lundi 3 juin 2013

Afrique : 50 ans et la route est encore longue...Les colons, d’abord, sont partis et l’apartheid a été vaincu. Mais les guerres ethniques, les conflits de frontières, les génocides, sur fond de convoitises sur les richesses africaines, ont endeuillé le continent.

Beaucoup de choses se sont passées depuis ce 25 mai 1963. Des bonnes et des moins bonnes. Les colons, d’abord, sont partis et l’apartheid a été vaincu. Mais les guerres ethniques, les conflits de frontières, les génocides, sur fond de convoitises sur les richesses africaines, ont endeuillé le continent.
L’occupation alaouite du Sahara occidental, sous protection de la France et des États-Unis, la partition du Soudan, la décomposition de la Somalie, la destruction atlantiste de la Libye, initiatrice de l’idée d’Union africaine, le retour des militaires français en Côte d’Ivoire et au Mali, autant de désastres que n’auront pas prévu les rédacteurs de la Charte fondatrice de l’Organisation de l’unité africaine, l’OUA qui devait « éliminer, sous toutes ses formes, le colonialisme de l’Afrique » et, pour les peuples d’Afrique, « défendre leur souveraineté, leur intégrité territoriale et leur indépendance ».
Aujourd’hui, nous sommes loin de ces principes qui se voulaient intangibles, eu égard à l’atrocité du passé colonial avec ses massacres, la déportation, la réduction en esclavage de millions d’hommes et de femmes, le pillage des ressources naturelles et le démantèlement du tissu économique et socioculturel des sociétés africaines.
Aujourd’hui, le colonialisme sous le visage avenant de la « démocratie » et de la « lutte contre le terrorisme » est le bienvenu. Il est même invité aux festivités pour commémorer ce qui devait présider à son extirpation. Renforcé par les allégeances multiformes et par des satrapes qu’il a lui-même installés à la tête de certains pays, tels la Côte d’Ivoire et la Libye, dont il assure la protection, il se permet de donner des directives. « Ce sont les Africains qui demain devront assurer la sécurité de leur continent », a déclaré le président français à Addis-Abeba. Nous pourrions même lui dire merci de nous rappeler à l’ordre. Il va même convoquer nos dirigeants chez lui, à Paris, où il organisera en décembre un sommet consacré « à la paix et à la sécurité ». Il nous fait aussi l’honneur d’un « appui que la France va donner aux armées africaines pour qu’elles se défendent elles-mêmes, y compris contre le fléau du terrorisme ».
Tant de sollicitude pourrait faire fondre la défiance du plus revêche des anti-impérialistes, s’il n’y avait pas ce cynisme qui enrobe la démarche. C’est qu’il n’est pas seul, M. Hollande qui doit sérieusement s’inquiéter de la présence de John Kerry, le chef de la diplomatie des États-Unis, qui préfère donner des ordres, comme il l’a fait pour le Nigeria et pour le Soudan, auxquels il a signifié de calmer leurs ardeurs guerrières. Mais il n’est pas là que pour jouer de la menace et il ne se cache pas de déclarer ce qui l’anime au plus profond : « L’Afrique change profondément, incitant de nombreux pays, Russie, Chine, Brésil, Japon et autres, à y investir pour profiter des possibilités économiques. Les États-Unis ont été en retard dans ce domaine et nous devons changer cela. »
Sachant que la présidente brésilienne a annulé 900 millions de dollars de dettes de pays africains et que la Chine a été le seul pays remercié pour avoir massivement investi dans les infrastructures au profit de l’Afrique, connaissant les méthodes étatsuniennes pour « changer » les choses, nous sommes en droit, à notre tour, d’appréhender le pire. Devant ces présages, le cinquantenaire africain a un goût amer, mais peut-être nous éveillerons nous et rien ne fera plus qu’on vienne piétiner notre jardin.
Ahmed Halfaoui
* http://www.lesdebats.com/editions/270513/les%20debats.htm
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dimanche 2 juin 2013

Documentaire 45 mn - Fabriquer la contestation : la vérité sur la Syrie,[titre anglais : Manufacturing Dissent : the truth about Syria]

Ce documentaire [titre anglais : Manufacturing Dissent : the truth about Syria] décrit la guerre psychologique menée par les médias principaux pour faciliter le renversement du gouvernement syrien selon l’agenda occidental. Il montre comment les médias ont contribué directement à l’effusion de sang en Syrie.
Le documentaire déconstruit les principales allégations présentées par ces acteurs , à savoir que le gouvernement syrien aurait systématiquement réprimé des manifestations pacifiques perdant ainsi sa légitimité. Il montre comment de telles allégations sont étayées par des preuves insuffisantes et ne sont donc que de la propagande pour servir les intérêts de la politique étrangère de leur pays.
Produit par les journalistes Lizzie Phelan et Mostafa Afzalzadeh.
Monté par Lizzie Phelan.
Publié le 8 octobre 2012.
Version Française (merci à knowldge-tv.com pour la traduction)


Source : http://lizzie-phelan.blogspot.fr/search/label/Manufacturing%20Dissent

La CPI, cet acronyme bien à propos....on a l’impression que la Cour pénale internationale ne vise que les Africains. Cela signifie-t-il que rien ne se passe par exemple au Pakistan, en Afghanistan, à Ghaza, en Tchétchénie ? les arguments ne doivent pas manquer aux Africains pour exiger que la CPI ne s’occupe plus de leurs affaires.

