samedi 1 juin 2013

LIBAN :Hassan Nasrallah donne le signal de la contre-attaque de l'axe de la Résistance....la Résistance ne permettra pas que la Syrie tombe dans le giron de l'Amérique, d'Israël et des mouvements takfiris.

Alors que les Américains tentent de vider de leur contenu les arrangements de Moscou, en minant la conférence de Genève 2, l'Etat syrien et ses alliés régionaux font preuve d'une grande détermination à modifier d'une manière irréversibles les rapports de force sur le terrain. En assénant des coups de boutoirs aux terroristes, la Syrie réduit à presque rien la marge de manœuvre de Washington. Parallèlement, la Russie campe sur ses positions et refusent toutes les conditions posées par les Américains concernant la composition de la délégation des "oppositions" syriennes et le blocage de la participation de l'Iran à cette conférence.
En affirmant que la région traverse "une nouvelle phase", le leader du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, donne le signal de la contre-attaque de l'axe de la résistance, qui a commencé il y a plusieurs semaines avec les succès stratégiques enregistrés par l'armée syrienne autour de Damas et dans la région d'Alep et d'Idleb. Sayyed Nasrallah a été clair: la Résistance ne permettra pas que la Syrie tombe dans le giron de l'Amérique, d'Israël et des mouvements takfiris. Elle n'acceptera pas que ses lignes de ravitaillement soient rompues et qu'une force ennemie la poignarde dans le dos. La Résistance est prête à déployer des dizaines de milliers de combattants s'il le faut pour atteindre ces objectifs.
Confirmant ces propos, l'armée syrienne poursuit sa progression sur le terrain. La ville stratégique de Qoussair est désormais contrôlée à 80% par l'armée régulière, l'armée de défense nationale et les comités populaires. La route reliant l'est du Liban à Homs, au centre de la Syrie, est sécurisée. Il s'agir d'un axe vital pour acheminer des hommes et du matériel vers la Syrie et vers toutes les régions du pays.
Selon une source militaire syrienne, l'aéroport de Dabaa, au nord de Qoussair, est totalement encerclé, des combats ont lieu à l'intérieur et les rebelles qui s'y trouvent n'ont plus de contacts avec ceux restés dans le nord de la ville.
Pour tenter d'atténuer les pressions, les terroristes syriens et leurs soutiens libanais menacent de transposer le conflit au Liban. Ils ont intensifié leurs agressions contre le quartier de Jabal Mohsen à Tripoli; on multiplié les incidents et les provocations à Saïda, via le cheikh intégriste Ahmad al-Assir; ont tiré deux roquettes de type Grad sur la région frontalière du Hermel; et, plus grave encore, ils ont tiré, dimanche, deux roquettes sur Beyrouth, plus précisément sur la banlieue sud.
Ammar al-Wawi, un des chefs des extrémistes syriens, a menacé, dimanche, que "le Liban n'est pas à l'abri de ce qui se passe en Syrie". "Ce qui s'est passé dans la banlieue-sud est une mise en garde. Il y aura des répercussions sur Beyrouth, sur Tripoli et sur l’aéroport. Nous ne resterons pas les bras croisés face aux agissements du Hezbollah", a-t-il lancé.
Preuve de la confusion qui règne dans les rangs des rebelles syriens, Ammar al-Wawi a très vite été désavoué par le porte-parole de l'Armée syrienne libre, Fahd al-Masri.
La déliquescence des extrémistes s'est traduit aussi par des combats qui ont éclaté dimanche dans deux localités du nord de la Syrie entre rebelles et combattants kurdes. Les affrontements ont eu lieu à Ras al-Aïn, une localité frontalière avec la Turquie, entre les rebelles et des comités de protection du peuple kurde (YPG).
Pendant ce temps, Damas a déployé sa diplomatie en préparation à la conférence de Genève 2. Le ministre des Affaires étrangères, Walid Moallem, a effectué une visite surprise à Bagdad, d'où il a annoncé que la Syrie avait donné son "accord de principe" pour participer à cette conférence à travers une délégation officielle. Il a déclaré, après un entretien avec le Premier ministre Nouri al-Maliki que l'Irak ne fera pas partie de l'axe hostile à la Syrie.
En parallèle, l'Iran a haussé le ton contre la Turquie. Le chef du Parlement, Ali Larijani, a déclaré qu'Ankara ne devrait pas faire assumer à l'Iran et au Hezbollah la responsabilité des erreurs qu'il commet depuis deux ans en Syrie.
Ces succès militaires et cette offensive politique interviennent alors que ladite opposition syrienne ne réussit toujours pas à s'entendre sur la composition de sa délégation à Genève 2, car ses sponsors régionaux (Arabie saoudite, Qatar et Turquie) et internationaux, conduits par les Etats-Unis, se disputent les quotas de représentation.
Source : TENDANCES DE L'ORIENT

LIBAN : Déclarations et prises de positions Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah....Une guerre mondiale a été lancée contre la Syrie. Tout le monde intervient en Syrie, mais la communauté internationale n’accuse que le Hezbollah pour son implication dans le conflit.


