vendredi 21 juin 2013

Israël viole les droits des enfants palestiniens...Les enfants sont sujet aux violences physiques, sexuelles et verbales, et supportent également des humiliations, menaces et privations d'eau, aliments et hygiène après leur arrestation

Le Comité des droits de l'enfant de l'ONU a accusé jeudi la police et l'armée israéliennes de maltraiter les enfants palestiniens, citant des cas de torture, d'arrestations nocturnes et d'isolement en prison pendant des mois.
"Le Comité exprime sa profonde préoccupation quant aux informations faisant état de l'usage de la torture et de mauvais traitements sur les enfants palestiniens arrêtés (...) et détenus par les militaires et la police", indique le rapport des experts qui ont publié jeudi leurs conclusions. Selon le document, des soldats procèdent régulièrement à des arrestations d'enfants, la nuit, dans les "territoires palestiniens occupés". Ces enfants ont alors "les mains liés" et "les yeux bandés" et sont transférés vers un lieu le plus souvent inconnu de leurs parents.

Les enfants vivant dans "les territoires palestiniens occupés" sont systématiquement sujet aux violences physiques, sexuelles et verbales, et supportent également des humiliations, menaces et privations d'eau, aliments et hygiène après leur arrestation, indique le rapport. "Ces crimes sont commis depuis le moment de l'arrestation, durant le transfert et pendant les interrogatoires, afin d'obtenir des confessions", mais aussi avant les procès, ajoute le rapport citant des témoignages de soldats israéliens. Un motif principal d'inquiétude pour les experts de l'ONU reste le nombré élevé de jeunes Palestiniens dans les prisons israéliennes, la majorité d'entre eux étant accusés d'avoir lancé des pierres.

Depuis 2002, l'armée israélienne a arrêté, interrogé et détenu quelque 7.000 enfants palestiniens ayant entre 12 et 17 ans, soit environ deux par jour, selon le rapport. En avril, 236 enfants palestiniens, dont 44 ayant moins de 16 ans, se trouvaient dans des centres de détention militaires israéliens, selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui utilise des statistiques de l'ONG israélienne B'tselem.

Le Comité de l'ONU déplore pour sa part que les enfants palestiniens en tant qu'israéliens restent des victimes du conflit, mais il relève que les enfants vivant dans les territoires palestiniens "sont représentés de façon disproportionnée parmi les victimes". Le Comité dénonce la discrimination dont souffrent les jeunes Palestiniens, mais aussi les jeunes Bédouins, Arabes et Ethiopiens vis-à-vis des Israéliens, et estime qu'Israël continue de "ne pas tenir compte des droits des enfants palestiniens".

Le Comité de l'ONU, chargé d'étudier le respect des droits des enfants dans les différents pays, déplore, par ailleurs, l'absence de coopération des autorités israéliennes en ce qui concernent les droits des enfants palestiniens.

TURQUIE : Les médecins turcs dénoncent l’usage du gaz comme une arme chimique....La police a utilisé le gaz lacrymogène "non comme un moyen de contrôler les foules, mais comme une arme chimique"


Six organisations turques de médecins ont déploré jeudi l’usage massif par la police du gaz lacrymogène lors de la répression des manifestations antigouvernementales qui ont secoué la Turquie depuis la fin mai, évoquant deux cas probables de décès liés au gaz et dénonçant son usage comme une "arme chimique".
"Nous avons de sérieuses inquiétudes sur la mort de deux citoyens des suites de leur exposition au gaz lacrymogène, et dont le décès n’a pas été pris en compte dans les statistiques" sur les victimes des heurts, a déclaré le Pr- mit Biçer, au nom de l’Association des spécialistes en médecine légale.
Les autorités et l’Union des médecins de Turquie (TTB) ont jusque-là fait état de quatre morts lors des incidents : deux civils atteints par des projectiles à Hatay (sud) et Ankara —le premier vraisemblablement par une grenade lacrymogène, le deuxième par une balle de pistolet—, un autre écrasé par une voiture à Istanbul et un policier tombé d’un pont à Adana (sud).
A ce bilan, il faut probablement ajouter la mort d’un homme de 47 ans employé dans une école privée à Ankara atteint de troubles respiratoires après une forte exposition aux gaz lacrymogènes et une femme de 50 ans décédée d’une crise cardiaque à Istanbul dans des circonstances analogues, a indiqué le Pr Biçer.
La police a utilisé le gaz lacrymogène "non comme un moyen de contrôler les foules, mais comme une arme chimique" en tirant des grenades à proximité immédiate des personnes ou dans des lieux clos, deux actes proscrits par les conventions internationales, a accusé le médecin.
Quelque 41% des personnes affectées par le gaz se trouvaient à proximité immédiate (moins de cinq mètres) d’une grenade lacrymogène, et 21% étaient dans un lieu clos, a indiqué le Pr Elif Dagli, de la Société turque de médecine thoracique, révélant les résultats d’une enquête auprès de 356 personnes gazées.
Les symptômes constatés chez ces personnes allaient de toux (78%) et de douleurs thoraciques (74%) à des toux accompagnées de crachements de sang (3%), a affirmé Mme Dagli.
Le Pr Dogan Sahin, de l’Association turque de psychiatrie, a pour sa part dénoncé un usage du gaz lacrymogène "pouvant s’apparenter à de la torture" dès lors que l’objectif était "d’infliger une douleur physique et psychologique dans un but de punition" aux manifestants.
Il a évalué à 50.000 le nombre de personnes qui pourraient être victimes de "troubles psychologiques récurrents ou permanents" à la suite de ces interventions policières.
Les heurts en Turquie au cours des trois dernières semaines ont fait au moins quatre morts et 7.800 blessés, dont 59 blessés graves, selon le dernier bilan de la TTB, publié jeudi.
URL de cet article 21082

