mercredi 13 février 2013

Financement du terrorisme : les Européens jouent aux pompiers pyromanes..Comment peut-on sérieusement, d’un côté, s’attaquer au système bancaire qui blanchit l’argent du terrorisme en Europe et de l’autre, alimenter la bête avec de l’argent frais ?

....L’Algérie a passé vingt ans à tenter de convaincre la communauté internationale, notamment aux Nations unies, pour criminaliser le paiement des rançons. Que payer pour un otage équivaut à acheter une arme pour tuer d’autres innocents....


...Comment peut-on sérieusement, d’un côté, s’attaquer au système bancaire qui blanchit l’argent du terrorisme en Europe et de l’autre, alimenter la bête avec de l’argent frais ?

Sortez les calculettes : les gouvernements européens ont payé, en sept années, 89 millions d’euros aux terroristes d’Aqmi. À elle seule, la France a versé 17 millions à Abou Zeïd et ses amis. Soit 2,5 millions d’euros par an.
 Pour une fois, ce n’est pas l’Algérie qui se plaint de l’argent des rançons payées aux terroristes, mais l’ancien ambassadeur américain au Mali, Vicki Huddleston, qui a lâché une bombe dans l’univers hypocrite de la diplomatie internationale : oui, les gouvernements européens, français, allemand, espagnol et même canadien, ont obéit au chantage des terroristes d’Aqmi. Oui, ils ont versé des sommes colossales à Droukdel, Abderezak El-Para, Abou Zeïd et Belmokhtar. Oui, le gouvernement malien a servi d’intermédiaire à ces transactions criminelles.

L’Algérie a passé vingt ans à tenter de convaincre la communauté internationale, notamment aux Nations unies, pour criminaliser le paiement des rançons. Que payer pour un otage équivaut à acheter une arme pour tuer d’autres innocents.
 89 millions d’euros est une somme faramineuse, une subvention considérable à l’Ansej de Belmokhtar. Un crime sans nom. Un scandale.

Mais le plus invraisemblable, ce sont les discours lénifiants des Européens sur la lutte contre le terrorisme. Comment peut-on sérieusement, d’un côté, s’attaquer au système bancaire qui blanchit l’argent du terrorisme en Europe et de l’autre, alimenter la bête avec de l’argent frais ? Comment peut-on, d’un côté, s’interroger sur la puissance de feu des terroristes qui ont attaqué In Amenas et de l’autre, leur fournir assez de fric, de quoi s’acheter un avion de chasse ? Comment peut-on appeler à protéger un gouvernement malien, celui d’ATT et les autres, alors que ses membres agissent comme des coursiers pour le compte du terrorisme international ?

Huddleston l’explique très bien et brise l’omerta autour de ces questions de rançon que tout le monde dit n’avoir jamais payée. Maintenant, c’est à la communauté internationale d’aller plus loin, de juger les intermédiaires efficaces de ces transactions, notamment l’incontournable imam Chaâfi, le Mauritanien protégé par Blaise Compaoré, toujours en activité tant qu’il y a des otages français dans la région.
Et surtout cesser de donner des leçons de lutte contre le terrorisme, particulièrement à l’Algérie ; quand on donne à manger aux terroristes.
http://www.liberte-algerie.com
URL de cet article 19319

mardi 12 février 2013

La France au Mali : une guerre juste ? ...Pourquoi l’opération SERVAL ?

 Ce qu’on a commencé au Mali s’arrêtera où ?...

...Comme par miracle, des bandes d’aventuriers pleins de sang, venant de Libye, ont envahi le Nord du Mali sans avoir à livrer de véritable combat. Comme encore par miracle, les y voilà chassés, dans le même scénario, sans livrer de combat ! Étrange guerre, auréolée de tant de miracles !...


