samedi 18 mai 2013

15 mai 1948, 15 mai 2013 - La Nakba : soixante-cinq ans depuis le début du drame des Palestiniens, soixante-cinq ans de souffrance, soixante-cinq ans de déportation d’un peuple pour le remplacer par un autre peuple.


15 mai 1948, 15 mai 2013, soixante-cinq ans déjà, soixante-cinq ans depuis le début du drame des Palestiniens, soixante-cinq ans de souffrance, de malheurs et de massacres pour un peuple digne, un peuple courageux, un peuple toujours débout, soixante-cinq ans depuis le début de la plus grande injustice imposée à un peuple sur sa terre, soixante-cinq ans de déportation d’un peuple pour le remplacer par un autre peuple.
Soixante-cinq ans d’une occupation illégale de territoires toujours reconnus occupés par le monde entier.
Soixante-cinq ans, et les forces de l’occupation violent les droits les plus fondamentaux de notre peuple, soixante-cinq ans de politique d’apartheid, du terrorisme d’Etat d’Israël.
En 65 ans, Israël a appliqué toutes les mesures inhumaines illégales possibles à l’encontre des Palestiniens, il en a emprisonné plus d’un million, il en a massacré et assassiné des milliers, il a occupé tous leurs territoires.
L’Etat d’Israël a créé le problème des refugiés palestiniens qui vivent dans les pays voisins dans des conditions humanitaires épouvantables.
L’Etat d’Israël est le seul Etat qui n’a jamais appliqué aucune résolution des Nations-Unies, et cela, encouragé par les grandes puissances internationales.
65 ans de l’impunité d’Etat d’Israël sans aucune réaction internationale officielle.
En 65 ans, Israël a toujours été un état terroriste, un état hors la loi, un état d’apartheid, un état colonial, un état qui considère les citoyens arabes vivant dans les territoires de 1948 comme des citoyens de seconde zone, un état qui construit un mur de la honte en Cisjordanie et impose un blocus inhumain à la population civile de Gaza, un état qui érige tous les jours de nouvelles colonies dans les Territoires, un état qui vole tous les jours les ressources naturelles appartenant aux Palestiniens.
Maints exemples de l’histoire noire de cette occupation contre les Palestiniens : massacres, crimes contre l’humanité, crimes de guerre, la liste est longue, très longue, trop longue.
65 ans de résistance remarquable de toute une population qui poursuit son combat pour retrouver sa liberté et vivre digne sur sa terre.
65 ans, et notre cause palestinienne est toujours une cause de justice, une cause noble, la cause de tous les opprimés.
65 ans après cette catastrophe, nous, Palestiniens, sommes plus que jamais déterminés et avons un message à délivrer au monde entier, un message clair et précis. Nous sommes toujours attachés aux principes suivants :
-Non, nous ne partirons pas d’ici, nous resterons attachés à notre terre. Ici, notre terre, ici notre vie, et ici, notre Palestine !
- Non, nous ne serons jamais faibles, et toutes les mesures de l’occupation ne changeront pas en nous le courage et la détermination.
- Oui, le droit au retour est sacré, et tous les réfugiés palestiniens doivent pouvoir retrouver leurs villes et leurs villages d’origine.
- Oui, nous poursuivrons notre résistance sous toutes ses formes afin de vivre en liberté sur notre terre, cette terre appelée Palestine et qui s’appellera toujours Palestine.
- Oui, nous avons le droit de créer notre Etat libre et indépendant avec Jérusalem comme capitale.
- Oui, nous sommes pour une paix durable dans notre région, mais une paix juste, car il n’y aura jamais de paix sans justice.

15 Mai 2020 - La Nakba : ce jour marque le 72e anniversaire de la Nakba palestinienne, l’usurpation et l’occupation violentes de la Palestine par les envahisseurs juifs sionistes venant de partout dans le monde.

Au bout du compte, la répétition de ce qui s’est passé en 1948 pourrait accélérer le processus de la disparition et de l’extinction d’Israël.

Des milliers de Palestiniens conservent les clés de leur maison d’où ils ont été expulsés au bout du fusil à la création d’Israël, il y a 65 ans. La confiance est transmise par les anciens aux jeunes générations.

