vendredi 15 février 2013

Espagne : Beatriz Talegón, la jeune femme qui, de l’intérieur, a couvert de honte l’Internationale Socialiste.

"La gauche est maintenant au service des élites, elle danse avec le capitalisme, elle est bureaucratique. Elle a perdu complètement le nord, le contact avec la base, et c’est quelque chose que la gauche ne peut pas se permettre.Ils produisent des discours qui ne veulent rien dire. Mais les gens ne sont pas bêtes".
 
11 Février 2013. Beatriz Talegón, de l’Union Internationale des Jeunes Socialistes, met les points sur les "i" aux dirigeants socialistes du monde entier, pendant qu’ils sont dans un hôtel cinq étoiles à Cascais (Portugal) pour la réunion du Conseil de l’Internationale Socialiste, en les accusant d’être responsables de la gravité de la situation actuelle.

"Je suis très étonnée que nous prétendions faire la révolution depuis un hôtel cinq étoiles à Cascais, en venant dans des voitures de luxe. Je me demande, à la vérité, si nous pouvons apporter une réponse aux citoyens quand vous, responsables politiques, vous leur dites que vous comprenez, que vous souffrez, parce-que nous sommes socialistes. Réellement, est-ce qu’on sent cette souffrance à l’intérieur de cet endroit ? Réellement, est-ce qu’on peut comprendre depuis un hôtel cinq étoiles ce qu’on demande au monde ?
"Malheureusement, nous n’avons pas été les socialistes qui dans le monde ont poussé les gens à sortir dans la rue ou à se mobiliser, et ce qui devrait nous faire souffrir est que ceux-ci demandent la démocratie, demandent la liberté, demandent la fraternité, demandent l’éducation publique, la santé publique, et nous ne sommes pas là.
"Vous, les leaders, mal nommés leaders parce que vous êtes les responsables de ce qui se passe,"Après que vous en aurez eu plein la bouche de discours parlant de l’emploi des jeunes, de ce que les jeunes vous préoccupent beaucoup : on ne s’en préoccupe pas vraiment, en fait, parce que vous nous tenez ici et que vous ne venez pas non plus nous demander notre point de vue sur la question.
"Nous avons beaucoup à dire parce que ça intéresse les gens de savoir ce que les jeunes pensent, dans la mesure où ce sont nous qui sommes en train de payer les conséquence de votre action - ou de votre inaction".
Source : http://www.aporrea.org/internacionales/n223103.html
Son intervention au complet, enregistrée et diffusée en vidéo (Si Youtube retire celle ci, il y en a beaucoup d’autres), a fait un triomphe dans les réseaux sociaux et a été l’objet d’une couverture médiatique au Portugal, où elle a fait son discours.
Elle dit aussi : "La gauche est maintenant au service des élites, elle danse avec le capitalisme, elle est bureaucratique. Elle a perdu complètement le nord, le contact avec la base, et c’est quelque chose que la gauche ne peut pas se permettre"
"Ils produisent des discours qui ne veulent rien dire. Mais les gens ne sont pas bêtes. Et ils perdent les élections les unes après les autres."

Source : http://www.huffingtonpost.es/2013/02/11/beatriz-talegon-los-...



mercredi 13 février 2013

Financement du terrorisme : les Européens jouent aux pompiers pyromanes..Comment peut-on sérieusement, d’un côté, s’attaquer au système bancaire qui blanchit l’argent du terrorisme en Europe et de l’autre, alimenter la bête avec de l’argent frais ?

....L’Algérie a passé vingt ans à tenter de convaincre la communauté internationale, notamment aux Nations unies, pour criminaliser le paiement des rançons. Que payer pour un otage équivaut à acheter une arme pour tuer d’autres innocents....


...Comment peut-on sérieusement, d’un côté, s’attaquer au système bancaire qui blanchit l’argent du terrorisme en Europe et de l’autre, alimenter la bête avec de l’argent frais ?

Sortez les calculettes : les gouvernements européens ont payé, en sept années, 89 millions d’euros aux terroristes d’Aqmi. À elle seule, la France a versé 17 millions à Abou Zeïd et ses amis. Soit 2,5 millions d’euros par an.
 Pour une fois, ce n’est pas l’Algérie qui se plaint de l’argent des rançons payées aux terroristes, mais l’ancien ambassadeur américain au Mali, Vicki Huddleston, qui a lâché une bombe dans l’univers hypocrite de la diplomatie internationale : oui, les gouvernements européens, français, allemand, espagnol et même canadien, ont obéit au chantage des terroristes d’Aqmi. Oui, ils ont versé des sommes colossales à Droukdel, Abderezak El-Para, Abou Zeïd et Belmokhtar. Oui, le gouvernement malien a servi d’intermédiaire à ces transactions criminelles.