Ce qui est paradoxal :
C’est qu’en Libye et en Syrie la France a apporté son soutien aux islamistes, aux terroristes, aux fanatiques, aux trafiquants de drogue et d’armes,…pour chasser du pouvoir des dirigeants hostiles au néocolonialisme. La guerre coloniale en Libye a fait d’innombrables victimes : plus de 100 000 civils tués par les raids de l’Otan, et a détruit tout un pays qui était l’un des plus prospères d’Afrique : Indice de développement Humain (2) (IDH) le plus élevé.
Mais, au Mali la France fait la guerre aux islamistes, aux terroristes ou trafiquants comme les médias les appellent. Tantôt ils sont leur ennemi tantôt ils sont leur alliés, nous devons comprendre la que toutes ces guerres sont guidées par des intérêts et non par les principes et valeurs défendus par la communauté internationale.
Ce qui choque :
C’est que la majeure partie des populations africaines reste naïve ne comprenant jamais les politiques politiciennes des puissances impérialistes. Au Mali aujourd’hui, les média nous montrent notre Président perçu comme un héros, le drapeau tricolore flotte et les populations scandent "Vive le France". Ces images sont-elles de la propagande ou reflètent-elles la réalité ?
Qu’importe : les Maliens et Maliennes oublient qu’avant eux les Irakiens, les Afghans, les Somaliens, les Libyens, et les Ivoiriens, ont bénéficié de l’aide des puissances impérialistes au nom de la démocratie mais plus jamais ces pays n’ont connu la paix. Au lieu de la paix et de la démocratie, les puissances impérialistes ont apporté la misère et le désordre dans ces pays. Sans aucun doute le Mali sera un nouvel Afghanistan à partir duquel d’autres pays seront atteints.
Pourquoi l’opération SERVAL ?
Les questions que beaucoup de gens ne se posent pas, c’est pourquoi la France a attendu tout ce temps avant d’intervenir ? Pourquoi l’ONU n’a pas validé l’intervention de la CEDAO à temps ? Pourquoi le coup d’État militaire du capitaine Sanago ?
Pourquoi la France intervient-elle au sol aux côtés de la MISMA (3) ?
En effet, la France ancienne métropole malienne a envoyé des troupes qui interviennent dans les airs et au sol pour soi-disant chasser les islamistes.
En vérité, c’est une guerre non pas contre les islamistes mais une guerre de conquête, une guerre coloniale, une guerre d’intérêt. Le hic dans cette guerre c’est qu’on ne nous précise jamais les vraies raisons, il nous faudra attendre les travaux des historiens pour connaitre les causes cachées de tous ces bombardements français qui coûtent une fortune au ministère de la défense française dans ces périodes de crise financière.
On ne nous dit jamais aussi que le nord du Mali est riche en uranium, pétrole, or et gaz, en réalité voilà ce qui justifie l’opération Serval, mettre la main sur toutes ces richesses dont regorge le sous-sol malien.
La seconde étape de SERVAL : la bande Sahélo-Saharienne ?
Serval a commencé au Mali mais finira sans doute soit au Niger soit en Algérie qui sont d’autres cibles potentielles où les puissances coloniales envisagent de mettre la main pour contrôler les immenses richesses dont regorgent les sous-sols de ces pays.
La bande Sahélo-Saharienne est réputée par excellence comme étant une zone très riche pour les ressources naturelles comme l’uranium, l’or, le pétrole, le gaz qui restent encore inexploitées. Face à l’émergence de la Chine, de l’Inde, du Brésil,…pays qui s’installent de plus en plus en Afrique, c’est une course contre la montre qui est lancée avec les puissances impérialistes comme les États-Unis d’Amérique, la France, la Grande Bretagne,….pour l’occupation de cette zone du continent africain.
Au-delà de SERVAL : l’Afrique pour les USA ?
C’est donc bien une reconquête de l’Afrique qui a commencé avec la Libye, puis le Mali . En effet,selon une dépêche AP publiée en Décembre dernier, l’armée US a planifié le déploiement de troupes dans 35 pays africains dont le Mali, mais aussi la Libye, le Soudan, l’Algérie, le Niger, le Kenya, la Somalie. Des soldats basés à Fort Riley, la 2ème brigade et la 1ere division d’infanterie du Kansas commenceront à s’entraîner en Mars 2013 pour concrétiser un projet du Pentagone d’envoyer des troupes dans ces 35 pays africains.
Sous prétexte de « guerre contre le terrorisme » et pour soi-disant entraîner les troupes africaines contre les « terroristes » islamistes/Al Qaeda « Made in CIA » et les services de renseignements alliés. L’objectif impérialiste colonial US c’est de s’accaparer les ressources de ces pays africains pour le compte des compagnies minières et des banques États-uniennes et d’en chasser la Chine et la Russie qui y ont développé des projets d’aides économiques.
