dimanche 3 mars 2013

Le photographe français décédé en Syrie était financé par le ministère des affaires étrangères américain et était intégré avec Al Qaïda

...Ceci reconfirme une fois de plus si besoin était la suspicion systématique qui entoure toute ONG de nos jours. Ces organisations sont le plus souvent des paravents des gouvernements et des services de renseignement occidentaux qui manipulent les membres souvent (pas toujours…) de bonne foi, même si des agents intégrés font le sale boulot. Olivier Voisin était-il dupe ? Donnons-lui le bénéfice du doute. Ce qui est sûr, c’est que Reporters sans Frontières est une officine de renseignement....


Ingérence occidentale en Syrie : le photographe français tué en Syrie, financé par la NED (CIA) via son employeur Reporter sans Frontières…
Ceci reconfirme une fois de plus si besoin était la suspicion systématique qui entoure toute ONG de nos jours. Ces organisations sont le plus souvent des paravents des gouvernements et des services de renseignement occidentaux qui manipulent les membres souvent (pas toujours…) de bonne foi, même si des agents intégrés font le sale boulot. Olivier Voisin était-il dupe ? Donnons-lui le bénéfice du doute. Ce qui est sûr, c’est que Reporters sans Frontières est une officine de renseignement.
Dans cet article Cartalucci pense également que la seule solution pour stopper cette pourriture institutionnelle est de boycotter les institutions et de créer un contre-pouvoir autogestionnaire, en tout cas des entités de démocratie directe non représentative.
L’idée fait de plus en plus son chemin, l’oligarchie flippe et devant une poussée autogestionnaire qu’elle doit éviter à tout prix, elle tente de ranimer la flamme du communisme autoritaire d’état, qu’elle finance et contrôle tout autant. Nous écrivons un article à suivre sur ce sujet. La résurgence dans les merdias et les mentions faites tous azimuts au « communisme » (comprenons marxiste) et des tentatives timides pour l’heure de réhabilitation de Staline, ne sont pas du tout un fait du hasard… C’est une nouvelle manipulation pour détourner l’attention de la montée de l’idée du contre-pouvoir autogestionnaire, qui, contrairement au « communisme » marxiste et toutes ses variantes que l’oligarchie peut contrôler, serait une véritable catastrophe, car tout commencerait à lui échapper… inéluctablement et sans espoir de retour.
Le chemin autogestionnaire est la voie et la voix des peuples. Nous devons y arriver, Cartalucci le sent bien lui aussi, comme beaucoup d’autres.
- Résistance 71 -
Comme indication supplémentaire de la nature dépravée de la campagne occidentale contre la Syrie et la nature tout aussi dépravée de ses institutions, méthodes et fausses-ONG, justifiant une tendance croissante d’éjecter les “journalistes” occidentaux et les ONG d’un nombre toujours croissant de nations, il a été révélé qu’un photographe français, récemment tué en Syrie, était intégré avec les militants terroristes à Idlib dans le nord de la Syrie et travaillait pour le compte de “Reporters sans Frontières”, financés par la National Endowmnent for Democracy (NED, NdT : officine de la CIA). Le quotidien britannique Daily Mail a révélé dans son article, « French photographer killed by flying shrapnel in Syria as rebels launch fresh offensive on police academy in Aleppo, » que : “Un photographe français a été tué par des éclats de projectile en Syrie alors qu’il couvrait les opérations d’un groupe armé de l’opposition.”
Le gouvernement français a dit aujourd’hui qu’Olivier Voisin travaillait avec Reporters sans Frontières près de la ville d’Idlib au nord-ouest du pays.
Idlib en Syrie, ainsi que la vaste majorité du nord du pays, est notoirement gérée par Al Qaïda. En fait, un article récent du Washington Post a stipulé que le nord de la Syrie était sous domination d’Al Qaïda et que des nations occidentales ainsi que leurs partenaires arabes avaient décidé d’envoyer des armes de Daara depuis le sud de la Syrie. Bien entendu, Daara est aussi un nid d’activisme extrémiste depuis longtemps, incluant Al Qaïda et ce des années avant que la soi-disante “révolte” ne commence.
L’article du Post intitulé : « In Syria, new influx of weapons to rebels tilts the battle against Assad, » admet : Une poussée d’avancée rebelle en Syrie est activée au moins en partie par l’afflux d’armement lourd dans un effort renouvelé de puissances extérieures à la Syrie, d’armer des modérés de l’ASL, d’après des officiels arabes et rebelles.
Les nouvelles armes, incluant des armes anti-chars et des fusils sans recul, ont été acheminées au travers de la frontière jordanienne dans la province de Daara ces dernières semaines afin de contrer l’influence grandissante des groupes extrémistes dans le nord de la Syrie en favorisant d’autres groupes modérés combattant dans le sud du pays, ont dit les officiels. Malgré un extrémisme rampant dans le nord, le photographe français Olivier Voisin s’est retrouvé parmi ces militants au milieu de ce qu’on nous dit être des “vagues de gains de terrain” par les rebelles. Apparemment, ces “gains” se font au prix de lourdes pertes.
L’organisation de Voisin, Reporters sans Frontières, est une fausse-ONG notoire qui joue un rôle pivot sur l’échiquier global, diminuant les nations ciblées par les intérêts financiers et entrepreneuriaux de l’occident, l’association travaille en tandem avec le ministère américain des affaires étrangères (State Department) et ses mandataires en Iran, en Chine, en Russie, au Soudan et partout où Wall Street et la City de Londres souhaitent planter leur drapeau. En 2008, Reporters sans Frontières a reçu de l’argent de la NED (Reporters Without Borders received cash from) dont le bureau directeur représente le who’s who des néo-conservateurs va t’en guerre et des intérêts spéciaux des entreprises et de la finance.
Alors que ces intérêts constituent l’anti-thèse des “droits de l’Homme”, de la “liberté humaine” et de la “démocratie”, ces principes sont pourtant utilisés pour faire levier sur la sympathie du public et pour soutenir la subversion et les changements de régime dans les nations ciblées.
Reporters sans Frontières a aussi reçu de l’argent du Trust Sigrid Rausing, de la Fondation Overbrook et du « Center for a Free Cuba. » Du ministère US des affaires étrangères et basé à Washington DC. Notons que le trust Sigrid Rausing donne aussi des fonds à l’International Crisis Group (ICG), de concert avec BP, Chevron, Shell, Deutsche Bank Group et la Morgan Stanley Bank, ces entreprises aidant en partie le développement du modèle et en soutenant la violence qui a ultimement coûtée la vie de Voisin. De fait l’ICG a au sein de son comité directeur Kofi Annan, qui aida les militants de l’OTAN à gagner du temps pour réarmer et se déployer plus avant en Syrie, grâce à son “plan de paix” déloyal.
Et alors que le gouvernement syrien et le peuple de Syrie se battent contre les militants d’Al Qaïda, chouchoutés, armés et financés par les forces de l’OTAN, basés de manière admise en Turquie, côte à côte avec des batteries de missiles Patriot dispensés par les Etats-Unis, des agents de la CIA, ainsi que des forces spéciales commandos des armées françaises et britanniques, les médias à la botte occidentaux semblent n’être concernés que par la mort de Voisin ainsi que par des rapports non confirmés et vraisemblablement fabriqués par des militants, stipulant que la Syrie tire des missiles “Scud” sur Alep. De plus, des faits confirmés d’explosions de véhicules piégés portant toutes la marque de fabrique d’Al Qaïda (NdT : c’est à dire de la CIA…), ont fait de nombreuses victimes civiles à Damas, ceci fut rapidement excusé, réfuté et enterré par les medias occidentaux propagandistes. De fait, les Etats-Unis bloquent une résolution de l’ONU qui condamnerait les attentats à la bombe les plus récents d’Al Qaïda à Damas, attentats qui ont ôté la vie à plus de 50 personnes, comprenant de jeunes élèves syriens.
La fuite en avant dépravée de l’occident, de ses gouvernements, de ses institutions, médias, et de ses fausses-ONG, défigurent de manière constante tout concept potentiel de “loi internationale” et a laissé les peuples occidentaux avec une légitimité vacillante, qui va inévitablement impacter sur leurs vies et pas seulement sur la politique étrangère. Une politique étrangère criminelle n’est qu’un des symptômes d’une oligarchie corrompue, dominée par les intérêts entrepreneuriaux et financiers, qui ont kidnappés les institutions, les chartes et les contrats sociaux qui lient ensemble une société fonctionnelle. La solution est de boycotter et de finalement remplacer ces monopoles corporato-financiers en créant et en cultivant des entités locales qui servent directement les intérêts des peuples.
Tony Cartalucci
Le 25 Février 2013
url de l’article original : http://landdestroyer.blogspot.co.uk/2013/02/dead-french-phot...
Traduit de l’anglais par Résistance 71 - http://resistance71.wordpress.com/2013/02/25/ingerence-occid...
URL de cet article 19510