Le président de l’Union africaine (UA) a rappelé ce qu’il fallait à qui il fallait.
Son prédécesseur avait déjà signalé qu’« on a l’impression que la Cour pénale internationale ne vise que les Africains. Cela signifie-t-il que rien ne se passe par exemple au Pakistan, en Afghanistan, à Ghaza, en Tchétchénie ? Ce n’est pas seulement en Afrique qu’il y a des problèmes. Alors pourquoi n’y a-t-il que des Africains qui sont jugés par cette Cour ? »
C’est une toute petite chose, eu égard à ce qui doit être fait et aux turpitudes africaines, mais c’est déjà ça. Le fait d’accuser de racisme la Cour pénale internationale (CPI) est d’une audace certaine. Non pas que les Africains ne commettent pas de crimes, mais parce qu’à les traduire seuls devant des tribunaux est un peu trop de la moitié. Du moins, si cette réaction est due à l’assurance d’avoir beaucoup donné par ailleurs, pour mériter plus d’égards, elle a le mérite de mettre fin à un silence coupable.
La CPI n’a jusqu’ici, depuis sa création, poursuivi et inculpé que des Africains, soit une trentaine de personnalités. Et ce, sous divers chefs d’accusation. Ce qui lui a valu, ici dans de précédentes chroniques, de figurer sous l’appellation non usurpée de Cour pour indigènes, sous le même acronyme. Le président de l’UA n’a pas été plus loin. Il ne peut manifestement pas aller au-delà de ce qu’il a osé faire. On peut lire dans « la chasse raciale », les mots qu’il a utilisés, la suggestion qu’il existe des criminels d’une autre envergure et dans des continents autres que l’Afrique. Surtout chez ceux qui se sont érigés en conscience surarmée du monde.
Officiellement, la CPI est chargée de promouvoir le droit international, de juger les individus coupables de génocide, de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité ou de crimes d’agressions. Dans ces missions, il n’est pas spécifié la nationalité des justiciables. Il n’est pas précisé que les dirigeants étatsuniens, européens ou ceux qui font partie de leur monde devraient bénéficier d’une quelconque immunité. Du coup, les arguments ne doivent pas manquer aux Africains pour exiger que la CPI ne s’occupe plus de leurs affaires. Ils n’ont qu’à se baisser pour en ramasser à la pelle.
Ils pourraient commencer par demander des explications sur la différence de traitement qu’il y a entre Omar El-Béchir, le président soudanais sous le coup de poursuites, et Barack Obama, le président des États-Unis, qui ne se cache pourtant pas de faire des cartons, avec ses drones, sur des populations sans défense. Il dit même que « le recours aux drones est sévèrement encadré », preuve que les centaines d’enfants déchiquetés en Afghanistan ou au Pakistan sont ses victimes directes, sans que la CPI ne pipe mot. Alors que MM. Uhuru Kenyatta et William Ruto, président et vice-président du Kenya, sont passibles d’être jugés pour leur présumé rôle dans les violences consécutives aux présidentielles kényanes de décembre 2007. La CPI a tout de même apporté une réponse : elle ne réagira pas aux résolutions de l’Union africaine. Elle a tout dit. Devrait-elle-même se sentir obligée de répondre ?
Ahmed HALFAOUI
http://www.lesdebats.com/editions/290513/les%20debats.htm
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samedi 1 juin 2013

LIBAN :Hassan Nasrallah donne le signal de la contre-attaque de l'axe de la Résistance....la Résistance ne permettra pas que la Syrie tombe dans le giron de l'Amérique, d'Israël et des mouvements takfiris.