« Nous passons par des moments historiques critiques. Depuis le retrait des forces syriennes du Liban en 2005, le gouvernement libanais n’a pas réussi à renforcer son armée face aux menaces israéliennes. Si l’armée libanaise avait les moyens et les armes nécessaires, elle aurait combattu Israël avec la même férocité que le mouvement de résistance. Le problème essentiel est que, depuis la création de l’Etat libanais, les responsables libanais n’ont jamais considéré Israël comme un pays ennemi qu’il faut combattre. L’Etat est incapable, sans la résistance, de défendre le pays face aux menaces israéliennes. Nous vivons dans un Etat confessionnel, incapable d’adopter une nouvelle loi électorale. Comment peut-on s’attendre de cet Etat de résister face à l’armée israélienne ? Ils en sont incapables". Mais la présence d’un Etat, même faible, est mieux que le vide politique ou le chaos. A Tripoli, il faut mettre fin aux violences insensées. Nous appelons de nouveau à laisser le Liban en dehors de toute confrontation. Que ceux qui veulent combattre aillent en Syrie. Mais préservons la neutralité du Liban. Pourquoi se battre au Liban ? (...) Une guerre mondiale a été lancée contre la Syrie. Tout le monde intervient en Syrie, mais la communauté internationale n’accuse que le Hezbollah pour son implication dans le conflit. La communauté internationale veut le départ de ce régime même si cela veut dire la destruction de la Syrie. Une partie de l’opposition syrienne souhaite le dialogue, mais une autre partie travaille pour le compte des renseignements américains et israéliens. Il y a aussi les groupes armés sur le terrain, dominés principalement pas les mouvements takfiris. Ils sont venus de l’étranger pour combattre les forces syriennes nationales. Certains pays arabes financent et arment ces mouvements. La montée de ces mouvements radicaux ne constituent pas uniquement une menace pour les chiites au Liban, mais pour tous les Libanais, qu’ils soient musulmans ou chrétiens. La Syrie représente un soutien essentiel à la résistance. La Syrie, c’est la protection arrière de la résistance, le support de la résistance. La résistance ne peut rester les bras croisés quand sa protection arrière est exposée et quand son support se brise. Si nous n’agissons pas, nous sommes des idiots. Si le régime de Bachar el-Assad tombe, la résistance sera affaiblie, ce qui permettra à Israël de contrôler le Liban et ce qui signera la fin des mouvements de résistance en Palestine. Nous n’avons pas besoin de décréter le Jihad. Il suffit de deux mots pour que des dizaines de milliers de combattants se rendent aux fronts. Nous faisons face à une nouvelle étape qui a commencé il y a quelques semaines. Nous combattons pour protéger la résistance et le Liban. Nous sortirons victorieux de cette bataille, comme toujours. Nous poursuivrons notre chemin et nous sacrifierons tout pour parvenir à cette victoire. Je vous le promet. »
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vendredi 31 mai 2013

Syrie : le journal Le Monde se moque du monde…« Les médias sont l’entité la plus puissante de la terre. Ils ont le pouvoir de rendre innocent le coupable, et coupable l’innocent, et ça c’est le pouvoir. Parce qu’ils contrôlent la pensée des masses » citation de Malcom X