Hollande a décidé sans aucun vote du Parlement français mais avec le feu vert de Washington, d’engager la France dans une guerre au Mali visant en autres à préparer le terrain pour l’installation de troupes américaines dans les 35 pays africains nommés ci-dessus. Cette décision prise SEUL constitue un dangereux précédent car Hollande peut à tout instant décider d’engager la France et son armée en Syrie par exemple ou contre l’Iran avec les conséquences inimaginables qui s’en suivraient.
Hollande met à disposition des USA des troupes et équipements lourds (avions et hélicoptères de combat missiles etc...) de l’armée française et ce sont bien sûr les contribuables français qui paieront la note et certainement pas le Mali l’un des pays les plus pauvres d’Afrique bien que 3ème producteur d’or et bientôt producteur de pétrole justement au Nord de son territoire.
Hollande converti aux thèses des néo-conservateurs
« l’intervention militaire française au Mali est le signe que la France suivra dorénavant la doctrine des néo-cons US et des faucons israéliens de la guerre contre le terrorisme partout dans le monde ». Ce qu’on a commencé au Mali s’arrêtera où ? Cela fait plaisir en tout cas à Netanyahu qui avait salué « l’action militaire française en Afrique » et exprimé ses regrets pour les pertes françaises (et non maliennes).
Cela dit, au-delà du discours hypnotisant de la diplomatie française copié-collé du discours néo-cons, rappelons-nous les propos d’Obama qui avançait que les États-Unis, « source d’espoir pour les pauvres, soutiennent la démocratie en Afrique ».
Quel espoir pour les peuples africains quand on sait que c’est Washington qui avait installé au pouvoir l’an dernier le capitaine Sanogo, entraîné aux USA par le Pentagone et par la CIA, en aiguisant les conflits internes. Aussi, il ressort, selon certains spécialistes, que cette opération était planifiée depuis longtemps et conjointement à Washington, Paris, Londres et dans d’autres capitales. Notons au passage que la France a été appelé au Mali par des putschistes ! On peut se poser la question sur la légitimité d’un tel appel.
La réalité de cette guerre coloniale
Après la prise de Konna, on a eu un véritable tocsin sonné par les autorités françaises. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, s’est répandu en insultes contre les combattants du Nord les traitant de bandits, de meurtriers, de terroristes. Hollande a parlé de destruction confondant dans un même appel à l’anéantissement hommes et matériel de guerre.
Les Rafale ont décollé chargés de bombes. De Konna à Kidal, les pilonnages destructeurs et meurtriers n’ont pas cessé pendant trois semaines. La moindre camionnette en mouvement devenait un objectif à pulvériser. "Nous en avons tué plusieurs centaines" ont clamé Fabius et Le Drian parlant indifféremment de tous les combattants du Nord comme de terroristes et les ravalant au rang d’animaux nuisibles à détruire.
Cette volonté meurtrière jointe aux effets ravageurs de bombes dans des lieux plats et désertiques qui n’offrent aucun abri, peuvent faire craindre un bilan qui dépassera sans doute le millier de tués. Combien de blessés et sans doute atrocement et sans doute très mal soignés sinon pas du tout faut-il rajouter à ce bilan ?
Sans oublier les réfugiés : des familles touareg en nombre fuient vers le Niger ou la Mauritanie pour trouver un asile dans des camps, des combattants cherchent aussi à gagner ces pays mais aussi la Libye et l’Algérie pour y trouver un refuge, ceci est la conséquence inéluctable de ce qui précède.
Mais aussi des déplacés : « Les personnes déplacées de Tin Zaouatène (Nord-Est de Kidal), qui ont dû tout abandonner, derrière elles, vivent dans un dénuement total », selon Jean-Nicolas Marti, chef de la délégation régionale du CICR pour le Mali et le Niger.
La situation de plus de 6.500 de ces déplacés et de quelque 400 familles résidentes, qui partagent avec eux leurs maigres ressources, est, aujourd’hui, préoccupante, estime de son côté le Comité International de la Croix Rouge, dans un communiqué, diffusé début février 2013, à Genève. Cf :http://news.abamako.com/h/13698.html
Tout cela ne peut qu’entraîner de lourdes charges, voire des menaces de déstabilisation sur tous les pays musulmans voisins. Un article du Huffington Post du 31 janvier pose nettement la question : "la guerre du Mali va-t-elle déstabiliser tout le Sahel ?"
Conclusion
Hollande - et tous ceux qui ont apporté leur soutien lamentable à cette déclaration de guerre dictatoriale de Hollande - dictatoriale parce que décidée par lui SEUL comme si la France son territoire et sa population étaient confrontés à un danger d’invasion imminente - a donc adopté la position des néo-cons développée il y a 10 ans par Bush Junior pour partir en guerre contre l’Afghanistan et ensuite l’Irak de Sadam Hussein avec les conséquences désastreuses que l’on connait pour ces deux pays et leurs populations mais aussi les libertés individuelles des États-uniens .