Alors que les Américains tentent de vider de leur contenu les arrangements de Moscou, en minant la conférence de Genève 2, l'Etat syrien et ses alliés régionaux font preuve d'une grande détermination à modifier d'une manière irréversibles les rapports de force sur le terrain. En assénant des coups de boutoirs aux terroristes, la Syrie réduit à presque rien la marge de manœuvre de Washington. Parallèlement, la Russie campe sur ses positions et refusent toutes les conditions posées par les Américains concernant la composition de la délégation des "oppositions" syriennes et le blocage de la participation de l'Iran à cette conférence.
En affirmant que la région traverse "une nouvelle phase", le leader du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, donne le signal de la contre-attaque de l'axe de la résistance, qui a commencé il y a plusieurs semaines avec les succès stratégiques enregistrés par l'armée syrienne autour de Damas et dans la région d'Alep et d'Idleb. Sayyed Nasrallah a été clair: la Résistance ne permettra pas que la Syrie tombe dans le giron de l'Amérique, d'Israël et des mouvements takfiris. Elle n'acceptera pas que ses lignes de ravitaillement soient rompues et qu'une force ennemie la poignarde dans le dos. La Résistance est prête à déployer des dizaines de milliers de combattants s'il le faut pour atteindre ces objectifs.
Confirmant ces propos, l'armée syrienne poursuit sa progression sur le terrain. La ville stratégique de Qoussair est désormais contrôlée à 80% par l'armée régulière, l'armée de défense nationale et les comités populaires. La route reliant l'est du Liban à Homs, au centre de la Syrie, est sécurisée. Il s'agir d'un axe vital pour acheminer des hommes et du matériel vers la Syrie et vers toutes les régions du pays.
Selon une source militaire syrienne, l'aéroport de Dabaa, au nord de Qoussair, est totalement encerclé, des combats ont lieu à l'intérieur et les rebelles qui s'y trouvent n'ont plus de contacts avec ceux restés dans le nord de la ville.
Pour tenter d'atténuer les pressions, les terroristes syriens et leurs soutiens libanais menacent de transposer le conflit au Liban. Ils ont intensifié leurs agressions contre le quartier de Jabal Mohsen à Tripoli; on multiplié les incidents et les provocations à Saïda, via le cheikh intégriste Ahmad al-Assir; ont tiré deux roquettes de type Grad sur la région frontalière du Hermel; et, plus grave encore, ils ont tiré, dimanche, deux roquettes sur Beyrouth, plus précisément sur la banlieue sud.
Ammar al-Wawi, un des chefs des extrémistes syriens, a menacé, dimanche, que "le Liban n'est pas à l'abri de ce qui se passe en Syrie". "Ce qui s'est passé dans la banlieue-sud est une mise en garde. Il y aura des répercussions sur Beyrouth, sur Tripoli et sur l’aéroport. Nous ne resterons pas les bras croisés face aux agissements du Hezbollah", a-t-il lancé.
Preuve de la confusion qui règne dans les rangs des rebelles syriens, Ammar al-Wawi a très vite été désavoué par le porte-parole de l'Armée syrienne libre, Fahd al-Masri.
La déliquescence des extrémistes s'est traduit aussi par des combats qui ont éclaté dimanche dans deux localités du nord de la Syrie entre rebelles et combattants kurdes. Les affrontements ont eu lieu à Ras al-Aïn, une localité frontalière avec la Turquie, entre les rebelles et des comités de protection du peuple kurde (YPG).
Pendant ce temps, Damas a déployé sa diplomatie en préparation à la conférence de Genève 2. Le ministre des Affaires étrangères, Walid Moallem, a effectué une visite surprise à Bagdad, d'où il a annoncé que la Syrie avait donné son "accord de principe" pour participer à cette conférence à travers une délégation officielle. Il a déclaré, après un entretien avec le Premier ministre Nouri al-Maliki que l'Irak ne fera pas partie de l'axe hostile à la Syrie.
En parallèle, l'Iran a haussé le ton contre la Turquie. Le chef du Parlement, Ali Larijani, a déclaré qu'Ankara ne devrait pas faire assumer à l'Iran et au Hezbollah la responsabilité des erreurs qu'il commet depuis deux ans en Syrie.
Ces succès militaires et cette offensive politique interviennent alors que ladite opposition syrienne ne réussit toujours pas à s'entendre sur la composition de sa délégation à Genève 2, car ses sponsors régionaux (Arabie saoudite, Qatar et Turquie) et internationaux, conduits par les Etats-Unis, se disputent les quotas de représentation.
Source : TENDANCES DE L'ORIENT

LIBAN : Déclarations et prises de positions Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah....Une guerre mondiale a été lancée contre la Syrie. Tout le monde intervient en Syrie, mais la communauté internationale n’accuse que le Hezbollah pour son implication dans le conflit.


« Nous passons par des moments historiques critiques. Depuis le retrait des forces syriennes du Liban en 2005, le gouvernement libanais n’a pas réussi à renforcer son armée face aux menaces israéliennes. Si l’armée libanaise avait les moyens et les armes nécessaires, elle aurait combattu Israël avec la même férocité que le mouvement de résistance. Le problème essentiel est que, depuis la création de l’Etat libanais, les responsables libanais n’ont jamais considéré Israël comme un pays ennemi qu’il faut combattre. L’Etat est incapable, sans la résistance, de défendre le pays face aux menaces israéliennes. Nous vivons dans un Etat confessionnel, incapable d’adopter une nouvelle loi électorale. Comment peut-on s’attendre de cet Etat de résister face à l’armée israélienne ? Ils en sont incapables". Mais la présence d’un Etat, même faible, est mieux que le vide politique ou le chaos. A Tripoli, il faut mettre fin aux violences insensées. Nous appelons de nouveau à laisser le Liban en dehors de toute confrontation. Que ceux qui veulent combattre aillent en Syrie. Mais préservons la neutralité du Liban. Pourquoi se battre au Liban ? (...) Une guerre mondiale a été lancée contre la Syrie. Tout le monde intervient en Syrie, mais la communauté internationale n’accuse que le Hezbollah pour son implication dans le conflit. La communauté internationale veut le départ de ce régime même si cela veut dire la destruction de la Syrie. Une partie de l’opposition syrienne souhaite le dialogue, mais une autre partie travaille pour le compte des renseignements américains et israéliens. Il y a aussi les groupes armés sur le terrain, dominés principalement pas les mouvements takfiris. Ils sont venus de l’étranger pour combattre les forces syriennes nationales. Certains pays arabes financent et arment ces mouvements. La montée de ces mouvements radicaux ne constituent pas uniquement une menace pour les chiites au Liban, mais pour tous les Libanais, qu’ils soient musulmans ou chrétiens. La Syrie représente un soutien essentiel à la résistance. La Syrie, c’est la protection arrière de la résistance, le support de la résistance. La résistance ne peut rester les bras croisés quand sa protection arrière est exposée et quand son support se brise. Si nous n’agissons pas, nous sommes des idiots. Si le régime de Bachar el-Assad tombe, la résistance sera affaiblie, ce qui permettra à Israël de contrôler le Liban et ce qui signera la fin des mouvements de résistance en Palestine. Nous n’avons pas besoin de décréter le Jihad. Il suffit de deux mots pour que des dizaines de milliers de combattants se rendent aux fronts. Nous faisons face à une nouvelle étape qui a commencé il y a quelques semaines. Nous combattons pour protéger la résistance et le Liban. Nous sortirons victorieux de cette bataille, comme toujours. Nous poursuivrons notre chemin et nous sacrifierons tout pour parvenir à cette victoire. Je vous le promet. »
URL de cet article 20804

