dimanche 31 mars 2013

CORÉE DU NORD • S’ils veulent la guerre, ils l’auront.....Si les Etats-Unis s’imaginent qu’ils peuvent transformer la RPDC en Irak, c’est une fatale erreur de calcul.

Un quotidien officiel nord-coréen s’insurge contre les sanctions votées par l’ONU et dénonce les manigances américaines. Pour lui, pas d’ambiguité, la guerre est déclarée.


Il y a quelques jours, les Etats-Unis, dénonçant notre essai nucléaire d’autodéfense [du 12 février dernier] ont concocté une nouvelle résolution portant sur des sanctions au Conseil de Sécurité des Nations unies (voir l'encadré ci-dessous). Manipulant ce dernier comme leur marionnette, les Etats-Unis ont inventé la deuxième résolution de ce type cette année, la cinquième en huit ans. La nouvelle résolution du Conseil de sécurité, sous la férule de Washington, trahit sa nature scélérate en présentant la mise en œuvre de sanctions contre la République populaire démocratique de Corée (RPDC) comme un devoir, internationalisant cette mesure plus que jamais encore auparavant.

Cette sanction collective constitue très exactement une déclaration et un acte de guerre contre la RPDC. Sous le couvert du Conseil de sécurité, les Etats-Unis cherchent à atteindre leurs objectifs agressifs contre la RPDC en menaçant son droit à l’existence ainsi que sa souveraineté. C’est un acte criminel, anti-éthique, pour ne pas dire un acte de guerre. Plus grave encore, les Etats-Unis ont conçu la résolution sur les sanctions pour qu’elle coïncide avec les manœuvres militaires conjointes [menées chaque année de concert par Washington et Séoul] “Key Resolve” et “Foal Eagle”.

Ce tapage collectif sur les sanctions orchestré par les Etats-Unis a pour but de provoquer la guerre afin d’étouffer la RPDC. Par le biais de telles sanctions, les Etats-Unis complotent pour envahir la RPDC comme ils l’ont fait avec l’Irak. D’après un communiqué d’un porte-parole du Commandement suprême de l’Armée populaire de Corée, l’accord d’armistice coréen [signé en 1953 ; il avait mis fin à la guerre de Corée] est considéré comme nul et non avenu à partir du lundi 11 mars. L’armée et le peuple de la RPDC se dressent à l’unisson pour lutter contre les sanctions collectives pilotées par les Etats-Unis et leurs manœuvres destinées à provoquer une guerre d’agression. Si les Etats-Unis s’imaginent qu’ils peuvent transformer la RPDC en Irak, c’est une fatale erreur de calcul. Le monde verra alors comment notre armée et notre peuple font voler en éclats les sanctions collectives manigancées par les Etats-Unis et l’agitation guerrière, et défendent leur dignité, et leur statut de puissance nucléaire lanceuse de satellites. Ce ne sont pas de vaines paroles.

vendredi 29 mars 2013

Syrie : la guerre des mots et des images...les chirurgiens esthétiques de TF1, RTL ou France 24 travaillent d’arrache-pied pour relooker les djihadistes à l’œuvre en Syrie en zapatistes fleur bleue.

Défendre les égorgeurs, les dépeceurs, les pillards, les génocidaires d’Al Nosra ou de l’ASL qui massacrent le peuple syrien avec l’aide de la CIA, des monarchies obscurantistes du Golfe et des gouvernements européens n’ayant pas plus d’estime pour leur propre peuple que pour le peuple syrien, ça c’est humaniste.

Vous ne le saviez sans doute pas. Et pour cause. Dans ce pays-là, il y a eu 250.000 disparitions forcées en 20 ans dont 34.467 entre 2005 et 2010. Dans une seule fosse commune située près d’une caserne militaire, pas moins de 2000 corps ont été retrouvés. Des opposants politiques ont été donnés en pâture aux caïmans, des rebelles jetés vivants dans des fours crématoires, des syndicalistes éliminés par milliers, des villages bombardés par l'aviation, des jeunes ramassés dans la rue, emmenés en forêt, exécutés puis habillés par leurs assassins en combattants pour faire croire qu’ils ont été tués lors d’accrochages militaires, des militants des droits de l’homme dénonçant la barbarie abattus en pleine rue, des bourreaux du peuple bénéficiant de l’impunité, près de 600.000 personnes déplacées entre 2010 et 2011. Nous avons là toutes les caractéristiques d’une dictature qui assassine son peuple. Et pourtant, ce régime-là n’est jamais décrit comme tel par nos médias. Normal, c’est l’État colombien, enfant gâté de Washington, Paris et Tel Aviv. En somme, un régime ami…