L’Algérie a passé vingt ans à tenter de convaincre la communauté internationale, notamment aux Nations unies, pour criminaliser le paiement des rançons. Que payer pour un otage équivaut à acheter une arme pour tuer d’autres innocents.
 89 millions d’euros est une somme faramineuse, une subvention considérable à l’Ansej de Belmokhtar. Un crime sans nom. Un scandale.

Mais le plus invraisemblable, ce sont les discours lénifiants des Européens sur la lutte contre le terrorisme. Comment peut-on sérieusement, d’un côté, s’attaquer au système bancaire qui blanchit l’argent du terrorisme en Europe et de l’autre, alimenter la bête avec de l’argent frais ? Comment peut-on, d’un côté, s’interroger sur la puissance de feu des terroristes qui ont attaqué In Amenas et de l’autre, leur fournir assez de fric, de quoi s’acheter un avion de chasse ? Comment peut-on appeler à protéger un gouvernement malien, celui d’ATT et les autres, alors que ses membres agissent comme des coursiers pour le compte du terrorisme international ?

Huddleston l’explique très bien et brise l’omerta autour de ces questions de rançon que tout le monde dit n’avoir jamais payée. Maintenant, c’est à la communauté internationale d’aller plus loin, de juger les intermédiaires efficaces de ces transactions, notamment l’incontournable imam Chaâfi, le Mauritanien protégé par Blaise Compaoré, toujours en activité tant qu’il y a des otages français dans la région.
Et surtout cesser de donner des leçons de lutte contre le terrorisme, particulièrement à l’Algérie ; quand on donne à manger aux terroristes.
http://www.liberte-algerie.com
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mardi 12 février 2013

La France au Mali : une guerre juste ? ...Pourquoi l’opération SERVAL ?

 Ce qu’on a commencé au Mali s’arrêtera où ?...

...Comme par miracle, des bandes d’aventuriers pleins de sang, venant de Libye, ont envahi le Nord du Mali sans avoir à livrer de véritable combat. Comme encore par miracle, les y voilà chassés, dans le même scénario, sans livrer de combat ! Étrange guerre, auréolée de tant de miracles !...