vendredi 31 mai 2013

Syrie : le journal Le Monde se moque du monde…« Les médias sont l’entité la plus puissante de la terre. Ils ont le pouvoir de rendre innocent le coupable, et coupable l’innocent, et ça c’est le pouvoir. Parce qu’ils contrôlent la pensée des masses » citation de Malcom X

Cette citation s’applique parfaitement au cas syrien

Guerre chimique en Syrie », titrait le 27 mai le quotidien Le Monde sur la base d’un tissu de mensonges racontés par Jean-Philippe Rémy, son « honorable correspondant » qui rentre de Damas via Johannesburg ! Révélation en parfaite synchronie avec l’agenda franco-britannique et l’extrême zèle de la diplomatie française d’armer encore plus les terroristes islamistes et les mercenaires qui ont mis à feu et à sang la Syrie. La diplomatie fabiusienne aurait beaucoup moins de mal à vendre au Qatar et à l’Arabie Saoudite sa découverte copernicienne du mariage gay que la guerre totale qu’elle veut mener en Syrie, comme celle que Nicolas Sarkozy a livré à la Libye.
La publication du reportage de Jean-Philippe Rémy dans Le Monde du 27 mai sur la guerre chimique que livrerait l’armée nationale syrienne contre les islamo-terroristes, ressemble fort bien à une commande du Quai d’Orsay. La méthode est classique même si certains journalistes français ont encore beaucoup à apprendre des Anglais en matière de désinformation. Sans la moindre preuve matérielle ni le moindre fait avéré, ce « grand » quotidien affirme que l’armée syrienne a employé des armes chimiques contre ce qu’il appelle les « rebelles ». Les seules « preuves » étayant son reportage viennent précisément des « rebelles » en question !
Cette affaire ressemble étrangement à la bombe atomique et aux armes chimiques de Saddam Hussein, prétexte que les néoconservateurs ont utilisé pour envahir et détruire l’Irak pour s'accaparer ses richesses. Elle ressemble aussi au « Qui tue qui en Algérie », cette question odieuse que Le Monde avait lancé au moment où l’armée algérienne combattait les islamistes du FIS et du GIA, responsables de milliers de morts civiles en Algérie.
Par cette désinformation, l’on cherche à faire oublier la « fausse note » de Carla Del Ponte, la magistrate suisse qui a déclaré le 5 mai dernier  que, "Selon les témoignages que nous avons recueillis, les rebelles ont utilisé des armes chimiques, faisant usage de gaz sarin".  Mme Del Ponte, qui est également l'ancienne procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, a ajouté à l‘époque que "Nos enquêtes devront encore être approfondies, vérifiées et confirmées à travers de nouveaux témoignages, mais selon ce que nous avons pu établir jusqu'à présent, pour le moment ce sont les opposants au régime qui ont utilisé le gaz sarin". Scandalisés par le courage et l’honnêteté de la magistrate suisse, qui parlait au nom de la Commission d’enquête indépendante de l’ONU, certains propagandistes on prétendu que Carla Del Ponte est revenue sur sa déclaration. L’ONU, ce machin américain comme disait De Gaulle, a bien évidemment démenti les affirmations de la magistrate suisse. Mais on savait déjà qui a employé des armes chimiques, à savoir les islamo-terroristes, financés, galvanisés et armés par le Qatar et l’Arabie Saoudite.
Par cette désinformation, l’on cherche aussi à donner un coup de main à la diplomatie française, otage des intérêts qataris et saoudiens. Avec la dernière initiative du couple américano-russe qui étudie une sortie politique à la crise syrienne, la France s'est trouvée auto-disqualifiée. Malgré la réticence des pays européens –à l’exception de la Grande Bretagne- de lever l’embargo sur les livraisons d'armes aux « rebelles » en Syrie, la France a employé tous les moyens pour obtenir un vote favorable à Bruxelles. Cet excès de zèle français, au nom de la sacro-sainte « ingérence humanitaire » surprend même l’allié américain. Mais il satisfait grandement Israël !
Hasard du calendrier ou synchronie parfaite, Laurent Fabius a affirmé le 27 mai, avant de quitter Bruxelles où il a été défendre l’option franco-britannique d’armer les islamo-terroristes, qu’il y avait « des présomptions de plus en plus fortes, de plus en plus étayées, d’usage localisé d’armes chimiques en Syrie ». Qui est à l’origine de ces « présomptions » ? L’honorable correspondant à Damas, Jean-Philippe Rémy. 
Par cette offensive diplomatique et médiatique le gouvernement très socialiste cherche à saborder l’initiative russe, que les Américains ont été contraint d'accepter. C’est-à-dire Genève2, sommet qui veut réunir tous les protagonistes du conflit syrien en juin. Le gouvernement syrien a donné son accord pour y participer, mais pas l’opposition « démocratique », qui refuse de s’asseoir à la table de négociation, préférant les actions terroristes au compromis politique ! C’est ce radicalisme islamiste que M.Fabius cherche à conforter, mettant ainsi en péril les intérêts supérieurs de la France et sacrifiant les valeurs même de la République chère à Jean Jaurès et à Léon Blum !
On peut comprendre le zèle de M.Fabius jusqu’à refuser la participation de l’Iran au prochain sommet de Genève2. Une exigence absurde mais tout à fait compréhensible pour les initiés ! Absurde, car l’Iran est un acteur incontournable de la guerre par procuration que l’Occident livre à la Syrie. Mais ce qui est incompréhensible pour certains et intelligible pour d’autres, c’est le manque de cohérence dans la politique française. D’un côté, on décide de stopper l’expansion de l’islamo-terrorisme au Mali et en Afrique, et de l’autre côté, on soutient cet islamo-terrorisme en Syrie. La solution de cette énigme ne se trouve pas à Paris mais à Doha !    
La diplomatie fabiusienne aurait beaucoup moins de mal à vendre au Qatar et à l’Arabie Saoudite sa découverte copernicienne du mariage gay qu'à vendre à l'opinion publique la guerre totale qu’elle veut mener en Syrie, comme celle que Nicolas Sarkozy a livré à la Libye. Est-ce un hasard si les deux pays qui veulent à tout prix surarmer les islamo-terroristes, au risque d'un embrasement total de toute la région, soient les deux anciennes grandes puissances coloniales ? Tunisie-Secret.com