Cette citation s’applique parfaitement au cas syrien

Guerre chimique en Syrie », titrait le 27 mai le quotidien Le Monde sur la base d’un tissu de mensonges racontés par Jean-Philippe Rémy, son « honorable correspondant » qui rentre de Damas via Johannesburg ! Révélation en parfaite synchronie avec l’agenda franco-britannique et l’extrême zèle de la diplomatie française d’armer encore plus les terroristes islamistes et les mercenaires qui ont mis à feu et à sang la Syrie. La diplomatie fabiusienne aurait beaucoup moins de mal à vendre au Qatar et à l’Arabie Saoudite sa découverte copernicienne du mariage gay que la guerre totale qu’elle veut mener en Syrie, comme celle que Nicolas Sarkozy a livré à la Libye.
La publication du reportage de Jean-Philippe Rémy dans Le Monde du 27 mai sur la guerre chimique que livrerait l’armée nationale syrienne contre les islamo-terroristes, ressemble fort bien à une commande du Quai d’Orsay. La méthode est classique même si certains journalistes français ont encore beaucoup à apprendre des Anglais en matière de désinformation. Sans la moindre preuve matérielle ni le moindre fait avéré, ce « grand » quotidien affirme que l’armée syrienne a employé des armes chimiques contre ce qu’il appelle les « rebelles ». Les seules « preuves » étayant son reportage viennent précisément des « rebelles » en question !
Cette affaire ressemble étrangement à la bombe atomique et aux armes chimiques de Saddam Hussein, prétexte que les néoconservateurs ont utilisé pour envahir et détruire l’Irak pour s'accaparer ses richesses. Elle ressemble aussi au « Qui tue qui en Algérie », cette question odieuse que Le Monde avait lancé au moment où l’armée algérienne combattait les islamistes du FIS et du GIA, responsables de milliers de morts civiles en Algérie.
Par cette désinformation, l’on cherche à faire oublier la « fausse note » de Carla Del Ponte, la magistrate suisse qui a déclaré le 5 mai dernier  que, "Selon les témoignages que nous avons recueillis, les rebelles ont utilisé des armes chimiques, faisant usage de gaz sarin".  Mme Del Ponte, qui est également l'ancienne procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, a ajouté à l‘époque que "Nos enquêtes devront encore être approfondies, vérifiées et confirmées à travers de nouveaux témoignages, mais selon ce que nous avons pu établir jusqu'à présent, pour le moment ce sont les opposants au régime qui ont utilisé le gaz sarin". Scandalisés par le courage et l’honnêteté de la magistrate suisse, qui parlait au nom de la Commission d’enquête indépendante de l’ONU, certains propagandistes on prétendu que Carla Del Ponte est revenue sur sa déclaration. L’ONU, ce machin américain comme disait De Gaulle, a bien évidemment démenti les affirmations de la magistrate suisse. Mais on savait déjà qui a employé des armes chimiques, à savoir les islamo-terroristes, financés, galvanisés et armés par le Qatar et l’Arabie Saoudite.
Par cette désinformation, l’on cherche aussi à donner un coup de main à la diplomatie française, otage des intérêts qataris et saoudiens. Avec la dernière initiative du couple américano-russe qui étudie une sortie politique à la crise syrienne, la France s'est trouvée auto-disqualifiée. Malgré la réticence des pays européens –à l’exception de la Grande Bretagne- de lever l’embargo sur les livraisons d'armes aux « rebelles » en Syrie, la France a employé tous les moyens pour obtenir un vote favorable à Bruxelles. Cet excès de zèle français, au nom de la sacro-sainte « ingérence humanitaire » surprend même l’allié américain. Mais il satisfait grandement Israël !
Hasard du calendrier ou synchronie parfaite, Laurent Fabius a affirmé le 27 mai, avant de quitter Bruxelles où il a été défendre l’option franco-britannique d’armer les islamo-terroristes, qu’il y avait « des présomptions de plus en plus fortes, de plus en plus étayées, d’usage localisé d’armes chimiques en Syrie ». Qui est à l’origine de ces « présomptions » ? L’honorable correspondant à Damas, Jean-Philippe Rémy. 
Par cette offensive diplomatique et médiatique le gouvernement très socialiste cherche à saborder l’initiative russe, que les Américains ont été contraint d'accepter. C’est-à-dire Genève2, sommet qui veut réunir tous les protagonistes du conflit syrien en juin. Le gouvernement syrien a donné son accord pour y participer, mais pas l’opposition « démocratique », qui refuse de s’asseoir à la table de négociation, préférant les actions terroristes au compromis politique ! C’est ce radicalisme islamiste que M.Fabius cherche à conforter, mettant ainsi en péril les intérêts supérieurs de la France et sacrifiant les valeurs même de la République chère à Jean Jaurès et à Léon Blum !
On peut comprendre le zèle de M.Fabius jusqu’à refuser la participation de l’Iran au prochain sommet de Genève2. Une exigence absurde mais tout à fait compréhensible pour les initiés ! Absurde, car l’Iran est un acteur incontournable de la guerre par procuration que l’Occident livre à la Syrie. Mais ce qui est incompréhensible pour certains et intelligible pour d’autres, c’est le manque de cohérence dans la politique française. D’un côté, on décide de stopper l’expansion de l’islamo-terrorisme au Mali et en Afrique, et de l’autre côté, on soutient cet islamo-terrorisme en Syrie. La solution de cette énigme ne se trouve pas à Paris mais à Doha !    
La diplomatie fabiusienne aurait beaucoup moins de mal à vendre au Qatar et à l’Arabie Saoudite sa découverte copernicienne du mariage gay qu'à vendre à l'opinion publique la guerre totale qu’elle veut mener en Syrie, comme celle que Nicolas Sarkozy a livré à la Libye. Est-ce un hasard si les deux pays qui veulent à tout prix surarmer les islamo-terroristes, au risque d'un embrasement total de toute la région, soient les deux anciennes grandes puissances coloniales ? Tunisie-Secret.com

SYRIE : entretien télévisé accordé par Le président syrien Bachar al-Assad à la chaine de télévision AlManar et diffusé ce jeudi....." Toute révolution nécessite des facteurs objectifs . On ne peut faire une révolution avec de l’argent..."