Aujourd’hui marque le 72e anniversaire de la Nakba palestinienne, l’usurpation et l’occupation violentes de la Palestine par les envahisseurs juifs sionistes venant de partout dans le monde. La saisie de la Palestine peut être considérée comme l’un
des plus grands actes de vol de l’histoire de l’humanité. Israël en lui-même, par conséquent, est un gigantesque crime de guerre et crime contre l’humanité.
Grâce à la tristement célèbre déclaration Balfour de 1917, la Palestine, pays arabe depuis sept siècles, a été donnée par un autre pays (la Grande-Bretagne) à une troisième population (les juifs) sans même consulter le peuple autochtone du pays.
Selon le philosophe britannique Bertrand Russel : «  La tragédie du peuple de Palestine, c’est que son pays a été "donné" par une puissance étrangère à une autre population pour la création d’un nouvel État  ».
En fait, on peut affirmer sans risque que l’Occident, et particulièrement la Grande-Bretagne, a commis le péché originel en envisageant, planifiant, et implantant Israël au cœur du monde arabe afin de protéger ses intérêts coloniaux et impérialistes.
En 1905, le premier ministre de Grande-Bretagne, Sir Henry Campbell-Bannerman, a invité les puissances impériales occidentales à une conférence qui s’est poursuivie jusqu’en 1907.
La conférence des voleurs a recommandé l’établissement d’un « État sur les terres de Palestine, pour servir de base avancée à des colonialistes cupides, et pour protéger leurs intérêts, réaliser leurs projets plans et programmes, et assurer l’écoulement des ressources naturelles hors de la région, de même que l’importation de leurs marchandises et produits sur les marchés de cette région ».
L’auteur juif américain Noam Chomsky a décrit cette vilénie commise par ces puissances européenne, essentiellement la Grande-Bretagne :
« Quand un homme apporte un serpent et le met dans le lit d’un enfant, et que celui-ci mord l’enfant, l’homme est responsable de la mort de l’enfant, pas le serpent ».
La personne qui apporte le serpent dans le lit de l’enfant est le véritable criminel, pas le serpent. Cette personne ne peut se prétendre innocente et dire « je ne savais pas le serpent si vénéneux ! ».
Le célèbre historien britannique, Arnold Toynbee, dans son livre Étude de l’Histoire écrit que « si la responsabilité directe de la calamité qui a frappé les Arabes palestiniens en 1948 est imputable aux juifs sionistes qui se sont emparés d’un espace vital pour eux-mêmes, en Palestine, et par la force des armes, au cours de cette année, une lourde charge de responsabilité indirecte, mais irréfutable, repose sur le peuple du Royaume-Uni. »
« Mais le "serpent" (Israël) a acquis sa vie propre, et il ne dépend plus de ses bienfaiteurs occidentaux de jadis pour sa survie et sa continuité ».
Il n’existe toutefois aucune garantie, historique, morale ou religieuse, que le « serpent » aura longue vie, par exemple qu’il vive plus longtemps qu’un siècle.
En fin de compte, Israël est un être immoral et illicite et il lui faudra partir. Oui, Israël est une superpuissance régionale, avec une économie prospère, il est technologiquement avancé et il contrôle étroitement le gouvernement, le Congrès et les médias des États-Unis.
Mais les nations ne vivent pas que de Jet de combat et de bombes nucléaires. Ce que l’Union soviétique possédait en abondance.
Pour avoir une existence durable, les nations doivent posséder une justification morale. C’est la justice, pas la force militaire, qui garantit la longévité et la continuité des États.
En 1948, les dirigeants sionistes tels que Ben Gourion, pensaient que le peuple palestinien était condamné à l’oubli, doucement mais sûrement. En effet, pendant que les envahisseurs génocidaires d’Europe de l’Est et d’ailleurs rasaient et effaçaient plus de 500 villages palestiniens, les vieux sionistes pensaient que les Palestiniens âgés allaient mourir, et que les jeunes allaient oublier !
Mais au grand dépit des sionistes, la cause palestinienne est toujours aussi vive et pertinente aujourd’hui dans les esprits et les cœurs du peuple palestinien qu’elle l’était en 1948.
Des milliers de Palestiniens conservent les clés de leur maison d’où ils ont été expulsés au bout du fusil à la création d’Israël, il y a 65 ans. La confiance est transmise par les anciens aux jeunes générations.
Aujourd’hui, même les Palestiniens les moins patriotes qui arriveraient coûte que coûte à un « accord de paix » avec Israël n’oseraient même pas laisser penser qu’ils pourraient céder le droit au retour, même en échange d’un État en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
Certes, les Palestiniens et les musulmans en général n’ont aucune difficulté à vivre avec des juifs. Les juifs ont vécu côte à côte avec des Arabes et des musulmans pendant près de 1400 ans. Les juifs ne se sont jamais révoltés contre les musulmans qui gouvernaient ou exigé un État pour eux-mêmes.
En effet, l’appel au retour des juifs en Palestine ne provient pas des juifs du Moyen-Orient ou de Palestine ; il provient des juifs d’Occident.
Quand le dirigeant juif hongrois Herzl a convoqué le premier congrès sioniste à Bâle en 1897, lequel réunissait 196 délégués, seuls quatre de ces délégués étaient des juifs de Palestine.
En tant que Palestiniens, Arabes et musulmans, notre problème n’est pas avec les juifs qui croient dans le « vivre et laisser vivre », mais bien avec le sionisme diabolique, fanatique et génocidaire qui a arrosé cette partie du monde de sang, de haine et d’injustice.
Israël prétend être juif et suivre d’antiques idéaux juifs de justice. Mais c’est une prétention vide sens, frisant la chimère.
La vérité est qu’Israël représente l’antithèse des idéaux des antiques prophètes d’Israël. Que sont devenus les « tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, et tu ne mentiras pas » ? .
Même Abraham, le prétendu ancêtre commun des antiques Israélites et des Arabes du Nord, même lui n’accepterait pas d’avoir un lieu de sépulture pour son épouse défunte Sara gratuitement à Hébron.
Aujourd’hui, on est vraiment offensés par ces colons juifs fanatiques qui terrorisent et attaquent avec sauvagerie des villageois palestiniens paisibles, empoisonnent et tuent leur bétail, brûlent leurs champs et vergers.
Et quand des Palestiniens sans défense, non protégés, demandent réparations devant les tribunaux israéliens, il leur est répondu par des juges juifs que les colons sont dans leur droit parce que « vos maisons et vos terres autrefois appartenaient aux ancêtres des colons il y a trois mille ans » !!
Un tel État où l’injustice et l’oppression sont endémiques ne peut pas et ne vivra pas longtemps, même s’il possédait tous les avions de combat sophistiqués du monde.
Ils ont tué la solution à deux États
Israël a déjà décapité la solution à deux États. L’expansion intensive des colonies juives en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, n’a vraiment laissé aucune place pour un État palestinien viable et territorialement contigu.
Les États-Unis et l’Autorité palestinienne impuissante prétendent qu’il existe toujours une chance pour relancer la stratégie d’une solution à deux États. Mais nous qui vivons ici, en Cisjordanie, nous savons mieux. Nos yeux ne peuvent nous trahir.
Nous savons aussi parfaitement que deux autres faits renforcent notre conviction que les chances de créer un véritable État palestinien ont disparu irréversiblement. Le premier est que la société israélienne évolue progressivement vers un fascisme juif talmudique, ce qui rend extrêmement improbable qu’Israël accepte à un moment quelconque dans un futur prévisible de rendre le butin de la guerre de 1967, ce qui impliquerait le démantèlement inévitable de centaines de colonies juives qui se sont montées sur le territoire palestinien occupé.
Le deuxième fait est que les États-Unis, gardien-allié d’Israël, sont tout à fait incapables, même s’ils le voulaient, d’exercer une pression significative sur Israël, pression qui pourrait forcer ou convaincre l’État juif de mettre fin à son occupation de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et de Jérusalem-Est. La raison en est la mainmise juive très ferme sur le processus décisionnel américain. Ainsi, le contrôle israélien sur la Maison-Blanche, le Congrès et d’autres institutions politiques américaines est trop étouffant pour laisser une quelconque manœuvre U.S. s’échapper du filet juif.
La situation démographique en Israël/Palestine
Outre les droits historiques et des raisons d’ordre moral, les Palestiniens ont aussi un avantage stratégique sur le sionisme, à savoir l’atout démographique. Selon l’éminent démographe israélien, Della Pergula, il y a déjà plus de non-juifs que de juifs entre le Jourdain et la Méditerranée.
« Nous avons déjà atteint la masse démographique critique, la création d’un État palestinien est par conséquent aujourd’hui plus une nécessité israélienne qu’une nécessité palestinienne ». Mais la possibilité d’établir un État palestinien viable n’existe au regard de l’expansion phénoménale des colonies juives mentionnées plus haut. Une chose encore, le concept d’un État binational est une sorte d’anathème pour la plupart des Israéliens car cela signifierait la fin d’Israël en tant qu’État juif. D’où la difficulté.
Il y a trois millions d’Israéliens qui pourraient penser ou qui probablement pensent déjà à des scénarios inimaginables comme l’expulsion d’un grand nombre de Palestiniens. Mais une telle expulsion ne peut se faire vraiment sans une sorte de génocide. Néanmoins, les Palestiniens ont parfaitement tiré et absorbé les leçons de 1948, et pourraient ne jamais plus quitter leur pays. Ils préfèreraient mourir dans leurs maisons, leurs villes et villages plutôt que donner aux sioniste la joie de les voir répéter le scénario de la Nakba.
Les sionistes israéliens ont déjà commis d’énormes et de nombreux crimes contre le peuple palestinien. Inutile de le dire, commettre encore plus de crimes serait suicidaire et lourd de conséquences graves pour Israël et pour les juifs.
Au bout du compte, la répétition de ce qui s’est passé en 1948 pourrait accélérer le processus de la disparition et de l’extinction d’Israël.
Khalid Amayreh
CPI