SYRIE : entretien télévisé accordé par Le président syrien Bachar al-Assad à la chaine de télévision AlManar et diffusé ce jeudi....." Toute révolution nécessite des facteurs objectifs . On ne peut faire une révolution avec de l’argent..."

Le président syrien a tenu ces propos dans un entretien télévisé accordé la chaine de télévision AlManar et diffusé ce jeudi.
Q: Nous sommes au cœur du Palais du Peuple. Deux ans et demi après l’éclatement de la crise syrienne, laquelle visait avant tout à vous renverser, comment avez-vous fait avorter les tentatives de vos adversaires et ennemis. Quel est le secret de cette persévérance ?
Ils ont échoué dans leurs plans
R : D’une part, Il y a le côté syrien qui est parvenu à déjouer ce plan ; de l’autre, ce sont ses trameurs eux-mêmes qui ont torpillé leur propre plan… Parce que d’un côté ils ne connaissent la situation en Syrie, et de l’autre ils n’ont pas bien lu la situation en Syrie. Ils ont au début lancé leur insurrection en brandissant des slogans de révolution. Mais toute révolution nécessite des facteurs objectifs. On ne peut faire une révolution avec de l’argent. Comme ils ne sont pas parvenus à réaliser les circonstances qui introduisent une révolution, alors ils sont passés à mettre en avant des concepts et des slogans confessionnels et sectaires afin de provoquer une faille au sein de la société syrienne. Ils ont pu entrer dans certains coins de la société syrienne présents dans toute société, des angles d’ignorance et d’inconscience, le résultat qui en a découlé est qu’ils ne sont pas parvenus à vraiment instaurer cette faille laquelle, si elle était présente, elle aurait démembré la Syrie depuis les tous débuts.
Ils ont utilisé un autre slogan qui les fait tomber dans leur propre piège, en disant que ce qui se passe est un conflit pour le pouvoir. La réalité n’a rien à voir avec un conflit pour le pouvoir, la bataille est pour la partie, et non pour le pouvoir. Personne ne combat et ne tombe en martyre pour le pouvoir de quelqu’un.
Q : Dans cette bataille, monsieur le président, il semble, au bout de deux ans et demi, que la direction syrienne est en train de réaliser des progrès sur le terrain. Pourquoi au bout de deux ans et demi, avez-vous choisi de passer de la défense à l’attaque, vous ne pensez pas que vous vous y êtes mis un peu tard, au risque que le cout soit très élevé. Je prendrai comme exemple celui d’al-Qousseir.
Des Syriens ont été arnaqués
R : Nous n’avons jamais abordé cette question sous l’idée de la défense ou de l’attaque. La tactique militaire nécessitait de se comporter avec chacune des petites batailles d’une façon isolée. Nous nous comportions avec la situation non point d’un point de vue militaire, mais dans tous ses aspects, dont politique et social. De nombreux syriens ont été arnaqués au début.
Beaucoup de pays amis à l’étranger ne comprenaient pas la situation en Syrie. On ne peut pas faire les mêmes choses lorsqu’il n’y a pas de consensus.
C’est ce qui a aidé les forces armées beaucoup plus à faire leur devoir et à réaliser des exploits. Ce qui se passe actuellement n’est pas un passage de la phase de la défense à celle de l’attaque. C’est un renversement de l’équilibre des forces à l’avantage des forces régulières.
Q : Comment cet équilibre des forces a-t-il été renversé ? On reproche à la Syrie d’avoir demandé l’aide de combattants étrangers et nous allons appeler les choses par leur nom. On voudrait parler des combattants du Hezbollah. Sachant que dans des entretiens passés, vous aviez dit : nous sommes un peuple de 23 millions, et n’avons besoin de personne. Que fait le Hezbollah en Syrie.
L’environnement qui accueillait les miliciens s’est bouleversé
R : La première raison de ce renversement des équilibres de forces, est due en réalité à un renversement dans l’environnement qui avait accueilli les rebelles. Certaines régions avaient formé un environnement qui abrite les miliciens, non pas par manque de nationalisme, mais par manque de connaissance. De nombreuses personnes se sont pliées aux groupuscules terroristes.
Ils pensaient qu’il s’agissait d’une révolution contre les aspects négatifs qui sévissaient. C’est cet environnement s’est bouleversé. De nombreux miliciens ont finalement quitté ces groupuscules depuis et ont repris leur vie normale. C’est la raison principale.
Le Hezbollah ne défend pas l’Etat syrien.