Le Mali est entré dans une ère de tourmente que connaissent tous les pays dont les ressources sont convoitées et qui n’ont pas les moyens de se défendre. C’est la poursuite du sempiternel esclavagisme sur lequel s’est bâti l’Occident. Les africains rêvent de pouvoir exploiter les ressources de leur pays, et souhaitent de pouvoir bénéficier des richesses qu’elles engendrent.

Hélas, l’expérience des pays comme le Niger, le Gabon, la RDC, le Congo Brazza, nous ramène à la dure réalité. Leurs ressources sont exploitées, tout en détruisant leur environnement, et leurs populations croupissent dans la misère innommable.

Depuis le beau discours de Dominique De Villepin à l’ONU que de chemin parcouru à reculons ! On sait que Dominique De Villepin avait eu raison !
La Guerre de Libye, sans consultation ni du parlement ni du peuple de France a été un fiasco qui a couté 320 millions d’Euros et ouvert la boite de Pandore aux groupes armés et au trafic !
Depuis 2003 l’Irak est plongé dans le chaos et l’uranium appauvri fait des ravages dans la population ! La Libye suit le même processus, et l’avenir de la Syrie semble le chaos.
Ce chaos semble être une stratégie recherchée propice aux pillages et aux pogrom de civils, musulmans !
Quant au Mali, dégât collatéral de la guerre en Libye, il est riche en uranium, en or, pétrole, gaz et nappes aquifères !

L’impérialisme pris dans ses contradictions et ses erreurs continue à vouloir s’approprier les richesses de la planète.

Gauthier
URL de cet article 19299

lundi 11 février 2013

Tunisie - Al Jazeera, Palme d’Or de la falsification journalistique ! Funérailles de Chokri BELAÏD

....La Palme d’Or du ridicule et de la falsification journalistique, toutes catégories confondues, revient à la fameuse chaîne satellitaire qatarie Al Jazeera, principal soutien médiatique des Islamistes de tous bords, et particulièrement des Wahhâbistes, outil, par excellence, de la propagande Salafiste, auprès des musulmans du monde entier, y compris ceux d’Europe, véhiculée et financée par le Qatar....

 
1. Combien étions-nous pour dire adieu à Chokri BELAÏD ?
C’est d’abord le Ministère de l’Intérieur qui a avancé le chiffre de 1.400.000, concernant le nombre de personnes qui ont assisté aux funérailles de Chokri BELAÏD ; pour les arabisants, voir à ce sujet, sur le Lien suivant, l’émission de Nessma TV (la Chaîne la plus écoutée, au point de vue informations et débats politiques) ayant pour titre " 1,4 million de personnes présentes à l’enterrement de Chokri Belaïd" (sur, environ, 10, 8 millions d’habitants) :
Ce chiffre a été repris par plusieurs médias nationaux et internationaux. Et ce fut un choc dans le Milieu Islamiste, et surtout chez leurs dirigeants, aggravé par les slogans accusateurs criés par cette immense foule dont le plus répété fut "Ya Ghannouchi ya saffah, ya kattal laroueh ! " (Oh ! Ghannouchi sanguinaire, oh ! Assassin), transmis, en direct, sur toutes les Radios et Chaînes de télévision nationales et plusieurs étrangères. Ce qui a conduit le Ministère de l’Intérieur à minimiser l’ampleur populaire, sans précédent, prise par l’événement, et ce, en ramenant, miraculeusement, son chiffre à 40.000 ! Le Ministère de l’Intérieur ne peut pas se comporter autrement, car, ne l’oublions pas, c’est le Ministère qui a été le plus islamisé, surtout en termes de cadres supérieurs, le plus souvent, farouchement partisans et incompétents ! Quant à l’Agence étatique TAP (Tunis Afrique Presse), elle a titré, après la cérémonie d’enterrement, "Des centaines de milliers de citoyens aux funérailles nationales de feu Chokri Belaïd " ; voir le lien ci-dessous :

http://www.tap.info.tn/fr/index.php/politique/7299-des-centa...

En tant que témoin oculaire, je peux affirmer que la foule, venue de tous les coins du pays, était immense, gigantesque, compacte, s’étendant sur toute la superficie du cimetière (qui fait plusieurs hectares) et perchée en haut de tous ses bâtiments ; s’étendant, également, en dehors du cimetière et perchée, aussi, en haut de tous les bâtiments du voisinage. Je peux affirmer, aussi, que tous les slogans que j’ai entendus étaient hostiles au Régime Islamiste actuel, à ses dirigeants et au Qatar. Dans tous les cas, en comparaison avec les deux plus importantes Manifestations pour ou contre les mariage homosexuels, qui ont eu lieu dernièrement à Paris, observées à la télévision, j’affirme, avec mon humble point de vue, que le nombre de citoyens présents à la cérémonie d’enterrement de Chokri BELAÏD dépasse, largement, le nombre de participants à chacune des dites manifestations, nombre qui a été estimé à plusieurs centaines de milliers de personnes, aussi bien par les organisateurs que par les services de la Préfecture de Police de Paris.