vendredi 17 mai 2013

Le courage d’abattre le Système...Un monde meilleur n’apparaîtra pas de lui-même, mais de nous-même.

Si Lénine souhaitait éclairer les classes pauvres et travailleuses via un organe de presse intellectuel de haut niveau, on peut constater, 100 ans plus tard, que de tels médias ne révolutionnent pas les esprits puis les corps pris dans les rouages du Système. Les médias de masse captent bien mieux ceux-ci par le Spectacle. In Girum Imus Nocte Et Consumimur Igni... 

 Les foules ont toujours dans l’histoire un rôle important, jamais cependant aussi considérable qu’aujourd’hui. L’action inconsciente des foules, substituée à l’action consciente des individus, représente une des caractéristiques de l’âge actuel ». Gustave Le Bon, La Psychologie des Foules, 1895.
Que faire ? Il n’y a pas que Lénine en 1902 pour avoir posé la question. Nombre d’intellectuels, de philosophes, parfois syndicalistes et parfois père de famille, se sont souvent posés la question depuis les débuts de la « révolution industrielle » (la révolution pour les patrons surtout !) qui s’est vite mise à être ébranlée (rappelez-vous des Luddistes de 1811 !). En effet, que faire face à la révolution industrielle imposée de nos vies, et dont la mécanique de bois et de fer a imposé celle des billets ?
Donc en effet que faire, dans un monde où tout est interconnecté, où tout est mondialisé, où le monde est régit – sauf exceptions – par la mécanique financière et bancaire ? Elle, qui agite les manettes et pousse les boutons des conglomérats transnationaux industriels et place les personnages politiques, qui n’ont pas de courage politique et agissent pour leur compte propre et ceux de leurs patrons... Ces personnages n’ont plus rien de Politique et de Moral, mais seulement de l’Ego et de l’Appétit, pour le gain, le prestige éphémère, etc. Mais qu’emporte-t-on dans la tombe ? Que faire donc devant ces hommes et ces femmes, qu’ils soient banquiers, PDG ou politiques (uniformes dans leurs uniformes-costumes noirs ou gris), devant cette classe sans visages et sans frontières, insaisissable, qui s’enrichit à la démesure tout en appauvrissant à l’extrême les peuples ? Que faire face à cette « élite » oligarque, népotique, ploutocrate, qui n’est ni démocrate ni républicaine ni populaire et au contraire, se forme, se protège, se reproduit pour que sa caste survive ?
Pour survivre elle a construit, conçu, ordonné un système pyramidale sur laquelle elle a toute emprise. Elle a organisé ses industries (agro-alimentaire ; pharmaceutique ; loisirs, spectacle et internet ; drogues dures ; bancaires ; militaro-industriel ; crédits et confort) afin que l’humain des villes, « occidentalisé », soit déconnecté de la vie réelle et se conforme à une vie mécanisée et pensée par elle-même. Un humain détaché de la nature et de ses rythmes et surtout, qui soit complètement dépendant du Système pour ses besoins vitaux - a fortiori quand ce même Système et cette même élite mettent tout en œuvre pour que la Planète (croire l’inverse est naïf) soit détruite dans le but d’accroître ses profits, et que les enfants des peuples actuels aient à résoudre – si cela est possible – le problème de la vie sur terre... Les paris du Meilleur des Mondes et de 1984 (la fiction improbable est devenue réalité) se réalisent actuellement. C’est une horreur. Comment a-t-on pu l’observer prendre naissance ?
Alors, que faire face à cette horreur ?
Le rêve de révolution est resté un rêve. L’Anarchie est restée dans son monde des idées, des pensées, et a accouché d’une souris.
Ces fous élus se menacent mutuellement de guerres, vivant dans des fantasmes nucléaires à l’échelle mondiale et regardant la planète de très-haut, et ne pensent pas au quotidien de leurs administrés. L’État est la section visible des mains invisibles qui tissent le destin des hommes.
S’il est humainement horrible d’imaginer éradiquer physiquement cette élite aujourd’hui (qui se protège derrière ses lois) alors même que cette élite n’a pas cette empathie pour les peuples qu’elle soumet ou détruit (y compris via ses drones désormais), c’est toutefois cette dernière solution qui s’offre aux peuples d’en finir une bonne fois pour toutes avec leurs maîtres. La révolution c’est toujours de remplacer quelqu’un par quelqu’un. Il sera bientôt trop tard. Légalement, technologiquement, biologiquement, l’élite est en passe de faire « la passe de 3 » sur ses administrés – qu’il vole pour perfuser son système bancaire également... Pensez-vous que l’Élite, si son Système basé sur la Finance, le voit chuter, va tout laisser s’effondrer sans avoir prévu de Système-rustine ? Etes-vous désormais horrifié ?
Je crois que nous en sommes donc au point de non-retour.
La démocratie n’existe pas.
Les politiques sont des « pros » du mensonge et des promesses, des pantins pour les banquiers et PDG et cela s’arrête là et tous ensemble, ils construisent, consolident et pérennisent leur caste au détriment du peuple qui a pourtant l’avantage du nombre – ce qu’il oublie, car il ne se risque pas à tenter le « risquons-tout » pour le tout...
Installée dans son confort, la classe moyenne est également trop occupée pour faire la révolution, rêvant d’accéder à la quasi hermétique classe du dessus. Elle pense à elle et oublie les milliards d’autres humains du dessous... C’est donc à ces milliards de pauvres – qui rêvent aussi du dessus – qu’il faut s’adresser pour qu’une révolution naisse. Seulement, ces milliards d’êtres humains se battent pour survivre elle aussi physiquement. Elle est pauvre ; majoritairement illettrée et sous-informée – bref, trop écartée de la lutte...
Quel espoir ? Que faire ? Faut-il adopter l’attitude, juste, raisonnable, pleine de bon sens des bouddhistes qui considèrent que le moindre acte positif aura des conséquences sur autrui (y compris par mimétisme) ? Ce sera déjà un bon point, de partir de soi qui pose la question de l’identité dans ce Système qui uniformise. En profiter aussi pour réenchanter le monde humain. Également, il faut impérativement redevenir autonome, indépendant du Système. Encore et surtout, surtout, surtout il nous faut être courageux, et penser, et faire ce qu’il faut pour s’extraire du Système. Ce n’est pas en posant des bombes visant le peuple que celui-ci se révoltera contre l’élite et ce n’est pas en assassinant (comme un « lonewolf ») celle-ci (interchangeable à l’infini de toute façon) que son Système s’effondrera. Un monde meilleur n’apparaîtra pas de lui-même, mais de nous-même. Mais sans courage et sans travail nous n’aurons pas de monde meilleur. Rêver n’ait autorisé que lorsqu’il est possible d’accomplir ses rêves... Or nos rêves ne nourrissent pas nos ventres, ou bien au terme d’une lutte avec le Système – une fois qu’il nous a intégré et que nous y sommes confortables – No Pain, No Gain.