Pour savoir si nos médias sont réellement libres comme ils le prétendent, rient de tel que de comparer le traitement médiatique des conflits qui déchirent la Colombie, État aligné au « monde libre » et la Syrie, vilain petit canard de l’axe du Mal.
Quand les médias occidentaux parlent de la Syrie, le mot « chabbiha » désignant les forces civiles loyalistes revient en boucle. Les chabbiha sont accusés de crimes barbares pour le compte de Damas.
Mais avez-vous seulement entendu parler des Autodéfenses unies (AUC), des « Bacrim » ou de la Force Oméga qui sévissent quotidiennement en Colombie ?
Dans les médias occidentaux, il est interdit de parler de « révolution » et d’insurrection populaire en Colombie.
En revanche, les chirurgiens esthétiques de TF1, RTL ou France 24 travaillent d’arrache-pied pour relooker les djihadistes à l’œuvre en Syrie en zapatistes fleur bleue.
En Colombie, les centaines de milliers de paysans pauvres, d’indigènes qui sont engagés à des degrés divers dans la résistance armée n’auraient rien à voir avec le peuple.
En revanche, l’insurrection anti-baassiste serait la « révolution » de « tout un peuple » et ce, malgré l’existence de millions de citoyens syriens qui expriment une hostilité farouche envers l’opposition et une loyauté sans faille envers le gouvernement.
Notre presse qualifie la révolution colombienne de « terrorisme », de « gang », de « maffia » ou encore de « narco-guérilla ». Elle est pourtant plus émancipée et moins dépravée que la prétendue « révolution syrienne », cette malheureuse courtisane enfermée dans le harem des rois du Golfe.
Marie Delcas, correspondante du quotidien Le Monde (30 mai 2012) titrait : « La menace des FARC plane toujours ».
Imaginez-vous un seul instant que l’Armée syrienne libre soit considérée comme une menace ?
Lorsque la dictature colombienne commet des crimes, elle est toujours excusée. Dans le cas du régime terroriste de Bogotá, il n’y a ni indignation, ni sanction, ni résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, ni menace d’intervention militaire, ni campagne de sensibilisation en faveur des victimes de la dictature, ni discussion sur l’armement des rebelles, ni fourniture de « matériel non létal ».
Ne vous risquez surtout pas à défendre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), principal mouvement de résistance contre le régime de Bogotá, vous finiriez derrière les barreaux pour apologie du terrorisme et pire encore, excommuniés par l’Inquisition bobo pour blasphème idéologique voire hérésie stalinienne.
Par contre, défendre les égorgeurs, les dépeceurs, les pillards, les génocidaires d’Al Nosra ou de l’ASL qui massacrent le peuple syrien avec l’aide de la CIA, des monarchies obscurantistes du Golfe et des gouvernements européens n’ayant pas plus d’estime pour leur propre peuple que pour le peuple syrien, ça c’est humaniste.
Si vous parlez de résolution politique du conflit en Colombie, vous serez soupçonné de sympathie envers les FARC parce que « l’on ne négocie par avec des terroristes ». Et si vous parlez de résolution politique du conflit en Syrie, vous serez soupçonné de sympathie envers le président Assad parce que « l’on ne négocie pas avec des dictateurs ».
Last but not least, les victimes de la répression du régime syrien ont droit à toutes les larmes et c’est légitime. Mais jamais les victimes du régime colombien. Eux n’ont ni voix, ni rêve, ni visage.
Vous avez dit conditionnement idéologique ?
Vous avez dit indignation sélective ?

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jeudi 28 mars 2013

EGYPTE : La confrérie et la Palestine...les Frères ne soutiennent ni les Palestiniens, ni leur cause, ils soutiennent plutôt le Hamas.

J’ai lu sur l’un de ces fameux réseaux sociaux, le Facebook, que le président Morsi a réussi là où Israël a échoué, en amenant les Egyptiens à détester la Palestine.

