samedi 4 mai 2013

Maroc : Tortures, detentions, vague grèves de la faim dans les prisons...Des vies sont en danger de mort


Le Comité de Soutien en France aux Détenus Politiques au Maroc s’inquiète de la situation des détenu(e)s et du sort que le régime leur réserve. Les grèves de la faim dans les prisons du Maroc continuent depuis le début du mois de mars 2013.
Des vies sont en danger de mort.
Des militant(e)s du changement radical au Maroc sont emprisonné(e)s, torturé(e)s, maltraité(e)s, affaibli(e)s…
Dans la prison locale de Taza

Abdessamad Alhaydour membre du Mouvement 20 Février (M20F)  et Tarik Alhamani membre de l’UNEM, mouvance Voie Démocratique Basiste sont à 59 jours de la grève de la faim.
Nous rappelons qu’ils sont à leur deuxième grève après celle de l’année dernière observée aux côtés d’Ezedine Erroussi.
La direction pénitentiaire de Taza refuse les soins au détenu politique Tarik AlHamani. Affaibli sur une chaise roulante, il est dans une situation critique. Selon les déclarations de son frère, la famille de Tarik subit des menaces et des fouilles, les forces répressives mettent la pression sur son père très âgé et malade.

Dans la prison d’Aine Kadousse à Fès

Younes Erroufi, Hichame Boughlade, Tarik EljaîbiMohamed Saleh, tous militants de l’UNEM, mouvance Voie Démocratique Basiste, sont en grève de la faim depuis le 26 mars 2013, soit 34 jours de grève de la faim.
Nous félicitons et saluons Mohamed Salah qui a retrouvé sa liberté aujourd’hui.

Dans la prison de Toullal2 à Meknes

 Mounir Ait Khafou, Soufiane Segheri, Hassan Koukou, Mohamed Aloualiki, Hassan Alhmouche, militants de l’UNEM, Voie démocratique Basiste, sont en grève depuis le 11 mars 2013, soit 49 jours de grève de la faim. 
D’autres militants détenus politiques dans les prisons de Tanger, Alhouceima, sont décidés à observer la grève de la faim à partir du premier mai, pour dénoncer leur détention, leurs conditions de vie et en soutien aux grévistes de la faim dans les prisons de Taza , Fes, Meknes.
Ces militant(e)s agonisent dans les prisons du royaume du Maroc. Ils et elles sont affaibli(e)s, entassé(e)s avec les prisonniers de droit commun dans des cellules étroites où les conditions de vie sont inimaginables et insupportables. Ils et elles sont violenté(e)s par les agents de l’administration pénitentiaire et les gardiens. Ils sont dans des cellules avec des prisonniers de droit commun qui relèvent de la psychiatrie et des agresseurs sexuels. Ceux-ci présentent un danger de plus pour ces détenus politiques affaiblis par la grève de la faim et par les conditions inhumaines qui règnent dans ces institutions pénitentiaires qui datent du temps de la colonisation. C’est le cas par exemple de la prison locale de Taza.
La santé des détenus politiques en grève de la faim est dans un état très critique. Les prisons ne disposent pas d’équipement médical, des maladies contagieuses ne sont même pas soignées. Aucun service médical n’est mis à la disposition des détenus. Des cellules de quelques mètres carrés sans aération contiennent des dizaines de détenus sans considération aucune. L’humidité, le manque crucial d’hygiène, la surpopulation, les traitements indécents tels que les tortures, les humiliations, l’absence de soin etc... est le quotidien des détenus politiques dans les prisons du royaume du Maroc.
Les campus universitaires de Fès sont le théâtre d’interventions répressives contre les étudiants et leur syndicat l’UNEM. Des arrestations ont eu lieu ; 23 étudiants détenus sont en garde à vue et mis au dépôt dans la prison de Aine Kadousse, dont Aicha Albouche, étudiante en 3eme année de philosophie, Asmaê Sabah, 3eme année de biologie. Les interventions policières ont à leur actif des centaines de blessés, des viols, des tortures et même le lynchage, c’est le cas de Aboubaker Alhedari, torturé et jeté du haut de la toiture de la bibliothèque de la faculté des sciences à Fes. Cet acte est criminel.
Le Comité de Soutien en France aux détenus Politiques au Maroc vous demande de continuer à informer l’opinion publique afin d’exiger la libération des détenus politiques au Maroc. Nous vous demandons d’écrire et d’interpeler les autorités publiques, la presse et les amis pour demander la libération de tous les détenus politiques au Maroc, notamment les grévistes de la faim dans les prisons de Taza, Fès, Meknès, Tanger etc.
Fait en France le 30 avril 2013 
Moha OUKZIZ, coordinateur du Comité de Soutien en France aux Détenus Politiques au Maroc. 
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mercredi 1 mai 2013

Syrie : vers un remake du scénario irakien ?...Aujourd’hui voilà que l’on ressort un nouveau prétexte nommé « armes chimiques » pour justifier une intervention dans le bourbier syrien.