Le Système, auquel nous sommes intégrés et dont nous hyper-dépendants, nous abreuve pourtant de spectacles héroïques – de Braveheart à Rebelle en passant par Armageddon – qui devraient nous inspirer. Mais il nous noie aussi littéralement (et nous nous y enivrons jusqu’à l’écœurement) sous des flots « d’informations » (et non d’analyses de fond ou de reportages) déprimantes, horribles, etc, ne donnant rien à voir du « Côté lumineux » de l’humanité...
Nous sommes donc tels des poissons nageant vers un hameçon furtif, qui échappe à notre faim, alors même que l’eau qui nous nourrit est déjà pleine à ras-bord d’effluents néfastes desquels nous sommes dépendants... Le Système, confortable, saccage la nature (et nos espoirs de Retour à l’autonomie et l’indépendance) tandis qu’il enferme les corps et les esprits petit à petit, fermant les issues de secours doucement sur les esprits qu’il a anesthésié... Si Lénine souhaitait éclairer les classes pauvres et travailleuses via un organe de presse intellectuel de haut niveau, on peut constater, 100 ans plus tard, que de tels médias ne révolutionnent pas les esprits puis les corps pris dans les rouages du Système. Les médias de masse captent bien mieux ceux-ci par le Spectacle. In Girum Imus Nocte Et Consumimur Igni... Nous plongeons dans les ténèbres de l’Abysse sans fond, et n’y voyons notre ombre que projette le soleil, loin au-dessus de nous pourtant, dans notre dos. C’est là la tragédie des peuples de l’Ère Moderne et de sa révolution industrielle qui nous conduit à la Grande Perdition de ces dernières années.
Or il ne faut pas remplacer un Système par un Autre, c’est évident.
Il faut donc L’abattre. Puis vivre sa vie. Et faire le deuil du Système. Car il nous a mené à la mort de masse, brutales ou doucereuse, et au néant de nos vies. Il fut et il est une impasse. Il fonce, éperdu, dans le mur. Nous le voyons, nous le savons, nous le lisons. Et nous sommes liés, pieds et poings. Nous devons accepter ce constat : ce train d’enfer du Système ne nous mène nulle part. Nous fonçons tous dans un tunnel de ténèbres et le chauffeur ramasse la mise en dollars. Nous sommes ses complices. Nous sommes liés par la Peur ; le Confort ; la Lâcheté ; la perte de Sens ; la Routine. L’Ennemi est devenu, d’abord, ...nous-même. Nos enfants semblent devenir bel et bien (c’est triste de le dire ainsi) l’espoir de la Révolution que nous n’osons faire naître. Pourtant, en 1793, la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen dit dans son article 35 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». Avant d’être redevable à nos Chefs, c’est d’abord à nous-même et à nos enfants que nous sommes redevables d’une vie meilleure et du combat pour que celle-ci le soit, le devienne.
Or l’Action (la transcription physique des idées) n’est pas la Réflexion (cristallisation et transmission des idées). La première doit suivre la seconde, nécessairement, sans quoi l’on est un escroc, un hypocrite, un malhonnête à soi-même.
Je ne sais plus me regarder dans une glace. J’accomplis des choses pour moi-même, certes. J’écris des livres qui sont édités et lus, et je peins des toiles qui sont achetées et exposées. J’exerce un métier utile pour les gens privés de tout : ceux que l’on incarcère. Mais comme humain plein de conscience, je mène des réflexions qui m’empêchent de dormir depuis des années : d’abord ontologiquement, spirituellement, puis depuis quelques années, comme père car : comment me jugeront mes enfants ? Comment nos enfants jugeront leurs parents pour leurs inactions, sachant que le politique, l’associatif, l’humanitaire, le politique ne sont jamais que de petits pas qui ne changeront pas la face du monde car soumis aux décisions des Très-Haut ? L’ascenseur social n’existe pas, car le monde des élites est un monde fermé, uniformisé. Si donc nous n’avons aucun pouvoir – même par les urnes – sur ceux qui ont le pouvoir, comment osons-nous dire à nos enfants que nous avons agi pour eux alors que tout cela, c’était en quelque sorte, se battre contre des moulins à vent ? Ou même, comment oserons-nous avouer que nous n’avons rien fait pour leur présent comme pour leur futur ?
Depuis très longtemps, le rêve utopiste de la Démocratie n’a été qu’illusions. Les États-Unis d’Amérique (quel titre prétentieux pour un pays tellement génocidaire !) et la France n’en sont que l’ombre de l’ombre... Les droits s’estompent, se travestissent, se brisent, s’effacent. La Grande Perdition nous mène à Olduvaï. Et Stephen Hawking recommande de quitter la Terre au plus vite ! Theodor Kaczynski et ses idées sont oubliés. Alors j’applaudis quand de trop, trop rares osent combattre physiquement - et dans une moindre mesure idéologiquement selon les régimes politiques où ils combattent – l’État, et ses patrons du Privé, pour leur rappeler leur condition d’humain, que tous sont faits de chair, de sang et respirent et défèquent. Ils se battent pour leurs idées, pour leurs enfants. Et comme le sabotage n’est désormais plus que du terrorisme...
Nous fonçons ainsi dans le mur. Le Système abuse, viole une Nature aux ressources finies et agit comme si la Terre avait des ressources infinies... Car tout ne tourne que pour un Dieu unique : l’argent. L’argent achète Tout. Nos vies, notre survie, notre confort, notre routine, nos espoirs. Quel Hapax existentiel nous faut-il pour entrer en dissidence et agir ? Cet hapax surgira-t-il quand tout, définitivement, nous sera ôté, quand même nos miettes seront elles aussi... mangé par ces salauds ? Et que nos propres enfants nous réclameront à manger ? Nous faudra-t-il attendre que notre estomac, ou les balles, ou la torture, etc, réveillent nos consciences et rappellent à notre mémoire qu’il fallait agir avant ?
AncestraL
en réaction à http://www.pauljorion.com/blog/?p=38883