Au premier coup d’oeil, on a l’impression que c’est vrai en raison de la manière dont les Frères favorisent les habitants de Gaza aux dépens des Egyptiens eux mêmes. Mais un examen plus détaillé de la réalité nous dit le contraire. En effet, les Frères ne soutiennent ni les Palestiniens, ni leur cause, ils soutiennent plutôt le Hamas. Avec ce « non-soutien » aux Palestiniens, les Frères ont réalisé toutes les requêtes d’Israël et des Etats-Unis, plus que Moubarak lui-même d’ailleurs. Il n’y a eu, en effet, aucun alignement des Frères sur la cause palestinienne depuis leur accession au pouvoir.

Les Frères ont réussi à obtenir une promesse du Hamas de ne plus lancer de missiles à l’intérieur d’Israël. Ceci a amené les Etats-Unis à considérer Morsi comme un « politicien pragmatique de premier ordre ». C’est pour cette raison d’ailleurs que les Américains soutiennent à présent le régime des Frères. Mais l’administration américaine fait face à une opposition accrue à ses politiques au sein du congrès, comme dans la presse et auprès de l’opinion publique.

En même temps, depuis l’arrivée de Morsi à la présidence, les nouvelles se succèdent sur l’acheminement d’une aide en catimini à Gaza. On parle surtout du carburant dont la carence a provoqué une crise en Egypte et d’autres aides encore. Citons aussi l’affaire de ces tissus utilisés dans la fabrication de costumes militaires, acheminés en contrebande à la bande de Gaza d’une manière mystérieuse. L’opinion publique égyptienne a commencé à croire que c’est le Hamas qui a libéré Mohamad Morsi et les autres membres de la confrérie des prisons pendant la révolution de janvier 2011.

En réalité, la relation entre la confrérie et le mouvement Hamas est une relation qui a trait à l’organisation et non pas une relation de bienveillance. La preuve en est que les Frères entretiennent des liens avec le Hamas, loin de la cause palestinienne. Une telle relation n’existe pas, par exemple, à l’égard de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, qui est le représentant légitime et reconnu de l’Etat palestinien. Les relations des Frères avec le président palestinien, Mahmoud Abbass, sont fades comparées à celle avec les « frères gazaouis ». Les relations des Frères avec l’Autorité palestinienne se rapprochent de celles existant entre l’Autorité palestinienne et n’importe quel pays non arabe. L’opinion publique égyptienne dénonce cette relation mystérieuse et suspecte entre la confrérie et le Hamas et non pas le soutien qu’elle apporte à la cause palestinienne. Un soutien qui fait toujours défaut.

mardi 26 mars 2013

SYRIE : L’ingérence de Médecins Sans Frontières en Syrie aux côtés de bandes terroristes est criminelle - Lettre adressée à Médecins Sans Frontières, en réaction de ses appels aux dons, par une personne de nationalité syrienne.

Vos actions en Syrie avec des « humanitaires » embarqués par les hommes armés de l’ASL, votre parti pris, votre propagande en faveur d’une « opposition » militarisée, comprenant une majorité de mercenaires liés à Al-Qaida, soutenue par des puissances extérieures, vous rendent complices des souffrances atroce que ces opposants ont causé au peuple syrien ; de la même façon que les médias de la presse dominante...

Effectivement, pourquoi vos amis, les combattants d’une prétendue Armée syrienne libre, financés et armés par les monarchies pétrolières du golfe (comme vous-mêmes manifestement en Syrie) et des puissances occidentales - en étroite collusion avec les Frères Musulmans dans le monde - ciblent-ils des populations qui dites-vous « n’ont rien demandé » ?
Je vais vous le dire, tout en n’étant pas sûr que mon message soit entendu car votre parti pris - avec ces bandes armées qui font souffrir le peuple syrien et honnis d’eux - est flagrant, et ne vous innocente pas : la déstabilisation de la Syrie souveraine, est dirigée par ceux qui veulent agenouiller ce maillon clé de l’axe de la résistance à Israël.
Si vous voulez savoir ce que « les populations ont demandé », sachez qu’elles ont constamment appelé leur gouvernement et leurs forces armées à ce qu’ils les protègent des attaques des bandes armées que vous appelez « opposants » (notamment quand les observateurs internationaux circulaient en Syrie, et l’armée n’était pas censée intervenir)« Les populations », c’est-à-dire la grande majorité du peuple syrien, ont demandé la levée des sanctions économiques, ont manifesté massivement,- et quotidiennement contre l’ingérence, les « populations » se sont organisées en comités de défense des quartiers, les volontaires sont de plus en plus nombreux.