Le président syrien a tenu ces propos dans un entretien télévisé accordé la chaine de télévision AlManar et diffusé ce jeudi.
Q: Nous sommes au cœur du Palais du Peuple. Deux ans et demi après l’éclatement de la crise syrienne, laquelle visait avant tout à vous renverser, comment avez-vous fait avorter les tentatives de vos adversaires et ennemis. Quel est le secret de cette persévérance ?
Ils ont échoué dans leurs plans
R : D’une part, Il y a le côté syrien qui est parvenu à déjouer ce plan ; de l’autre, ce sont ses trameurs eux-mêmes qui ont torpillé leur propre plan… Parce que d’un côté ils ne connaissent la situation en Syrie, et de l’autre ils n’ont pas bien lu la situation en Syrie. Ils ont au début lancé leur insurrection en brandissant des slogans de révolution. Mais toute révolution nécessite des facteurs objectifs. On ne peut faire une révolution avec de l’argent. Comme ils ne sont pas parvenus à réaliser les circonstances qui introduisent une révolution, alors ils sont passés à mettre en avant des concepts et des slogans confessionnels et sectaires afin de provoquer une faille au sein de la société syrienne. Ils ont pu entrer dans certains coins de la société syrienne présents dans toute société, des angles d’ignorance et d’inconscience, le résultat qui en a découlé est qu’ils ne sont pas parvenus à vraiment instaurer cette faille laquelle, si elle était présente, elle aurait démembré la Syrie depuis les tous débuts.
Ils ont utilisé un autre slogan qui les fait tomber dans leur propre piège, en disant que ce qui se passe est un conflit pour le pouvoir. La réalité n’a rien à voir avec un conflit pour le pouvoir, la bataille est pour la partie, et non pour le pouvoir. Personne ne combat et ne tombe en martyre pour le pouvoir de quelqu’un.
Q : Dans cette bataille, monsieur le président, il semble, au bout de deux ans et demi, que la direction syrienne est en train de réaliser des progrès sur le terrain. Pourquoi au bout de deux ans et demi, avez-vous choisi de passer de la défense à l’attaque, vous ne pensez pas que vous vous y êtes mis un peu tard, au risque que le cout soit très élevé. Je prendrai comme exemple celui d’al-Qousseir.
Des Syriens ont été arnaqués
R : Nous n’avons jamais abordé cette question sous l’idée de la défense ou de l’attaque. La tactique militaire nécessitait de se comporter avec chacune des petites batailles d’une façon isolée. Nous nous comportions avec la situation non point d’un point de vue militaire, mais dans tous ses aspects, dont politique et social. De nombreux syriens ont été arnaqués au début.
Beaucoup de pays amis à l’étranger ne comprenaient pas la situation en Syrie. On ne peut pas faire les mêmes choses lorsqu’il n’y a pas de consensus.
C’est ce qui a aidé les forces armées beaucoup plus à faire leur devoir et à réaliser des exploits. Ce qui se passe actuellement n’est pas un passage de la phase de la défense à celle de l’attaque. C’est un renversement de l’équilibre des forces à l’avantage des forces régulières.
Q : Comment cet équilibre des forces a-t-il été renversé ? On reproche à la Syrie d’avoir demandé l’aide de combattants étrangers et nous allons appeler les choses par leur nom. On voudrait parler des combattants du Hezbollah. Sachant que dans des entretiens passés, vous aviez dit : nous sommes un peuple de 23 millions, et n’avons besoin de personne. Que fait le Hezbollah en Syrie.
L’environnement qui accueillait les miliciens s’est bouleversé
R : La première raison de ce renversement des équilibres de forces, est due en réalité à un renversement dans l’environnement qui avait accueilli les rebelles. Certaines régions avaient formé un environnement qui abrite les miliciens, non pas par manque de nationalisme, mais par manque de connaissance. De nombreuses personnes se sont pliées aux groupuscules terroristes.
Ils pensaient qu’il s’agissait d’une révolution contre les aspects négatifs qui sévissaient. C’est cet environnement s’est bouleversé. De nombreux miliciens ont finalement quitté ces groupuscules depuis et ont repris leur vie normale. C’est la raison principale.
Le Hezbollah ne défend pas l’Etat syrien.
L’intervention du Hezbollah liée à l’intervention israélienne
En ce qui me concerne, ce qui est soulevé actuellement sur le Hezbollah et sur la participation de combattants étrangers avec l’Etat, c’est un sujet très important qui comporte plusieurs aspects. Pour l’expliquer, nous avons besoin de plusieurs éléments qui lui sont inhérents.
Nous ne pouvons séparer ce qui a été soulevé dernièrement sur le sujet du Hezbollah dans la bataille d’al-Qousseir de la frappe israélienne. Il s’agit de trois aspects dans une seule affaire. Laissez mois parler franchement. Dernièrement surtout après le discours de Sayyed Hassan Nasrallah, a été soulevé dans les medias arabes et étrangers que les combattants du Hezbollah sont en train de combattre en Syrie pour défendre le régime syrien. Bien sûr, entre parenthèses, ils veulent dire par le régime l’Etat syrien.
Plus de 100 mille miliciens en Syrie
Parlons logiquement. Si le Hezbollah voulait défendre la Syrie, combien devrait envoyer de combattants ? Quelques centaines, un millier, deux mille ? Nous parlons d’une bataille à laquelle participent des centaines de milliers de l’armée syrienne et des dizaines de milliers de terroristes si ce n’est plus, peut-être plus de 100 milles, car leur nombre ne cesse d’enfler. L’alimentation du nombre des miliciens se poursuit de la part d’Etats voisins et d’Etat soutenus par des étrangers. Le nombre de participants a travers lequel le Hezbollah contribue en Syrie en comparaison avec celui des terroristes et des militaires de l’armée, et compte tenu de la superficie syrienne, ne peut ni protéger l’Etat, ni la Syrie.