15 MAI 2013 - Commémoration de la Nakba : Les Palestiniens, 65 ans de résistance ... Le 14 au soir, les sionistes annonçaient la création de leur Etat voyou sur des terres qui ne leur ont jamais appartenu

 
Il y a 65 ans les Palestiniens, agressés par les hordes terroristes des Haganah sionistes, étaient contraints de quitter leurs terres. L’Occident assistait au massacre quotidien du peuple palestinien sans bouger le petit doigt. Le mandat britannique en Palestine prit fin officiellement le 15 mai 1948. Le 14 au soir, les sionistes annonçaient la création de leur Etat voyou sur des terres qui ne leur ont jamais appartenu. Le nettoyage ethnique qui s’ensuivit est ponctué de crimes contre l’humanité qui se poursuivent à ce jour. La Nakba s’est traduite par l’exode de près d’un million de Palestiniens, point de départ de la question des réfugiés. Ils sont aujourd’hui, 5 millions sur plus de 11 millions de Palestiniens dans le monde, répartis pour l’essentiel entre la Jordanie, la Syrie, le Liban et les Territoires palestiniens libérés. 
Hier, les Palestiniens qui n’ont pas baissé les bras et qui ne désespèrent pas de récupérer leurs terres un jour, ont manifesté par milliers pour affirmer le droit au retour des réfugiés. Le droit de revendiquer l’application et le respect du droit international.  Les Palestiniens ont célébré jusqu’à dans les prisons, leur droit au retour. Ils ont rappelé à l’Occident, qui se targue de respect des droits de l’Homme et de la légalité internationale, sa lâcheté face à l’Etat sioniste. Partout sur les terres palestiniennes libres ou occupées, les Palestiniens ont défilé par milliers brandissant des drapeaux palestiniens, des répliques de clés symbolisant les maisons perdues des réfugiés et les noms des localités détruites lors de la «Nakba». 
A Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne, une sirène a retenti à la mi-journée pendant 65 secondes, en référence à ce 65e anniversaire. Quinze manifestants ont été blessés par des tirs de balles caoutchoutées de soldats israéliens près d’Ofer, selon des sources médicales palestiniennes. Un Palestinien a été touché par balle à la tête à Beit Oummar, près d’Al Khalil au sud de la Cisjordanie, a précisé la sécurité palestinienne. 
Aux soldats qui tiraient sur eux pour les disperser, les Palestiniens n’avaient, comme toujours, que leurs petits cailloux, symbole de leur inébranlable résistance.  Les mêmes scènes se sont reproduites à Naplouse, à Al Qods, Al Charqia occupée et annexée en 1967, à la porte de Damas, principal accès à la Vieille ville, où une porte-parole de la police sioniste a annoncé 18 arrestations. A Ghaza, qui survit toujours malgré un blocus illégitime israélien, des milliers de personnes ont défilé à l’appel de l’ensemble des mouvements palestiniens, de la place du Soldat inconnu, dans le centre de la ville, au siège des Nations unies. Sur des banderoles on pouvait notamment lire : «Nous reviendrons dans les villages et villes palestiniens, peu importe combien de temps cela prendra, le droit au retour est sacré et inaliénable», ou «la Palestine est une terre arabe et islamique dont on ne peut céder un pouce.» 
Dans son discours commémoratif retransmis, mardi soir, par la télévision palestinienne, le président Mahmoud Abbas, lui-même un réfugié originaire de Safed dans le nord de la Palestine occupée, a souligné la bravoure et la ténacité de ses compatriotes.
Les Palestiniens, affirme Abbas, ont «triomphé de ceux qui voulaient effacer leur identité et leur dénier leurs droits». «Nous sommes aujourd’hui un nombre et une réalité qui ne peut être ignorée», a-t-il ajouté, assurant qu’ «il n’y a pas un Etat au monde, pas même les Etats-Unis, qui conteste notre droit légitime d’établir notre Etat indépendant sur notre territoire occupé en 1967». 
Ignorant la nouvelle offre de paix arabe formulée par les pays du Golfe, Abbas réaffirme le droit des Palestiniens d’avoir leur Etat dans les frontières de 1967. Les Palestiniens ne veulent plus être les dindons de la farce. On ne peut marchander indéfiniment sur leur dos.
G. H
La Tribune

jeudi 16 mai 2013

Le printemps arabe : une révolution contestée Al-Jazeera, le QG militaire des traîtres et des collabos