La « dronocratie » !... « Aux États-Unis, c’est le capitalisme, qui régit la société et non la démocratie ».


Allez feuilleter les pages de la Constitution américaine .... et essayer de trouver le mot « démocratie ». Soyez sûr qu’il ne figure dans aucun alinéa. Ce que vous trouverez, ce sont des expressions vagues, a contrario, de la doctrine principale qui régit ce pays.
Comme l’avait si bien dit, en substance, le directeur du Wall Street Journal, dans un documentaire historique : « Aux États-Unis, c’est le capitalisme, qui régit la société et non la démocratie ». En matière de vote, 99% des électeurs sont des démunis alors que les résultats en profitent à 1%. Une minorité qui suce le sang des Étatsuniens. Pourquoi donc voter ? A cette question, cet expert répondra par le souci de chacun d’aspirer, un jour, à faire partie de cette strate qui profite des richesses.
Cela dit, quand on entend les déclarations du nouveau secrétaire d’État, John Kerry, à l’image de ses prédécesseurs, à propos de la démocratie, on est sidéré par cette duplicité qui consiste à hypnotiser les crédules. Kerryier a déclaré, mercredi dernier, que les États-Unis continueront à propager la démocratie et les valeurs américaines dans le monde entier. Selon ce « Démocrate », dans son premier discours en tant que secrétaire d’État, « il est indispensable d’offrir à toutes les parties du monde la même possibilité de choisir que celle qui nous a rendus meilleurs et plus forts (…) Nous voulons associer le reste du monde au choix que nous avons fait ».
Ainsi, selon M. Kerry, « les États-Unis feront tout leur possible, pour défendre la démocratie, à l’intérieur du pays », ce qui, en d’autres termes, signifie que ce pays souffre encore d’un manque de démocratie. Or, vouloir propager cette « démocratie », inexistante aux États-Unis, au reste du monde, ne serait en fait que la propagation du système capitaliste et non de la démocratie puisque, comme nous l’avons mentionné plus haut, « démocratie » est synonyme de capitalisme dans la pensée américaine. Il reste maintenant les moyens de la politique étatsunienne en matière de propagation de la démocratie. A notre connaissance, les États-Unis sont le pays le plus belliqueux pays qu’a connu l’histoire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, avec pas moins d’une soixantaine d’interventions. Si ce ne sont pas des coups d’État fomentés, ce sont carrément des guerres de prédations, qu’on escamote, sous la bannière de lutte anti-terroriste ou autre. En cela, nos propos sont confortés par ceux du sénateur républicain, Lindsey Graham, rapportés par la presse étatsunienne jeudi dernier. Ce dernier a affirmé que les attaques de la CIA, au Pakistan, et ailleurs, avec des drones, avaient tué 4.700 personnes, un chiffre non confirmé, par le gouvernement. Alors, doit-on parler de démocratie ou de « dronocratie », Mister Kerry ?
Chérif Abdedaïm
URL de cet article 19492

Cessez de vous indigner, faisons la révolution....Les colères, les protestations, les douleurs des pauvres n’ont pas d’effet sur les oppresseurs....Il serait improductif dans certains cas de continuer à s’appuyer sur les anciennes structures de lutte, les syndicats par exemple.

L’antidémocratie continue à triompher parce que les peuples sont trop longtemps restés passifs, refusant de manifester cette puissance extraordinaire qui déclenche les révolutions. Depuis de trop longues années ils ont accepté d΄être opprimés, d´être les esclaves des puissants.