D’autre part, s’ils disent que le Hezbollah défend l’état syrien, pourquoi aujourd’hui seulement, pourquoi en ce moment exclusivement ? Les batailles ont commencé après le mois de Ramadan 2011, et se sont intensifiées en été 2012, date à laquelle a été déclenchée la bataille de Damas, au cours de laquelle l’heure zéro a plusieurs fois été annoncée pour lancer l’attaque, et il y a eu l’assassinat des quatre officiers et plusieurs opérations d’évasion et de défections, de nombreux avaient cru que la chute du régime s’approchait, mais cela n’est pas arrivé. Et pourtant, le Hezbollah n’est pas intervenu en ces moments. Pourquoi a-t-il décidé de le faire aujourd’hui ?
Cet aspect revêt une importance primordiale. Pourquoi n’avons-nous pas vu le Hezbollah à Damas ou à Alep ?? Les plus grandes batailles sont celles qui ont lieu dans ces villes. Et non pas à Qousseir. La ville de Qousseir est toute petite. Pourquoi n’avons-nous pas vu le Hezbollah à Homs ?
Tous veulent étouffer la résistance
Toutes ces données ne sont pas précises. Al-Qousseir est stratégique. Toutes les frontières sont stratégiques pour les terroristes. Toutes les frontières sont utilisées pour le trafic d’armes et de miliciens. Donc toutes ces allégations n’ont rien à voir avec le sujet du Hezbollah. Toutes les lamentations et tous ces hurlements que nous entendus dans le monde arabe ainsi que les déclarations lancées par les responsables étrangers, même Ban Ki-Mon a déclaré appréhender l’intervention du Hezbollah à Qousseir, tout cela vise à étrangler la résistance. Ceci n’a rien à voir avec la défense de la Syrie. Les progrès que vous avez évoqués depuis quelques temps sont très importants à Alep, à Damas, dans la province de Damas, et dans d’autres endroits, mais nous n’avons entendu aucune lamentation.
Question: S’agissant de la nature de la bataille que vous menez, vous et le Hezbollah à Qousseir, d’aucuns croient deviner que vous voulez y établir un passage sécurisé reliant la côte syrienne à Damas pour y instaurer votre Etat alaouite, au cas où sont imposées dans la région la partition ou des modifications géographiques. Cette bataille serait également liée au conflit avec Israël.
On ne livre pas des batailles partout pour la partition
Réponse: D’abord la côte libanaise et syrienne ne passe pas par Qousseir. Géographiquement parlant, ce discours n’est pas logique. Le deuxième point, personne ne livre une guerre pour aller vers la partition.
Si vous voulez une partition, il faut y aller tout droit. On ne peut engager des batailles dans toutes les régions syriennes, tout en ayant des velléités de partition et pour aller prendre un certain coin. Le cours des batailles ne suggèrent nullement que d’aucuns cherchent à diviser dans le rôle syrien. Bien au contraire, ces batailles sont des batailles pour préserver l’unité de la Syrie, et non l’inverse.
Un autre point: nos ancêtres ont essayé cela avec les Français lorsque la France a réclamé la division Syrie, depuis quelques décennies, et ils ont montré qu’ils étaient bien conscients de l’affaire. Est-ils possible que nous autres, leurs petits-fils, soyons moins conscients qu’eux de ce qui se trame?
Jamais.
Les lamentations arabes pour Israël
Je le répète encore une fois. Tous les hurlements qui parviennent à nos oreilles sur ce qui se passe à Qousseir sont liés au sujet d’Israël. Le timing de la bataille de Qousseir est lié à la frappe israélienne. Ce qui est exigé est d’étrangler la résistance. C’est une nouvelle vieille bataille, qui prend à chaque fois une nouvelle apparence. Ce n’est pas Qousseir qui est l’important, mais la frontière. On veut étouffer la résistance, sur terre et sur mer.
C’est pour cela qu’une question se pose ici: on dit que la résistance devrait pointer ses armes vers l’ennemi et donc vers le sud. Cela a été dit le 7 mai, quand certains agents d’Israël au Liban ont voulu confisquer les télécommunications de la Résistance, alors ils ont dit que la résistance avait changé la direction de ses armes vers l’intérieur. Ils ont dit la même chose à propos de l’armée syrienne comme quoi elle devrait se battre sur la frontière avec Israël. Nous avons dit très clairement que l’armée combat l’ennemi partout où il se trouve. Quand l’ennemi est au nord ou vient du nord, on se doit de nous rendre au nord. De même pour l’Est. C’est aussi le cas de la résistance.
Pourquoi le Hezbollah se trouve-t-il à la frontière au Liban ou en Syrie ? Parce que la bataille est la même : avec l’ennemi israélien ou contre ses agents en Syrie ou au Liban.
Q : Concernant l’entrée d’Israël dans l’équation de la crise syrienne dernièrement à travers les raids aériens menés dans la banlieue de Damas, Israël l’a directement lié à des messages : celui ente autre qu’il ne veut pas de bataille ascendante et qu’il ne veut pas d’immixtion dans la crise syrienne. D’où la question qui se pose : que veut Israël ou quel type d’intervention voudrait-il dans l’équation syrienne ?
Les objectifs d’Israël
R : ceci est la confirmation de ce que j’étais en train de dire. Le but consiste à étouffer la résistance en premier lieu. L’intervention israélienne auprès des terroristes et le soutien qu’il leur accorde ont pour objectif deux choses : premièrement étouffer la résistance ; deuxièmement, bombarder les défenses aériennes syriennes. Ce sont ses principaux buts. Le reste lui est bien égal.
Q : Tant que les objectifs d’Israël sont clairs, pourquoi la riposte syrienne, d’après ce qu’on lui reproche, a été aussi faible ? Tout le monde a attendu la riposte syrienne. Dans la déclaration du gouvernement syrien, il y avait allusion au droit de riposte au moment et dans le lieu propices. Pourquoi la riposte n’a pas été directe et immédiate ? Est-il suffisant, selon les fuites d’une source haut placée, de diriger les missiles vers l’ennemi israélien, et de dire que chaque agression allait être répliquée sans retour au haut -commandement ?