Le peuple syrien dans sa majorité soutient son gouvernement car il est garant de la stabilité du pays et de sa diversité

Vous n’êtes pas censés prendre parti…et pourtant !
Vos actions en Syrie avec des « humanitaires » embarqués par les hommes armés de l’ASL, votre parti pris, votre propagande en faveur d’une « opposition » militarisée, comprenant une majorité de mercenaires liés à Al-Qaida, soutenue par des puissances extérieures, vous rendent complices des souffrances atroce que ces opposants ont causé au peuple syrien ; de la même façon que les médias de la presse dominante.
Les faux-témoins dont vous avez dit avoir recueilli le témoignage au Liban, et que vous avez présentés à la presse comme étant fiables, ont abondamment servi la propagande de votre organisation en faveur de ces bandes extrémistes qui ont mis la Syrie à feu et à sang. Nous avons constaté qu’aucun de ces « témoins, qui prétendaient avoir été persécutés par le gouvernement syrien jusque dans les hôpitaux en tant que blessés », ne s’exprimait avec un accent syrien ! Vos affirmations que nul journaliste, mise à part Silvia Cattori, n’a pris soin de vérifier, se retournent contre vous. Vos témoignages n’étaient qu’une opération de propagande devant contribuer, par Peillon et Bérès interposés, à dire que le gouvernement syrien tirait sur des civils et ensuite détruisait les centres de soins. Et à leur cacher que des ONG et des médecins arabes abondamment financés et équipés par le Qatar, étaient sur place. Vos témoignages n’étaient qu’une opération de propagande devant contribuer, par Peillon et Bérès interposés, à dire que le gouvernement syrien tirait sur des civils et ensuite détruisait les centres de soins. Et à leur cacher que des ONG et des médecins arabes étaient sur place, financés et équipés par le Qatar.
Il n’y a rien d’humanitaire dans votre engagement en Syrie !
Tout cela nous conduit à penser que vous n’êtes que les responsables dévoyés d’une ONG qui dans certains contextes de guerre vient à l’appui d’interventions directes ou indirectes de puissances qui, comme la France, s’appuient sur des bandes terroristes, et parmi eux une grande majorité de mercenaires, pour parvenir à leurs fins.
La respectabilité et la sympathie que les médecins inspirent dans leur dévouement à sauver des vies, est complètement détournée par des médecins « barbouzards » qui comme Jacques Bérès ont été financés et instrumentalisés par des associations musulmanes comme démontré par un échange avec vos sponsors que nous portons à votre connaissance ci-dessous.
Par conséquent, la description de vos actions supposées « héroïques », est méprisable. Vous n’avez pas aidé le peuple syrien, contrairement à ce que vous prétendez ; le fait est que vous prenez le parti de ceux qui vous financent. Par extension je me permets de croire que c’est le cas dans toutes vos interventions ; il n’y a pas de raison que vous soyez loyaux ailleurs, et si malhonnêtes dans le cas de la Syrie.
Est-il besoin d’être devin pour savoir que votre aide va aux soi-disant rebelles, les terroristes destructeurs de la Syrie, de son peuple, de son passé et probablement de son futur ? Aux pilleurs saccageurs de sites historiques ? Aux dépeceurs de l’économie et de l’industrie ? Aux faiseurs d’orphelins et de veuves ? Aux égorgeurs semeurs de terreur ? Aux poseurs de bombes, aux kamikazes qui n’hésitent pas à faire exploser l’université d’Alep et à massacrer des centaines d’étudiants ?
Si vous parlez réellement de population qui fuit, sachez qu’elle fuit à l’arrivée de ces libérateurs fous d’Allah, drogués, fanatisés à souhait, à qui vous apportez votre aide. (Tiens les mêmes que la France va combattre au Mali) ?!
« Les hôpitaux ont été ciblés », dites-vous ; certes mais aussi les lignes électriques, les écoles, les édifices publics, la liste est longue, et toujours par vos chers libérateurs.