Depuis les temps anciens les peuples s’offusquent, ils s’indignent et puis rien. L’indignation, la dénonciation, n’ont rien changé jusqu’ici.
Le temps des révolutions a à nouveau sonné, il ne faut pas rater le coche, l’oppression des arrogants est à son comble.
Le modèle de démocratie prôné et appliqué en ces temps est une escroquerie. Les élections ne servent plus à rien, ce sont de grands shows de perpétuation de la domination des banques et des multinationales. Quand elles ne sont pas manipulées, elles sont confisquées par les grands partis, les partis des puissants, des riches, comme en Grande Bretagne, en France, aux États-Unis… Pour eux la démocratie, c’est quand ils sont au pouvoir, et l´alternance consiste à s´échanger le pouvoir entre copains. Leurs partis ont confisqué les clefs du pouvoir, le jeu politique est un théâtre où la tragédie est programmée pour s’abattre seulement sur les peuples. À quoi servent les votes ? La tragicomédie doit s’arrêter.
Les représentants trahissent les électeurs, ils servent les intérêts des sphères obscures. L’ONU, ce machin, qui dit-on, est le rassemblement de toutes les nations du monde, est un instrument aux mains des ennemis de l´humanité. Ils l’ont utilisé pour agresser la Lybie, la Côte d’Ivoire et bien d’autres pays. L’ONU accouche de sanctions et de résolutions illégitimes pour asphyxier, pour porter les guerres et leurs destructions dans les pays qui luttent pour leur libération, pour la dignité et contre l’impérialisme. Les gens ne sont plus dupes des manœuvres des criminels qui gouvernent le monde. Les plaintes n’ont jamais été aussi nombreuses, mais les colères et les dénonciations n’apaisent pas. Les mouvements d’humeur, les boycotts ou les grèves classiques n’ont plus d’effet.
Des dictatures et des monarchies scélérates oppressent depuis des lustres. Elles exploitent, pillent, assassinent et, en retour, elles sont révérées. Elles sévissent après leurs crimes et leurs arbitraires. Des gouvernements illégitimes sont installés par la force des armes, des chiens de guerres sont honorés et décorés. Ceux qui ont tué les enfants, violé les femmes et brûlé les pays sont traités comme des sauveurs, des humanistes. C´est la dégénérescence morale et humaine. Les héros, les vrais nationalistes, les vrais révolutionnaires, sont traités comme des malfaiteurs. Ils sont emprisonnés, exilés, tués comme des bandits. Et après avoir perpétré leurs répugnants péchés, les oppresseurs brandissent des commissions de pardon et de réconciliation politisés.
Les révolutions sont manipulées, confisquées et réorientées contre le pouvoir populaire, comme en Égypte, au Yémen ou en Tunisie. C´est désormais clair, les puissants ne prennent plus la peine de cacher leurs manœuvres de domination. Les ennemis sont identifiés, les ennemis de l´humanité.
Ils ont imposé des guerres aux pays. Les guerres des États-Unis contre l’Irak ou l’Afghanistan ont coûté jusqu’ici de précieux milliards de dollars. Ils ont vendu et piétiné la souveraineté des pays, ils ont frustré et blessé la fierté et l’âme des peuples. Ils ont vendu le pouvoir populaire aux banques, aux multinationales et aux sectes pernicieuses.
Les peuples ont été trahis, les dirigeants ont rompu le contrat de confiance et ignoré le contrat d´objectif signés avec les peuples. Les peuples ne sont donc plus engagés. Pour s’exprimer, ils se sont fait appeler les offusqués, les indignés… mais ils sont les condamnés. Pourtant, ce qui est extraordinaire, c´est qu´il appartient aux peuples de se grâcier eux-mêmes.
Il leur appartient de refuser une fois et pour toutes cette économie capitaliste ou néolibérale, afin d´adopter l´économie humaniste. De cette dernière ils ont trop longtemps rêvé sans jamais l´oser. L’économie a été confiée à des experts aux connaissances et aux aptitudes douteuses. Les peuples ont les solutions pour refaire l’économie mondiale, mais ils n’ont pas le pouvoir. C’est Bilderberg qui décide, et Davos ou l’OMC qui entérinent les lois du capitalisme contre les peuples. Le capitalisme, le pire système jamais pratiqué, ou jamais imposé à l´humanité. C´est un système aux abois, un système qui agonise… c’est pourquoi il faut l’achever, ou bien c’est lui qui achèvera les hommes, les femmes et les enfants dans les différentes contrées du monde. Il ne sert que les puissants.
Plusieurs analystes sont des critiques brillants de cette pieuvre qu’est le capitalisme et ils l’ont compris, il ne peut s’alimenter – c’est naturel – que de plans d’austérité, de dettes qui étranglent les États et les citoyens.
Le capitalisme est un hold-up. Le hold-up des salaires, de la dignité, de la santé, du temps que les parents doivent consacrer à leurs familles…
Travailler plus pour gagner plus. Voilà le message des capitalistes à l’endroit des travailleurs. Pour tous les ambitieux, les personnes honnêtes qui veulent subvenir à leurs besoins, c’est très beau. Mais quand on les prend au mot, c’est tout le contraire, les salaires ne cessent de baisser.
Geindre ne résout rien !
Les dirigeants politiques ont démissionné, non, la finance les conditionne. En Afrique ce sont les métropoles qui leur dictent les politiques. Les prédateurs capitalistes ont arraché l’économie d’entre les mains des États pour la déréglementer, pour la privatiser, pour l’offrir aux banques et aux multinationales criminelles.
Ils ont inventé des crises pour s’enrichir encore plus, en renflouant leurs banques avec l’argent des peuples. Mais les familles endettés ou expulsés de leurs maisons ne sont pas renflouées d’argent. Non, l’aide est sélective.
Pour mieux manipuler et se laver les mains, ils parlent de la main invisible du marché. Le marché se crispe ou se décrispe selon les intérêts des classes dominantes. Il choisit toujours de faire du bien aux riches et du mal aux opprimés. Tout se passe comme si le marché est une chose virtuelle, humainement incontrôlable. Mais alors qu’est-ce que le marché ?
Qu’est-ce que les peuples n’ont pas dénoncé jusqu’ici ? Ils se sont exprimés sur d’illustres tribunes, et c’est l’heure du bilan. Entre les crimes du capitalisme et les contestations des opprimés du monde, l’avancée est à mettre à l’actif des oppresseurs.
Aux opprimés de considérer la situation actuelle et de décider si elle doit durer ou pas. Ils ont le choix !
Les problèmes sont légion. Le chômage, les licenciements, les maladies, la pauvreté…
Les factures mensuelles ou annuelles ne sont-elles pas difficilement payables pour plusieurs familles ? Près d’un milliard de personnes souffrent de la faim. Le pouvoir d’achat fond comme au soleil. Les peuples peinent pour subvenir à leurs besoins vitaux… Les dirigeants antidémocratiques servent la finance mondiale et leurs propres intérêts. C’est un truisme, et les peuples le savent. L’heure de reprendre le pouvoir populaire est arrivé.
La destruction des acquis sociaux séculaires par les oppresseurs évolue à un rythme épouvantable.
Dans la configuration actuelle du système, dénoncer ne suffit plus.
Il faut plus de proposition que d’indignation. Mais puisque les solutions sont nombreuses et qu’elles ont été présentées aux dirigeants du monde et qu’ils les ont ignorées, il faut passer à leur mise en application. Toutefois, étant donné que cela est impossible parce que les peuples n’ont pas le pouvoir, qu’ils prennent donc le pouvoir. Il est inutile de continuer à faire des propositions sur lesquelles crachent les arrogants. Pour sauver l’humanité, les peuples doivent arracher le pouvoir. Il est indéniable que leur survie en dépend.
Ils se plaignent depuis longtemps et sont restés dans la même logique. Les indignations n’ont rien changé. Les puissants ont consenti quelques concessions, ils ont reculé sur quelques lignes… mais ils ont gardé le pouvoir.
Pleurer, gémir, cela les arrange bien. Les frustrations, les humiliations… se révèlent toujours plus lourdes et cruelles.
Exprimer son désaccord contre les politiques et les crimes des impérialistes ou des capitalistes procure une secrète fierté, une certaine jubilation intérieure. La fierté d’être exempté du nombre que les oppresseurs réussissent encore à duper, celle d’être responsable, celle d’être juste, mais envers qui ? Envers la conscience et envers la société. On éprouve le sentiment du devoir accompli, la joie – la paix – de ne s’être pas tu face à la barbarie des oppresseurs. Et l’éternelle question : qu’est ce qui a donc changé ? Qu’ont changé les essais, les pamphlets ou les diatribes.