Réponse: Nous avons informé toutes les parties étrangères et arabes qui nous ont contactés, que nous allons répondre la prochaine fois. Bien sûr, depuis il y a eu des tentatives de violations israéliennes auxquelles nous avons répliqué. Mais la réponse temporaire n’a aucune valeur. C’est-à-dire la réponse à caractère politique. Si nous voulons répliquer à Israël, nous devons le faire stratégiquement.
Q: Comment, en ouvrant le front du Golan, par exemple?
Réponse: Cela dépend d’abord de la situation populaire, si elle penche vers la résistance ou pas?
Q: Comment vont les choses aujourd’hui en Syrie?
Une pression populaire pour ouvrir le front du Golan
A: Il y a une pression publique claire pour ouvrir le front du Golan pour résister. Il y a même un enthousiasme arabe dans ce sens : des délégations arabes sont venues nous voir et nous dire : où les dizaines jeunes peuvent-ils s’inscrire? Ils veulent venir pour combattre Israël. Bien sûr, le processus de résistance n’est pas un processus simple, et il ne s’agit pas d’une ouverture au sens géographique du terme seulement. La question est d’ordre idéologique, social et politique et militaire dans l’ensemble.
Q: Monsieur le Président, si nous prenons en compte ce qui s’est passé dans le Golan, concernant les véhicules militaires qui ont franchi la ligne d’engagement et ont pris pour cible. Sommes-nous face à un changement des règles du jeu dans les règles d’engagement. S’il en est ainsi, quelle est donc cette équation?
Réponse: Le véritable changement dans les règles d’engagement, c’est quand le peuple ira en direction de la résistance populaire. Tout autre changement est un changement temporaire, sauf si nous allons vers la guerre. Toute riposte pourrait être de nature morale ou dans l’apparence celui d’un changement dans les règles d’engagement, mais je ne le crois pas. Le véritable changement est lorsque les gens opteront pour la résistance. Il s’agira d’un changement radical ou dramatique..
Question: Ne pensez-vous pas que ce discours est venu trop tard, je veux dire pourquoi, après quarante ans d’accalmie et de trêve dans le Golan, on parle maintenant de faire bouger ce front, d’introduire de nouvelles équations, et de nouvelles règles du jeu?
L’Etat ne crée pas la résistance, mais la laisse faire ou…
Réponse: ils disent toujours que la Syrie a fermé le front ou l’a ouvert. L’Etat ne crée pas de résistance, si ce n’est une résistance spontanée et populaire. La résistance ne peut être fabriquée. L’Etat ne peut que soutenir ou entraver, pour se déplacer, comme c’est le cas dans certains pays arabes. Mais je pense que l’État qui fait face à la résistance est un état téméraire. L’affaire aujourd’hui n’est pas que la Syrie a décidé, après quarante ans, d’aller dans cette direction.
Il y a une armée qui fait son devoir. De point de vu situation mentale et patriotisme, il y a ceux qui assument cette responsabilité de libérer la terre. S’il n’y avait pas d’armée, comme au Liban, lorsque l’armée était divisée et le pays aussi pendant la guerre civile, la résistance serait apparue depuis très longtemps.
Or, dans ces circonstances, il y a plusieurs facteurs qui conduisent à cette tendance : la première, les attaques israéliennes répétées, qui sont un facteur clé dans la création de ce désir et de cette motivation. Deuxièmement, il y a le fait que l’armée et les forces armées sont préoccupées dans plusieurs endroits sur le territoire syrien, et cela donne le sentiment chez de nombreux citoyens, qu’il est de leur devoir maintenant d’aller dans cette direction afin de soutenir les forces armées sur le front du Golan.
Q: Monsieur le Président, Netanyahou a déclaré qu’Israël n’hésiterait pas à frapper à Damas dans le cas de transfert d’armes au Hezbollah qui pourrait briser l’équilibre. Si Israël met en exécution ces menaces, je voudrais une réponse directe, quelle serait la réponse de la Syrie ?
Réponse: Comme je l’ai dit, nous avons informé les autres pays que nous répondrons à la frappe par une rappe. Bien sûr, il est difficile de déterminer maintenant quels genres de moyens seront utilisés en termes militaires, cela relève du choix du commandement militaire. Mais nous avons mis au point plusieurs possibilités, selon les circonstances et le moment de la frappe. Cela dépendra des circonstances qui privilégient l’utilisation d’une méthode particulière ou d’une arme particulière d’une manière plus efficace, au détriment d’une autre.
Q: Monsieur le Président, après le récent raid israélien sur la Syrie, il a été question des antis missiles aériens S 300, considéré être un armement qui brise l’équilibre. A la base de ce qui a été évoqué à propos de ce sujet, M. Netanyahu s’est rendu à Moscou. Question immédiate: Est-ce que ces missiles sont sur le chemin de Damas ou sont-ils désormais en Syrie?
Tous les contrats de la Russie seront honorés
Réponse: Habituellement, nous ne faisons pas de révélations dans le domaine militaire sur ce que nous obtenons et ce que nous avons. Mais pour la Russie, les contrats ne sont pas liés à la crise, nous négocions avec eux (Russes) sur différents types d’armes depuis des années, et la Russie s’est engagée avec la Syrie pour honorer ses contrats. Je veux dire, ce n’est ni la visite de Netanyahu, ni la crise elle-même, ni leurs conditions n’affecteront la fourniture d’armes. Tous les contrats que nous avons conclus avec les Russes, et dont une partie a été exécutée, seront honorés.
Al Manar
http://french.irib.ir/analyses/articles/item/259150-assad-le-hezbollah-%C3%A0-qousseir-ne-d%C3%A9fend-pas-l%E2%80%99etat-syrien