Toutes les défections observées à Al-Jazeera pour des raisons professionnelles attestent que la chaîne qatarie est non seulement devenue une chaîne de propagande de la pire espèce, mais un QG qui ne se suffit pas de soutenir des criminels et d’encourager le crime mais de le commanditer, le planifier et l’ordonner.
C’est pour cela qu’elle a été désignée pour donner le la s’agissant des «révolutions arabes», suivies de toutes les chaînes, aboyant avec le Qatar qui a été désigné par le maître américain pour guider la meute médiatique. Cela donnera bonne conscience à certains journalistes occidentaux de n’avoir fait que répéter les mensonges d’Al-Jazeera ou d’Al Arabia.
Aksam Suleyman démissionnera en décembre 2012 car «à présent, c'est une chaîne, dont les émissions sont orientées, et ce sont les politiciens qataris, qui lui dictent ses lignes éditoriales (…). En Syrie, son travail est partial ! La chaîne plaide la cause d'un groupe au détriment d'un autre ; un est présenté comme le bien, l'autre comme le mal absolu (…) Et pire, c'est que la chaîne joue le rôle de relais de renseignement américano-sioniste. C'est notre chaîne qui a remis la cassette vidéo du commandant des brigades d'Al-Qods, Ahmad Al-Jaabari, aux Américains, lesquels l'ont remise aux Israéliens, et puis, est survenu son assassinat». En outre, Ghassan Ben Jeddou, actuel directeur de la chaîne Al-Mayadeen, accuse aussi Al-Jazeera de ce grief, car c’est lui-même qui a pu accéder à la base secrète de la brigade Al-Qassam de Hamas et qui a rencontré son chef, Al-Jaabari : après avoir démissionné d’Al-Jazeera, il accusera la chaîne qatarie d’avoir donné à Tel-Aviv un rapport détaillé du voyage qu’il a effectué à Ghaza en 2008. Il a ajouté que la chaîne a procédé pareillement auparavant lorsque son collègue Yusri Fuda a rencontré Bin Ashiba, un membre d’Al-Qaïda au Pakistan qui fut arrêté par la CIA, une semaine plus tard, ce qui a contraint Fuda à la démission. Même le directeur de la Wadah Khanfar a été contraint à démissionner pour laisser l’émir en personne diriger la chaîne, entièrement livrée au Mossad et à la CIA, comme le dit Ben Jeddou qui affirme que les Occidents recrutés par la chaîne étaient des agents du renseignement et non pas des journalistes. Au sujet de l’assassinat d’Ahmad Al-Jaabari par Israël, un diplomate libanais a dit que, lors de sa visite à Ghaza, une semaine auparavant, l’émir qatari Hamad avait offert à Hamas douze voitures et que c’est dans l’une d’elles que le chef des brigades Al-Qassam a été tué par un missile israélien. Rappelons que Hamad avait obtenu de Khaled Mechaal, le chef du bureau politique du Hamas en exil, de quitter Damas où le mouvement avait pourtant été créé pour Doha en contrepartie d’une subvention équivalant au double de ce que lui donnaient les Iraniens, probablement un milliard de dollars. S’agissant de la Syrie, Al-Jazeera a créé un véritable studio au Qatar, tandis qu’Al-Arabia a créé le sien en Arabie Saoudite, et ce, pour faire des images préenregistrées dans le but d’accabler Damas, tandis que le procédé du trucage sur tous supports (vidéos, photos, documents) sera développé par les deux chaînes qui distribueront leurs faux documents aux autres chaînes internationales. Par ailleurs, des terroristes feront office d’envoyés spéciaux, parfois sans même être sur place. L’un de ces terroristes a été arrêté par l’armée syrienne et avoué sur la chaîne Syria qu’il avait également fait de faux reportages depuis Tripoli (Liban) pour Al-Jazeera (et avec sa complicité) en faisant croire aux téléspectateurs qu’il se trouvait à Homs ou à Alep et en attribuant les «bombardements» qu’il commentait à l’armée syrienne, alors qu’il s’agissait de bombes que les terroristes faisaient exploser et filmer de loin, comme ce fut le cas de l’attentat contre le gazoduc de Homs !
Ingérence permanente par médias interposés
WikiLeaks a fuité des documents sur les «relations troubles» de la chaîne avec l'administration américaine, mais il y a le mystère du privilège de l’exclusivité accordé à la chaîne par Al-Qaïda dont les cassettes sont soumises au préalable au visionnage de l'ambassade des Etats-Unis au Qatar avant d’être diffusées, comme le révèle Claire Talon, chercheuse à Sciences politiques de Paris et auteure d'un livre sur la chaîne. D’ailleurs, cela semble évident car jamais le vassal qatari n’oserait déplaire à son maître. Par une retransmission en direct presque 24h sur 24 des images des manifestants qui campaient à la place Tahrir, Al-Jazeera a pu détrôner Moubarak. Puis, dans la crise libyenne, une Irakienne accuse en direct la chaîne qatarie de diffuser des images préfabriquées depuis Bassora en Irak en prétendant qu’il s’agit de la ville libyenne de Misrata. La chaîne persiste à dire qu’il s’agit de Misrata pendant que la femme la met vainement au défi de poursuivre la diffusion des images afin d’expliquer ce qui lui a permis de reconnaître sa ville irakienne. La chaîne qui met en valeur le terrorisme le plus abject et qui organise un sondage d’opinion sur l’attentat d’Alger en 2007 fait partie de ces mainstream media qui se sont transformés en outils de guerre médiatique ou de guerre tout court, au mépris des règles déontologiques minima de la presse et de l’information et au mépris des conventions de Genève qui n’autorisent pas d’utiliser les journalistes dans les conflits armés. Thierry Meyssan a parlé d’éléments de forces spéciales au sein des journalistes couvrant la rébellion en Libye où il était présent : il ne se basait pas uniquement sur leurs muscles, mais sur les critères de professionnalisme. D’ailleurs, le soldat-journaliste Pierre Servent fait partie de ces journalistes soldats dont Nicolas Boderault dévoile le CV militaire dans un article publié par Acrimed le 4 avril 2011. Les mainstream media (CNN, Al-Jazeera, BBC World, Euronews, Al-Arabia, France 24 et