TURQUIE : Les cinq piliers du système Erdogan.....monopolisation du pouvoir, ultralibéralisme, conservatisme socio-religieux, politique internationale néo-ottomane articulée sur l’hégémonie états-unienne, autoritarisme.

"Quand l’ordre est injustice, le désordre est déjà un commencement de justice."
- Romain Rolland

Sous l’ère de l’AKP (Parti de la Justice et du Développement) qui a débuté en 2002, la Turquie a connu une série d’importantes mutations très disputées tant quant à leur nature qu’à leur portée. La politique générale de Recep Tayipp Erdogan est bâtie sur cinq piliers qui après une dizaine d’années de pouvoir se dévoilent peu à peu : monopolisation du pouvoir, ultralibéralisme, conservatisme socio-religieux, politique internationale néo-ottomane articulée sur l’hégémonie états-unienne, autoritarisme.
Larvatus prodeo (j’avance masqué) semble être la devise de l’AKP qui a pris le parti de dissimuler partiellement ses intentions le temps de fortifier son pouvoir. Les derniers soubresauts en Turquie lèvent néanmoins toute ambiguïté sur l’ADN réactionnaire de ce parti qui jouissait jusqu’il y a peu encore d’une forte cote de faveur auprès de l’opinion publique tant nationale qu’internationale.
- Monopolisation du pouvoir :
A pas de loup, l’AKP assoit son emprise sur le pays. Le système politique turc a fait l’objet depuis 2007 de nombreuses transformations. La réforme constitutionnelle de 2010 s’attaquait aux bastions de l’Ancien Régime kémaliste en mettant au pas l’armée et en exerçant une tutelle sur l’appareil judiciaire. La composition de la Cour constitutionnelle et du Conseil Supérieur de la Magistrature (HSYK) avait été modifiée à l’époque de manière à assurer un contrôle du pouvoir sans partage.
L’élection au suffrage universel du futur président acquise, l’ultime projet de réforme constitutionnelle vise à déplacer le centre de gravité du pouvoir en passant d’un régime parlementaire à un régime semi-présidentiel ou présidentiel affiché. La nouvelle fonction présidentielle concentrera alors la majorité des pouvoirs, au détriment du premier ministre. Pas décidé à céder un brin de pouvoir, Erdogan sera bien entendu candidat en 2014 à la fonction présidentielle façonnée à l’aune de ses ambitions démesurées.
- Ultralibéralisme :
Le miracle économique turc n’est à y regarder de plus près qu’un mirage projeté par le capitalisme déchaîné de l’AKP. La doctrine économique de l’Islam coexiste sans heurt avec la logique infernale du marché. Les indicateurs macro-économiques ne signifient pas que les conditions de vie s’améliorent pour la majorité de la population mais que l’exploitation s’intensifie. Erdogan s’est attelé à une véritable mise en coupe réglée des droits sociaux.
Des « lois scélérates » régissant les syndicats ont été adoptées récemment . Cette législation qui exclu notamment les grèves dans le secteur aérien n’est pas conforme aux normes européennes et internationales concernant la liberté syndicale, le droit d’organisation et de négociation collective. La Turquie, en dépit de ratification des conventions de l’OIT, ne tient aucun compte des rappels à l’ordre des organismes internationaux.
Dans la foulée, une campagne de privatisation sans précédent a été engagée par le gouvernement et elle risque encore de s’intensifier. Aucun secteur n’est épargné : énergie, réseau routier, ports, télécommunication, éducation, santé… En faisant passer dans le giron privé ses services publics et ses ressources naturelles, le gouvernement cherche à rendre le pays toujours plus attractif pour les investisseurs étrangers sans se soucier du sort des plus démunis.
La Turquie est le second pays de l’OCDE à avoir le plus d’inégalités de revenus après le Mexique. Si, selon le classement Forbes, la Turquie comptait 38 milliardaires en 2011, la moitié de la population percevait, elle, un salaire inférieur à 230€ par mois (chiffres de 2008). Si le travail infantile a tendance à baisser en Turquie, il reste important et représente 18% de la force de travail du pays [1].
- Conservatisme culturel :
La religion islamique est particulièrement prescriptive ; elle régit tous les aspects de la vie, de la naissance à la mort, du public à l’intime, du politique au social. Par petites touches et souvent sous couvert de santé publique, des normes de comportement dérivées de l’islam sont érigées en loi. Cette immixtion dans l’orbite personnelle suscite de vives réactions de rejet de certains secteurs éclairés de la nation turque.