Quoique l’on pense,en l’absence de sources spécialisées neutres et de techniques de dénombrement fiables capables de nous fournir un nombre approximatif réel des citoyens présents à l’enterrement de Chokri BELAÏD, et compte tenu de l’enjeu politique de ce chiffre dans l’évaluation du rapport des forces entre Modernistes et Islamistes, la guerre des chiffres va continuer.

2. Le Qatar, commanditaire potentiel de l’exécution de Chokri BELAÏD et champion de la falsification journalistique

Ce chiffre, en réalité, n’intéresse pas uniquement la Tunisie. Il intéresse, également, un autre pays, parrain notoire d’Ennahdha, à savoir le Qatar, pays qui s’immisce de plus en plus dans nos affaires, à tel point que Bassam Tahhan, Politologue Franco-Syrien et Professeur de Stratégie et de Géopolitique, le désigne, dans l’analyse suivante : http://french.irib.ir/analyses/interview/item/241170-bassam-...,-politologue-et-professeur-de-stratégie-et-de-géopolitique comme étant un commanditaire potentiel, en première ligne, de l’exécution de Chokri BELAÏD. Dans cette analyse, Bassam Tahhan affirme aussi que, grâce à ce crime, les jours du Parti Ennahdha sont comptés et que, pour les Révolutions Arabes, l’impact de l’assassinat de Chokri BELAÏD sera aussi important que le suicide de Mohamed BOUAZIZI.

La Palme d’Or du ridicule et de la falsification journalistique, toutes catégories confondues, revient à la fameuse chaîne satellitaire qatarie Al Jazeera, principal soutien médiatique des Islamistes de tous bords, et particulièrement des Wahhâbistes, outil, par excellence, de la propagande Salafiste, auprès des musulmans du monde entier, y compris ceux d’Europe, véhiculée et financée par le Qatar. Le Qatar, État-champion du double-langage, chouchou des milieux politiques et financiers occidentaux, n’est-il pas, lui-même, officiellement, un État Wahhâbite, premier déstabilisateur des Révolutions Arabes et principal protecteur et bailleur de fonds étranger des Islamistes Tunisiens ? Le Qatar, pays non francophone, devenu, depuis octobre 2012, par décision inattendue, membre associé de l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), et ce, sans être passé par le statut d’observateur, comme l’exige la règle convenue, fait qui risque de déstabiliser, aussi, l’OIF en lui faisant perdre sa spécificité ! Le Qatar qui n’a pas hésité à condamner à la perpétuité le poète Mohammed al-Ajami, alias Ibn al-Dhib, pour avoir écrit en 2011 un poème ayant pour titre "Poème du Jasmin" où il rendait hommage à la Révolution Tunisienne, exprimant l’espoir que le changement puisse toucher d’autres pays arabes en clamant "nous sommes tous la Tunisie face à une élite répressive" ; voir à ce sujet, sur le Lien ci-dessous, le Communiqué d’Amnesty International intitulé « Qatar : Outrageous life sentence for " Jasmine poet" » : http://www.amnesty.org/en/news/qatar-outrageous-life-sentenc...

En effet, Al Jazeera a été prise "en flagrant délit de falsification d’images et de faits" et n’a pas hésité à diffuser, entre autres, "des sons à la gloire d’Ennahdha et à la chute du régime de Ben Ali" couvrant des images de la Cérémonie d’Enterrement de Chokri BELAÏD où la foule ne fait, en vérité, que crier des slogans hostiles à Ennahdha, à ses dirigeants, à ce même Qatar [par exemple, "Tounes Tounes Horra Horra, wel Qatar ala barra !" (Tunisie Tunisie libre et le Qatar dehors !) ; peut-être que ceci explique cela !],… et appeler à la chute du Régime Islamiste. Quant au nombre de citoyens ayant assisté aux funérailles de Chokri BELAÏD, Al Jazeera a tout fait pour le minimiser, soit par ses commentaires, soit par l’augmentation du coefficient d’agrandissement des images présentées qui "décompactifie " la foule et diminue le champ initial des images.Voir, à ce sujet, par exemple, le Lien suivant, avec sa vidéo : http://www.businessnews.com.tn

3. Conclusion

Le Qatar, dont le régime actuel se situe à des années-lumière du Printemps Tunisien, pays de l’apartheid, par excellence, où vivent, trois fois plus d’hommes que de femmes, à cause du fait que 65 % de ses habitants sont composés par la sous-classe d’une population de travailleurs immigrés, à quasi-totalité masculine : http://www.qsa.gov.qa/eng/PopulationStructure.htm

Le Qatar, cet État aux valeurs moyenâgeuses, dont les seules richesses intellectuelles ou autres se limitent, aujourd’hui, aux exportations de gaz et à leurs retombées mercantiles et dont l’influence va, malheureusement, grandissante en créant partout l’inquiétude, croit-il pouvoir se permettre, grâce à ses pétro-machins, de nous prendre pour des imbéciles ?