La question des armes chimiques rappelle celle des ADM.
...Aujourd’hui la Syrie vit une destruction systématique et méthodique. Les solutions politiques s’éloignent davantage faisant la part belle aux scenarios les plus détestables. Et la plus grande victime de cette tragédie c’est le peuple syrien....
Le mensonge des armes de destructions massives a certes permis la chute de Saddam Hussein mais surtout la destruction de l’Irak devenu un Etat failli. Aujourd’hui voilà que l’on ressort un nouveau prétexte nommé « armes chimiques » pour justifier une intervention dans le bourbier syrien. Mais les conséquences absolument paroxystiques qui pourraient découler d’une telle option semblent refréner les ambitions des va-en-guerre.
La France affirme qu’elle n’a « pas de certitude » sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie, les Américains et Britanniques ayant seulement des « indices ». La guerre qui ravage le pays depuis deux ans a créé une situation de tension extrême dans une région inflammable sans qu’un scenario ne se dessine de façon certaine. Le débat sur une probable utilisation par Damas des armes chimiques contre ses opposants continue d’agiter les chancelleries occidentales. L’hésitation et l’embarras sont pour l’heure les caractéristiques les plus partagés par les capitales occidentales qui se posent comme des adversaires de Damas. Les suites d’une intervention militaire occidentale en Syrie pourraient être incontrôlables pour les Occidentaux. C’est justement l’inconnue qui fait encore hésiter les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la France à rééditer le scenario libyen qui n’a pas eu que des résultats vertueux. Le rôle joué de plus en plus par plusieurs responsables militaires et politiques israéliens dans cette campagne pour la thèse de l’usage des armes chimiques par l’armée syrienne est de plus en plus trouble. Israël redouble de pression pour que les Etats-Unis réagissent au supposé franchissement de la fameuse « ligne rouge » par Damas. L’hypothèse que les armes chimiques tombent entre les mains de la nébuleuse islamiste qui pourrait ensuite les utiliser contre les intérêts occidentaux de la région est également une hantise, accentuée par la récente allégeance du Front al-Nosra à al-Qaïda. La compréhension de l’équation syrienne ne pourrait faire l’économie de connaitre la position des Russes notamment sur cette question. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, met en garde contre l’utilisation de l’argument de recherche d’armes chimiques en Syrie comme un prétexte pour intervenir militairement dans ce pays. L’insinuation est également destinée au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui vient d’appeler le gouvernement syrien à autoriser une équipe de l’ONU à enquêter sur une éventuelle utilisation d’armes chimiques en décembre. « Cette demande du secrétaire général en référence à un événement, depuis oublié, nous rappelle des tentatives visant à répéter en Syrie une pratique analogue à celle de l’Irak, lorsque des recherches d’armes de destructions massives avaient été entreprises », souligne Lavrov. Pour Moscou il n’y a pas de doute, certains pays et acteurs extérieurs agitent la menace des armes chimiques pour consolider l’option du pire. Un prétexte pour insister sur la nécessité d’une invasion étrangère en Syrie aux conséquences géopolitiques incalculables. La Russie met en garde contre un remake du scénario irakien en Syrie, consistant à utiliser l’argument de recherche d’armes de destructions massives dans le pays comme un prétexte pour renverser le président Bachar al-Assad et contrôler les ressources énergétiques du pays. Le régime syrien qui tient décidément le coup malgré une pression dantesque a rejeté les accusations américaines et britanniques sur un usage des armes chimiques après la multiplication d’accusations en ce sens formulées conjointement par l’opposition syrienne et Israël. La question de la présence d’armes de destructions massives en Irak avait servi à justifier l’invasion de ce pays en mars 2003 et fait entrer le pays dans un tourbillon politique dont il a du mal à sortir jusqu’à aujourd’hui.
Cet argument s’était ensuite révélé un gros mensonge d’Etat. Un mensonge qui a occasionné des millions de morts parmi les Irakiens dont les principaux auteurs (George W Bush et Tony Blair) qui ne sont plus au pouvoir aujourd’hui, n’ont jamais été inquiétés par la justice internationale. Aujourd’hui la Syrie vit une destruction systématique et méthodique. Les solutions politiques s’éloignent davantage faisant la part belle aux scenarios les plus détestables. Et la plus grande victime de cette tragédie c’est le peuple syrien.
Moumene Belghoul
http://www.latribune-online.com/suplements/international/81897.html
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mardi 30 avril 2013

MANIFESTE du 1er Mai 2013...nous optons pour un syndicalisme de confrontation, opposé au syndicalisme des pactes sociaux..

Plus de soixante organisations de différents pays et de quatre continents ont participé à Paris à la Rencontre internationale du syndicalisme alternatif du 22 au 24 mars 2013. Nous, qui nous sommes réunis à Paris, nous optons pour un syndicalisme de confrontation, opposé au syndicalisme des pactes sociaux. Nous affirmons que la lutte est la seule voie vers la transformation sociale. Nous croyons à la démocratie directe, au syndicalisme assembléiste face au syndicalisme des états-majors bureaucratiques, à l’internationalisme, à la lutte internationale de la classe ouvrière et des opprimé-es.
À l’occasion de la célébration du 1er mai, la journée internationale de lutte de la classe ouvrière, nous déclarons que :