Ce qui est paradoxal :
C’est qu’en Libye et en Syrie la France a apporté son soutien aux islamistes, aux terroristes, aux fanatiques, aux trafiquants de drogue et d’armes,…pour chasser du pouvoir des dirigeants hostiles au néocolonialisme. La guerre coloniale en Libye a fait d’innombrables victimes : plus de 100 000 civils tués par les raids de l’Otan, et a détruit tout un pays qui était l’un des plus prospères d’Afrique : Indice de développement Humain (2) (IDH) le plus élevé.
Mais, au Mali la France fait la guerre aux islamistes, aux terroristes ou trafiquants comme les médias les appellent. Tantôt ils sont leur ennemi tantôt ils sont leur alliés, nous devons comprendre la que toutes ces guerres sont guidées par des intérêts et non par les principes et valeurs défendus par la communauté internationale.
Ce qui choque :
C’est que la majeure partie des populations africaines reste naïve ne comprenant jamais les politiques politiciennes des puissances impérialistes. Au Mali aujourd’hui, les média nous montrent notre Président perçu comme un héros, le drapeau tricolore flotte et les populations scandent "Vive le France". Ces images sont-elles de la propagande ou reflètent-elles la réalité ?
Qu’importe : les Maliens et Maliennes oublient qu’avant eux les Irakiens, les Afghans, les Somaliens, les Libyens, et les Ivoiriens, ont bénéficié de l’aide des puissances impérialistes au nom de la démocratie mais plus jamais ces pays n’ont connu la paix. Au lieu de la paix et de la démocratie, les puissances impérialistes ont apporté la misère et le désordre dans ces pays. Sans aucun doute le Mali sera un nouvel Afghanistan à partir duquel d’autres pays seront atteints.
Pourquoi l’opération SERVAL ?
Les questions que beaucoup de gens ne se posent pas, c’est pourquoi la France a attendu tout ce temps avant d’intervenir ? Pourquoi l’ONU n’a pas validé l’intervention de la CEDAO à temps ? Pourquoi le coup d’État militaire du capitaine Sanago ?
Pourquoi la France intervient-elle au sol aux côtés de la MISMA (3) ?
En effet, la France ancienne métropole malienne a envoyé des troupes qui interviennent dans les airs et au sol pour soi-disant chasser les islamistes.
En vérité, c’est une guerre non pas contre les islamistes mais une guerre de conquête, une guerre coloniale, une guerre d’intérêt. Le hic dans cette guerre c’est qu’on ne nous précise jamais les vraies raisons, il nous faudra attendre les travaux des historiens pour connaitre les causes cachées de tous ces bombardements français qui coûtent une fortune au ministère de la défense française dans ces périodes de crise financière.
On ne nous dit jamais aussi que le nord du Mali est riche en uranium, pétrole, or et gaz, en réalité voilà ce qui justifie l’opération Serval, mettre la main sur toutes ces richesses dont regorge le sous-sol malien.
La seconde étape de SERVAL : la bande Sahélo-Saharienne ?
Serval a commencé au Mali mais finira sans doute soit au Niger soit en Algérie qui sont d’autres cibles potentielles où les puissances coloniales envisagent de mettre la main pour contrôler les immenses richesses dont regorgent les sous-sols de ces pays.
La bande Sahélo-Saharienne est réputée par excellence comme étant une zone très riche pour les ressources naturelles comme l’uranium, l’or, le pétrole, le gaz qui restent encore inexploitées. Face à l’émergence de la Chine, de l’Inde, du Brésil,…pays qui s’installent de plus en plus en Afrique, c’est une course contre la montre qui est lancée avec les puissances impérialistes comme les États-Unis d’Amérique, la France, la Grande Bretagne,….pour l’occupation de cette zone du continent africain.
Au-delà de SERVAL : l’Afrique pour les USA ?
C’est donc bien une reconquête de l’Afrique qui a commencé avec la Libye, puis le Mali . En effet,selon une dépêche AP publiée en Décembre dernier, l’armée US a planifié le déploiement de troupes dans 35 pays africains dont le Mali, mais aussi la Libye, le Soudan, l’Algérie, le Niger, le Kenya, la Somalie. Des soldats basés à Fort Riley, la 2ème brigade et la 1ere division d’infanterie du Kansas commenceront à s’entraîner en Mars 2013 pour concrétiser un projet du Pentagone d’envoyer des troupes dans ces 35 pays africains.
Sous prétexte de « guerre contre le terrorisme » et pour soi-disant entraîner les troupes africaines contre les « terroristes » islamistes/Al Qaeda « Made in CIA » et les services de renseignements alliés. L’objectif impérialiste colonial US c’est de s’accaparer les ressources de ces pays africains pour le compte des compagnies minières et des banques États-uniennes et d’en chasser la Chine et la Russie qui y ont développé des projets d’aides économiques.
Hollande a décidé sans aucun vote du Parlement français mais avec le feu vert de Washington, d’engager la France dans une guerre au Mali visant en autres à préparer le terrain pour l’installation de troupes américaines dans les 35 pays africains nommés ci-dessus. Cette décision prise SEUL constitue un dangereux précédent car Hollande peut à tout instant décider d’engager la France et son armée en Syrie par exemple ou contre l’Iran avec les conséquences inimaginables qui s’en suivraient.
Hollande met à disposition des USA des troupes et équipements lourds (avions et hélicoptères de combat missiles etc...) de l’armée française et ce sont bien sûr les contribuables français qui paieront la note et certainement pas le Mali l’un des pays les plus pauvres d’Afrique bien que 3ème producteur d’or et bientôt producteur de pétrole justement au Nord de son territoire.
Hollande converti aux thèses des néo-conservateurs
« l’intervention militaire française au Mali est le signe que la France suivra dorénavant la doctrine des néo-cons US et des faucons israéliens de la guerre contre le terrorisme partout dans le monde ». Ce qu’on a commencé au Mali s’arrêtera où ? Cela fait plaisir en tout cas à Netanyahu qui avait salué « l’action militaire française en Afrique » et exprimé ses regrets pour les pertes françaises (et non maliennes).
Cela dit, au-delà du discours hypnotisant de la diplomatie française copié-collé du discours néo-cons, rappelons-nous les propos d’Obama qui avançait que les États-Unis, « source d’espoir pour les pauvres, soutiennent la démocratie en Afrique ».
Quel espoir pour les peuples africains quand on sait que c’est Washington qui avait installé au pouvoir l’an dernier le capitaine Sanogo, entraîné aux USA par le Pentagone et par la CIA, en aiguisant les conflits internes. Aussi, il ressort, selon certains spécialistes, que cette opération était planifiée depuis longtemps et conjointement à Washington, Paris, Londres et dans d’autres capitales. Notons au passage que la France a été appelé au Mali par des putschistes ! On peut se poser la question sur la légitimité d’un tel appel.
La réalité de cette guerre coloniale
Après la prise de Konna, on a eu un véritable tocsin sonné par les autorités françaises. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, s’est répandu en insultes contre les combattants du Nord les traitant de bandits, de meurtriers, de terroristes. Hollande a parlé de destruction confondant dans un même appel à l’anéantissement hommes et matériel de guerre.
Les Rafale ont décollé chargés de bombes. De Konna à Kidal, les pilonnages destructeurs et meurtriers n’ont pas cessé pendant trois semaines. La moindre camionnette en mouvement devenait un objectif à pulvériser. "Nous en avons tué plusieurs centaines" ont clamé Fabius et Le Drian parlant indifféremment de tous les combattants du Nord comme de terroristes et les ravalant au rang d’animaux nuisibles à détruire.
Cette volonté meurtrière jointe aux effets ravageurs de bombes dans des lieux plats et désertiques qui n’offrent aucun abri, peuvent faire craindre un bilan qui dépassera sans doute le millier de tués. Combien de blessés et sans doute atrocement et sans doute très mal soignés sinon pas du tout faut-il rajouter à ce bilan ?
Sans oublier les réfugiés : des familles touareg en nombre fuient vers le Niger ou la Mauritanie pour trouver un asile dans des camps, des combattants cherchent aussi à gagner ces pays mais aussi la Libye et l’Algérie pour y trouver un refuge, ceci est la conséquence inéluctable de ce qui précède.
Mais aussi des déplacés : « Les personnes déplacées de Tin Zaouatène (Nord-Est de Kidal), qui ont dû tout abandonner, derrière elles, vivent dans un dénuement total », selon Jean-Nicolas Marti, chef de la délégation régionale du CICR pour le Mali et le Niger.
La situation de plus de 6.500 de ces déplacés et de quelque 400 familles résidentes, qui partagent avec eux leurs maigres ressources, est, aujourd’hui, préoccupante, estime de son côté le Comité International de la Croix Rouge, dans un communiqué, diffusé début février 2013, à Genève. Cf :http://news.abamako.com/h/13698.html
Tout cela ne peut qu’entraîner de lourdes charges, voire des menaces de déstabilisation sur tous les pays musulmans voisins. Un article du Huffington Post du 31 janvier pose nettement la question : "la guerre du Mali va-t-elle déstabiliser tout le Sahel ?"
Conclusion
Hollande - et tous ceux qui ont apporté leur soutien lamentable à cette déclaration de guerre dictatoriale de Hollande - dictatoriale parce que décidée par lui SEUL comme si la France son territoire et sa population étaient confrontés à un danger d’invasion imminente - a donc adopté la position des néo-cons développée il y a 10 ans par Bush Junior pour partir en guerre contre l’Afghanistan et ensuite l’Irak de Sadam Hussein avec les conséquences désastreuses que l’on connait pour ces deux pays et leurs populations mais aussi les libertés individuelles des États-uniens .