Les bandes armées ont massacré, pris en embuscade, assassiné, attaqué des édifices publics et saboté des voies ferrées. Sur le financement : En cherchant à détruire le régime syrien, l’organisation des Frères Musulmans a un objectif commun avec les Etats Unis, Israël et l’Arabie Saoudite dont la paranoïa à propos de l’Islam chiite a atteint son paroxysme avec la contestation à Bahreïn. Wikileaks avait révélé à quel point l’Arabie Saoudite était impatiente de voir les USA attaquer l’Iran. Un objectif de rechange est la destruction de la relation stratégique ente l’Iran, le Hezbollah et la Syrie. Les Etats Unis et l’Arabie Saoudite peuvent avoir des raisons légèrement différentes de vouloir la destruction du régime baathiste dominé par les Alaouites à Damas… mais ce qui importe est qu’ils veulent le détruire…Les Etats Unis font tout ce qu’ils peuvent pour acculer la Syrie. Ils apportent un soutien financier aux dirigeants de l’opposition en exil. 
« Les obus de mortiers tombent » encore et toujours par le fait des mêmes prétendus « libérateurs » !
« Les guerres sont toujours sales » dites-vous, comme une fatalité, eh bien ne vous faites pas les anges gardiens des initiateurs de guerre !
Vous rentrez en Syrie de manière clandestine. En effet ; il paraît que cela donne des frissons et fait monter l’adrénaline ?! Mais pourquoi pas y aller de manière légale comme le fait la Croix-Rouge, si vous vouliez vraiment être efficaces et fidèles à vos principes affichés ? Votre charte ne vous permet pas que je sache, de rentrer illégalement en Syrie, mais vous vous en vantez dans votre courrier.
« Vu l’état du système de santé syrien après presque deux ans de conflit… », dites-vous ? Mais cela n’est-il pas normal dès lors que la Syrie a été punie, mise sous embargo ? Embargo qui pénalise et étouffe le peuple, pas le gouvernement, dont vous voulez avoir la peau à tout prix. Gouvernement d’un État qui est le dernier bastion laïc de la région, que veulent détruire ces prétendus libérateurs que vous allez soigner dans les zones qu’ils occupent par la violence (ils ne s’en cachent pas, ils le déclarent ouvertement). Un État syrien qui est garant des libertés confessionnelles, face à l’intolérance des instaurateurs de la charia, qui dès qu’ils le peuvent, proclament les zones conquises « émirats islamiques », comme ils l’ont fait à Baba Amr à Homs, et dans certains quartiers d’Alep.
C’est pour se rallier à ce camp de faux « libérateurs », que vous êtes entrés illégalement en Syrie, comme du reste tous ces autres journalistes français, embarqués comme vous avec la rébellion, qui ont inondé le public de propagande en présentant les bandes terroristes formées de mercenaires comme une authentique résistance.
« …Pour continuer à mener à bien cette mission en toute indépendance…. » dites-vous. Mais de quelle indépendance pouvez-vous vous encore vous prévaloir quand, comme cela a été établi par diverses sources, le médecin Jacques Bérès et l’anesthésiste Didier Peillon par exemple, sont entrés illégalement en Syrie plusieurs fois en 2012 et avec l’appui de Médecins Sans Frontières, financés et accompagnés là où le voulaient ces terroristes de l’ASL que vous osez honteusement appeler « opposants » ?
Vous n’êtes pas neutres. Votre engagement n’est pas humanitaire mais politique. Vous innocentez des « rebelles » qui violent les fillettes devant les yeux horrifiés de leur mère, qui ont égorgés des hommes parce qu’ils étaient chrétiens ou alaouites.Il y a des journalistes honnêtes qui sont allés eux du côté du peuple qui en sa majorité rejette ces rebelles que vous innocentez.
Ne vous attendez pas à ce que les patriotes syriens, qui sont eux horrifiés par les « opposants » terroristes de l’ASL, auxquels vous vous êtes associés, vous disent merci. Les patriotes syriens qui se sont ralliés à la résistance de leur gouvernement et leur armée syrienne face à la barbarie des bandes terroristes que vous appuyez, vous disent : honte à vous !
Ceux qui désavouent votre soutien aux criminels en Syrie, et croyez moi ils sont de plus en plus nombreux, vont désormais devoir se méfier de vos actions « humanitaires » politisées.
Majd Haddad - 15 mars 2013
http://www.silviacattori.net/article4300.html

ALGER : Le haik un patrimoine traditionnel et culturel algérien.