Le problème c’est que les masses s’enferment dans un cercle vicieux, celui de la dénonciation. Il est vrai que par elle les choses ont souvent évolué, elles ont ouvert quelques brèches par lesquelles le changement s’est infiltré, mais les classes dominantes à travers les dirigeants qui leur sont acquis, ont vite fait de refermer ces brèches. Le changement n’a jamais été fondamental dans les revendications sociales ou économiques.
Dénoncer et s’indigner a permis de prendre conscience, de comprendre plusieurs manœuvres souterraines orchestrées par les puissants qui dirigent le monde d’une main de maître –il faut le reconnaître. Aujourd’hui, on lit de façon perspicace le monde, on cerne mieux ses tours et ses contours. Toutefois, on n’a pas monté la prochaine marche. Comme des enfants fatigués, les peuples sont restés plantés au premier étage de l’immeuble, et pourtant les sucreries et les friandises tant convoitées se trouvent au dernier.
Pour résumer, depuis belle lurette, les revendications n’ont pas changé fondamentalement plusieurs choses. L’arrogance des puissants est toujours aussi forte et cynique, et l’un des barons du capitalisme mondial, le milliardaire Warren Buffett de déclarer : « Il y a une guerre des classes, et c’est ma classe qui l’a gagnée ».
Si malgré les élucubrations et les gesticulations les lignes n’ont pas bougé, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche. C’est qu’à un certain niveau les opprimés ont certainement posé les mauvaises questions et élaboré les mauvais plans. Cette logique d’indignation, de protestation et de proposition ne fonctionne pas, cela ressemble à de la complaisance, pire à de la complicité. Il faut monter d’un cran. Les actions semblent amadouer et dorloter les oppresseurs, et même les convenir. Vu que leurs possibilités de contrôler la parole s’amenuisent de plus en plus, ils préfèrent laisser les colères couler. Car essayer de les contenir indéfiniment fera sauter leur barrage et il sera difficile de contrôler les conséquences. Ils laissent donc de temps en temps envoyer quelques pétards -relativement mouillés- et ils sont sûrs que le jeu durera bien longtemps et que rien n’explosera.
Les colères, les protestations, les douleurs des pauvres n’ont pas d’effet sur les oppresseurs. Ils sont confortés par le fait que les peuples ne peuvent rien entreprendre de plus que dénoncer et proposer éternellement des solutions sur lesquelles ils n’hésiteront pas à cracher.
Il faut changer de stratégie, amorcer une autre étape, avancer et les surprendre. Refonder les structures traditionnelles de revendication, afin de les positionner en force pour espérer être à la hauteur du combat qui s’annonce. Les ennemis de l’humanité sont sauvages, barbares et prêts à tout pour tenir leurs lignes. Néanmoins, il faut prendre l’initiative pour changer aujourd’hui, demain et toujours. Plus que jamais le système capitaliste présente des failles, il faut en profiter pour le désintégrer.
Les peuples sont du bon côté de l’histoire.
Les accusations et les victimisations systématiques ne font pas avancer. Il est impératif d’innover, de créer de nouvelles organisations érigées sur de nouvelles bases, mieux forgées que celles sur lesquelles on se repose aujourd’hui. Fixer de nouveaux objectifs, créer des foyers pour de plus grandes espérances. C’est l’heure de la révolution. Elle est urgente, elle est inéluctable. Elle est pré-requise pour l’implantation des solutions socialistes, pour le bonheur de l’humanité.
Il est vital de poser désormais les bonnes questions et d’élaborer les bonnes thèses. Il faut rediriger les coups dans cette bataille.
Les peuples se doivent de concevoir de nouvelles formes de lutte, pour élaborer des actions pouvant frapper fort sur les points faibles de ce système en décadence. Voilà le terrain sur lequel ils devraient porter la lutte actuellement. S’ils manquent de concevoir, les ennemis de leur côté étudient, pensent, et créent chaque jour des techniques d’oppression plus subtiles. Aux opprimés de leur répondre en les étudiant en retour, en concevant des voies de résistance et plus encore en implémentant des structures-objectifs, pour l’anéantissement définitif de l’oppression.
Le système capitaliste et impérialiste est bien connu et on n’ignore pas ses points faibles. Il faut donc user des moyens qui peuvent briser ses pieds d’argile. Préparer les recettes gagnantes, les propager à travers le monde, adapter chaque recette aux réalités et aux demandes des différents terrains de lutte. Apprendre des révolutions passées, des théories de libération, être les héritiers de toutes les formes positives de combat. Au-delà de la protestation, voilà les cartes qu’il faut désormais jouer.
Mondialiser la résistance est un préalable crucial. Se cloîtrer de façon égoïste dans les régions ou dans les pays sera improductif. Les ennemis ne connaissent plus les frontières, leur nouvel ordre mondial ne connait plus les différences.
Il est important de s’organiser et de réfléchir. Pourquoi les multiples grèves et manifestations ont-elles échouées ? N’existe-t-il pas des moyens plus efficaces pour assiéger les puissants, les potentats ? N’est-il pas possible de les harceler à bout de telle sorte qu’ils soient sans choix et que les opprimés leur disent : « Rendez-vous, vous êtes cernés » ? Certainement il y a des moyens de les faire plier. Certainement les peuples peuvent reprendre leurs pouvoirs.
Il appartient aux peuples d’étudier les possibilités, de les théoriser, de les divulguer à travers le monde, mais surtout de les pratiquer pour leur libération.
Il serait improductif dans certains cas de continuer à s’appuyer sur les anciennes structures de lutte, les syndicats par exemple. Plusieurs ont été infiltrées et ont enfermé les travailleurs dans une routine de gesticulations flasques et inutiles.
Les pistes justes ont besoin d’être explorées.
Parmi les dominants il se trouve des maillons faibles, il faut les secouer. Il existe des pions qui peuvent être retournés contre le système. Les militaires peuvent revenir du côté des peuples, Et les propagandistes – les journalistes – peuvent changer de camp. Le système peut être infiltré.
La révolution est indispensable, elle ne doit plus attendre, les injustices sont à leur comble. Il faut rendre à l’humanité son humanisme.
Il revient aux opprimés de choisir sous quelle régime ils vivront. Ils ont deux choix : le régime de la domination et celui de la libération, donc de la justice.
Les peuples ont une force agissante extraordinaire, une force qui surgit même des plus profonds abîmes de l’oppression. Il leur appartient de révéler au grand jour les possibilités, les aptitudes, la créativité, l’optimisme et le sens du devoir qui leur sont inhérents. Ils peuvent laver la honte de n’avoir rien pu faire jusqu’ici, d’avoir été peu entreprenants ou terrassés par la peur.
Conter les victoires passées n’assure pas le changement. Une révolution encore plus grande que celle de 1789 peut se produire, les peuples doivent rendre cela possible.
C’est une immense responsabilité qui incombe aux pauvres du monde. Il ne faut plus tarder. L’important n’est pas de savoir qui prendra les devants, il s’agit de savoir qui préférera rester en arrière, c’est-à-dire être lâche, traître, traître à l’humanité.
Dans cette tâche, la solidarité des masses doit être infaillible. Certains opprimés et ceux qui se croient privilégiés pourraient rester en arrière et être réticents ou indifférents à accomplir ce devoir de révolution. Certains s’indignent de ce système mais cherchent quand-même à l’intégrer, croyant qu’ils trouveront en lui une « sécurité ». Toutefois, la révolution doit se faire.
Les batailles pourraient être longues dans certains cas. Une minutieuse préparation s’impose donc. Les épreuves pourraient se multiplier, mais la force psychologique des peuples déterminés ébranle toutes les dominations.
Le changement ne peut se décréter de lui-même, seule la révolution est le fondement d’un monde plus démocratique et juste.
L’histoire doit retenir la victoire des peuples.
Phinées TSASSE
Source : Le Grand Soir