L’intervention du Hezbollah liée à l’intervention israélienne
En ce qui me concerne, ce qui est soulevé actuellement sur le Hezbollah et sur la participation de combattants étrangers avec l’Etat, c’est un sujet très important qui comporte plusieurs aspects. Pour l’expliquer, nous avons besoin de plusieurs éléments qui lui sont inhérents.
Nous ne pouvons séparer ce qui a été soulevé dernièrement sur le sujet du Hezbollah dans la bataille d’al-Qousseir de la frappe israélienne. Il s’agit de trois aspects dans une seule affaire. Laissez mois parler franchement. Dernièrement surtout après le discours de Sayyed Hassan Nasrallah, a été soulevé dans les medias arabes et étrangers que les combattants du Hezbollah sont en train de combattre en Syrie pour défendre le régime syrien. Bien sûr, entre parenthèses, ils veulent dire par le régime l’Etat syrien.
Plus de 100 mille miliciens en Syrie
Parlons logiquement. Si le Hezbollah voulait défendre la Syrie, combien devrait envoyer de combattants ? Quelques centaines, un millier, deux mille ? Nous parlons d’une bataille à laquelle participent des centaines de milliers de l’armée syrienne et des dizaines de milliers de terroristes si ce n’est plus, peut-être plus de 100 milles, car leur nombre ne cesse d’enfler. L’alimentation du nombre des miliciens se poursuit de la part d’Etats voisins et d’Etat soutenus par des étrangers. Le nombre de participants a travers lequel le Hezbollah contribue en Syrie en comparaison avec celui des terroristes et des militaires de l’armée, et compte tenu de la superficie syrienne, ne peut ni protéger l’Etat, ni la Syrie.
D’autre part, s’ils disent que le Hezbollah défend l’état syrien, pourquoi aujourd’hui seulement, pourquoi en ce moment exclusivement ? Les batailles ont commencé après le mois de Ramadan 2011, et se sont intensifiées en été 2012, date à laquelle a été déclenchée la bataille de Damas, au cours de laquelle l’heure zéro a plusieurs fois été annoncée pour lancer l’attaque, et il y a eu l’assassinat des quatre officiers et plusieurs opérations d’évasion et de défections, de nombreux avaient cru que la chute du régime s’approchait, mais cela n’est pas arrivé. Et pourtant, le Hezbollah n’est pas intervenu en ces moments. Pourquoi a-t-il décidé de le faire aujourd’hui ?
Cet aspect revêt une importance primordiale. Pourquoi n’avons-nous pas vu le Hezbollah à Damas ou à Alep ?? Les plus grandes batailles sont celles qui ont lieu dans ces villes. Et non pas à Qousseir. La ville de Qousseir est toute petite. Pourquoi n’avons-nous pas vu le Hezbollah à Homs ?
Tous veulent étouffer la résistance
Toutes ces données ne sont pas précises. Al-Qousseir est stratégique. Toutes les frontières sont stratégiques pour les terroristes. Toutes les frontières sont utilisées pour le trafic d’armes et de miliciens. Donc toutes ces allégations n’ont rien à voir avec le sujet du Hezbollah. Toutes les lamentations et tous ces hurlements que nous entendus dans le monde arabe ainsi que les déclarations lancées par les responsables étrangers, même Ban Ki-Mon a déclaré appréhender l’intervention du Hezbollah à Qousseir, tout cela vise à étrangler la résistance. Ceci n’a rien à voir avec la défense de la Syrie. Les progrès que vous avez évoqués depuis quelques temps sont très importants à Alep, à Damas, dans la province de Damas, et dans d’autres endroits, mais nous n’avons entendu aucune lamentation.
Question: S’agissant de la nature de la bataille que vous menez, vous et le Hezbollah à Qousseir, d’aucuns croient deviner que vous voulez y établir un passage sécurisé reliant la côte syrienne à Damas pour y instaurer votre Etat alaouite, au cas où sont imposées dans la région la partition ou des modifications géographiques. Cette bataille serait également liée au conflit avec Israël.
On ne livre pas des batailles partout pour la partition
Réponse: D’abord la côte libanaise et syrienne ne passe pas par Qousseir. Géographiquement parlant, ce discours n’est pas logique. Le deuxième point, personne ne livre une guerre pour aller vers la partition.
Si vous voulez une partition, il faut y aller tout droit. On ne peut engager des batailles dans toutes les régions syriennes, tout en ayant des velléités de partition et pour aller prendre un certain coin. Le cours des batailles ne suggèrent nullement que d’aucuns cherchent à diviser dans le rôle syrien. Bien au contraire, ces batailles sont des batailles pour préserver l’unité de la Syrie, et non l’inverse.