1) La crise-escroquerie économique, politique et sociale actuelle du système capitaliste pousse les travailleurs/ses et les peuples à la misère. Et elle devient une véritable catastrophe sociale dans de nombreux pays.
2) Les gouvernements et les institutions internationales appliquent des plans de guerre sociale et la catastrophe qui les accompagne contraste avec les aides multimillionnaires scandaleuses de ces gouvernements et institutions aux banques, avec des cas de corruption éhontée qui touchent les hiérarques du système.
3) On ne peut pas continuer ainsi. Les gouvernements, loin de tenir compte du rejet social, annoncent de nouvelles coupes sombres dans les emplois, les salaires et les aides sociales, de nouvelles privatisations et le pillage de pays entiers.
La défense des travailleurs/ses et des peuples exige une lutte résolue contre ce système qui conduit l’humanité à la barbarie et à la destruction de la planète. Elle exige d’abandonner toute illusion politique de concertation sociale avec les gouvernements qui mettent en œuvre ces plans de guerre sociale. Il n’y a pas de retour en arrière dans ce processus de lutte.
4) La classe ouvrière du monde et en particulier d’Europe qui mène aujourd’hui des combats décisifs contre les gouvernements de la troïka, doit opposer à ces plans de guerre sociale ses propres mesures et ses solutions pour offrir une issue sociale et populaire à cette crise-escroquerie.
C’est pourquoi nous disons :
À bas les plans d’austérité ! Abrogation immédiate des coupes sociales et des réformes du travail !
La défense d’un salaire digne, de l’emploi, de la santé et de l’éducation publique, exige que les multiples luttes partielles, d’entreprises et de secteurs qui secouent le « vieux continent » s’unissent autour d’une demande urgente : dehors les gouvernements et les politiques d’austérité ! Qu’ils s’en aillent ! Pas de retour en arrière !
Nous disons qu’il y a vraiment des ressources, qu’on peut vraiment donner une solution à la crise en défendant les intérêts ouvriers et populaires. Mais cela exige de mettre en œuvre des mesures résolument anticapitalistes. C’est pourquoi nous défendons l’arrêt immédiat du paiement de la dette, une dette illégitime que nous, les travailleurs/ses et le peuple, n’avons pas contracté.
La lutte pour l’emploi, pour le partage du travail et de la richesse exige d’arracher les ressources financières des mains des spéculateurs et des banquiers : nationalisation sans indemnisation du secteur bancaire et des entreprises clés, réformes fiscales faisant payer davantage ceux qui ont le plus, afin de mettre toutes ces ressources au service de l’unique plan de sauvetage qui manque, un Plan de sauvetage des travailleurs/ses et de la majorité sociale (99 %).
5) La classe ouvrière et d’autres mouvements sociaux mènent les luttes avec les opprimé-es du monde. Nous devons mener haut et fort la lutte contre le machisme et toutes les formes d’oppression des femmes ; la lutte contre la xénophobie, le racisme et toute forme d’oppression des travailleurs immigrés, et la lutte au droit à l’autodétermination des peuples, à la défense du droit de toutes les nationalités opprimées à exercer leur souveraineté. Sans une lutte conséquente contre toutes ces formes d’oppression, l’unité de la classe ouvrière pour la transformation et la justice sociale ne sera pas possible.
6) A l’occasion d’une journée de lutte internationale comme le 1er mai, nous réaffirmons notre solidarité la plus résolue avec tous les travailleurs/ses et les peuples du monde qui font face à l’impérialisme et aux dictatures. Notre solidarité va en particulier aux peuples arabes, du Moyen-Orient, aux communautés indigènes et à toutes les luttes populaires.
7) Nous nous engageons à préparer un 1er mai internationaliste et de lutte, en appelant l’ensemble des organisations du syndicalisme alternatif et des mouvements sociaux à faire de grands rassemblements et des manifestations alternatives à celles du syndicalisme institutionnel et bureaucratisé, qui seront une référence claire de classe et de combativité.
8) La situation particulière que nous vivons sur le continent européen et l’expérience récente du 14 novembre dernier exige que nous menions toute une activité d’explication, de coordination et d’initiatives pour arriver à une nouvelle grève générale continentale, qui ait une continuité jusqu’à ce que nous fassions sauter les politiques de la troïka et que nous, travailleurs/ses du monde entier, soyons les protagonistes d’une nouvelle société basée sur la démocratie, la liberté et la justice sociale.
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Pour la France : Union syndicale Solidaires (Solidaires), Émancipation tendance intersyndicale (Émancipation) ; Confédération Nationale du Travail-Solidarité Ouvrière (CNT SO). Courant Syndicaliste Révolutionnaire (CSR). Confédération Nationale du Travail (CNT-f)
Ces rencontres ont été organisées par les organisations syndicales interprofessionnelles suivantes :
Central Sindical e Popular Conlutas (CSP-Conlutas) – Brésil, Confederación General del Trabajo (CGT) - Etat espagnol, Union syndicale Solidaires (Solidaires) - France.

lundi 29 avril 2013

SYRIE : L'erreur stupide américaine serait un acte suicidaire...Ces scénarios laissent penser que les menaces s'inscrivent plus dans le cadre de l'intimidation, sans exclure, toutefois, un acte stupide.