lundi 25 février 2013

Langage...

Aujourd’hui, il n’est pas bon de dire certaines choses en présence de l’opinion publique :
le capitalisme arbore le nom artistique d’économie de marché
l’impérialisme s’appelle mondialisation
les victimes de l’impérialisme s’appellent pays en voie de développement, ce qui revient à appeler enfants ceux qui sont de petite taille
l’opportunisme s’appelle pragmatisme
la trahison s’appelle réalisme
les pauvres s’appellent des démunis, des défavorisés, ou des personnes aux faibles ressources ;
L’exclusion des enfants pauvres du système éducatif est connu sous le nom d’absentéisme scolaire ; le droit du patron à licencier les ouvriers sans indemnisation ni explication s’appelle la flexibilisation du marché du travail.
le langage officiel reconnaît les droits des femmes parmi les droits des minorités, comme si la moitié masculine de l’humanité était une majorité ; au lieu d’une dictature militaire on dit un processus,la torture s’appelle avertissement illégal, ou encore pression physique et psychologique ; quand les voleurs sont de bonne famille, ce ne sont pas des voleurs, mais des cleptomanes,le pillage des deniers publics par les politiciens corrompus porte le nom d’enrichissement illicite ; on appelle accidents les crimes que commettent les automobilistes ; pour dire aveugle on dit non-voyant ; un noir est un homme de couleur ; quand on dit longue et douloureuse maladie, on doit lire cancer ou sida ; une douleur soudaine veut dire un infarctus ; on ne dit jamais mort, mais disparition physique.
Ils ne sont pas morts non plus les êtres humains anéantis dans des opérations militaires : les morts dans des batailles sont en petit nombre, et les civils qui étaient là sans y prendre part, sont des dommages collatéraux ; en 1995, au moment des explosions nucléaires françaises dans le Pacifique Sud, l’ambassadeur de France en Nouvelle Zélande a déclaré : "Ça ne me plait pas ce mot de bombe. Ce ne sont pas des bombes. Ce sont des engins qui explosent." ; des bandes qui assassinent les gens en Colombie, avec la protection des militaires, s’appellent Vivre Ensemble.
Dignité était le nom d’un des camps de concentration de la dictature chilienne et Liberté celui de la plus grande prison de la dictature uruguayenne ; il s’appelait Paix et Justice, le groupe paramilitaire qui, en 1997, a criblé de balles le dos de quarante cinq paysans, presque tous des femmes et des enfants, pendant qu’ils priaient dans une église du village d’Acteal, au Chiapas.
Tiré de Sens dessus dessous. L’école du monde à l’envers. (Traduit en français.)
Patas arriba. La escuela del mundo al revés, résumé en espagnol
Source : http://www.cubadebate.cu/opinion/2013/02/17/eduardo-galeano-...

dimanche 24 février 2013

SYRIE : Une force populaire de contre-guérilla...Pour emporter la victoire, l’Armée arabe syrienne doit réussir là où les jihadistes ont échoué : se mouvoir « dans la population comme un poisson dans l’eau ».

Dans la guérilla, la victoire appartient à celui qui est soutenu par la population. C’est pourquoi la Syrie vient de se doter de milices populaires pour tenir en échec les Contras soutenus par l’Occident et des monarchies du Golfe. En trois mois, le résultat est spectaculaire : les zones où ces milices locales ont déjà été constituées sont stabilisées.
 