Le Mali est entré dans une ère de tourmente que connaissent tous les pays dont les ressources sont convoitées et qui n’ont pas les moyens de se défendre. C’est la poursuite du sempiternel esclavagisme sur lequel s’est bâti l’Occident. Les africains rêvent de pouvoir exploiter les ressources de leur pays, et souhaitent de pouvoir bénéficier des richesses qu’elles engendrent.

Hélas, l’expérience des pays comme le Niger, le Gabon, la RDC, le Congo Brazza, nous ramène à la dure réalité. Leurs ressources sont exploitées, tout en détruisant leur environnement, et leurs populations croupissent dans la misère innommable.

Depuis le beau discours de Dominique De Villepin à l’ONU que de chemin parcouru à reculons ! On sait que Dominique De Villepin avait eu raison !
La Guerre de Libye, sans consultation ni du parlement ni du peuple de France a été un fiasco qui a couté 320 millions d’Euros et ouvert la boite de Pandore aux groupes armés et au trafic !
Depuis 2003 l’Irak est plongé dans le chaos et l’uranium appauvri fait des ravages dans la population ! La Libye suit le même processus, et l’avenir de la Syrie semble le chaos.
Ce chaos semble être une stratégie recherchée propice aux pillages et aux pogrom de civils, musulmans !
Quant au Mali, dégât collatéral de la guerre en Libye, il est riche en uranium, en or, pétrole, gaz et nappes aquifères !