Le commandement syrien poursuit la mise en œuvre de ses nouveaux plans dans un timing politique et militaire adéquat, et à l'ombre d'une ambiance populaire résolument favorable à l'Etat et au président Bachar al-Assad, de l'aveu même des puissances occidentales.
Sur le terrain, l'armée et en passe d'anéantir de nombreux foyers terroristes, dont des centres de commandements. Les experts sont unanimes à estimer que la libération de Oteiba, au sud-ouest de Damas, constitue un coup dur à Al-Qaïda et sa branche syrienne, le Front al-Nosra. Dans le même temps, l'effondrement des structures terroristes se succèdent à Qoussair, tandis que les opérations de l'armée se poursuivent à un rythme accéléré dans les campagnes d'Idleb et d'Alep et dans les villes de Homs et d'Alep. A Daraa, Raqqa et Deir Ezzor, les troupes régulières assènent des coups durs aux groupes armés. Les analystes soulignent que la sécurisation de Homs et la libération de la ville de Qoussair trancheront la bataille dans le centre de la Syrie (les provinces de Homs et de Hama), qui constitue le quart de la superficie du pays. Dans la période à venir, l'armée syrienne va prendre le contrôle des grandes villes et de leurs environs, ainsi que des principaux axes routiers. Cet objectif, qui nécessite quelques mois d'efforts, permettra de relancer le cycle économique et de faciliter le retour des déplacés, qui vivent des conditions difficiles et humiliantes au Liban, en Turquie et en Jordanie.
Les menaces des Etats-Unis, qui utilisent le faux prétexte des armes chimiques, visent à intimider la Syrie et ses alliés -l'axe de la Résistance et les Brics. Si Washington met à exécution ses menaces d'une intervention militaire en Syrie, après l'échec de sa guerre mondiale à travers ses outils terroristes et ses auxiliaires régionaux (Israël, la Turquie et la Jordanie), il commettrait une grave erreur et un acte stupide.
Toute évaluation scientifique des options guerrières américaines, brandies par Barak Obama, permet de mieux comprendre les rapports de forces actuels. Les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux croulent sous leurs difficultés économiques et financières, qui ont nécessité des réductions drastiques des budgets militaires. En revanche, l'axe de la Résistance, qui va probablement s'engager immédiatement dans la confrontation si la Syrie est attaquée, dispose de moyens dissuasifs suffisamment importants pour provoquer une guerre mondiale. L'ancien secrétaire d'Etat Henry Kissinger avait mis en garde contre un conflit de cette ampleur dès le début de la guerre contre la Syrie, lorsque certains responsables américains avaient caressé l'idée de passer de la guerre par procuration -via les groupes terroristes- à la confrontation directe, à travers les armées de l'Otan.
Les questions stratégiques soulevées si un tel scénario est mis en œuvre conduisent toutes aux mêmes réponses: toute agression contre la Syrie sera confrontée à une résistance féroce et globale. La défense anti-aérienne syrienne a montré son efficacité en abattant l'avion turc, en juin 2012, quelques minutes après avoir violé l'espace aérien syrien. Et les missiles syriens sont prêts à frapper Israël et les bases américaines en Turquie et en Jordanie, ainsi que les bastions terroristes au Liban. Certains analystes pensent aussi que la Résistance libanaise et l'armée syrienne ouvriront les fronts libanais et syriens contre Israël. Sans oublier les missiles iraniens et leurs formidables capacités, qui peuvent "réduire Tel-Aviv en poussière", comme l'a dit le guide suprême de la révolution, l'ayatollah Ali Khamenei, et bloquer les voies d'approvisionnement en pétrole. S'en suivra l'effondrement des économies occidentales. Les Etats-Unis craignent surtout que les grands puits de pétrole et les bases américaines dans le Golfe soient pris pour cible.
La question qui se pose est celle de savoir quelle sera la réaction de la flottille russe qui mouille au large des côtes syriennes.
Ces scénarios laissent penser que les menaces américaines s'inscrivent plus dans le cadre de l'intimidation, sans exclure, toutefois, un acte stupide. Quoi qu'il en soit, si la grande confrontation a lieu, et lorsque la poussière tombera sur le champ de bataille, l'Occident aura essuyé une défaite cuisante, qui entrainera une catastrophe pour Israël, la Turquie et tous les dirigeants du Golf et de Jordanie, impliqués dans l'agression. La résistance de la Syrie à une telle guerre aura les mêmes résultats qu'au eu l'agression tripartie, en 1956, contre l'Egypte, et qui s'est terminée par la fin du rôle de la France et de la Grande-Bretagne en tant que puissances coloniales.
1400 membres du Front al-Nosra auraient fuit au Liban
Les opérations foudroyantes menées par l'Armée arabe syrienne dans la campagne de Homs, en parallèle avec sa progression autour de Damas, ont donné naissance à de nouvelles réalités à la frontière avec le Liban. Cette région est presque entièrement sous le contrôle des troupes régulières, qui ont bloqué la plupart des sentiers et des passages empruntés ces deux dernières années par le Courant du futur et ses partenaires des services de renseignements du Golfe et des pays de l'Otan pour introduire en Syrie des centaines de tonnes d'armes et des milliers de combattants.
Le résultat direct de ces nouvelles réalités sur le terrain est que la plate-forme de l'agression contre la Syrie, mise en place par l'ancien Premier ministre Saad Hariri, est en train de se transformer en problème libanais interne et en danger pour la sécurité du Liban. En effet, selon divers services de sécurité, quelques 1400 membres du Front qaïdiste al-Nosra ainsi que de nombreux groupes armés, en plus de Libanais qui ont combattu en Syrie, ont trouvé refuge au Liban pour fuir l'avancé des troupes syriennes.
Le prochain élargissement des opérations de l'Armée arabe syrienne et la conquête de la totalité de la ville de Homs vont ouvrir la boite à pandore des secrets embarrassants. Première révélation, la présence en Syrie dans les rangs des groupes terroristes de nombreux officiers étrangers et de pays du Golfe, ainsi que de combattants libanais. Cela va avoir de graves répercussions au Liban.
Tout être censé reconnaitra que le pouvoir libanais est en grande partie responsable des dangers auxquels le pays est confronté aujourd'hui. Les fausses hésitations des dirigeants visaient en fait à couvrir leur connivence et leur complicité, qui répondaient à des demandes étrangères de fermer les yeux sur ce qui se passaient le long des frontières et au Liban-Nord. Cette politique a conduit à la paralysie de l'Armée libanaise qui a été poussé à démissionner de son rôle de gardienne de la souveraineté nationale et de protectrice des frontières.
La vérité que tous doivent savoir au Liban -et agir en fonction- est que l'Etat syrien, "appuyé par son peuple", comme l'a dit le ministre espagnol des Affaires étrangères, est confronté à une guerre coloniale et combat des gangs terroristes et takfiristes sur sa terre. Et aujourd'hui, le Liban fait face au danger de ces mêmes bandes terroristes.
Aussi, est-il du devoir de tout gouvernement libanais qui se respecte et qui est soucieux de défendre les intérêts de son peuple, de lutter contre ces groupes terroristes qui utilisent certaines régions du pays comme plate-formes et bases de repli... car dans un avenir pas très lointain, ces terroristes jugeront que le moment est venu de transporter leur prétendu jihad au Liban.
Tendances de l’Orient