A l’issue de deux ans de combats, il est clair que l’Armée arabe syrienne, conçue pour défendre le territoire en cas de guerre conventionnelle, n’est pas en mesure de stabiliser le pays tout en poursuivant sa tâche première. Elle a vaincu sans difficultés les jihadistes chaque fois qu’ils se sont regroupés, mais elle n’a pas la capacité de combattre une guérilla mouvante qui compense son faible encrage populaire par une puissante aide logistique étrangère.
En définitive, la Syrie s’est résolue à adopter une nouvelle stratégie qui a fait ses preuves partout dans le monde lorsqu’une telle situation se présentait : la création de milices populaires permettant aux gens d’assurer la défense de leur village ou de leur quartier qu’ils sont les seuls à bien connaître. Cette « Armée de défense nationale », dont les membres sont issus des Comités populaires, est bien entendu rattachée à l’Armée arabe syrienne et il faut avoir effectué son service militaire pour pouvoir la rejoindre.
Mao Zedong expliquait que pour vaincre, une guérilla doit évoluer « dans la population comme un poisson dans l’eau ». Or, l’Armée syrienne libre s’en est montrée incapable. Dès qu’elle contrôle une zone, elle commet des exactions et les habitants se révoltent contre elle.
Pour emporter la victoire, l’Armée arabe syrienne doit réussir là où les jihadistes ont échoué : se mouvoir « dans la population comme un poisson dans l’eau ». Bien qu’issue de la population, puisque c’est une armée de conscription, elle ne peut y parvenir seule car son organisation nationale la coupe des réalités locales. Elle doit donc s’appuyer sur une force intermédiaire qui lui serve d’interface avec la population locale, dans chaque village et chaque quartier.
Par ailleurs, l’Armée de défense nationale est soumise à une stricte discipline. Armes et uniformes ne sont remis qu’à des volontaires, jeunes hommes et jeunes femmes, triés sur le volet. Il s’ensuit que les gros bras enrôlés ici et là par des élus locaux, pour assurer la sécurité comme ils le pouvaient, doivent rejoindre cette milice ou rentrer chez eux. Ainsi, dès que l’Armée de défense nationale est organisée dans un village ou un quartier, les éventuels abus commis par ces gros bras cessent. Le phénomène des Shabihas disparaît.
Au Proche-Orient, l‘exemple qui vient immédiatement à l’esprit est le Basij-e Mostaz’afin iranien, qui a déjà servi de modèle au Hezbollah libanais. Téhéran, qui refuse d’impliquer ses Gardiens de la Révolution sur le territoire syrien, a accepté de recevoir des recrues de l’Armée de défense nationale et de les former. Ce n’était pas évident, car les Iraniens ont du s’adapter à des recrues qui ne sont que rarement chiites et n’ont absolument pas l’intention de se convertir.
C’est un événement qui modifie profondément la donne géopolitique régionale. D’une part parce que cette force paramilitaire a rapidement stabilisé les villages et quartiers où elle est déjà implantée, et surtout parce que désormais le Basij et le Hezbollah se retrouvent avec un petit frère, ayant la même formation qu’eux, mais étant mixte et multiconfessionnel ; éduqué dans l’esprit laïque du Baath et non pas dans celui de la Révolution islamique.
Alors que l’un des objectifs principaux de la guerre voulue par les Occidentaux contre la Syrie était d’installer au pouvoir un gouvernement qui rompe avec le Hezbollah et l’Iran, comme l’avait lui-même reconnu Burhan Ghalioun dans un entretien au Wall Street Journal, c’est l’effet inverse qui est obtenu. La résistance commune conduit à resserrer ce bloc malgré les différences religieuses et politiques.
Il y huit mois, Sayyed Hassan Nasrallah a révélé que durant la guerre de 33 jours, le ministre de la Défense syrien de l’époque, le général Hassan Tourekmani, supervisait personnellement au Liban le déploiement des armes de la Résistance. Puis il a déclaré que le Hezbollah ne laisserait pas tomber ses frères d’armes de l’Armée arabe syrienne au cas où il adviendrait qu’ils soient en difficulté. La création de l’Armée de défense nationale va surement renforcer cette alliance par des liens humains étroits au-delà des choix politiques.
Thierry Meyssan

samedi 23 février 2013

SYRIE - La défaite américaine face à Bachar al-Assad....L’empire américain a perdu sa guerre contre Assad et contre la Syrie et se prépare à accepter le mécanisme de fin de la violence proposé par le président syrien.

Qui a mobilisé ces terroristes du monde entier pour les envoyer en Syrie ?
Qui a ordonné à la Turquie, au Qatar, à l’Arabie saoudite, à la Libye et au Courant du futur libanais d’offrir argent, armes, entrainement, soutiens logistiques et couverture politique et médiatique aux groupes takfiristes ?
N’est-ce pas l’Amérique ?
Quel est le secret de ce revirement ?

La semaine dernière a été marquée par une série d’indices illustrant un changement fondamental dans le discours politique et médiatique américain sur la Syrie, en prélude à un aveu franc de l’échec du plan de Washington dans ce pays, qui devrait apparaitre après le sommet russo-américain.
Ainsi, Washington a sciemment fait savoir que le président Barack Obama avait rejeté un plan d’armement des rebelles syriens présenté par Hillary Clinton, David Petraeus et Leon Panetta, qui ont été remplacés dans le nouvelle administration. Ce trio dirigeait la guerre universelle menée contre la Syrie dans les domaines sécuritaire, militaire et économique. Le nouveau secrétaire d’Etat, John Kerry, a mis l’accent dans ses déclarations sur la nécessité de trouver un règlement politique à la crise à travers des négociations entre les oppositions et l’Etat national syrien, dirigé par son président Bachar al-Assad. Kerry a préparé le terrain à une éventuelle rencontre avec Assad dans plusieurs déclarations faisant état d’"idées" susceptibles de convaincre le dirigeant syrien de négocier avec ses détracteurs. Il est important de souligner que l’initiative proposée par le président Assad le 6 janvier dernier est la seule initiative sérieuse pour organiser le dialogue et le partenariat avec l’opposition. Toutefois, le chef de la diplomatie américaine semble vouloir préparer son opinion publique et les gouvernements de la région à la scène dont il rêve mais qu’il ne lui sera pas facile de concrétiser : un photo le montrant en train de présenter ses respects au dirigeant de la Syrie, en sa qualité de secrétaire d’Etat américain. Un dirigeant que les Américains ont cru à un certain moment pouvoir renverser.
Tous ceux qui suivent de près les développements de la crise syrienne ne peuvent qu’être écœurés de l’attitude trompeuse et hypocrite des Etats-Unis, qui ont déversé ces derniers jours -via la Maison Blanche, le Pentagone et le Département d’Etat- un flot de déclarations sur le fait que le Front qaïdiste al-Nosra constitue la principale source de danger menaçant la sécurité du monde arabe et des pays occidentaux. Qui a mobilisé ces terroristes du monde entier pour les envoyer en Syrie ? Qui a ordonné à la Turquie, au Qatar, à l’Arabie saoudite, à la Libye et au Courant du futur libanais d’offrir argent, armes, entrainement, soutiens logistiques et couverture politique et médiatique aux groupes takfiristes ? N’est-ce pas l’Amérique ? Quel est le secret de ce revirement ?
Certainement pas un éveil de la conscience américaine. C’est tout simplement l’échec du plan occidental contre la Syrie devant la résistance tenace et acharnée du peuple et de l’armée syrienne et de leurs alliés dans la région et dans le monde ; devant la détermination inébranlable de Bachar al-Assad qu’ils n’ont pas réussi à briser et qui se prépare dores et déjà à une nouvelle victoire historique après ses succès en Irak, dans la guerre de juillet 2006 au Liban et à deux reprises à Gaza en 2008 et 2012.
L’empire américain a perdu sa guerre contre Assad et contre la Syrie et se prépare à accepter le mécanisme de fin de la violence proposé par le président syrien. C’est-à-dire que Washington va être contraint, dans un proche avenir, de mettre en œuvre des engagements portant sur l’arrêt de l’armement et du financement des groupes terroristes par ses Etats auxiliaires dans la région.
C’est à ce moment là que les vrais problèmes de ces Etats vont commencer.
Ghaleb Kandil
http://www.neworientnews.com/news/fullnews.php?news_id=89251
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mercredi 20 février 2013

Adieu ma Grèce : Exil du chaos...Je laisserai la terre que j’ai aimée pour la première fois...et que je croyais ne jamais quitter.