consorts) finiront par verrouiller l’information et l’actualité internationale dans toutes les langues, arabe inclus. Désormais, nous ne sommes plus dans la guerre froide où l’Oncle Sam se contentait de Radio Free Europe et de Voice of America pour sa propagande guerrière car les médias étatsuniens (dont Newsweek, Timeet les chaînes de télévision) n’étaient pas assujettis à la Maison-Blanche comme ils le sont aujourd’hui, ni ceux des pays européens aussi ligotés qu’aujourd’hui par la politique étrangère de leurs Etats respectifs. Par l’entremise des médias, notamment ceux d’Internet, la Maison-Blanche se permet une ingérence permanente dans les affaires des pays indépendants par le biais des ONG et de la société civile internationale, la cyber-contestation et la cyberdissidence – en vérité, la trahison – étant considérées comme faisant partie des droits de l’homme. L’usage systématique de WikiLeaks pour la propagation d’informations sur l’économie, le pouvoir et la corruption dans plusieurs pays du monde arabe laisse pantois : soudainement devenues bananières et incapables de contrôler leurs fonctionnaires, plusieurs ambassades américaines font l’objet de fuites de câbles diplomatiques classés secret ! Par quel miracle des ambassadeurs américains se mettent-ils à donner des infos secrètes au public ? Si tant est que ce ne sont que des employés, pourquoi ne les a-t-on pas arrêtés pour divulgation de documents secrets ? De toute évidence, la Maison-Blanche a ouvert le robinet de la «fuite» qui tape fort sur Zine El Abidine Ben Ali, mettant en évidence l’extrême fragilité de son pouvoir et laissant clairement entendre qu’en cas de conflit entre lui et l’armée, les Etats-Unis ne le soutiendraient pas nécessairement. Pourquoi Ben Ali aurait-il un conflit avec l’armée si l’on n’avait pas pris soin d’y créer un opposant au préalable ? Qui sont ces éléments de l’armée auxquels il serait opposé ? Les télégrammes diplomatiques décrivent le régime de Ben Ali comme une «quasi-mafia», reprenant à la lettre les épithètes de l’opposition islamiste et gauchiste. Comme par hasard, les câbles sur la Tunisie sont diffusés sur le site Nawaat de Sami Ben Gharbia, un cyber-dissident qui a fait des TechCamps notamment aux USA et dont le site est financé à 80% par Open Society de George Soros. Pourquoi Julian Assange a-t-il confié à Nawaat «l’exclusivité des documents concernant la Tunisie»? se demande le journal on line Tunisie Secret. A la suite de ces infos, la rue tunisienne a commencé à gronder, puis Bouazizi s’est suicidé et Sidi Bou Saïd s’est enflammée… Le clan de Ben Ali est dans le collimateur pour ses «excès» et le style de vie «somptueux». La petite bourgeoisie tunisienne est chauffée à blanc : «Yes we can !» crient-ils déjà, comme des Yankees, reprenant le slogan d’Obama.
Fuites WilkiLeaks : la république bananière des Etats-Unis
WikiLeaks publie plusieurs câbles de l’ambassade des Etats-Unis au Caire dont celui daté : 30-12-2008 à 09:09-CAIRO 002572. Les câbles en question parlent des Egyptiens du Mouvement du 6 avril de retour de leur stage aux Etats-Unis et qui ont pris contact avec les autorités américaines pour préconiser un changement de gouvernement au Caire, changement auquel toutes les forces de l’opposition égyptiennes auraient donné leur accord ! WikiLeaks jouera donc un rôle essentiel dans le «Printemps arabe», participant ainsi aux grands média-mensonges, d’une manière plus sophistiquée que ceux qui ont précédé les guerres impérialistes en Asie, en Amérique latine, en Afrique. Les peuples musulmans semblent amnésiques et l’histoire se répète contre eux indéfiniment, c’est ce que l’Occident semble avoir compris. L’Occident avance. Ses technologies avancent. Ses sciences de manipulation des foules avancent. En stagnant sur les plans culturel, scientifique et technologique, les musulmans ne sont en vérité pas restés sur place. Ils ont reculé de manière vertigineuse. WikiLeaks veut faire croire que Ben Ali, Moubarak, Kadhafi ou El-Assad sont des Pinochet. La famille de Ben Ali est accusée de «quasi-mafia», à Kadhafi on attribue des atrocités dont ces faux massacres concoctés par Al-Jazeera. Des informations calomnieuses et des accusations sont portées et répétées ad nauseam au point où le réflexe pavlovien a fait des foules de suivistes des hordes criant vengeance. La haine qui se dégageait des yeux des insurgés lorsqu’ils ont arrêté Kadhafi montre l’horreur à laquelle ils ont été portés, une haine identique à celle des tueurs d’An-Nousra qui massacrent au nom du diable croyant le faire au nom d’Allah. Les «révolutions» printanières se disaient pacifiques, mais le sang y a été un moteur essentiel. C’est la mort qui a stimulé la colère des Tunisiens qui ont organisé les manifestations de Sidi Bou Saïd, et c’est le sang des autres victimes qui sont tombées dans les rangs des manifestants qui ont engendré plus de colère. A aucun moment les manifestants ne se sont dit que les victimes de l’autre camp étaient aussi des Tunisiens. L’aveuglement consiste à ne compter que ses propres victimes, et c’est cette logique absurde qui nourrit une guerre civile. Ce qui se passe actuellement en Syrie a commencé de la même manière qu’en Tunisie : aujourd’hui, l’aveuglement de l’opposition syrienne – soutenue par les Etats-Unis et le Qatar – est devenu un «djihad», un terrorisme crapuleux. Pour faire tomber Kadhafi, la «révolution» a eu recours aux djihadistes du GICL et aux mercenaires de l’OTAN et n’a pas hésité à assassiner le raïs.
L’opposition syrienne détruit son pays comme s’il s’agissait de quelque chose de normal et de banal. Le discours et la propagande impérialistes ont réussi à intérioriser aux Arabes la trahison comme une normalité politique et le crime comme action légitime, voire sacrée.
Ali El Hadj Tahar Partie 10/18
Article publié sur Le Soir d'Algérie 
Source :Palestine Solidarité