samedi 27 avril 2013

Palestine - La lettre de victoire de Samer Issawy...Jérusalem, ou le martyr, il n'y a pas de troisième choix


Dieu est grand, Dieu soit loué
Dieu est grand, Dieu soit loué
Dieu est grand, Dieu soit loué
Je remercie Dieu avant tout pour cette victoire, et pour sa générosité pour me l'avoir accordée.
Pour commencer cette lettre, je tiens à présenter mes excuses à tous ceux qui m'ont soutenu dans cette bataille, une bataille de la dignité et de la loyauté envers les martyrs de Gaza, les blessés et ceux qui sont en détresse à cause de l'agressivité à laquelle ils ont été exposés quand les sionistes ont tenté, en vain, de libérer le soldat israélien "de la boîte", comme ils disaient. Ils ont cependant trouvé un espace grand ouvert, malgré leur technologie avancée, et malgré le soutien dont ils jouissent dans le monde entier, et bien qu'ils aient les services de renseignement de tous les pays du monde à leur disposition, ils ont été incapables de le libérer.
J'espérais que ma libération soit immédiate, et c'était ma position, mais après que plusieurs prisonniers politiques aient commencé une grève de la faim illimitée en solidarité avec moi, inquiet pour leur bien-être, dans le souci du mouvement des prisonniers et ne voulant pas qu'ils endurent pour moi ce que j'ai enduré pendant ma grève de la faim, j'ai été obligé d'accepter la proposition finale qui m'a été offerte, à savoir une peine de prison effective de 8 mois, à partir du jour de la signature de l'accord, et le retour à ma Jérusalem bien-aimée.
Grâce à Dieu, les exigences pour lesquelles j'ai mené ma grève de la faim illimitée, par fidélité aux martyrs, ont été satisfaites, et dès le début, elles ont été : défendre la dignité de notre nation, dénoncer les violations par l'occupation des clauses de l'accord "Loyauté des libres", interdire de ré-arrêter les prisonniers politiques libérés dans le cadre de cet accord, refuser le rétablissement des peines antérieures, appeler à l'arrêt de la politique d'extradition et au droit au retour dans notre pays.
Les négociations qui ont été conduites avec moi, en envoyant une équipe de négociateurs supervisée par des spécialistes en négociation et des agents du Shabak, ont été très pénibles, elles ont duré plusieurs heures par jour, mais je n'ai pas bougé. La première offre qu'ils m'ont faite prévoyait que je sois banni à Gaza pendant 10 ans, mais je l'ai totalement refusée. Puis ils ont proposé de m'extrader dans un pays de mon choix, alors je leur ai dit que je n'accepterai pas l'idée d'extradition, et que, en possession de toutes mes capacités mentales, exempt de toute faiblesse de la volonté, je refusais toute idée d'extradition, même s'ils m'extradaient vers l'honorable Gaza. Même si elle fait partie de ma patrie, j'ai maintenu que je souhaitais revenir sur les terres saintes, chez moi, dans les bras de mes parents et de ma famille, et dans mon village. J'ai dit et répété : Jérusalem, ou le martyr, il n'y a pas de troisième choix. J'ai refusé de me courber devant l'occupation et ses humiliations, et j'ai refusé d'être un pont qu'on traverse, j'ai refusé d'abandonner le sang des martyrs et les soupirs des blessés qui sont tombés pour la libération des prisonniers politiques.
Le simple refus d'accepter l'extradition fut ma première victoire sur l'occupation, y compris le refus d'être extradé à Gaza, parce que cela rappelait les opérations d'expulsion forcée qui ont frappé les Palestiniens en 1948 et en 1967. Nous livrons actuellement une lutte pour la libération de la terre et le retour des refugiés, et non pas pour augmenter le nombre des déplacés. Les méthodes systématiques qu'"Israël" applique pour expulser les Palestiniens de leur terre et pour remplacer les propriétaires initiaux de la terre par des mercenaires, sont l'essence du crime et je refuse donc l'extradition vers un autre lieu. Je leur ai dit :
"Je préfère la mort sur mon lit d'hôpital à mon expulsion loin de Jérusalem. Jérusalem est mon âme et ma vie, et si on m'arrachait de Jérusalem, c'est comme si on m'arrachait l'âme du corps. Il n'y a pas de vie sans Jérusalem et sans Al-Aqsa, toute terre sera pour moi incomplète après Jérusalem, mon retour sera donc à Jérusalem, et nulle part ailleurs."
Je n'ai pas considéré que c'était une question personnelle qui ne concernait que Samer Issawi mais une question nationale, avec la conviction et les principes que chaque Palestinien qui aime sa terre y adhère. L'équipe de négociation a alors compris que l'extradition ne pouvait pas faire partie des possibilités, et qu'il fallait l'exclure des négociations.
J'ai également informé la cour militaire que je boycotterais les audiences, et que j'estimais qu'elle est illégale, et illégale sa présence sur les terres palestiniennes. Comment puis-je être jugé dans un tribunal qui est illégal, et où des magistrats me jugent pour être entré dans des territoires palestiniens, alors que leur palais de justice est situé, illégalement, sur la terre palestinienne ? Je leur ai dit si je me présentais devant cette cour, ce serait une reconnaissance de sa légitimité et de l'illégalité de la présence de l'occupation sur la terre palestinienne, et qu'il n'en était pas question. Le tribunal militaire a donc été obligé d'envoyer ses magistrats à l'hôpital pour apprendre les raisons de mon refus de me présenter devant la cour. Je leur ai transmis ma réponse, qui a provoqué irritation et colère, ce que je considère comme ma deuxième victoire sur l'occupation.