Salah HORCHANI
URL de cet article 19312

dimanche 10 février 2013

Vidéo - Des insurgés syriens entraînant des enfants soldats....Quand les enfants arrivent, ce sont des enfants, mais quand ils repartent ce son des machines à tuer.


Il y a une nouvelle vidéo sur Internet qui montre le recrutement de douzaines d’enfants et d’adolescents par ses insurgés sponsorisés par l’étranger en Syrie.
Dans la vidéo qui vient d’être postée sur Internet, on voit le commandant d’un groupe soutenu par les Etats-Unis qui se trouve dans la province nordique d’Alep, expliquer que quand les enfants arrivent, ce sont des enfants, mais quand ils repartent ce son des machines à tuer.
On apprend aux adolescents à utiliser des fusils d’assaut et d’autres armes contre les forces du gouvernement syrien.
On leur apprend aussi à désarmer les ennemis en les poignardant ou en les tuant à mains nues. Tout cela constitue pourtant une violation des lois internationales qui prohibent l’utilisation de mineurs de moins de 18 ans dans les combats et les opérations militaires de soutien.
Le désordre règne en Syrie depuis mars 2011. Beaucoup de gens, y compris de nombreux membres des forces de sécurité, ont été tués dans les combats.
Le gouvernement syrien affirme aussi que le chaos est orchestré de l’extérieur du pays et, selon les rapports, un très grand nombre d’insurgés sont de nationalité étrangère.
Qui plus est, plusieurs organisations des droits humains ont accusé les insurgés de Syrie d’avoir commis des crimes de guerre.
Pour consulter l’original : http://www.presstv.com/detail/2013/02/09/288020/syrian-milit...
Traduction : Dominique Muselet
URL de cet article 19290

PLATEFORME POUR LA SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE DU SAHARA OCCIDENTAL : message clair du parlement européen adressé au Maroc et au gouvernement français.

...une nouvelle fois un message clair adressé au Maroc pour qu’il mette fin à sa politique de répression, libère les prisonniers politiques sahraouis et reconnaisse le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. C’est aussi un message adressé au gouvernement français pour qu’il change de position en arrêtant de soutenir le plan marocain d’autonomie qui bafoue le droit international....

En 2012, Le Parlement européen s’est prononcé à trois reprise (18 avril, 12 septembre et 18 décembre) sur la question du Sahara occidental. Il a dénoncé les violations des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés et soutenu le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.
Le 7 février, en session plénière à Strasbourg, le Parlement européen a adopté une résolution sur la 22ème session du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies qui se tiendra à Genève du 25 février au 22 mars. Il n’a pas oublié le Sahara occidental en faisant part de "ses préoccupations au vu des violations permanentes des droits de l’Homme au Sahara occidental". Face à cette situation, il appelle " à la protection des droits fondamentaux de la population du Sahara occidental, y compris la liberté d’association, la liberté d’expression et le droit de manifester". Le Parlement européen "demande que soient libérés tous les prisonniers politiques sahraouis ; salue la nomination d’un envoyé spécial pour le Sahel et souligne la nécessité d’un suivi international de la situation des droits de l’Homme au Sahara occidental ; est favorable à un règlement juste et durable du conflit sur la base du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies".
C’est une nouvelle fois un message clair adressé au Maroc pour qu’il mette fin à sa politique de répression, libère les prisonniers politiques sahraouis et reconnaisse le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. C’est aussi un message adressé au gouvernement français pour qu’il change de position en arrêtant de soutenir le plan marocain d’autonomie qui bafoue le droit international. La Plateforme félicite une fois de plus les parlementaires européens pour ce vote qui constitue pour le mouvement de solidarité un encouragement et un point d’appui contre l’occupation coloniale et pour l’autodétermination du peuple sahraoui. Le Parlement français pourrait utilement s’inspirer de ce vote en décidant de mettre en place un groupe d’études sur le Sahara occidental.
Paris le 7 février 2013
Membres : Association des familles des prisonniers et disparus sahraouis (AFAPREDESA), Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique (AFASPA), Association des Amis de la RASD (AARASD), Association de la Communauté sahraouie en France(ACSF), Association des Sahraouis en France (ASF), Comité pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara occidental (CORELSO), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), AFASPAM13, Amis du peuple du Sahara occidental (APSO) 35Bretagne, Blain Accueil Enfants Sahraouis (BAES),Comité de jumelage de Gonfreville l’Orcher, Comité Limousin de Solidarité avec le peuple sahraoui (CLSPS), Enfants de la Méditerranée, Enfants réfugiés du monde Pays de Loire (ERMPL), Les Mariannes de St Joseph, Quand l’Occident rencontre le désert (QORD)
Observateurs : Agir contre le colonialisme aujourd’hui(ACCA) , Association des Anciens Appelés d’Algérie et de leurs Amis Contre la Guerre(4ACG),Association havraise Solidarité et Echange avec tous les immigrés (AHSETI), Association de solidarité avec le peuple sahraoui de Lorraine(ASPS),Association vierzonnaise de Solidarité avec le peuple sahraoui (AVSPS),Capsolidaire, CCFD - Terre solidaire, Droit Solidarité, Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés(FASTI), Femmes Solidaires, Survie
URL de cet article 19276