Un autre point: nos ancêtres ont essayé cela avec les Français lorsque la France a réclamé la division Syrie, depuis quelques décennies, et ils ont montré qu’ils étaient bien conscients de l’affaire. Est-ils possible que nous autres, leurs petits-fils, soyons moins conscients qu’eux de ce qui se trame?
Jamais.
Les lamentations arabes pour Israël
Je le répète encore une fois. Tous les hurlements qui parviennent à nos oreilles sur ce qui se passe à Qousseir sont liés au sujet d’Israël. Le timing de la bataille de Qousseir est lié à la frappe israélienne. Ce qui est exigé est d’étrangler la résistance. C’est une nouvelle vieille bataille, qui prend à chaque fois une nouvelle apparence. Ce n’est pas Qousseir qui est l’important, mais la frontière. On veut étouffer la résistance, sur terre et sur mer.
C’est pour cela qu’une question se pose ici: on dit que la résistance devrait pointer ses armes vers l’ennemi et donc vers le sud. Cela a été dit le 7 mai, quand certains agents d’Israël au Liban ont voulu confisquer les télécommunications de la Résistance, alors ils ont dit que la résistance avait changé la direction de ses armes vers l’intérieur. Ils ont dit la même chose à propos de l’armée syrienne comme quoi elle devrait se battre sur la frontière avec Israël. Nous avons dit très clairement que l’armée combat l’ennemi partout où il se trouve. Quand l’ennemi est au nord ou vient du nord, on se doit de nous rendre au nord. De même pour l’Est. C’est aussi le cas de la résistance.
Pourquoi le Hezbollah se trouve-t-il à la frontière au Liban ou en Syrie ? Parce que la bataille est la même : avec l’ennemi israélien ou contre ses agents en Syrie ou au Liban.
Q : Concernant l’entrée d’Israël dans l’équation de la crise syrienne dernièrement à travers les raids aériens menés dans la banlieue de Damas, Israël l’a directement lié à des messages : celui ente autre qu’il ne veut pas de bataille ascendante et qu’il ne veut pas d’immixtion dans la crise syrienne. D’où la question qui se pose : que veut Israël ou quel type d’intervention voudrait-il dans l’équation syrienne ?
Les objectifs d’Israël
R : ceci est la confirmation de ce que j’étais en train de dire. Le but consiste à étouffer la résistance en premier lieu. L’intervention israélienne auprès des terroristes et le soutien qu’il leur accorde ont pour objectif deux choses : premièrement étouffer la résistance ; deuxièmement, bombarder les défenses aériennes syriennes. Ce sont ses principaux buts. Le reste lui est bien égal.
Q : Tant que les objectifs d’Israël sont clairs, pourquoi la riposte syrienne, d’après ce qu’on lui reproche, a été aussi faible ? Tout le monde a attendu la riposte syrienne. Dans la déclaration du gouvernement syrien, il y avait allusion au droit de riposte au moment et dans le lieu propices. Pourquoi la riposte n’a pas été directe et immédiate ? Est-il suffisant, selon les fuites d’une source haut placée, de diriger les missiles vers l’ennemi israélien, et de dire que chaque agression allait être répliquée sans retour au haut -commandement ?
Réponse: Nous avons informé toutes les parties étrangères et arabes qui nous ont contactés, que nous allons répondre la prochaine fois. Bien sûr, depuis il y a eu des tentatives de violations israéliennes auxquelles nous avons répliqué. Mais la réponse temporaire n’a aucune valeur. C’est-à-dire la réponse à caractère politique. Si nous voulons répliquer à Israël, nous devons le faire stratégiquement.
Q: Comment, en ouvrant le front du Golan, par exemple?
Réponse: Cela dépend d’abord de la situation populaire, si elle penche vers la résistance ou pas?
Q: Comment vont les choses aujourd’hui en Syrie?
Une pression populaire pour ouvrir le front du Golan
A: Il y a une pression publique claire pour ouvrir le front du Golan pour résister. Il y a même un enthousiasme arabe dans ce sens : des délégations arabes sont venues nous voir et nous dire : où les dizaines jeunes peuvent-ils s’inscrire? Ils veulent venir pour combattre Israël. Bien sûr, le processus de résistance n’est pas un processus simple, et il ne s’agit pas d’une ouverture au sens géographique du terme seulement. La question est d’ordre idéologique, social et politique et militaire dans l’ensemble.