Après qu'ils aient écarté l'idée d'extradition, ils se sont mis à parler d'années d'emprisonnement effectif, et leur première suggestion a été 10 ans ; alors j'ai commencé à négocier à la baisse et les réduire après avoir affirmé ma détermination à être libéré, et j'ai réussi à réduire à 8 mois, ce que je considère comme ma troisième victoire. La volonté de l'ennemi se brise face à la volonté du peuple palestinien, qui refuse de plier.
Après que j'acceptais leur offre d'être emprisonné pendant 8 mois, j'ai demandé la présence de l'équipe de la défense, dans le but de compléter son statut et de le signer, et d'établir les procédures judiciaires pour que l'accord voit le jour, pour sceller la victoire que j'attendais depuis mon emprisonnement, à savoir être libéré et rentrer à Jérusalem.
Depuis, je suis sur ce lit de la victoire, transmettant mes salutations à tous ceux qui se sont tenus à mes côtés, sans exception, et je ne préciserai pas plus par crainte de plaintes. J'estime et j'apprécie tous ceux qui m'ont soutenu dans la réalisation de cette victoire, que ce soit par des actes, des actions, des paroles ou des prières, et puisse Dieu les bénir en mon nom et au nom du peuple palestinien. J'adresse aussi mes salutations à tous les soldats qui ont participé à cette bataille, malgré sa longueur. Ils ont tenu pendant cette longue période en face de l'agresseur, et ils ont supporté toute la souffrance et la douleur provoquées par l'oppression de l'occupation. Pourtant, ils ont tenu à poursuivre cette bataille jusqu'à la victoire, malgré les tourments et les malheurs qui les ont assaillis, avec les arrestations et les blessures dans leurs rangs, les blessures par balles, et malgré les larmes provoquées par les grenades lacrymogènes.
Après toute cette souffrance, nous voici aujourd'hui en train de célébrer la victoire qui a été remportée grâce à votre persévérance dans cette bataille héroïque, vous et tous les gens libres du monde qui ont partagé cette bataille avec nous, et cette victoire prouve à l'occupation que la justice l'emporte chaque fois, et que l'injustice et ce qui en sont responsables perdent toujours.
J'envoie mes bénédictions aux mères des martyrs et je salue les familles des blessés qui ont sacrifié leurs âmes et leurs corps pour que réussisse l'opération "Loyauté des libres" et au nom des un million et demi de Palestiniens de Gaza, qui ont payé un lourd tribut, sous la forme du blocus et de la famine pour tenter de les forcer à libérer le soldat. Malgré cela, notre peuple à Gaza a maintenu ce soldat sous bonne garde, dans le but de réaliser l'accord d'échange de prisonniers le plus important dans l'histoire du peuple palestinien. Nous en sommes là aujourd'hui, accrochés à tous ces sacrifices et ces réalisations, avec notre victoire dans cette bataille que nous dédions à Gaza. J'ai tenu la promesse que j'ai faite, que ce serait soit le martyr soit la libération et le retour à Jérusalem, et c'est fait. La liberté est maintenant en chemin, si Dieu le veut.
Il est vrai que lorsque je pensais aux martyrs, aux blessés, aux personnes en détresse à Gaza, qui s'étaient sacrifiés pour notre libération, je me sentais renforcé et déterminé, et je considérais que reculer et abandonner la victoire serait comme une trahison envers ceux qui se sont sacrifiés pour garantir notre liberté dans l'accord "Loyauté des libres". Ma victoire est leur victoire, et leur souffrance est ma souffrance.
Et je n'oublierai pas de saluer les soldats inconnus de cette bataille, dans les médias écrits et audiovisuels, qui ont joué un rôle essentiel dans cette grande victoire que nous avons remportée. Je salue aussi tous ceux qui se sont efforcés de me soutenir parmi les poètes, les compositeurs et les chanteurs, ils ont aidé à faire connaître cette lutte aux quatre coins du monde, et ils ont joué un rôle qui n'est pas moins important que les autres.
Maintenant, je plaide pour une poursuite du mouvement populaire et son accentuation sur tous les fronts, afin de lutter pour nos prisonniers politiques.
J'appelle aussi à la poursuite de la mobilisation politique et diplomatique pour internationaliser la question des prisonniers politiques, et pour aller devant la Cour pénale internationale afin d'inculper les juges de l'occupation en vertu du droit internatonal, pour les crimes qu'ils perpètrent contre le peuple palestinien.
Je vous salue, je salue votre ténacité, et j'espère vous rencontrer bientôt, et que nous fêterons la vraie victoire, celle de la libération de la Palestine, avec Jérusalem bénie comme capitale. Nous nous rencontrerons bientôt dans la Ville sainte, si Dieu le veut.
Votre fils et votre frère
Samer Issawi
Centre médical Kaplan