Je viens de terminer, bouleversée, la lettre d’une amie grecque que Marie-Laure Veilhan vient de nous transmettre sur son blog Mediapart. Je vous la transmets à mon tour. Faites la circuler autant que vous le pouvez. Il faut que cette lettre reste lettre vivante.
Ce dont elle parle, nous l’avions appris par bribes, mais de le retrouver ici vécu dans un adieu au pays et savoir qu’un jour, peut-être bientôt, elle et nous serons obligés de fuir ici ce qui existe là-bas , quel désespoir mais aussi quel appel à notre courage et à notre engagement dans la lutte.


Voici cette lettre :
Exil du Chaos
17 février 2013 Par Marie Laure Veilhan
Nous avons pris la décision de partir.

Voilà une décision qui procède d’un non-choix, d’une nécessité que je ne qualifierai pas d’absolue, pour la simple raison que je sais qu’on n’est ni en Afghanistan, ni à Smyrne de 1922. Non, ç’aurait pu être un choix. Mais c’est tout juste une décision.
Décision d’exil, alors.
Il nous reste un été ici. Nous serons en France pour la rentrée 2013.
Nous laisserons derrière nous la maison de mon compagnon, Christos. La maison d’un autre exil, qui date de 90 ans : celui des grands-parents de Christos, venus de Constantinople (Kalloni, « la belle ») en 1922. J’écrirai un jour prochain ce que j’ai pu retenir de cette histoire-là. Elle est présente, curieusement parfois.
Nous laisserons des amis, Dina la rigolote, Angélique à la voix d’or, nous laisserons le père de mes enfants, la mer où Christos allait pêcher si souvent, sur les traces de son père, pêcheur, les orangers, le grenadier, les citronniers, l’oncle Adonis, tout tordu, tout pauvre, tout vieux, toujours si digne et souriant, sauf ces jours-ci, sa dame Anna s’en va à petit feu…
Je laisserai la terre que j’ai aimée pour la première fois il y a vingt-quatre ans, fille au pair d’un été, et que je croyais ne jamais quitter. Chaque jour qui passe, j’ai peine à croire à ce qui arrive à cette Grèce-là.
J’ai peine. Grand peine.
Nous sortons peu – le temps a l’air d’avoir pris la couleur de la vie : il pleut, sans arrêt, au point que le bois doit rester longtemps dans le poêle avant de s’embraser. Nous regardons distraitement les journaux télévisés, on connaît la rengaine. Deux dizaines d’impôts créés en 2012. Chômage. Misère. Enfants non vaccinés. Facultés qui ferment. Hôpitaux en panne de chauffage, de matériel de première nécessité (compresses, instruments chirurgicaux,…). Et de yaourts aussi. Néo-nazis au parlement. Grèves. Mobilisation décrétée dans deux secteurs (marine marchande et transports en commun), sous le contrôle direct de l’armée. La folie rivalise au quotidien avec le ridicule, le trivial, le presque rigolo. Non, on n’y croit pas, quand le secrétaire du Ministère de l’Economie annonce que « le smic à 560 euros -bruts- est encore trop haut »…
En chiffres, ça donne : 27 % de chômage global en novembre 2012 (derniers chiffres disponibles), soit une augmentation de 31% par rapport au mois de novembre 2011. 61,6% parmi les jeunes. Chiffres officiels, qui ne prennent pas en compte les multiples programmes de « formation » indemnisés à 250 euros pour deux mois, soit trois fois moins que l’allocation chômage, fixée à 360 euros mensuels. Pas d’allocation familiale, ni de logement bien sûr. 60 milliards de créances avérées vis-à-vis du Domaine Public (fisc et caisses d’assurance maladie et retraite). La récession en 2012 à 6,5%, pour la cinquième année. Le pain à 1,60, l’essence à 1,70. Le smic grec à 560 euros brut (480 euros nets), et 492 bruts (424 nets) pour les jeunes jusqu’à 25 ans. 300.000 compteurs coupés l’an dernier faute d’avoir pu payer la facture d’électricité, désormais couplée à l’impôt spécial (calculé sur la base de la surface du bâtiment alimenté), censé être exceptionnel, mais qui sera finalement intégré à un impôt global. Mon employeur (Union des Coopératives Agricoles), qui emploie 130 personnes (à l’usine et dans les bureaux, ne s’est toujours pas acquitté des salaires de novembre du personnel administratif. Je fais partie de ce dernier, mais ai eu droit à un « régime de faveur » qui m’a permis de recevoir les salaires de novembre et décembre, sous forme d’ « avance sur salaire » (c’est joli, comme formule : avance sur arriéré). J’étais allée faire remarquer que c’est ma seule source de revenus, et que nous vivons à quatre de ces presque 800 euros par mois. Nous avons longtemps été les moins riches de tous ceux que je connais.
Nous sommes désormais parmi les moins pauvres de ceux dont nous partageons le quotidien (travail exclu). Il n’y a plus de syndicat des ouvrières à mon boulot : il a été dissout, suite à des pressions exercées de façon ouverte sur l’intégralité des ouvrières, prises une à une. Ce mois-ci, le grand magasin Sprider (grande chaîne de vêtements bas prix), qui employait quinze personnes, a fermé. La deuxième boulangerie du quartier aussi. Pas résisté.
[Christos discute ce moment-même sur Skype avec un copain, parti en Allemagne en septembre. Il lui parle exactement de ça, à l’instant. C’est saisissant.]
Aighion accueillait depuis plusieurs années deux sections d’enseignement supérieur technique (optique et kiné). Au bord de la mer, dans un bâtiment industriel abandonné et rénové. Ces deux sections disparaîtront, comme une trentaine d’autres en Grèce, à partir de septembre. Les étudiants s’en iront, les bars, le cinéma qui avait rouvert depuis peu, la salle de musique… vont se vider un peu plus. Nous n’y allions quasiment plus, mais c’est réjouissant de voir ces étudiants qui venaient jouer gratuitement au « Polytechneio ». Triste, aujourd’hui, d’être presque sûr que cela ne durera pas.
Je voudrais être contredite par les faits.