Notons que la compagnie aérienne Turkish Airlines, détenue à 49,2% par l’Etat, a mis en place un code esthétique qui définit le type de maquillage admis pour les hôtesses de l’air : exit les rouges à lèvres et vernis de couleurs vives ! Cette même compagnie avait déjà banni l’alcool sur les vols intérieurs.
Une loi, particulièrement controversée, visant à restreindre la consommation d’alcool en prohibant notamment la vente au détail durant la nuit, et autour des lieux de culte et des écoles vient d’être promulguée. Cette mesure d’inspiration religieuse ne se justifie pas dans un pays où la consommation d’alcool est déjà largement inférieure aux standards européens (1,3 litre d’alcool par an, contre dix ou onze litres dans les pays européens).
Autre exemple, Erdogan est ouvertement opposé à l’avortement qu’il qualifie sans ambages de crime. Le délai légal pour une IVG a été ramené en 2012 de 10 semaines à 4 semaines, durée au bout de laquelle selon les théologiens musulmans, le fœtus se voit doter d’une âme.
- Alignement de sa politique extérieure sur les Etats-Unis :
Le néo-ottomanisme, doctrine ayant pour but d’accroître l’influence régionale de la Turquie, et la soumission à l’ordre états-unien s’emmaillent. En dépit des péripéties rhétoriques, l’AKP s’est aligné sur les positions israéliennes et états-uniennes tant dans le dossier libyen que dans le dossier syrien.
Les admonestations à l’égard de la politique israélienne n’étaient que des manœuvres tactiques exploitées à dessein par Erdogan pour des raisons de politique intérieure. A aucun moment, les états-majors militaires israéliens et turcs n’ont interrompu leur étroite coopération. Cette collaboration a été renforcé ces deux dernières années dans la cadre de la guerre qu’ils mènent contre l’Etat syrien.
La Turquie agit comme base d’opérations, sous le patronage états-unien, pour les actions militaires des forces militaires de l’Armée syrienne libre. Elle accueille aussi le Conseil national de l’opposition syrienne, plate-forme hétéroclite constituée de mercenaires islamistes à la solde de la CIA.
- L’autoritarisme :
« L’Etat, c’est moi » n’est pas une formule que renierait Erdogan qui semble convaincu d’incarner à lui tout seul la nation turque. Journalistes, intellectuels, étudiants, opposants politiques, tous passent sous les fourches caudines du pouvoir.
On recense en Turquie soixante-sept journalistes embastillés[2] sans jugements, pour avoir enfreint les lois antiterroristes auxquelles Erdogan donnent un nouvel élan. Ces mesures d’intimidation constante sur les journaliste tendent à étouffer les voix critiques et instaurer une culture d’obéissance.
Septante-trois avocats ont été interpellés dernièrement au palais de justice d’Istanbul lors d’une action de soutien aux protestations antigouvernementales sans compter les dizaines d’autres détenus sous prétexte de connivence avec des organisations « terroristes » (lire indépendantistes kurdes). Il faut aussi mentionner les milliers de partisans de la cause kurde incarcérés, dans le silence absolu de la communauté internationale, dans les geôles turques.
Les changements entrepris par l’AKP révèlent le caractère de classe de ce parti qui n’a fait qu’accentuer la triple discrimination socio-économique, ethnique et de genre dont souffre la Turquie. On assiste à une « révolution passive » pour reprendre le concept d’Antonio Gramsci à savoir une simple rénovation des formes de l’hégémonie bourgeoise. Erdogan se fait avant tout un devoir d’honorer les divinités du culte capitaliste : privatisation à marche forcée, dérégulation du marché du travail, démantèlement des droits sociaux,… Le religieux n’est qu’une force supplétive qui, avec sa logique inertielle, permet d’assurer un meilleur contrôle des masses. Le système Erdogan pourrait se résumer au credo : réformisme économique pro-capitaliste et conservatisme culturel !
Emrah Kaynak
[1] Alice Duvignaud, Observatoire de la vie politique turque, http://ovipot.hypotheses.org/8696#sthash.cbMTQ9Rf.dpuf
[2] OSCE, http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130613.REU6228/l-osce-denonce-l...
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jeudi 20 juin 2013

