’enregistrements et de documents obtenus par l’atteinte à la vie privée.
Les révélations faites dans la presse par Monsieur Edward Snowden ont permis de dévoiler l’existence d’un programme américain dénommé PRISM (Planning Tool for Ressource Intégration Synchronization, and Management) collectant des renseignements sur les serveurs de différentes sociétés exerçant dans le domaine de l’Internet (Microsoft, Yahoo, Google, Paltalk, Facebook, Youtube, Skype, AOL et Apple).
Sous couvert de la lutte contre le terrorisme et de la criminalité organisée, ce système d’interception des données privées, qui concerne tout autant les citoyens américains que les associations et individus étrangers, a permis à la NSA et au FBI de collecter des données matérielles hébergées par les serveurs de ces sociétés incluant notamment les historiques de recherches et de connexions effectuées sur le net, le contenu d’e-mails, de communications audio et vidéo, des fichiers photos, des transferts de documents ainsi que le contenu de conversations en ligne.
L’essence même de ce système – donnant lieu à la surveillance d’un demi-milliard de communications par mois – est, notamment au travers de mots clés, d’appréhender non seulement l’origine d’un message privé mais aussi son destinataire ainsi que son contenu, quel que soit le moyen technique utilisé pour la transmission de ce message.
Cette intrusion sans contrôle dans la vie de chacun constitue un danger considérable pour les libertés individuelles qui doit être enrayé sous peine de voir disparaître l’État de droit.
La FIDH et la LDH saisissent donc aujourd’hui la justice française afin qu’une information judiciaire portant sur ces faits soit ouverte.
Paris, le 11 juillet 2013
Glenn Greenwald
Téléchargez la plainte déposée par la FIDH et la LDH, le 11 juillet 2013
Affaire Snowden : Échange de courriels entre Edward Snowden et l’ancien sénateur Républicain Gordon Humphrey - Glenn Greenwald (The Guardian)
« Je crois que vous avez fait une bonne action en exposant ce que je considère comme une violation massive de la Constitution des Etats-Unis ».
L’ancien sénateur Républicain aux deux mandats, Gordon Humphrey, du New Hampshire, a écrit un courriel à Edward Snowden hier [gras ajouté par mes soins] :
Monsieur Snowden,A condition que vous n’ayez pas divulgué d’informations qui mettraient en danger un agent de renseignement, je crois que vous avez fait la bonne chose en exposant ce que je considère comme une violation massive de la Constitution des Etats-Unis.Ayant servi les Etats-Unis au Sénat pendant douze ans comme membre de la Commission des Affaires Etrangères (Foreign Relations Committee), de la Commission des Forces Armées et la Commission Judiciaire (Armed Services Committee and the Judiciary Committee), je pense que j’ai une bonne base pour arriver à une telle conclusion.Je vous souhaite bonne chance dans vos efforts pour obtenir l’asile et vous encourage à persévérer.Je vous prie de bien vouloir accuser réception de ce message afin d’être certain que vous l’avez reçu.Cordialement,Gordon J. Humphrey
Ancien Sénateur des Etats-Unis
New Hampshire
Après avoir contacté le sénateur Humphrey pour qu’il me confirme l’authenticité de son message, il m’a écrit [gras ajouté par mes soins] :
Monsieur Greenwald,Oui. C’est moi qui ai envoyé le courriel à Edward Snowden, le remerciant pour avoir dénoncé les violations surprenantes de la Constitution des Etats-Unis et pour l’encourager dans sa recherche d’un asile.A ma connaissance, Monsieur Snowden a seulement révélé l’existence d’un programme et non pas des détails qui mettraient quiconque en danger. Je le considère comme un courageux lanceur d’alerte.Je m’oppose à la campagne monumentalement disproportionnée menée par le gouvernement des Etats-Unis contre Edward Snowden, alors qu’aucun effort n’est fait pour identifier, démettre de ses fonctions et traduire en justice les officiels qui ont abusé du pouvoir, violant gravement et à plusieurs reprises la Constitution des Etats-Unis et les droits de millions de citoyens sans méfiance.Les Américains préoccupés par l’arrogance croissante de notre gouvernement et de son caractère de plus en plus menaçant devraient agir pour aider Monsieur Snowden à trouver un asile. Les anciens membres du Congrès, en particulier, devraient prendre les devants et s’exprimer ouvertement.Cordialement,Gordon Humphrey