jeudi 30 mai 2013

« Le Monde » : journal de référence du mensonge !....Manque de professionnalisme encore, mais cette fois, dans l’art de la manipulation.

On n’a pas construit toute cette histoire d’armes chimiques pour la voir démolir par une Carla Del Ponte ou par qui que ce soit. La communauté internationale veut des preuves ? Eh bien qu’à cela ne tienne, on va leur en trouver (fabriquer). Et voilà les vaillants reporters de la maison, au mépris du danger, au milieu des mercenaires, risquant leur vie à tout moment pour confondre Bachar Al Assad.
Mais risquent-ils vraiment leur vie ? Premier constat, les armes chimiques de la Syrie ne tuent pas. C’est un scoop. Après, disent-ils, plusieurs bombardements avec ces armes, au point que les stocks d’atropine se sont épuisés, pas un seul mort. Dommage pour les preuves tant attendues. Quelles belles images ils auraient jetées à la face du monde pour étayer enfin ce que tout le monde conteste.
Non seulement il n’y a pas de morts, mais ceux qui sont ‘’touchés’’ (et filmés) sont en bonne santé. Tout au plus éprouvent-ils, devant la caméra, une petite gêne respiratoire qui n’égale même pas celle d’un fumeur passif. Ce n’est pas facile de simuler l’étouffement ! À défaut de morts et de crises respiratoires aigües, ils auraient pu nous montrer quelques lésions cutanées ou ne serait-ce qu’une toute petite rougeur. Rien. En revanche le ‘’journaliste’’ nous récite ses notes tirées de Wikipédia décrivant toute la symptomatologie des gaz sarin et autres gaz toxiques. Cette récitation monotone rappellerait plutôt celle d’un étudiant en médecine à l’oral d’un examen de toxicologie.
Les armes chimiques de M. Assad seraient-elles donc inoffensives ? Les Syriens ont dû trouver une nouvelle technologie pour des armes qui ne laissent aucune trace, que l’on n’entend pas venir, qui n’ont ni odeur ni couleur, invisibles, qui n’existent finalement que sur le bout de papier que le courageux reporter est en train de déchiffrer.
À moins que le photographe du Monde ne déclassifie les photos prises le jour où il a assisté à une attaque, comme le reportage le prétend. Il aurait même été touché, puisqu’il ‘’ souffrira, quatre jours durant, de troubles visuels et respiratoires’’. Un petit examen sanguin aurait détecté la présence de produits toxique dans son sang. La publication de ces résultats, même falsifiés, aurait été la bienvenue. Là non plus, rien de rien. Quel manque de professionnalisme, pour des journalistes d’un journal de référence !
La moindre des choses auraient été de faire apprendre leur leçon aux mercenaires. Une petite répétition n’aurait pas fait de mal. Quand on dit inodore, ça fait tache quand un témoin ressort ses souvenirs olfactifs. De même quand on décrit un bruit de canette de Pepsi qu’on ouvre, le djihadiste doit atténuer les bruits d’explosion qu’il a dans sa tête. Manque de professionnalisme encore, mais cette fois, dans l’art de la manipulation.
Du vent ! Que du vent dans ce reportage qui ne repose que sur le narratif. Des mots, rien que des mots. Rien de concret. C’est ça le journalisme de référence.
Avic / Réseau International
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(Interview de Carla Del Ponte) Syrie : Couper aux spin-doctors le chemin de la guerre....« Du sarin en mains des rebelles »

Carla Del Ponte rend les rebelles responsables de l’utilisation de gaz toxiques en Syrie – « Du sarin en mains des rebelles »
Au moment où certains médias amnésiques s’emballent et accusent l’armée syrienne d’usage d’armes chimiques contre les rebelles, il est utile de rappeler les déclarations de la procureure Carla Del Ponte accusant l’opposition armée de de l’utilisation de gaz toxiques en Syrie – « Du sarin en mains des rebelles ».