PÉTITION : NON A LA TORTURE DES ENFANTS PALESTINIENS ! PAS DE COMPLICITÉ AVEC LEURS TORTIONNAIRES !

NON A LA TORTURE DES ENFANTS PALESTINIENS !

PAS DE COMPLICITÉ AVEC LEURS TORTIONNAIRES !

Chaque jour l’armée d’occupation israélienne enlève des enfants palestiniens à leur domicile, le plus souvent en pleine nuit, pour les embarquer menottés et les yeux bandés vers des centres d’interrogatoire, où ils subissent des tortures physiques et psychologiques : ligotés dans des positions inconfortables sans pouvoir dormir, parfois frappés, menacés de sévices sexuels et de représailles sur leurs familles. Il leur est en général demandé d’avouer qu’ils ont lancé des pierres contre des chars ou des bulldozers en train de démolir leurs maisons, de dénoncer d’autres enfants, de devenir des "informateurs", et de signer des documents en hébreu, langue qu’ils ne comprennent pas.
Ces faits sont rapportés par de nombreuses organisations palestiniennes, israéliennes et internationales de défense des droits de l’homme et de l’enfant, dont L’UNICEF, Defence Chidren International, B’Tselem, Save the Children, l’ACAT, et le Ministère britannique des Affaires Etrangères, au travers d’un rapport intitulé "Children in Military Detention".
Elles soulignent que ces enfants palestiniens n’ont accès ni à leurs parents ni à un avocat pendant des semaines, sont parfois traduits devant des tribunaux militaires israéliens et incarcérés à partir de l’âge de 12 ans, en toute illégalité dans des prisons israéliennes. (Les Conventions de Genève interdisent à tout occupant de transférer tout ou partie d’une population occupée sur le territoire de la puissance occupante).
Ceci sans compter le racket pratiqué par l’occupant israélien auprès des familles d’enfants ainsi kidnappés, puisqu’elles sont souvent obligées de verser de fortes "amendes"pour les récupérer.
Toutefois le gouvernement français, qui ne peut ignorer ces faits, accueille régulièrement en France des responsables de ces tortures, bafouant ainsi la Convention internationale des Droits de l’Enfant (1989) et la Convention Internationale contre la Torture, (Convention de New York, 1984), signée par la France, et la contraignant à rechercher et poursuivre toute personne suspecte d’avoir commis des actes de torture physique et psychologique, ou de les avoir ordonnés, ou encore de les avoir laissé commettre en connaissance de cause.
Or ces tortures exercées contre des adultes et des enfants sont de notoriété publique en Israël, et c’est toute la chaîne du commandement militaire et politique qui admet ou recommande ces pratiques.
Nous exigeons donc du gouvernement français qu’il respecte le droit international et cesse d’accueillir en France les responsables de ces tortures.
Nous demandons par ailleurs à toutes les grandes ONG de défense des droits de l’Homme et de l’Enfant de se mobiliser concrètement, et de déposer des plaintes auprès des tribunaux français au nom des victimes de ces tortures ou de leurs familles, dès qu’elles ont à connaître de tels cas.
Comme l’écrit Amnesty International : "Vous êtes révolté(e) par la torture, l’emprisonnement arbitraire, la pauvreté, la peine de mort, l’injustice, les expulsions forcées, l’impunité...Transformez votre indignation en action !"
Nous vous remercions par avance de bien vouloir diffuser cette pétition le plus largement possible.
Signer la pétition : http://stoptortureenfantspalestinie...
juin 2013 - Stoptortureenfantspalestiniens

mardi 18 juin 2013

FALSIFICATION. Le «wahabo-takfirisme»,la grande arnaque pour abrutir et dominer !

Pour contourner l’Islam qui interdit d’entrer en guerre sainte contre d’autres musulmans ou de tuer sans un motif certifié valable et autorisé, les ‘wahabites’ ont trouvé avec les ‘takfiristes’ l’alliance idéale et le moyen approprié pour combattre tous les pays musulmans qui n’entrent pas dans leur giron.
Le « Wahabisme » est une doctrine rigoriste en référence à Ibn Abdelwahab (1703-1792) qui est le fondateur. Elle combat tous les musulmans qui ne s’y soumettent pas en les considérant apostats. Après sa condamnation, il fuit en se fixant à Dariya où il trouve chez les ben Saoud un soutien. Ces derniers trouvent en lui et son idéologie un moyen de combattre les tribus afin de les assujettir à leurs pouvoirs politique et religieux. Ainsi se forma le Royaume d’Arabie Saoudite avec son système qui perdure jusqu’à nos jours.
Le « Takfirisme » est un mouvement sectaire, fondé en 1971 par Moustafa Choukri, dont l’idéologie exige l’élimination de tous les non-musulmans. Il qualifie de mécréante la société musulmane et d’hérétiques tous les musulmans ne partageant pas leur point de vue. Leur assassinat est de ce fait licite.
Il n’est donc pas étonnant que ces deux idéologies similaires, violentes, se rejoignent pour faire union – en cohabitant en bonne intelligence – contre tout État musulman qui n’entre pas dans leur doxa. Les riches familles royales saoudiennes étant wahabites et alliées aux intérêts américains et sionistes, il est logique qu’elles s’accaparent ces mouvements pour en faire un instrument politique et un moyen militaire à leur service.

“Une ligue attrape-nigauds”