SYRIE - Accusations chimiques contre Damas : l'exemple de l'Irak ressuscité ?

Depuis que les Américains ont exploité l’affaire des ADM en Irak, en allusion aux armes de destruction massive, pour harceler ce pays, lui imposer des sanctions pour finalement l’envahir, de nombreux analystes sont totalement persuadés que la question des armements chimiques (AC) en Syrie sert les mêmes objectifs, mais avec Damas.
 

Au début de la crise syrienne, les Occidentaux se sont vite mis à la tache de mettre en garde contre le recours des forces gouvernementales à cet armement, menaçant d’intervenir militairement. Si ce n’étaient les avertissements sérieux de la Russie, puis le double véto sino-russe, l’Otan serait depuis longtemps dans la capitale syrienne.
Dernièrement, cette affaire est martelée de nouveau. Depuis l’attaque chimique perpétrée à Khan al-Assal à Alep, au lendemain de sa reconquête par les forces gouvernementales.
Pourtant, la logique des évènements et des réalités sur le terrain, (15 militaires y ont été tués) sans oublier les menaces proférés en vidéo au préalable, permettent de pencher beaucoup plus vers l’accusation des rebelles, et de soupçonner de surcroît des parties occidentales et turques par derrière de les y a avoir assistés. D’autant plus que dans l’enceinte onusienne, Français et Britanniques se sont mis de concert pour les couvrir, entravant l’envoi d’une commission d’enquête onusienne, et s’attelant à accuser le gouvernement syrien de l’avoir entravé.

En même temps, et pour la première fois depuis l’éclatement du conflit syrien, les Britanniques, suivis par les Français, se sont mis à marteler qu’ils détiennent des preuves sur un recours limité des forces gouvernementales à l’arme chimique, spécifiant le gaz de sarin.
Raison en est-il que leurs assertions ont été inscrites dans le cadre de la campagne de couverture du bombardement chimique de Khan al-Assal.

Curieusement, cette campagne de matraquage s’est poursuivie, escortant les avancées importantes de l’armée syrienne régulière à Homs et Damas. Récemment, les Israéliens ont suivi le pas. Durant la visite à Jérusalem occupée du secrétaire d’Etat américain à la guerre Chuck Hagel, et par la voix du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.
Or, devant ce dernier, Hagel a fait la sourde oreille. Jeudi, il a quelque peu fléchi. "La communauté américaine du renseignement conclut, avec différents degrés de certitude, que le régime syrien a utilisé des armes chimiques à petite échelle en Syrie, en particulier du sarin", a affirmé Hagel face aux journalistes à Abou Dhabi.

Mais sans changer de position: ses propos ont hâtivement été suivis par les explications d’un haut responsable du Pentagone: « différents degrés de certitude signifie dans le jargon du renseignement américain que ses agences ne sont pas toutes du même avis ». Et par une annonce de la Maison Blanche, selon laquelle « les indices ne constituaient pas encore une preuve formelle à ses yeux».

Selon le quotidien libanais AsSafir, quoique la position américaine est « confuse, elle n’en constitue pas moins une tentative occidentale de cristalliser une accusation chimique contre Damas ». Alors que le quotidien alAkhbar estime qu’elle constitue « une soumission américaine à la vision israélienne ».

Inversement, le rédacteur en chef du quotidien arabophone londonien Al-Quds Al-Arabi, Abdel Bari Atouane va plus loin, estimant que ces accusations sont les prémisses d’une guerre qui se prépare.

Dans l’introduction de son édition d’infos du jeudi 19h30, la chaine de télévision al-Manar a expliqué les déclarations de Netanyahou comme étant le reflet d’une volonté d’impliquer militairement les Américains en Syrie.
Au minimum, il serait question pour les Israéliens de la création d’une zone sécuritaire au sud de la Syrie, aux confins avec la Jordanie et la Palestine occupée. Ce qui permettrait de calmer les esprits de certains des experts israéliens lesquels craignent que le chaos en Syrie ne permettent la prolifération de groupes anti israéliens.

Ce vendredi, les ténors de l’insurrection syrienne, désespéréss par leurs pertes, ont repris à leur compte ces revendications, espérant agiter ce qu’ils considèrent être « la paralysie du Conseil de sécurité ».
Prenant pour prétexte les soupçons de Washington, un membre de la Coalition des forces de l’opposition et de la révolution en Syrie a réclamé via l’AFP une intervention des Nations Unies, ou au moins de l’Otan. Le but minimum étant d’imposer "une zone d’exclusion aérienne", pour l’aviation syrienne.
Comme si la campagne britannique leur a donné de nouveau espoir.