L’impérialisme pris dans ses contradictions et ses erreurs continue à vouloir s’approprier les richesses de la planète.

Gauthier
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lundi 11 février 2013

Tunisie - Al Jazeera, Palme d’Or de la falsification journalistique ! Funérailles de Chokri BELAÏD

....La Palme d’Or du ridicule et de la falsification journalistique, toutes catégories confondues, revient à la fameuse chaîne satellitaire qatarie Al Jazeera, principal soutien médiatique des Islamistes de tous bords, et particulièrement des Wahhâbistes, outil, par excellence, de la propagande Salafiste, auprès des musulmans du monde entier, y compris ceux d’Europe, véhiculée et financée par le Qatar....

 
1. Combien étions-nous pour dire adieu à Chokri BELAÏD ?
C’est d’abord le Ministère de l’Intérieur qui a avancé le chiffre de 1.400.000, concernant le nombre de personnes qui ont assisté aux funérailles de Chokri BELAÏD ; pour les arabisants, voir à ce sujet, sur le Lien suivant, l’émission de Nessma TV (la Chaîne la plus écoutée, au point de vue informations et débats politiques) ayant pour titre " 1,4 million de personnes présentes à l’enterrement de Chokri Belaïd" (sur, environ, 10, 8 millions d’habitants) :
Ce chiffre a été repris par plusieurs médias nationaux et internationaux. Et ce fut un choc dans le Milieu Islamiste, et surtout chez leurs dirigeants, aggravé par les slogans accusateurs criés par cette immense foule dont le plus répété fut "Ya Ghannouchi ya saffah, ya kattal laroueh ! " (Oh ! Ghannouchi sanguinaire, oh ! Assassin), transmis, en direct, sur toutes les Radios et Chaînes de télévision nationales et plusieurs étrangères. Ce qui a conduit le Ministère de l’Intérieur à minimiser l’ampleur populaire, sans précédent, prise par l’événement, et ce, en ramenant, miraculeusement, son chiffre à 40.000 ! Le Ministère de l’Intérieur ne peut pas se comporter autrement, car, ne l’oublions pas, c’est le Ministère qui a été le plus islamisé, surtout en termes de cadres supérieurs, le plus souvent, farouchement partisans et incompétents ! Quant à l’Agence étatique TAP (Tunis Afrique Presse), elle a titré, après la cérémonie d’enterrement, "Des centaines de milliers de citoyens aux funérailles nationales de feu Chokri Belaïd " ; voir le lien ci-dessous :

http://www.tap.info.tn/fr/index.php/politique/7299-des-centa...

En tant que témoin oculaire, je peux affirmer que la foule, venue de tous les coins du pays, était immense, gigantesque, compacte, s’étendant sur toute la superficie du cimetière (qui fait plusieurs hectares) et perchée en haut de tous ses bâtiments ; s’étendant, également, en dehors du cimetière et perchée, aussi, en haut de tous les bâtiments du voisinage. Je peux affirmer, aussi, que tous les slogans que j’ai entendus étaient hostiles au Régime Islamiste actuel, à ses dirigeants et au Qatar. Dans tous les cas, en comparaison avec les deux plus importantes Manifestations pour ou contre les mariage homosexuels, qui ont eu lieu dernièrement à Paris, observées à la télévision, j’affirme, avec mon humble point de vue, que le nombre de citoyens présents à la cérémonie d’enterrement de Chokri BELAÏD dépasse, largement, le nombre de participants à chacune des dites manifestations, nombre qui a été estimé à plusieurs centaines de milliers de personnes, aussi bien par les organisateurs que par les services de la Préfecture de Police de Paris.

Quoique l’on pense,en l’absence de sources spécialisées neutres et de techniques de dénombrement fiables capables de nous fournir un nombre approximatif réel des citoyens présents à l’enterrement de Chokri BELAÏD, et compte tenu de l’enjeu politique de ce chiffre dans l’évaluation du rapport des forces entre Modernistes et Islamistes, la guerre des chiffres va continuer.