Pour l’Occident – dont les intérêts vitaux se situent principalement chez les arabo-musulmans, surtout pour ce qui est de l’énergie – il ne peut trouver meilleurs alliés, le moins coûteux, pour sécuriser ses approvisionnements et maintenir son influence que les Arabes eux-mêmes. D’où leurs divisions et leurs antagonismes qu’ils cachent derrière des organisations et ligues de façade qui se sont avérées des attrape-nigauds, des instruments dévoyant la cause, voire des moyens d’autodestruction.
Le ‘wahabo-takfirisme’ sert les intérêts occidentalo-sionistes. C’est la raison pour laquelle ils le soutiennent, l’encouragent et l’arment. Cette idéologie est un dispositif d’importance dans leur stratégie de domination.
Des séries de concepts, de qualificatifs et de termes ont été érigées ‘bons’ à utilisation ou ‘interdits’ d’usage afin de promouvoir ces groupes de tueurs et leurs ‘faits’ de guerre.
C’est ainsi que la majorité des médias occidentaux dits « mainstream » ont été mis au service de cette cause avec pour mission de mentir, berner, tromper, faire diversion, falsifier. Faire tout pour ne pas percevoir la réalité. Ces médias évitent d’utiliser, par exemple, à l’endroit des wahabo-takfiristes, les termes comme « terroristes », « assassins », « islamo-fascistes » ou tout autre qualificatif fort, mais qui étaient d’usage quand il s’agissait de les combattre. Ils font croire, sournoisement, que c’est pour ne pas froisser les musulmans sachant bien que ces derniers en utilisent de plus tranchants à leur égard. Il s’agit bien sûr d’une tromperie, car les décideurs occidentaux veulent cacher une stratégie consistant à instaurer le chaos dans certains États musulmans en manipulant les franges les plus ignorantes et les plus extrémistes par leurs comportements immondes et absurdes avec l’assistance, l’assentiment et la couverture religieuse de certaines monarchies arabes. Ces ‘wahabo-takfiristes’, pour l’écrasante majorité des musulmans, sont non seulement loin des préceptes de la religion islamique, mais encore loin de les représenter.

“Instaurer le chaos programmé”

Ils utilisent, par contre des qualificatifs mesurés tels « opposants », « rebelles » , « dissidents » « groupes armés » ou « révolutionnaires », car ils sont leur création, leur moyen, leur produit, leurs ‘proxys’, leur ‘cheval de Troie’ pour dominer le monde arabo-musulman en utilisant leur religion, leurs cheikhs, leurs enfants, leur argent en maniant leurs frustrations et leurs penchants afin d’instaurer le chaos programmé. Ces factions armées, pour la plupart affiliés à Al-Qaïda, sont organisés en brigades et groupes portant des noms en référence à l’histoire du monde musulman, surtout du temps du prophète, et ce, pour mieux tromper. Ce sont, en majorité, des mercenaires étrangers, de confession musulmane, dirigés par des cadres, sous contrat, venus en tant que «djihadistes» appuyés par une logistique militaire occidentale. Ces groupes sont armés et entraînés principalement par les États-Unis, la France, Israël, l’Arabie Saoudite et le Qatar. Ils ne deviendront ce qu’ils sont réellement, c’est-à-dire danger, qu’une fois l’objectif atteint quitte, si nécessaire, à les réduire par l’autodestruction – sans les exterminer en vue d’un usage futur – avec les mêmes moyens.
Beaucoup de médias hostiles à cette politique occidentale décrivent, en revanche, les choses comme elles se présentent en usant de qualificatifs appropriés. L’Iran qui est un pays musulman publie, sans discontinuer, des articles très critiques aussi bien contre la politique impérialo-sioniste de l’Occident que contre les fossoyeurs de l’Islam, fussent-ils musulmans ! C’est le cas aussi de beaucoup de médias Algériens, Syriens, Tunisiens, Égyptiens, Irakiens, Libanais en particulier.
Il s’agit d’une lutte d’intérêts et de pouvoir – où le bien et le mal ainsi que la vérité et le mensonge s’affrontent – sur une échelle mondiale usant et abusant de la morale, de la religion et des lois internationales. Il se trouve qu’un camp a trouvé en la religion musulmane et certains félons musulmans influant, la tactique et le moyen, les moins coûteux, pour atteindre ses objectifs et en sortir vainqueur.

“Aucune religion ne prône la cruauté ou la barbarie”

L’« islamisme », l’« intégrisme» le « wahabisme» le « takfirisme» le « salafisme» et autres ne sont que des schismes – d’origine politique, pour le pouvoir et les intérêts – qui n’ont rien à voir avec l’essence de la religion islamique. Chacun de ces « schismes » à son but et ses tactiques. Ils n’existeraient pas s’ils ne sont pas financés par des forces influentes intéressées et riches. Souvent des régimes ploutocratiques et népotiques qui ont trouvé en ces « combattants de Dieu », ‘bon marché’, un moyen de protéger leurs intérêts, de régler des comptes à des États ou certains régimes arabes antagoniques. Doha (Qatar) est le Quartier général de ces « combattants ». C’est là où se négocie tout avec les commanditaires.
Il n’y a pas dans l’histoire de l’humanité une religion, une philosophie, une morale prônant la violence, la cruauté ou la barbarie comme vertus ?
Le monde connait mieux maintenant ces énergumènes qui ont choisi l’aliénation, pensant faire de bons actes en conformité avec leur foi. Certains pays musulmans les ont combattus et les combattent toujours après les avoir approchés, étudiés, mis à l’épreuve.
Ce sont des sectes – dont l’idéologie est diamétralement opposée à l’Islam – composées de gens ignorants, pour leur majorité, souvent des repris de justice, des paumés, des ratés, endoctrinés et manipulés par des têtes bien pensantes. Ils baignent dans un marécage d’ignorance qui les pousse à des comportements qui sortent du cadre humain. C’est un mélange de haine, de frustration, d’hypocrisie, de méchanceté, de cupidité, de perfidies, d’ignorance qu’ils expriment sous couvert d’une religiosité très mal assimilée.