La réponse de Snowden au sénateur Humphrey :
Monsieur Humphrey,Je vous remercie pour votre soutien. Je souhaite seulement qu’il y ait plus de nos législateurs qui partagent vos principes – les actions que j’ai entreprises n’auraient pas été nécessaires.Les médias ont déformé mes actions et mes intentions pour faire oublier l’essentiel des violations constitutionnelles et à la place se focalisent plutôt sur les individus. Ils semblent croire que tout récit moderne a besoin d’un méchant. C’est peut-être le cas. Peut-être que dans ces moments-là, aimer son pays signifie être haï par son gouvernement.Si l’histoire s’avère qu’il en est ainsi, je n’hésiterai pas à être haï. Je n’hésiterai pas à porter ces accusations d’infamie pour le reste de ma vie comme un devoir civique, pour permettre à quelques rares personnes de pouvoir qui n’ont pas osé le faire elles-mêmes à m’utiliser comme une excuse pour corriger ces erreurs.Mon intention, que j’ai évoquée quand tout a commencé, est d’informer le public sur ce qui se fait en leur nom et ce qui se fait contre eux. Je maintiens mon engagement à ce sujet. Bien que les journalistes et les responsables puissent ne jamais y croire, je n’ai fourni aucune information qui pourrait nuire à notre peuple – agent ou pas – et je n’ai aucune intention de le faire.En outre, aucun service de renseignement – pas même le nôtre – n’a la capacité de compromettre les secrets que je continue à protéger. Bien que les médias n’en ont pas parlé, une de mes spécialisations est d’enseigner aux agents des services de renseignement de l’armée comment éviter que de telles informations soient compromises même dans les environnements de contre-espionnage les plus menacés (à savoir la Chine).Vous pouvez avoir l’esprit tranquille en sachant que je ne pourrais être forcé de révéler cette information, même sous la torture.Avec mes remerciements pour votre service à la nation que nous aimons tous les deux,Edward Snowden.
Glenn Greenwald
mercredi 17 juillet 2013
Lettre ouverte à Gérard Collomb, Maire de Lyon..."Israël entend détruire 36 villages et déplacer 70 000 Bédouins ! Il est temps de suspendre le Jumelage de Lyon avec Beer-Sheva"
Monsieur Le Sénateur Maire de Lyon Gérard Collomb.
Objet : Dénoncer la destructions de 36 villages Bédouins du Negev prévu par le "Plan PRAWER" par la suspension du partenariat Lyon – Be’er Sheva
Aujourd’hui 15 juillet 2013, les palestiniens d’Israël sont en grève contre la loi Prawer-Begin que le Parlement israélien a approuvé en première lecture, le 27 juin. Cette loi prévoit la destruction totale de 36 villages et le déplacement forcé des 70 000 Bédouins qui y vivent, pour les contraindre à s’installer dans les zones urbaines de 7 villes de regroupement.
Or, cette loi Prawer-Begin est en contradiction avec la recommandation du Comité des Nations unies sur les droits économiques, sociaux et culturels (2011), qui a demandé à Israël de renoncer à l’évacuation forcée des habitants bédouins et de cesser les démolitions de leurs maisons et villages dits « non reconnus ». En juillet 2012, le Parlement européen a également demandé à Israël de retirer le plan Prawer. [1]
Citoyen(ne)s lyonnais(es), nous ne pouvons cautionner de tels actes ; nous demandons que la ville de Lyon marque son attachement au droit international et son désaccord avec ce plan en prononçant officiellement la suspension de tout rapport avec la ville jumelée de Beer-Sheva qui se trouve au cœur géographique de ce déplacement forcé de populations arabes israéliennes.
Le Président du Collectif 69 de Soutien au Peuple Palestinien
[1] La résolution du Parlement européen du 5 juillet 2012 sur la politique de l’Union européenne à l’égard de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est (2012/2694(RSP)) dans l’article son 12 : Objet : Dénoncer la destructions de 36 villages Bédouins du Negev prévu par le "Plan PRAWER" par la suspension du partenariat Lyon – Be’er Sheva
Aujourd’hui 15 juillet 2013, les palestiniens d’Israël sont en grève contre la loi Prawer-Begin que le Parlement israélien a approuvé en première lecture, le 27 juin. Cette loi prévoit la destruction totale de 36 villages et le déplacement forcé des 70 000 Bédouins qui y vivent, pour les contraindre à s’installer dans les zones urbaines de 7 villes de regroupement.