2. Le Qatar, commanditaire potentiel de l’exécution de Chokri BELAÏD et champion de la falsification journalistique

Ce chiffre, en réalité, n’intéresse pas uniquement la Tunisie. Il intéresse, également, un autre pays, parrain notoire d’Ennahdha, à savoir le Qatar, pays qui s’immisce de plus en plus dans nos affaires, à tel point que Bassam Tahhan, Politologue Franco-Syrien et Professeur de Stratégie et de Géopolitique, le désigne, dans l’analyse suivante : http://french.irib.ir/analyses/interview/item/241170-bassam-...,-politologue-et-professeur-de-stratégie-et-de-géopolitique comme étant un commanditaire potentiel, en première ligne, de l’exécution de Chokri BELAÏD. Dans cette analyse, Bassam Tahhan affirme aussi que, grâce à ce crime, les jours du Parti Ennahdha sont comptés et que, pour les Révolutions Arabes, l’impact de l’assassinat de Chokri BELAÏD sera aussi important que le suicide de Mohamed BOUAZIZI.

La Palme d’Or du ridicule et de la falsification journalistique, toutes catégories confondues, revient à la fameuse chaîne satellitaire qatarie Al Jazeera, principal soutien médiatique des Islamistes de tous bords, et particulièrement des Wahhâbistes, outil, par excellence, de la propagande Salafiste, auprès des musulmans du monde entier, y compris ceux d’Europe, véhiculée et financée par le Qatar. Le Qatar, État-champion du double-langage, chouchou des milieux politiques et financiers occidentaux, n’est-il pas, lui-même, officiellement, un État Wahhâbite, premier déstabilisateur des Révolutions Arabes et principal protecteur et bailleur de fonds étranger des Islamistes Tunisiens ? Le Qatar, pays non francophone, devenu, depuis octobre 2012, par décision inattendue, membre associé de l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), et ce, sans être passé par le statut d’observateur, comme l’exige la règle convenue, fait qui risque de déstabiliser, aussi, l’OIF en lui faisant perdre sa spécificité ! Le Qatar qui n’a pas hésité à condamner à la perpétuité le poète Mohammed al-Ajami, alias Ibn al-Dhib, pour avoir écrit en 2011 un poème ayant pour titre "Poème du Jasmin" où il rendait hommage à la Révolution Tunisienne, exprimant l’espoir que le changement puisse toucher d’autres pays arabes en clamant "nous sommes tous la Tunisie face à une élite répressive" ; voir à ce sujet, sur le Lien ci-dessous, le Communiqué d’Amnesty International intitulé « Qatar : Outrageous life sentence for " Jasmine poet" » : http://www.amnesty.org/en/news/qatar-outrageous-life-sentenc...

En effet, Al Jazeera a été prise "en flagrant délit de falsification d’images et de faits" et n’a pas hésité à diffuser, entre autres, "des sons à la gloire d’Ennahdha et à la chute du régime de Ben Ali" couvrant des images de la Cérémonie d’Enterrement de Chokri BELAÏD où la foule ne fait, en vérité, que crier des slogans hostiles à Ennahdha, à ses dirigeants, à ce même Qatar [par exemple, "Tounes Tounes Horra Horra, wel Qatar ala barra !" (Tunisie Tunisie libre et le Qatar dehors !) ; peut-être que ceci explique cela !],… et appeler à la chute du Régime Islamiste. Quant au nombre de citoyens ayant assisté aux funérailles de Chokri BELAÏD, Al Jazeera a tout fait pour le minimiser, soit par ses commentaires, soit par l’augmentation du coefficient d’agrandissement des images présentées qui "décompactifie " la foule et diminue le champ initial des images.Voir, à ce sujet, par exemple, le Lien suivant, avec sa vidéo : http://www.businessnews.com.tn

3. Conclusion

Le Qatar, dont le régime actuel se situe à des années-lumière du Printemps Tunisien, pays de l’apartheid, par excellence, où vivent, trois fois plus d’hommes que de femmes, à cause du fait que 65 % de ses habitants sont composés par la sous-classe d’une population de travailleurs immigrés, à quasi-totalité masculine : http://www.qsa.gov.qa/eng/PopulationStructure.htm

Le Qatar, cet État aux valeurs moyenâgeuses, dont les seules richesses intellectuelles ou autres se limitent, aujourd’hui, aux exportations de gaz et à leurs retombées mercantiles et dont l’influence va, malheureusement, grandissante en créant partout l’inquiétude, croit-il pouvoir se permettre, grâce à ses pétro-machins, de nous prendre pour des imbéciles ?