“Des « fatwas » folles, que la sagesse n’arrivera pas à saisir”

Quelle religion, philosophie, morale dans l’histoire de l’humanité permet, « au nom de Dieu », l’égorgement, la décapitation ou l’éviscération de celui qui ne partage pas vos idées ; rend licite et recommandé « par Dieu », le viol et le vol ; autorise cette folie qu’ils viennent d’inventer, qui est le « Djihad sexuel » où ils demandent aux femmes et aux filles de faire « l’effort » de se ‘‘donner’’ à ceux qu’ils élisent « djihadistes » (combattants pour une cause juste et licite au nom de Dieu). N’est-ce pas de aliénation ? À Raqa en Syrie un groupe de salafo -wahabistes a kidnappé une fille de 5 ans pour faire “chanter” son père. Elle a été violée jusqu’à mort s’en suive. Sur la pancarte laissée, il est marqué « Dieu a voulu qu’elle soit sa martyre en procurant du plaisir à ses moudjahidines ». (http://www.dampress.net/index.php?page=show_det&category_id=6&id=28198&lang=ar). C’est dit et acté sur les médias des monarques par des Cheikhs de service qui ne cessent de lancer des « fatwas » folles, que la sagesse n’arrivera pas à saisir.
Nous avons vu et entendu un pseudo cheikh répondre, à une question, que l’Islam, « autorise si c’est de bonne foi » (c’est vraiment éprouvant de devoir le rapporter) de se faire sodomiser pour faciliter l’introduction des explosifs dans le but d’un attentat-suicide (?!) (http://www.youtube.com/watch?v=E0aZ94fsKmw). Et cette ‘fatwa’ de schizophrène qui recommande, à votre collègue de vous laisser téter son sein « cinq fois » afin « de nouer une relation de sein »! Une récente ‘fatwa’ interdit aux femmes de toucher certains fruits et légumes qui ressemblent au sexe masculin… Que dire de cet « éminent » cheikh qui ‘ordonne’ de tuer tous ceux qui soutiennent le « régime de Bachar », qu’ils soient militaires, civils, intellectuels, hommes, femmes, hommes de religion et que s’il y a erreur « Dieu reconnaîtra les siens ». Ce même Karadhaoui vient d’en rajouter, dans son récent sermon du vendredi prononcé Doha, en s’en prenant aux Alaouites, au Hezbollah, à l’Iran et aux Russes ainsi « les alaouites sont plus impies que les chrétiens et les juifs », « le Hezbollah, la Russie et l’Iran sont des ennemis de dieu », « tous les musulmans doivent se diriger vers Al Qseir pour combattre le Hezbollah » (alkhabar press).
Ajoutons les inepties de ce Abdelmalek Ramdani, cheikh d’Arabie Saoudite, qui interdit l’émeute et la révolte en déclarant que « tant que le dirigeant de la nation est un musulman, vous devez obéir et écouter et que s’il est non désiré, un musulman peut seulement prier et faire preuve de patience » ; mais elle ne s’applique qu’aux… monarchies. Oublions cet autre « avis » pervers de l’imam marocain Zamzami qui permet la nécrophilie à condition que le cadavre soit celui de l’épouse, mais « quelques heures » seulement après son décès. Il ajoute, après le tollé soulevé, que c’est « en référence au Coran qui dit que le mari et sa femme restent unis. [mais] un homme normalement constitué ne penserait pas à une chose pareille après la mort de sa femme » (lavieeco). À rire ou à pleurer ? Nous pouvons citer des centaines d’exemples aussi démentiels. Que des stupidités et des folies pour endormir et abrutir leurs peuples ! Que des « fatwas » qui n’expriment que des instincts bas, de la frustration, de la revanche, de la cupidité de ceux qui les ont émises ou commandées. Un dernier exemple sur leur façon de voir les choses. S’ils sont en prisons et qu’ils bénéficient d’une « grâce », après plusieurs années passées, ils interpréteront cette « grâce » ou ce « pardon » comme un signe de ‘récompense’ de Dieu pour l’acte qui les a conduits en prison. C’est donc un signal qu’ils sont dans le « vrai » et qu’ils doivent persévérer pour refaire plus et mieux !