Mais les médicaments de traitement du sida ont été désinscrits de la liste des médicaments remboursables. Pour les traitements anti-cancer, cardio, contre la tension artérielle… et pour une foule d’autres, la question n’est plus tant qu’ils soient ou non remboursables : il est de plus en plus difficile d’en dénicher. On crève de cette crise, et pas ceux qui sautent d’un balcon ou se tirent une balle dans la tête. On se laisse aller, aussi, tout simplement.
Je m’accroche à ceux que j’aime. Et à la première sonate de Beethoven, aussi. Qu’il me pardonne…
Je participerai du 1er au 3 mars à une rencontre organisée par l’aile « rouge » du Syriza sur la lutte contre le fascisme (en tant qu’interprète, ce qui nous paiera les billets de bus et une partie des frais de séjour à Athènes). Je vous conterai ce que j’aurai pu en retenir. Je sais désormais que cela pourra nous valoir des déboires plus ou moins importants. Les députés de l’Aube Dorée soufflent sur les braises de la haine, l’un deux a déclaré hier : « la prochaine fois que nous ferons une descente sur un marché pour contrôler les vendeurs étrangers, on ne fera pas que donner des coups de lattes dans les étalages. Il faut bien qu’on se fasse plaisir, aussi… Il est hors de question qu’on laisse les citoyens grecs sans protection ». Babakar Ndiaye est mort, il y a huit jours, jeté sur les rails de la station Thisseio, à Athènes, par l’un des dix agents de la police municipale qui l’avait pris en chasse parce qu’il vendait sur le trottoir des faux sacs Vuitton ou des parapluies chinois. Les paysans qui tentaient de bloquer symboliquement la route nationale ont été attaqués par les flics. Attaqués, non pas arrêtés. La violence institutionnelle s’installe chaque jour. Violence policière des brigades anti-terrorisme qui rouent de coups les quatre jeunes (qui se déclarent anarchistes), les défigurent, et se donnent tout juste la peine d’un maquillage électronique pour masquer les pires traces de torture sur les visages tuméfiés.
Le message est clair : « Tenez- vous tranquilles, ça pourrait arriver à tout le monde et à n’importe qui. »
Enfin, presque. Des militants de l’Aube Dorée, arrêtés la même semaine en possession d’armes lourdes, se sont fait photographier au poste. On en rigole : ils ont l’air de sortir du centre de soins esthétiques, tellement ça n’a pas l’air de les éprouver. On comprend, d’ailleurs : ils sont déjà dehors. Nous savons bien que ce qui nous attend en France n’est pas rose. Au-delà de l’adaptation à une vie que nous n’avions jamais prévue telle (ce qui suppose une adaptation forcée des enfants, par exemple, à un système scolaire en français, eux qui sont scolarisés en grec, bien sûr – mon fils, de bientôt onze ans, ne sait ni lire ni écrire en français, il a commencé l’anglais il y deux ans…), au-delà de tout ce qui nous fera ressentir ce mal du pays que les Grecs appellent si justement νοσταλγία (la nostalgie, douleur de la terre d’où l’on vient en traduction libre…), nous savons bien que la situation en France est dure, violente parfois, et que les choses vont mal pour beaucoup, là aussi.
D’ailleurs, le mal dont souffre la Grèce, c’est le même que celui qui étend son ombre sur l’Hexagone. Je le nomme « argent-dette », comme l’ont si bien fait les créateurs grecs de « Catastroïka », dont je ne saurais trop vous recommander la vision. Il a beau avoir été tourné il y a bientôt deux ans, tout y est.
Voyez.
Regardez.
Dites.
Faites.
Agissez.
C’est de notre vie à tous et à chacun qu’il s’agit.
C’est en Grèce qu’ hier Hollande, est allé parader en tant que représentant, non pas d’une nation financièrement libre, mais d’une province de l’Empire qui n’a plus aucune autonomie pour décider de son budget. Lui qui, il y a un an, avait encouragé le peuple Grec à ne pas voter Siriza, a eu hier une phrase historique. Après « Notre ennemi, c’est la Finance » , nous avons eu droit à, retransmis sur son compte twitter :
@Elysée. La Grèce a décidé un programme de privatisation. Les entreprises françaises seront présentes car elles ont l’expérience du service public.
Ainsi, l’aveu est clair. Nous envoyons les entreprises françaises faire leur marché en Grèce qui bientôt ne possèdera même plus en propre un grain de sable, pendant que des entreprises internationales font leur marché en France. La dinosaurie est en place. Le plus gros gagne. Chaque homme est un brin d’herbe.
La France qui a l’expérience du public et surtout de la privatisation du public !
Ne nous faisons plus aucune illusion. S i nous n’avons pas le courage du combat, notre pays sera dépecé comme est dépecée la Grèce.
Le premier acte de guerre a été l’an dernier la signature du MES. Puis du TSCG. Le résultat nous le connaissons : 750 millions d’euros seront retirés aux territoires français. Débrouillez-vous messieurs les maires. Adieu crèches, hôpitaux, écoles !
Le second sera début avril et nous devons entreprendre toutes les actions possibles pour nous opposer à l’entrée dans notre loi de cet ANI, puisque c’est le nom donné aux accords de Wagram.(Accords nationaux interprofessionnels.)
Nous sommes en guerre. Les armées ennemies sont des lois qui nous dépouillent. Que faisons-nous ? Regardons-nous les pauvres du haut du balcon en disant : « Ils l’ont mérité ? ». Attendons-nous de les rejoindre en disant « Ca n’arrivera pas » ?
Ou entrons-nous en résistance ?
Cette question que vous vous étiez sans doute posée à propos de la dernière guerre, la voici dans votre jardin. Impossible de vous défiler. Il faut agir ou trahir.
Trahir notre Histoire, trahir tous les progrès du 20 ème siècle, trahir nos enfants pour le bénéfice d’une bande d’allumés pour qui le mot Humanité n’a plus aucun sens !
Nous sommes devant l’Histoire. L’Histoire des Braves en lutte contre les Fous.
Que dira-t-on de nous ?
Je joins une pétition à signer contre l’ANI. De multiples actions sont en cours que je vous présenterai. A 15 h à l’Assemblée Nationale (visible sur LCP) Gaby Charroux posera une question au sujet de l’ANI au ministre du travail. Il sera intéressant d’écouter la réponse !
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