samedi 9 février 2013

Mali : avant et après les caméras....heureusement que, en marge du vacarme médiatique et de la doxa dominante, il y a des amoureux de la vérité qui veillent, même si leur voix ne se fait pas beaucoup entendre.

....Le Mali sera donc reconstitué selon la stratégie de la métropole et reconstruit en conformité avec les visées économiques des multinationales. Pour ne rien gâcher, les choses se feront, cette fois-ci, avec l’assentiment de Maliens débordants de reconnaissance à l’égard d’une armée de
« sauveurs »...

A considérer les cris d’indignation de la grande presse et des dirigeants des grandes démocratie contre la dictature des Mujao et Ançar Eddine, nous devrions croire que l’intervention de la Françafrique au Mali n’est que l’aboutissement d’une volonté de voler au secours d’une population en danger et d’un pays en perdition. Mais, heureusement que, en marge du vacarme médiatique et de la doxa dominante, il y a des amoureux de la vérité qui veillent, même si leur voix ne se fait pas beaucoup entendre.
Ce sera autant de gagné pour la postérité et pour que l’ignominie colonialiste ne lamine pas tous les principes moraux. Parmi les esprits lucides, peu enclins à se laisser intoxiquer, il y a Jean Batou, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Lausanne, qui nous apporte un éclairage sur la situation. Il nous invite, d’abord, à considérer les conditions économiques et sociales qui ont conduit le Mali à son éclatement. Nous devons savoir qu’« en 2011, le PNUD classait le Mali en 175e position sur 187 pays en termes de développement humain », que « les femmes donnent naissance en moyenne à 6,5 enfants vivants, dont un sur 6 décède avant l’âge de 5 ans (la moitié de ceux qui survivent souffrent d’un retard de croissance) », que « neuf ménages sur 10 ne disposent pas d’électricité » et que « les ménages de Gao, de Tombouctou ou de Kidal dans le nord dépensent moins de la moitié de ceux de Bamako) et du nombre absolu de pauvres ». Tout cela sous le règne d’une politique dictée par la France et par le Fonds monétaire international, dénommée « cadres stratégiques de lutte contre la pauvreté ». Avec le succès que nous pouvons observer aujourd’hui.
À ce moment là, il n’était pas question de s’apitoyer ou de s’émouvoir sur le sort des populations. Les caméras n’ont pas non plus trouvé d’intérêt à aller cueillir des images pour les montrer au monde, tel que cela s’est produit quand il a fallu accompagner les tambours de guerre. Tout allait pour le mieux et pouvait perdurer, pourvu que rien ne vienne déranger la « stabilité » si chère aux investissements qui pompent les richesses locales ou qui envisagent de le faire. Et puis, tout compte fait et tant qu’à faire, l’occasion est toute trouvée pour mettre le pays en coupe réglée et faire, du même coup, un pied de nez à tous les concurrents, à commencer par la Chine. Il suffisait de gonfler la menace constituée par les groupes armés, de dresser un tableau apocalyptique des conséquences d’une non-intervention et de ne rien laisser comme solution que l’implication des forces françaises. Le Mali sera donc reconstitué selon la stratégie de la métropole et reconstruit en conformité avec les visées économiques des multinationales. Pour ne rien gâcher, les choses se feront, cette fois-ci, avec l’assentiment de Maliens débordants de reconnaissance à l’égard d’une armée de « sauveurs ». Du moins, tant que ceux-ci ne s’apercevront pas du coût qu’ils auront à payer à la « générosité » de l’État français. Ce jour-là sera comptabilisé le prix du « sauvetage » et sera mesuré le degré de « développement » que connaîtront les Maliens sous la domination des chasseurs de profit.