Salah HORCHANI
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dimanche 10 février 2013

Vidéo - Des insurgés syriens entraînant des enfants soldats....Quand les enfants arrivent, ce sont des enfants, mais quand ils repartent ce son des machines à tuer.


Il y a une nouvelle vidéo sur Internet qui montre le recrutement de douzaines d’enfants et d’adolescents par ses insurgés sponsorisés par l’étranger en Syrie.
Dans la vidéo qui vient d’être postée sur Internet, on voit le commandant d’un groupe soutenu par les Etats-Unis qui se trouve dans la province nordique d’Alep, expliquer que quand les enfants arrivent, ce sont des enfants, mais quand ils repartent ce son des machines à tuer.
On apprend aux adolescents à utiliser des fusils d’assaut et d’autres armes contre les forces du gouvernement syrien.
On leur apprend aussi à désarmer les ennemis en les poignardant ou en les tuant à mains nues. Tout cela constitue pourtant une violation des lois internationales qui prohibent l’utilisation de mineurs de moins de 18 ans dans les combats et les opérations militaires de soutien.
Le désordre règne en Syrie depuis mars 2011. Beaucoup de gens, y compris de nombreux membres des forces de sécurité, ont été tués dans les combats.
Le gouvernement syrien affirme aussi que le chaos est orchestré de l’extérieur du pays et, selon les rapports, un très grand nombre d’insurgés sont de nationalité étrangère.
Qui plus est, plusieurs organisations des droits humains ont accusé les insurgés de Syrie d’avoir commis des crimes de guerre.
Pour consulter l’original : http://www.presstv.com/detail/2013/02/09/288020/syrian-milit...
Traduction : Dominique Muselet
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PLATEFORME POUR LA SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE DU SAHARA OCCIDENTAL : message clair du parlement européen adressé au Maroc et au gouvernement français.

...une nouvelle fois un message clair adressé au Maroc pour qu’il mette fin à sa politique de répression, libère les prisonniers politiques sahraouis et reconnaisse le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. C’est aussi un message adressé au gouvernement français pour qu’il change de position en arrêtant de soutenir le plan marocain d’autonomie qui bafoue le droit international....

En 2012, Le Parlement européen s’est prononcé à trois reprise (18 avril, 12 septembre et 18 décembre) sur la question du Sahara occidental. Il a dénoncé les violations des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés et soutenu le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.
Le 7 février, en session plénière à Strasbourg, le Parlement européen a adopté une résolution sur la 22ème session du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies qui se tiendra à Genève du 25 février au 22 mars. Il n’a pas oublié le Sahara occidental en faisant part de "ses préoccupations au vu des violations permanentes des droits de l’Homme au Sahara occidental". Face à cette situation, il appelle " à la protection des droits fondamentaux de la population du Sahara occidental, y compris la liberté d’association, la liberté d’expression et le droit de manifester". Le Parlement européen "demande que soient libérés tous les prisonniers politiques sahraouis ; salue la nomination d’un envoyé spécial pour le Sahel et souligne la nécessité d’un suivi international de la situation des droits de l’Homme au Sahara occidental ; est favorable à un règlement juste et durable du conflit sur la base du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies".
C’est une nouvelle fois un message clair adressé au Maroc pour qu’il mette fin à sa politique de répression, libère les prisonniers politiques sahraouis et reconnaisse le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. C’est aussi un message adressé au gouvernement français pour qu’il change de position en arrêtant de soutenir le plan marocain d’autonomie qui bafoue le droit international. La Plateforme félicite une fois de plus les parlementaires européens pour ce vote qui constitue pour le mouvement de solidarité un encouragement et un point d’appui contre l’occupation coloniale et pour l’autodétermination du peuple sahraoui. Le Parlement français pourrait utilement s’inspirer de ce vote en décidant de mettre en place un groupe d’études sur le Sahara occidental.
Paris le 7 février 2013
Membres : Association des familles des prisonniers et disparus sahraouis (AFAPREDESA), Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique (AFASPA), Association des Amis de la RASD (AARASD), Association de la Communauté sahraouie en France(ACSF), Association des Sahraouis en France (ASF), Comité pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara occidental (CORELSO), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), AFASPAM13, Amis du peuple du Sahara occidental (APSO) 35Bretagne, Blain Accueil Enfants Sahraouis (BAES),Comité de jumelage de Gonfreville l’Orcher, Comité Limousin de Solidarité avec le peuple sahraoui (CLSPS), Enfants de la Méditerranée, Enfants réfugiés du monde Pays de Loire (ERMPL), Les Mariannes de St Joseph, Quand l’Occident rencontre le désert (QORD)
Observateurs : Agir contre le colonialisme aujourd’hui(ACCA) , Association des Anciens Appelés d’Algérie et de leurs Amis Contre la Guerre(4ACG),Association havraise Solidarité et Echange avec tous les immigrés (AHSETI), Association de solidarité avec le peuple sahraoui de Lorraine(ASPS),Association vierzonnaise de Solidarité avec le peuple sahraoui (AVSPS),Capsolidaire, CCFD - Terre solidaire, Droit Solidarité, Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés(FASTI), Femmes Solidaires, Survie
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samedi 9 février 2013