L’Arabie saoudite et le Qatar sont les fossoyeurs de l’Islam

Ni l’Arabie saoudite, ni le Qatar ni d’autres ne représentent l’Islam ou les musulmans. Ils sont d’ailleurs considérés, par la majorité des musulmans, comme les fossoyeurs de l’Islam. Les ‘‘spécialistes’’ musulmans du verbiage vaseux, de l’endoctrinement et les manipulateurs occidentaux, qui partagent les mêmes intérêts, savent bien qui viser, à quel moment, par qui, dans quel but et comment! Ces « Printemps arabes », prêchant la « démocratie », la « liberté » et les « droits de l’homme », qui ne visent que les ‘‘Républiques’’, mais jamais les ‘‘Monarchies’’, ne peuvent-ils pas réveiller toutes ces consciences dupées ?
Des monarchies rétrogrades moyenâgeuses n’ayant ni vote, ni parlement, ni lois sociales qui veulent imposer aux républiques ce qu’elles ne peuvent jamais avoir chez elles ? Des monarchies qui veulent instaurer le chaos, puis instaurer le régime adéquat « l’Émirat » ou le « Khalifa », pour ne pas être contaminé par l’esprit « républicain ». Voilà le comble ! Voilà le but. Voilà ce qui arrange la politique impérialo-sioniste qui consiste à affaiblir par le désordre pour mieux dominer ! Ne pas comprendre cela est de l’aliénation, de la déchéance morale.
Là où passent les wahabo-takfiristes, ils ne laissent que désolation, mort et destruction contre toutes les confessions et au sein même de leur propre religion.
Terminons par cette citation du psychologue David Nazariyan (rapporté par IRIB) « Les terroristes salafistes … utilisent en effet la violence non pas à titre d’une réaction, mais en tant qu’un outil de guerre… ce qui relève de la pathologie. Les psychopathes sont incapables de compatir aux douleurs des autres, incapables de discerner leurs vrais besoins; à leurs yeux la violence est un outil de pouvoir, un outil qui les aide à parvenir à leurs objectifs. Un délinquant réagit à son environnement souvent incompréhensif par acte violent puisqu’il se sent victime de cet environnement (victime de la pauvreté, de la précarité, de l’injustice sociale…) Mais un psychopathe takfiri opère par la volonté de domination et de puissance, la violence est une arme pour lui ».
Quelle science faudra-t-il inventer pour ces symptômes ? La psychiatrie ou la psychanalyse, qu’ils renient, n’a aucun effet sur eux.
Par Amar Djerrad

dimanche 16 juin 2013

SYRIE : La fitna, dernière carte de Washington et du Golfe...Ceux qui croient encore aux slogans de la démocratie et de la liberté sont soit des naïfs, soit des cyniques.

La fitna est la dernière carte du projet moribond des Américains et de leurs auxiliaires arabes et européens.

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, l'a dit ouvertement: la conférence internationale sur la Syrie, appelée Genève 2, n'aura pas lieu avant un équilibrage des rapports de forces sur le terrain, qui ont considérablement évolué en faveur de l'Etat syrien. En termes moins diplomatiques, cela signifie que l'Occident veut prolonger la durée de la guerre, quitte à provoquer une aggravation de la violence, même au prix de milliers de morts supplémentaires, avant de s'asseoir à la table des négociations dans une position plus confortable. Ceux qui croient encore aux slogans de la démocratie et de la liberté sont soit des naïfs, soit des cyniques. Le conflit syrien prend la tournure d'un bras de fer de dimension planétaire, avec de gigantesque enjeux géopolitiques, où le dernier des soucis est le bien-être, la sécurité et la prospérité du peuple syrien.

Après la cuisante défaite de Qoussair et les sérieux revers infligés aux rebelles autour de Damas, à Alep, Idleb et Daraa, les sponsors de la rébellion syrienne ont réalisé que tous les efforts déployés ces deux dernières années pour renverser le régime syrien et affaiblir l'axe régional auquel il appartient, sont partis en fumée. Négocier dans ces circonstances serait une reconnaissance de la défaite du projet américano-israélien et une consécration de la victoire stratégique de l'alliance Damas-Téhéran-Moscou-Hezbollah. Cela aurait des répercussions catastrophiques sur la sécurité d'«Israël».

De plus, les deux Etats sur lesquels Washington comptait pour prendre la Syrie en tenaille sont pratiquement hors-jeu.

D'abord «Israël»: cette entité a les mains liées après l'échec des objectifs stratégiques des raids aériens qu'elle a menés contre Damas le 5 mai, et qui consistaient à sortir la Syrie du conflit israélo-arabe. La réponse combinée du président Bachar al-Assad et du secrétaire général du Hezbollah, sayed Hassan Nasrallah, a été d'ouvrir le front du Golan et de fournir à la Résistance au Liban des «armes qualitatives».

Ensuite la Turquie: fer de lance de la guerre planétaire menée contre la Syrie, le Premier ministre turc, Recep Tayyeb Erdogan, est empêtré dans la plus grave crise politique à laquelle il est confronté depuis qu'il est au pouvoir, en 2002. Quelle que soit l'issue de la contestation, qui n'a pas l'air de s'essouffler malgré la répression, la Turquie est terminée en tant que modèle d'inspiration pour les peuples arabes. De surcroit, les marges de manœuvre de son Premier ministre sont sensiblement réduites.

La contre-attaque de Washington

Devant ce tableau peu reluisant, les Etats-Unis ont décidé de passer à la contre-attaque. Après avoir longtemps hésité à armer les rebelles -sous prétexte que les armes risquent de tomber entre les mains des extrémistes; qu'est ce qui a changé maintenant?-, Washington a franchi le pas. L'argument mis en avant est l'utilisation par l'armée syrienne d'armes chimiques, soigneusement gardé en réserve par Londres et Paris pendant des mois. Pourtant, cet argument est à double tranchant, car il semble que ce soit surtout les rebelles qui aient utilisé les armes chimiques, de l'aveu même des enquêteurs des Nations unies, notamment la très fameuse Carla Del Ponte. Mais les Etats-Unis ne se sont pas embarrassés de ces détails, décidant que des armes chimiques, notamment du gaz sarin, avaient été utilisées en Syrie par les troupes régulières. Ben Rhodes, conseiller adjoint de sécurité nationale du président américain Barack Obama, a, d'emblée, innocenté les rebelles: «Nous ne disposons pas d'informations solides, corroborées, indiquant que l'opposition en Syrie a acquis ou utilisé des armes chimiques».