Le haïk au-delà de sa fonction vestimentaire traditionnelle était un acte de résistance contre la politique coloniale de déculturation. Par sa seule présence dans l’espace public, il permettait de réaffirmer quotidiennement l’attachement du peuple algérien à son identité, à sa liberté et à sa détermination à résister face à la barbarie de la colonisation.
 
Le haik un patrimoine traditionnel et culturel algérien,Étoffe rectangulaire de couleur blanche attachée à la taille par une ceinture, accompagné d’une pièce de tissu brodé cachant la partie inférieure du visage,riche en symboles et parfaite antithèse du noir obscur du wahhabisme.Il était pendant des siècles le symbole de la femme algérienne.
Le haïk a fait son grand retour à Alger la semaine dernière, à l'occasion d'un défilé,afin de promouvoir une tenue traditionnelle tombée en désuétude.
Une trentaine de jeunes femmes ainsi parées ont défilé, sous les encouragements et les applaudissements de leurs concitoyens, du cœur de la Casbah jusqu’à la Grande Poste de la capitale, où elles se sont dévoilées, le sourire aux lèvres,heureuses de l'accueil chaleureux qui leur a été réservé.
Le Haïk partie de notre culture met en valeur la femme d'aujourd'hui, tout en légèreté et élégance.
Les jeunes Algériennes, après avoir été cheveux au vent, ont majoritairement arboré le voile sous la pression des islamistes durant la « décennie noire ».
Merci à ces femmes d’Alger qui entrent en résistance contre le niqab, qui a fait irruption dans le paysage national au moment des années 90, pour donner une seconde vie au Haïk, cette tenue du terroir qui non seulement faisait, jadis, le charme de l’Algérienne, mais qui porte également dans ses plis l’âme révolutionnaire d'un pays tout entier.