Interview de Carla Del Ponte

Un autre grand souci international à propos de la Syrie concerne l’utilisation d’armes chimiques. On en parle depuis des semaines. Le monde entier observe avec grande préoccupation les arsenaux du régime, mais la situation sur place pourrait être bien différente.
Pour la première fois, Carla Del Ponte (*) dévoile dans une interview de RSI (Radiotelevisione svizzera) que la commission d’enquête de l’ONU concernant la Syrie, dont elle fait partie, dispose d’indices concrets et sérieux que les rebelles ont utilisé des armes chimiques. Resy Canonica a rencontré Madame Del Ponte.
Carla Del Ponte : Lors de notre enquête – c’est-à-dire que notre équipe d’enquête interroge dans les pays voisins les diverses victimes ainsi que les médecins dans les hôpitaux de campagne sur place – j’ai lu la semaine dernière dans un rapport qu’il y a des indices concrets, même s’ils ne sont pas encore prouvés de façon irréfutable, que du sarin a été utilisé. On peut déduire cela de la façon dont les victimes ont été traitées. Et qu’il a été utilisé par les opposants, donc par les rebelles, et non pas par le gouvernement. Cela me semble significatif. Ce n’est pas étonnant, car des combattants étrangers se sont infiltrés au sein de l’opposition, des gens qui viennent de l’extérieur, des guérilleros etc. Donc, bien que nous ne menions actuellement pas d’enquête spécifique sur les armes chimiques, nous avons des indices que si des armes chimiques ont été utilisées, cela s’est fait du côté de l’opposition.
Madame Del Ponte, le travail de la commission conduira-t-il à des résultats concrets ?
Je dis souvent que nous représentons un alibi pour la communauté internationale. Cela veut dire que nous poursuivons nos enquêtes, nous les faisons bien, nous travaillons bien. Mais si ensuite personne ne se soucie de donner à un tribunal la compétence de sanctionner ces crimes, notre travail est inutile. Donc entre temps, après plus de deux ans, il serait temps que la communauté internationale, le Conseil de sécurité, se décide à transmettre ces cas à la Cour permanente de justice, afin que notre travail puisse être présenté dans le domaine judiciaire.
Mais pendant ces deux ans de conflit, ce ne sont que les armes qui ont parlé. La diplomatie, a-t-elle échoué ?
Savez-vous de qui dépendent d’éventuelles négociations de paix ? Cela dépend des Etats-Unis et de la Russie. Si les Etats-Unis et la Russie se mettent à une table et trouvent un accord, nous pourrions avoir la paix en Syrie. Malheureusement, cela ne s’est pas encore réalisé, mais il y a toujours encore un petit espoir.
Radiotelevisione svizzera RSI, 5/5/13
(*) En tant qu’ancienne procureure générale de la Confédération et procureure du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), Carla Del Ponte ne s’est pas fait que des amis. Il est possible qu’elle s’exprime parfois de façon trop énergique, comme certains médias internationaux pensent le croire. Qu’elle ait, en tant que membre de l’« UN-fact-finding-mission » qui a la tâche de prouver si du gaz toxique a été utilisé en Syrie, rendu responsables les rebelles, tout en admettant ne pas avoir de preuves irréfutables, peut paraître quelque peu précipité. Certainement du point de vue de ceux qui auraient – avec la « preuve » de l’utilisation de gaz toxiques par le gouvernement – enfin obtenu la « justification » pour une intervention. La menace de Barack Obama que l’utilisation de gaz toxiques représenterait le « dépassement de la ligne rouge » et provoquerait « une intervention militaire inévitable » reste imminente.
Tout cela nous fait penser à des exemples historiques connus : l’attaque du destroyer étatsunien Maddox dans le golfe du Tonkin par le Viêt-Nam du Nord, inventée de toute pièce par les Etats-Unis. La « résolution du Tonkin », que le Congrès américain adopta avec une seule voix d’opposition, déclencha une guerre sanglante pendant dix ans en Indochine avec plusieurs millions de victimes. Il n’est pas étonnant qu’Adolf Hitler, lui aussi, se soit servi de telles méthodes : avec l’attaque de l’émetteur de Gliwice, organisée par lui-même, il tenta de justifier la guerre d’agression contre la Pologne et déclencha ainsi la Seconde Guerre mondiale.
Par ses déclarations, Carla del Ponte a pour l’instant déjoué l’option d’une telle opération sous fausse bannière (« False flag-operation ») et a mis les bâtons dans les roues de ceux qui veulent absolument intervenir militairement en Syrie.
En 2003, n’étaient-ce pas les prétendues armes nucléaires de l’Irak, dites capables d’atteindre Londres en 45 minutes, qui ont servi de prétexte inventé à l’« alliance des volontaires » pour envahir l’Irak ? Ce n’était pas seulement « précipité », mais entièrement contourné, car les faits prouvant cette affirmation d’alors n’existent toujours pas, même 10 ans après la conquête de l’Irak par l’« alliance des volontaires » – mais elle a provoqué des centaines de milliers de victimes innocentes. La prise de position univoque d’un inspecteur onusien n’aurait-elle pas pu éviter ce désastre ?
Nous remercions Madame Carla Del Ponte pour son acte au profit de la paix, car ainsi l’on peut éventuellement encore éviter une nouvelle opération sous fausse bannière qui causerait des millions de victimes innocentes.
Traduction Horizons et débats
Source : http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3953
26 MAI 2013
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La police turque a trouvé du gaz sarin chez les terroristes d’Al Nosra ....les terroristes auraient avoué vouloir acheminer le gaz sarin vers les zones de combat en Syrie.


Hier matin, à l’aube, la Direction générale de la Sécurité (Emniyet Genel Müdürlügü) a mené une opération à Adana, dans la Sud de la Turquie, contre des cellules de l’organisation terroriste Jabhat Al Nosra, fer de lance de l’insurrection en Syrie.
Après avoir saisi plusieurs plans d’attentats, les unités antiterroristes de la police turque ont mené des perquisitions à douze adresses différentes et procédé à des contrôles routiers à divers points d’accès vers la ville.
La police turque a découvert 4 kg de gaz sarin.
Au cours de leur interrogatoire, les terroristes auraient avoué vouloir acheminer le gaz sarin vers les zones de combat en Syrie.
La police enquête actuellement sur les pistes qui ont permis aux terroristes de se procurer cette arme chimique.
cette arme chimique.
Cette information émane du journal Zaman, un quotidien pro-gouvernemental turc.Voir : [1].
Par Bahar KIMYONGUR
30 mai 2013

[1] http://www.zaman.com.tr/gundem_adanada-el-kaide-operasyonu-12-gozalti_...
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