Q: Monsieur le Président, si nous prenons en compte ce qui s’est passé dans le Golan, concernant les véhicules militaires qui ont franchi la ligne d’engagement et ont pris pour cible. Sommes-nous face à un changement des règles du jeu dans les règles d’engagement. S’il en est ainsi, quelle est donc cette équation?
Réponse: Le véritable changement dans les règles d’engagement, c’est quand le peuple ira en direction de la résistance populaire. Tout autre changement est un changement temporaire, sauf si nous allons vers la guerre. Toute riposte pourrait être de nature morale ou dans l’apparence celui d’un changement dans les règles d’engagement, mais je ne le crois pas. Le véritable changement est lorsque les gens opteront pour la résistance. Il s’agira d’un changement radical ou dramatique..
Question: Ne pensez-vous pas que ce discours est venu trop tard, je veux dire pourquoi, après quarante ans d’accalmie et de trêve dans le Golan, on parle maintenant de faire bouger ce front, d’introduire de nouvelles équations, et de nouvelles règles du jeu?
L’Etat ne crée pas la résistance, mais la laisse faire ou…
Réponse: ils disent toujours que la Syrie a fermé le front ou l’a ouvert. L’Etat ne crée pas de résistance, si ce n’est une résistance spontanée et populaire. La résistance ne peut être fabriquée. L’Etat ne peut que soutenir ou entraver, pour se déplacer, comme c’est le cas dans certains pays arabes. Mais je pense que l’État qui fait face à la résistance est un état téméraire. L’affaire aujourd’hui n’est pas que la Syrie a décidé, après quarante ans, d’aller dans cette direction.
Il y a une armée qui fait son devoir. De point de vu situation mentale et patriotisme, il y a ceux qui assument cette responsabilité de libérer la terre. S’il n’y avait pas d’armée, comme au Liban, lorsque l’armée était divisée et le pays aussi pendant la guerre civile, la résistance serait apparue depuis très longtemps.
Or, dans ces circonstances, il y a plusieurs facteurs qui conduisent à cette tendance : la première, les attaques israéliennes répétées, qui sont un facteur clé dans la création de ce désir et de cette motivation. Deuxièmement, il y a le fait que l’armée et les forces armées sont préoccupées dans plusieurs endroits sur le territoire syrien, et cela donne le sentiment chez de nombreux citoyens, qu’il est de leur devoir maintenant d’aller dans cette direction afin de soutenir les forces armées sur le front du Golan.
Q: Monsieur le Président, Netanyahou a déclaré qu’Israël n’hésiterait pas à frapper à Damas dans le cas de transfert d’armes au Hezbollah qui pourrait briser l’équilibre. Si Israël met en exécution ces menaces, je voudrais une réponse directe, quelle serait la réponse de la Syrie ?
Réponse: Comme je l’ai dit, nous avons informé les autres pays que nous répondrons à la frappe par une rappe. Bien sûr, il est difficile de déterminer maintenant quels genres de moyens seront utilisés en termes militaires, cela relève du choix du commandement militaire. Mais nous avons mis au point plusieurs possibilités, selon les circonstances et le moment de la frappe. Cela dépendra des circonstances qui privilégient l’utilisation d’une méthode particulière ou d’une arme particulière d’une manière plus efficace, au détriment d’une autre.
Q: Monsieur le Président, après le récent raid israélien sur la Syrie, il a été question des antis missiles aériens S 300, considéré être un armement qui brise l’équilibre. A la base de ce qui a été évoqué à propos de ce sujet, M. Netanyahu s’est rendu à Moscou. Question immédiate: Est-ce que ces missiles sont sur le chemin de Damas ou sont-ils désormais en Syrie?
Tous les contrats de la Russie seront honorés
Réponse: Habituellement, nous ne faisons pas de révélations dans le domaine militaire sur ce que nous obtenons et ce que nous avons. Mais pour la Russie, les contrats ne sont pas liés à la crise, nous négocions avec eux (Russes) sur différents types d’armes depuis des années, et la Russie s’est engagée avec la Syrie pour honorer ses contrats. Je veux dire, ce n’est ni la visite de Netanyahu, ni la crise elle-même, ni leurs conditions n’affecteront la fourniture d’armes. Tous les contrats que nous avons conclus avec les Russes, et dont une partie a été exécutée, seront honorés.
Al Manar
http://french.irib.ir/analyses/articles/item/259150-assad-le-hezbollah-%C3%A0-qousseir-ne-d%C3%A9fend-pas-l%E2%80%99etat-syrien