Utilisant ce prétexte très peu convaincant, Barack Obama a donc décidé d'octroyer une «assistance militaire directe» à l'opposition syrienne. Selon le New York Times, il s'agit notamment de missiles antichars qui seraient déjà arrivés aux rebelles. Ce qui signifie que les livraisons d'armes ont commencé depuis longtemps.

Dans le même temps, Washington envisagerait d'instaurer une zone d'exclusion aérienne près de la frontière jordanienne. Des chasseurs F-16 et des missiles Patriot, ainsi qu'une unité de Marines sur des navires amphibies, qui participent à des manœuvres dans le royaume hachémite, seront maintenus sur place après la fin des exercices.

Pressions sur le Hezbollah

A ces décisions, la Russie a très vite réagi à deux niveaux. «Les informations sur l'utilisation par Assad d'armes chimiques sont des faux du même ordre que les mensonges concernant les armes de destruction massive de Saddam Hussein», a commenté Alexei Pouchkov, président de la commission des Affaires étrangères de la Douma. «Obama emprunte la même voie que George Bush», a ajouté sur son compte Twitter ce député proche du Kremlin. Par ailleurs, un membre de la délégation russe aux Nations unies a déclaré sous couvert d'anonymat à la chaine panarabe Al-Mayadeen que si les Occidentaux arment les rebelles, Moscou livrera des armes nouvelles au régime syrien, en allusion aux missiles S-300.

L'autre élément de la contre-attaque américaine vise le Hezbollah. Sur le plan politique, Washington a demandé au président Michel Sleiman d'exercer des pressions sur le Conseil constitutionnel afin d'invalider la prorogation du mandat du Parlement libanais. Son objectif est d'organiser des élections dans six mois, en pensant que de cette consultation, tenue sur la base de la loi de 1960, émergera une Chambre dominée par le 14-Mars. L'ambassade des Etats-Unis à Beyrouth s'est directement impliquée dans ce dossier en publiant un tweet enjoignant aux membres du Conseil de ne plus boycotter les réunions. Mais il semble que le député Walid Joumblatt n'a pas -encore- cédé à ces pressions, pour des raisons liées à ses intérêts politiques et communautaires.

Une autre carte reste sous la manche des Américains: la formation d'un gouvernement de fait accompli au Liban, c'est-à-dire uniquement composé du 14-Mars et des pseudo-centristes. Si cela se produit, ça signifie que la décision aura été prise de précipiter le Liban dans les affres de la guerre.

Dans le même temps, les Etats du Golfe ont été chargés de mettre à exécution un plan visant à encercler le Hezbollah à travers plusieurs mesures:

1-Expulser les Libanais proches de la Résistance travaillant dans le Golfe. Neuf personnes, dont deux sunnites, deux chrétiens et cinq chiites seraient en passe d'être expulsées, selon le site NowLebanon, proche du 14-Mars. Le but annoncé de cette mesure coercitive est d'assécher les sources de financement de la Résistance. Mais le véritable objectif est de provoquer une crise sociale au Liban, dans l'espoir qu'une partie de la population fera assumer au Hezbollah et à ses choix politiques la responsabilité de la perte de leur emploi et de leur carrière.

2-Le plus grave reste la décision, qui n'est plus cachée, des pays du Golfe, de donner au conflit en cours en Syrie, au Liban et dans l'ensemble de la région, une dimension sectaire. Les journaux du Golfe parlent désormais d'un conflit entre sunnites et chiites. Des cheikhs extrémistes de plusieurs pays arabes, réunis au Caire, mercredi, sous la houlette du Mouvement des ulémas musulmans, de Youssef Qaradoui, ont lancé un appel au «Jihad» en Syrie pour «sauver les frères sunnites».

L'ancien Premier ministre libanais, Saad Hariri, s'est chargé du volet libanais. Il a adressé une lettre considérée, par une grande partie de la presse et des analystes, comme un appel à la fitna, utilisant une logique confessionnelle et un vocabulaire sectaire.

Ces appels à la discorde ont très vite donné des résultats: des extrémistes du Front al-Nosra ont massacré dans un village de Deir Ezzor, une soixantaine de femmes, d'enfants et de personnes âgées, leur seul crime était d'être chiites. Mais il est apparu que le quart de ces victimes innocentes était sunnite.

La fitna est la dernière carte du projet moribond des Américains et de leurs auxiliaires arabes et européens. Pour y faire face, le Hezbollah et ses alliés de toutes les communautés libanaises réaffirment que le conflit est de nature politique et non sectaire et que l'ennemi reste «Israël», malgré toutes les tentatives de le remplacer par l'Iran.

Source : French.alahednews
Palestine Solidarité

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