Or, cette loi Prawer-Begin est en contradiction avec la recommandation du Comité des Nations unies sur les droits économiques, sociaux et culturels (2011), qui a demandé à Israël de renoncer à l’évacuation forcée des habitants bédouins et de cesser les démolitions de leurs maisons et villages dits « non reconnus ». En juillet 2012, le Parlement européen a également demandé à Israël de retirer le plan Prawer. [1]
Citoyen(ne)s lyonnais(es), nous ne pouvons cautionner de tels actes ; nous demandons que la ville de Lyon marque son attachement au droit international et son désaccord avec ce plan en prononçant officiellement la suspension de tout rapport avec la ville jumelée de Beer-Sheva qui se trouve au cœur géographique de ce déplacement forcé de populations arabes israéliennes.
Le Président du Collectif 69 de Soutien au Peuple Palestinien
"demande la protection des communautés bédouines de Cisjordanie et du Néguev, et le respect plein et entier de leurs droits par les autorités israéliennes, et condamne toute violation (par exemple les démolitions de logements, les déplacements forcés, les restrictions dans les services publics) ; demande également, dans ce cadre, le retrait du plan Prawer par le gouvernement israélien ;"
Vous trouverez plus d'infos sur cette page : http://collectif69palestine.free.fr/spip.php?article614
Collectif 69
Espionnage du Web par les services spéciaux américains : L’Amerique latine rappelle ses ambassadeurs d’Europe.
Les présidents des pays du Mercosur font front commun. Tous ont soutenu l'initiative du Venezuela, de la Bolivie et du Nicaragua d'octroyer l'asile politique à Edward Snowden, écrit le quotidien Kommersant du 15 juillet 2013.
Les dirigeants sud-américains ont demandé aux Etats-Unis de cesser leurs activités d'espionnage cybernétique et menacé de soulever cette question lors d'une prochaine réunion du Conseil de sécurité de l'ONU. Pour le moment ces pays envisagent de rappeler leurs ambassadeurs en Europe.
Les chefs d'Etat sud-américains ont annoncé leur volonté d'accueillir l'analyste fugitif de la CIA lors du sommet du Mercosur à Montevideo. Ils ont notamment indiqué que l'asile constituait un "droit imprescriptible de tout pays que personne n'est en mesure de limiter ou d'enlever".
Le Mercosur est une entité économique et politique qui regroupe l'Argentine, le Brésil, l'Uruguay et le Venezuela - la Bolivie, la Colombie, le Pérou, le Chili et l'Equateur sont membres associés. L'objectif de l'organisation consiste à promouvoir le commerce libre et la circulation des marchandises, des populations et des devises entre les États-membres.
Les leaders du Mercosur jugent les actions des Etats-Unis pour obtenir l'extradition d'Edward Snowden comme "révoltantes et inacceptables". Le vice-président américain Joe Biden a déjà demandé début juin au président équatorien de refuser l'asile politique à Edward Snowden. Les autorités de la Bolivie, du Venezuela et du Nicaragua avaient ensuite reçu une requête officielle américaine concernant l'extradition d'Edward Snowden dans le cas où il arriverait sur leur territoire. Tout le monde a assisté au scandale de l'arrêt et de la fouille du président bolivien en Europe. "Nous condamnons résolument toutes les tentatives de pression, de menace et de criminalisation suite à des promesses d'asile. Toute personne demandant l'asile a le droit de se rendre dans le pays prêt à le lui octroyer", stipule la déclaration des leaders sud-américains.
Après avoir examiné les informations d'Edward Snowden, le quotidien brésilien O Globo a écrit la semaine dernière que les services secrets américains avaient suivi des correspondances électroniques et des conversations téléphoniques à l'intérieur du Brésil. La présidente Dilma Rousseff a souligné au cours du sommet qu'il fallait "mettre fin à cette pratique". Les membres du Mercosur devraient élaborer des mesures de contrôle de l'internet. Les participants ont chargé l'Argentine, qui a le statut de membre non-permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, d'ajouter la question de l'activité des services secrets américains à l'ordre du jour de l'Assemblée générale. Suite à l'incident de l'avion du président bolivien les membres du Mercosur ont décidé de rappeler pour consultation leurs ambassadeurs en Espagne, en France, en Italie et au Portugal. Ces diplomates ne reviendront à leurs postes qu'après des excuses officielles de la part de l'Europe.
RIANOVOSTI
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