Tunisie : Une opposition démocratique sans contenu social


La crise politique et la crise tout court mettent cependant le parti au pouvoir Ennahda dans une situation difficile et tendent à le discréditer auprès d’une partie de sa base. Il semble que, dans les manifestations de février, on ait pu entendre certains de ses électeurs déçus. C’est une situation qui, à la droite d’Ennahda, peut renforcer les salafistes et leurs surenchères. Par ailleurs, l’opposition de gauche aussi peut espérer en tirer profit sur le plan politique, et être amenée à jouer un rôle. Mais qu’ont à offrir ses dirigeants aux déçus de janvier 2011 ?
La composante la plus radicale de cette opposition de gauche est le Front populaire, autrefois Front du 14 janvier (date du départ de Ben Ali) où les militants les plus actifs étaient ceux du PCOT, le Parti communiste des ouvriers tunisiens. Actifs également sous la dictature, les militants du parti dirigé par Hamma Hammami furent bien souvent battus, emprisonnés, torturés pour leurs idées. Mais aujourd’hui, ce Front du 14 janvier devenu « populaire », qui rassemble une dizaine de partis de gauche et d’extrême gauche, prétend incarner uniquement une opposition « démocratique » et « laïque » aux partis islamistes.
En juillet 2011, le PCOT tenait à affirmer, à la suite de son congrès, « l’importance de l’union des forces démocratiques et révolutionnaires pour faire face aux forces de rétention et assurer l’aboutissement du processus démocratique ». Et ce n’est pas une coïncidence si, un an plus tard, le PCOT a changé de nom pour adopter celui, plus neutre, de Parti des travailleurs tunisiens. Au cours de la récente crise politique, Hamma Hammami a insisté pour que s’organise « un congrès national de salut qui prépare à des élections libres et loyales en Tunisie ». Au sein de ce Front populaire, où l’on trouve également des militants se réclamant du trotskysme, s’affiche ainsi la volonté d’incarner la même « transition démocratique » que brandissent les dirigeants impérialistes pour tenter de combler le vide politique laissé par le départ du dictateur. La défense des revendications des masses populaires est ainsi renvoyée à plus tard.
Malheureusement, cette « transition démocratique » restera un leurre, qu’elle soit conduite par l’une ou l’autre aile d’Ennahda, ou qu’elle le soit par des partis qui se présentent comme laïques et démocratiques.
Bien sûr, dans l’opposition de ces derniers au pouvoir d’Ennahda et aux menées des groupes islamistes, se manifestent nombre d’aspirations profondes et légitimes. En particulier, il n’est certes pas indifférent, pour les Tunisiennes, de savoir si les islamistes parviendront à inscrire dans la loi l’inégalité entre hommes et femmes, et à imposer un recul social tel qu’il les oblige à se voiler sous un niqab. La lutte est à mener pour la défense et l’élargissement de tous les droits démocratiques aujourd’hui menacés.
Mais pour des militants se réclamant de la classe ouvrière, le fait de s’engager dans ces luttes ou de les soutenir ne peut en aucun cas justifier d’appuyer ou, pire, de participer à une union nationale ou à une quelconque solution gouvernementale, simplement parce qu’elle se présenterait comme plus laïque ou plus démocratique.
Le problème qui se pose avant tout aux masses tunisiennes, c’est le chômage, la pauvreté, les hausses des prix, la faim. Ceux qui vivent cette misère sans espoir ne peuvent attendre cent ou deux cents ans qu’une transition achevée leur donne le pain et la liberté. C’est à cela que la classe ouvrière, et les militants qui s’en réclament, doivent pouvoir donner une réponse.
Dans la crise qui s’est ouverte en janvier 2011, et qui dure encore aujourd’hui, bien des travailleurs sont intervenus à tel ou tel niveau pour tenter de défendre leurs intérêts économiques immédiats. Mais la classe ouvrière jusqu’à présent n’est pas parvenue à avoir une intervention indépendante, en tant que classe défendant ses intérêts d’ensemble, ses intérêts politiques. Ses membres en sont ainsi réduits à mettre leur confiance dans la « transition démocratique » promise et dans ce qu’elle pourrait leur amener. Mais en fait de transition, même la situation présente risque fort de n’être qu’une brève étape.
Les classes dominantes ont de toute façon besoin de remettre en place une dictature. Celle-ci pourra se présenter sous le masque de l’islamisme, comme c’est déjà le cas actuellement. Mais elle pourrait tout aussi bien se présenter sous un masque laïc comme c’était le cas sous Ben Ali. Car en tout cas son but fondamental sera de tenir en respect les classes populaires et leurs revendications ; des revendications que, dans la situation de la Tunisie comme dans celle de tous les pays pauvres, la bourgeoisie est bien incapable de satisfaire.
Alors la classe ouvrière et la majorité des masses populaires n’ont pas vraiment le choix entre se limiter à soutenir des objectifs démocratiques, ou bien viser à renverser l’ordre social. Si elles veulent vraiment lutter pour imposer leurs exigences vitales, elles doivent être prêtes à aller jusqu’au bout de cette lutte, c’est-à-dire jusqu’à renverser le pouvoir de la bourgeoisie et de l’impérialisme et à imposer leur propre pouvoir.
La classe ouvrière, les masses populaires, ont besoin pour cela d’un parti prêt à mettre en avant leurs revendications envers et contre tout, face à tous ceux qui ont intérêt à maintenir l’exploitation dans les usines ou les centres d’appel, dans les mines et dans les campagnes. Car elles doivent continuer à les mettre en avant aussi face à tous ceux qui prêchent la patience, qui déclarent que tout n’est pas possible, qu’il faut laisser la transition se faire et que le moment n’est pas encore venu de remettre en cause l’exploitation capitaliste. Il leur faut un parti qui soit prêt à aller jusqu’au bout dans la remise en cause de cet ordre social.
Faute d’une telle perspective, non seulement la mal-nommée « révolution » de janvier 2011 se révélera n’avoir en rien révolutionné la société, mais même la « transition » promise se révèlera de plus en plus n’avoir mené à aucun progrès démocratique.
LUTTE OUVRIERE
EXTRAIT DE L'ARTICLE : Tunisie - L’impasse politique et l’impasse pour la population

dimanche 24 mars 2013

Plan américain de déstabilisation de la région, de l’Irak au Liban en passant par le Syrie et la Jordanie...avec la complicité active du Courant du futur et d’entreprises médiatiques au sein desquelles travaillent des délégués des services de renseignements américains du bureau de communication US, basé à Dubaï...