Alors que les autorités syriennes ne sont pas du tout dupes et gardent à l’esprit l’exemple irakien: « ceux qui ont utilisé des armes chimiques à Khan al-Assal sont bel et bien les terroristes. La Syrie a collaboré avec les Nations Unies pour l’envoi d’experts pour savoir qui et comment ces armes ont été utilisées et quelles sont leurs séquelles. Mais les Nations Unies et leur secrétaire général ont commencé à parler de la nécessité d’une enquête dans plus d’une région syrienne sous prétexte que les forces syriennes avaient auparavant utilisé des armements chimiques. Sachant que personne ne s’était plaint auparavant. Sauf lorsque la Syrie a exigé une enquête qu’ils ont commencé à demander une enquête un peu partout. Pour deux raisons : la première est qu’ils voudraient que cette délégation se transforme en une commission d’inspection, similaire à celle de l’Irak, et qui a fini par le détruire. Et deuxièmement, parce qu’ils veulent que les groupuscules terroristes échappent à leur crime en dilapidant cette affaire », a déclaré le ministre syrien de l’information Omrane al-Zoebi, dans une conférence de presse ce vendredi, rapporte par Sana.

L'exemple de l'Irak semble tout aussi vivant chez l'administration américaine . Non point parce qu’il lui a coûté cher en soldats, comme ce fut le cas au Vietnam, mais parce qu’il ne lui a pas fourni les résultats escomptés. Sans oublier le trou économique dans lequel elle s’est engouffrée de par son cout astronomique. Et le constat désolant qu'elle s'est obligée de faire: celui que l'Iran, son ennemi juré en est sorti renforcé.

Au vu des déclarations officielles sur le cas syrien, les réserves de Washington ont le dessus, et sont l’expression d’une fin de non-recevoir à toute velléité de guerre directe. Au rythme des contrats d'armes conclus avec ses alliés, aussi bien arabes qu'israélien, il est clair qu'elle privilégie toujours les guerres par procuration.

Israël en est le premier lésé: depuis 2006, il a bâti sa stratégie de guerre sur un va-t-en guerre américain à ses souhaits. Ce qui ne semble plus être le cas.

Source : Al-Manarhttp://www.almanar.com.lb/...

vendredi 26 avril 2013

Syrie : L’arnaque au grand jour ...l’on s’aperçoit, une fois encore, que l’opinion a été manipulée..

Chaque jour qui passe nous apporte son lot de vérités. Le cas irakien n’a pas servi d’exemple en matière de mensonges pour terrasser un pays et assassiner plus d’un million de civils. Les armes de destruction massive avaient servi comme prétexte, et puis, une fois le crime commis et le pays dévasté, on n’en parle plus.
 

Les auteurs du crime qui devraient être jugés se la coulent douce avec la complicité de la CPI qui ne jette son dévolu que sur les pauvres Africains récalcitrants au nouveau désordre mondial.
Cela dit, après l’assassinat de Saddam Hussein, Kadhafi était également sur la liste du plan B des chacals de la CIA. Cette fois-ci, c’était au tueur à gages Sarkozy d’accomplir la sale besogne. A l’époque on avait anesthésié les foules à coup de propagande en prétextant que Kadhafi bombardait son peuple. Malheureusement, et malgré les appels répétés des altermondialistes, considérés comme des complotistes, l’on s’aperçoit, une fois encore, que l’opinion a été manipulée et que la situation est irréversible.
Dans un récent article, le journaliste italien Tony Cartalucci revient sur la supercherie de l’Observatoire syrien pour les droits de l’homme (OSDH) qui est devenu une référence pour la « prestituée » occidentale afin de détruire la Syrie. « La seule source d’information pour le torrent sans fin de propagande émanant des médias occidentaux. Peut-être le pire de tout est que l’ONU utilise cette source biaisée et compromise de propagande comme base de ses multiples rapports. Du moins c’est ce que le New York Times affirme dans son article récent : « A Very Busy Man Behind the Syrian Civil War’s Casualty Count », fait remarquer Cartalucci.
Dans cet article, le New York Times révèle également que Rami Abdul Rahman, 42 ans, qui a fui la Syrie il y a 13 ans, gère l’observatoire depuis une petite maison de briques juymelée d’une rue ordinaire de la ville industrielle de Coventry en Angleterre, et que l’opération de propagande de ce dernier est financée par l’Union européenne et « un pays européen », qu’il refuse d’identifier. Dans cette mêlée propagandiste, faut-il également citer les deux notoires traîtres irakien et libyen qui ont alimenté les campagnes irakienne et libyenne. Le premier, Rafid al-Janabi, nom de code « Curveball », qui se targue d’avoir inventé les accusations sur les armes de destruction massive irakiennes, et le second, le Dr Sliman Bouchuiguir, de Libye, qui a formé la fondation, le racket des droits de l’homme pro-occidental à Benghazi et qui clame maintenant haut et fort que les histoires de Kadhafi massacrant son peuple étaient tout aussi inventées afin de donner à l’OTAN son prétexte d’intervention militaire.
Cela dit, ce ne sont pas ces révélations qui vont discréditer les vrais criminels qui ont massacré des milliers d’innocents en Irak, en Libye et maintenant en Syrie. Quant aux traîtres arabes, ils ne sont que des marionnettes manipulées. C’est toute la différence.
Chérif Abdedaïm
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