Mali : avant et après les caméras....heureusement que, en marge du vacarme médiatique et de la doxa dominante, il y a des amoureux de la vérité qui veillent, même si leur voix ne se fait pas beaucoup entendre.

....Le Mali sera donc reconstitué selon la stratégie de la métropole et reconstruit en conformité avec les visées économiques des multinationales. Pour ne rien gâcher, les choses se feront, cette fois-ci, avec l’assentiment de Maliens débordants de reconnaissance à l’égard d’une armée de
« sauveurs »...

A considérer les cris d’indignation de la grande presse et des dirigeants des grandes démocratie contre la dictature des Mujao et Ançar Eddine, nous devrions croire que l’intervention de la Françafrique au Mali n’est que l’aboutissement d’une volonté de voler au secours d’une population en danger et d’un pays en perdition. Mais, heureusement que, en marge du vacarme médiatique et de la doxa dominante, il y a des amoureux de la vérité qui veillent, même si leur voix ne se fait pas beaucoup entendre.
Ce sera autant de gagné pour la postérité et pour que l’ignominie colonialiste ne lamine pas tous les principes moraux. Parmi les esprits lucides, peu enclins à se laisser intoxiquer, il y a Jean Batou, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Lausanne, qui nous apporte un éclairage sur la situation. Il nous invite, d’abord, à considérer les conditions économiques et sociales qui ont conduit le Mali à son éclatement. Nous devons savoir qu’« en 2011, le PNUD classait le Mali en 175e position sur 187 pays en termes de développement humain », que « les femmes donnent naissance en moyenne à 6,5 enfants vivants, dont un sur 6 décède avant l’âge de 5 ans (la moitié de ceux qui survivent souffrent d’un retard de croissance) », que « neuf ménages sur 10 ne disposent pas d’électricité » et que « les ménages de Gao, de Tombouctou ou de Kidal dans le nord dépensent moins de la moitié de ceux de Bamako) et du nombre absolu de pauvres ». Tout cela sous le règne d’une politique dictée par la France et par le Fonds monétaire international, dénommée « cadres stratégiques de lutte contre la pauvreté ». Avec le succès que nous pouvons observer aujourd’hui.
À ce moment là, il n’était pas question de s’apitoyer ou de s’émouvoir sur le sort des populations. Les caméras n’ont pas non plus trouvé d’intérêt à aller cueillir des images pour les montrer au monde, tel que cela s’est produit quand il a fallu accompagner les tambours de guerre. Tout allait pour le mieux et pouvait perdurer, pourvu que rien ne vienne déranger la « stabilité » si chère aux investissements qui pompent les richesses locales ou qui envisagent de le faire. Et puis, tout compte fait et tant qu’à faire, l’occasion est toute trouvée pour mettre le pays en coupe réglée et faire, du même coup, un pied de nez à tous les concurrents, à commencer par la Chine. Il suffisait de gonfler la menace constituée par les groupes armés, de dresser un tableau apocalyptique des conséquences d’une non-intervention et de ne rien laisser comme solution que l’implication des forces françaises. Le Mali sera donc reconstitué selon la stratégie de la métropole et reconstruit en conformité avec les visées économiques des multinationales. Pour ne rien gâcher, les choses se feront, cette fois-ci, avec l’assentiment de Maliens débordants de reconnaissance à l’égard d’une armée de « sauveurs ». Du moins, tant que ceux-ci ne s’apercevront pas du coût qu’ils auront à payer à la « générosité » de l’État français. Ce jour-là sera comptabilisé le prix du « sauvetage » et sera mesuré le degré de « développement » que connaîtront les Maliens sous la domination des chasseurs de profit.

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