Ce n’est pas exagéré de dire que l’ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Maura Connelly, a donné le coup d’envoi du nouveau plan américain visant à répandre le désordre sécuritaire et à créer une ambiance de confrontation qui conduira au vide dans le pays à l’occasion des élections législatives. Une échéance que Washington souhaite voir organiser à la date prévue au nom du respect des délais constitutionnels, alors qu’en réalité il l’utilise pour servir ses desseins.
Les mouvements coordonnés des groupes extrémistes takfiristes, leurs discours provocateurs exacerbant les tensions politiques et leurs campagnes médiatiques contre le Hezbollah font partis de ce plan américain destiné à encourager l’escalade sur le terrain, avec la complicité active du Courant du futur et d’entreprises médiatiques au sein desquelles travaillent des délégués des services de renseignements américains du bureau de communication US, basé à Dubaï. Ces deux dernières années, tous les efforts des Etats-Unis pour provoquer une discorde sectaire avaient échoué.
On pourrait se poser la question sur la relation entre les cheikh Ahmad al-Assir et Daï al-Islam al-Chabal d’un côté, les Etats-Unis de l’autre. La réponse est claire : cette relation est entretenue via les financiers du Golfe (Arabie saoudite, Qatar, Emirats arabes unis, Koweït et le clan Hariri au Liban) de ces deux dignitaires extrémistes, qui sont directement liés aux Américains dont ils exécutent les instructions à la lettre.
Le plan américain consiste à asséner un coup à un des piliers de la stabilité du Liban, représenté par le formule du pouvoir mise en place au Liban depuis la formation du gouvernement de Najib Mikati. L’action de Washington vise à relier les dossiers explosifs de la région, notamment la Syrie, l’Irak, le Liban et la Jordanie. Son but est d’améliorer les conditions des négociations afin de renforcer l’influence de ses collaborateurs dans la région. Surtout que cette influence avait sérieusement reculé après le retrait américain d’Irak et les défaites israéliennes au Liban et en Palestine.
Dans ce contexte, Maura Connelly a transmis au président de la République Michel Sleiman, au Premier ministre Najib Mikati et au ministre de l’Intérieur Marwan Charbel, des messages leur demandant de commencer les préparatifs pour la tenue des élections législatives en juin prochain sur la base de la loi de 1960. Car le remplacement de cette loi conduirait à un recul supplémentaire de l’influence de Washington et de ses auxiliaires libanais et régionaux, y compris les centristes, dont les liens avec l’Occident ne sont plus un secret pour personne. La demande transmise par Mme Connelly a créé un climat électrifié à l’intérieur du gouvernement libanais après que MM. Sleiman, Mikati et Charbel aient cédé aux "souhaits" américains, qui reflètent un changement de la tactique des Etats-Unis qui ont décidé de tourner la page de la stabilité et d’opter pour l’escalade dans la région allant de l’Irak au Liban, en passant par la Syrie et la Jordanie.
Le mouvement entamé par le Conseil de coopération du Golfe pour faire pression sur le Liban et menacer d’expulser des milliers de Libanais travaillant dans ces Etats est une des illustrations de ce plan américain. De même que la féroce campagne de dénigrement lancée contre le ministre des Affaires étrangères, Adnane Mansour et les informations sur le limogeage du chef de la diplomatie et des deux ministres du Hezbollah. Les fuites sur l’intention du président Sleiman de demander aux ministres qui lui sont proches de démissionner s’inscrivent dans ce même cadre. Toutes ces mesures, si elles sont mises en œuvre, porteraient un coup à la stabilité gouvernementale et politique aux plus hauts sommets de l’Etat.
Ces données apportent la preuve de l’existence d’un plan américain de déstabilisation dans le but d’élargir le champ de bataille syrien en y incluant le Liban, afin de mettre sur la table des négociations la question des armes de la Résistance. L’ultime objectif étant, bien entendu, de garantir la sécurité d’Israël en affaiblissent la Résistance.
Ghaleb Kandil

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