Palestine - Les ouvriers de la Cisjordanie : Au mois de mai, le monde entier célèbre la fête du travail, mais que peut célébrer l’ouvrier palestinien ?


L’ouvrier palestinien n’a en fait que l’humiliation, l’agression physique, l’arrestation. L’humiliation sur les barrages de l’occupation sioniste est devenue son sort quotidien. Sa santé est devenue la proie de toute maladie, de tout handicap.
On parle surtout de l’ouvrier de la Cisjordanie qui travaille dans les territoires occupés en 1948, confirment les syndicats. Pour trouver quelque chose à mettre sous la dent de ses enfants, il devra entamer le parcours du combattant afin d’arriver à son lieu de travail, défiant les occupants sionistes, leurs soldats, leurs chiens, leurs caméras. Et dès qu’il essaie de dépasser le mur de séparation discriminatoire séparant les territoires de la Cisjordanie de ceux de la ville d'Al-Quds (Jérusalem) et des territoires occupés en 1948, des balles réelles l’attendent.
Autorisation sans effet
Même les porteurs d’une autorisation spécifique ne sont pas tranquilles, dit l’ouvrier Sobhi Khamis, de la ville de Ramallah. Il porte une autorisation, mais les soldates et les soldats, sur le point de passage de Qalandia, n’épargnent aucune insulte, aucune offense, aucune injure : « Ils nous qualifient d’animaux, nous mettent à nu sous prétexte de fouille. Les policiers peuvent déchirer notre autorisation, nous détenir pour des heures et des heures, nous frapper. C’est selon leur humeur ».
Pour sa part, l’ouvrier Hocham Rami, de la ville de Naplouse, dit que les occupants sionistes profitent d’eux. Des milliers d’ouvriers palestiniens travaillent à l’intérieur des territoires occupés en 1948, sans aucune assurance juridique et sanitaire. Les patrons sionistes en profitent pour augmenter leur profit. Ils font fi de leur santé. Beaucoup ont eu des maladies graves et chroniques. Beaucoup ont eu le cancer. Beaucoup sont morts, en silence.
Chaher Saad, secrétaire général de l’Union des travailleurs palestiniens, remarque que ces pressions sionistes poussent beaucoup d’ouvriers à aller chercher du travail à l’étranger, à l’extérieur de la Palestine.
Et l’autorité dans tout cela ?
Certains ouvriers se plaignent de l’autorité de Ramallah. Ils disent que même l’autorité, sensée les protéger, profitent d’eux. Jalal Baraka, de la ville de Naplouse, dit que certains bureaux de l’autorité imposent des taxes sur les autorisations données aux ouvriers afin qu’ils puissent aller travailler dans les territoires occupés en 1948.
Autorisation commerciale !
Il y a en fin des autorisations dites commerciales. Pour les avoir, l’ouvrier doit tout d’abord payer une somme de quarante dinars jordanien à la chambre de commerce. Puis il devra aussi montrer des factures d’achats de certains commerçants ou de certains patrons, dit Jalal Baraka.
Le problème, ajoute Jalal Baraka, de la ville de Naplouse, est que ces autorisations commerciales ne sont pas officielles. Les inspecteurs du bureau israélien du travail peuvent le livrer à leur police. Et la police peut le mettre en prison : « Et cela m’est arrivé l’année dernière », a-t-il ajouté.
Rapport du CPI

8 Mai 1945 - Le devoir d’écriture - « Pour que nul n’oublie » et aussi et surtout pour que ceux qui ne savent pas apprennent le visage du crime et l’apprennent à leur tour aux générations qui viennent.

Il y a tellement de choses qui ont été dites sur le 8 mai 1945 de Sétif, Kherrata, Guelma, livrées à la lâcheté criminelle de l’armée et des milices coloniales, celui des douars soumis au feu du ciel, quand d’autres feux, festifs ceux-là, illuminaient de leurs couleurs les nuits parisiennes et celles de toutes les villes et villages de France.
Il y a tellement de choses qui ont été racontées sur les fusillades, sur les exécutions sommaires, sur les lynchages et sur les cadavres amoncelés en charniers, pour l’exemple, quand les bals musettes faisaient vibrer les places des villes et villages de France. Il y a tellement de choses qui ont été écrites, qu’il semble qu’il n’y a plus rien qui vaille la peine de dire, de raconter, d’écrire l’innommable barbarie qui a meurtri à jamais la mémoire algérienne.
Pourtant, il faut continuer à en parler, à redire, à répéter et à réécrire, sans cesse. Berthold Brecht écrivait, parlant du fascisme, que « le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde ». Cette affirmation s’applique, de même, on ne peut mieux, au colonialisme face auquel il ne pas faut se résigner. Au nom de l’humanité, refusée à des milliers d’être humains, comme elle a été refusée à leurs compatriotes plus d’un siècle durant. Au nom des supplices, des martyres infligés à l’innocence désarmée.
« Pour que nul n’oublie » et aussi et surtout pour que ceux qui ne savent pas apprennent le visage du crime et l’apprennent à leur tour aux générations qui viennent. Parce que se taire, c’est lâcher la bride aux criminels, c’est peut-être même leur donner raison. Car la bête est toujours à l’œuvre et ne semble pas près de renoncer.
On a cru, un temps, qu’elle avait reculé. On a eu tort. Elle revient plus féroce et plus déterminée que jamais, sous d’autres oripeaux qui cachent mal ses desseins morbides. Elle n’a pas désarmé et n’a jamais cessé de rêver de puissance et de prédation. Elle rode autour de la proie, qu’elle voudrait voir tomber pour l’aider à mourir, pour se vautrer ensuite dans son sang. Elle voudrait même l’aider à succomber. Elle l’y pousse. Au nom des mêmes principes qu’elle brandissait du temps des conquêtes sans risques, quand elle a « civilisé » dans leur sang les « indigènes » à travers le monde. Elle a le sourire aux lèvres et la main sur le cœur, elle crie à la bienfaisance de ses bombardements « révolutionnaires » et de ses guerres « zéro mort ». La bête, la barbarie, qui a massacré hommes, femmes et enfants, notre peuple, il y a 68 ans, il y a 59 ans, il y a 183 ans, tout au long d’un horrible déni de droit, est la même que celle qui chante cette « démocratie » revisitée, parfois reprise en chœur par ceux qui ont cédé à la tentation d’être promus au sein des peuples convoités.
Pour cela, ne pas se taire, jamais, convoquer le souvenir, la mémoire des victimes, faire revivre sans cesse le passé de la bête, si réel, si présent, si menaçant. Ce 8 mai 2013, nous ne devrions pas faillir à la mémoire des dizaines de milliers d’Algériens qui ont témoigné et qui témoignent par leur mort, par delà les années, de l’infamie colonialiste.
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