URL de cet article 19269

Mali : gauche proguerre et recolonisation (Réponse à Samir Amin).....nous avons affaire en France à un gouvernement qui incarne l’ingérence, l’interventionnisme, dans le droit fil de ce que furent historiquement en France les « socialistes » : un instrument du colonialisme et d’une répression féroce contre le mouvement de libération nationale (voir en particulier : Mitterand et l’Algérie).

...Comment peut-on imaginer dès lors que ce soit la France, avec son passé, qui pourrait assurer les négociations au Mali ? Au nom de quoi, de qui, pourrait-elle le faire de façon équilibrée ?...

La gauche anti-guerre dans le camp de la guerre ?
Alors que le monde capitaliste s’enfonce dans une crise systémique sans précédent et que le monde arabe est traversé par des tentatives de déstabilisation qui sont dues aux décennies de pillage et de dictature mais qui ne sont pas toutes, loin de là, le résultat de facteurs locaux, que l’Afrique vit à l’heure du pillage et de conflits non réglés, du Congo à la Cote d’Ivoire, du Sud-Soudan à la Libye, la France s’est engagée de nouveau dans un conflit armé dans une de ses anciennes colonies, le Mali. La "gauche antiguerre" est globalement passée entretemps de la condamnation du bout des lèvres des bombardements en Yougoslavie et en Afghanistan au soutien déclaré à l’ingérence en Libye, en Syrie et au Mali. On doit essayer de comprendre pourquoi ? Et pourquoi il peut être difficile de naviguer entre les réseaux occidentaux de la gauche ex-antiguerre à la gauche anti-impérialiste des pays du Sud ?
L’inaction coupable, voire l’aquiescement aux thèses dominantes, de beaucoup de « progressistes » occidentaux sur les questions de la guerre et de la paix au cours des derniers événements de Libye, de Syrie ou du Mali tranchent radicalement avec le « guerre à la guerre » de Henri Barbusse, slogan qui fut fondateur, en France, de la gauche anti-impérialiste, anticolonialiste et anticapitaliste. Et dans ce contexte, on peut ressentir la position prise par Samir Amin en particulier sur les événements du Mali (1), comme une rupture avec les principes qui fondent l’internationalisme : souveraineté, indépendance, non ingérence mais également une rupture avec, par exemple, la gauche latino-américaine et plus largement celle des pays du Sud.
Comment peut-on présenter Hollande et le gouvernement « socialiste » comme étant désintéressé et quasimment représentant l’honneur d’une Europe incapable de position commune face aux crises arabe et africaine et face au grand méchant loup US – Américain, avec également un flou sur la question de l’attitude à avoir à l’égard de la Chine et de la Russie ? Alors que nous avons affaire en France à un gouvernement qui incarne l’ingérence, l’interventionnisme, dans le droit fil de ce que furent historiquement en France les « socialistes » : un instrument du colonialisme et d’une répression féroce contre le mouvement de libération nationale (voir en particulier : Mitterand et l’Algérie). Un passif qui n’a jamais été analysé, dénoncé, et donc dépassé par les intéressés.
Nous attendons du Président du Forum des alternatives (Samir Amin) qu’il présente une alternative à la prolongation des errements de la gauche socialiste depuis la période coloniale qui s’est en fait poursuivie tout au long des gouvernements de gauche depuis 1981. L’interventionisme militaire des États riches, qui plus est ex-pays colonisateurs, a tout pour lui, sauf de constituer une référence morale et philantropique de la part de ceux-là même qui ont mis en place et entretenu après les indépendances des régimes fantoches comme celui existant encore aujourd’hui au Mali ! Après le renversement par la force et la manipulation des services néocoloniaux du gouvernement progressiste du grand patriote malien Modibo Keita (2).
Comportement grotesque donc que ne peuvent accepter les authentiques soutiens aux pays du Tiers-monde qui réclament toujours sans succès depuis les années 1960 un véritable nouvel ordre économique mondial égalitaire, et donc un nouvel ordre politique qui soit, lui aussi, égalitaire, à l’opposé donc du « nouvel-ancien ordre mondial » prôné désormais par les centres impérialistes, dans la foulée des politiques réactionnaires menées tambour battant au cours des derniers trente ans.
Comment peut-on imaginer dès lors que ce soit la France, avec son passé, qui pourrait assurer les négociations au Mali ? Au nom de quoi, de qui, pourrait-elle le faire de façon équilibrée ? Au fond, n’est-ce pas là nous renvoyer encore une fois à la fameuse « responsability to protect » concoctée par les droidelomistes d’outre-Atlantique en justifiant, ou en légitimant ici, l’ingérence militaire française au Mali, à partir du même concept à la mode du « droit à protéger ». Ce qui sera vécu, lorsque la poussière des chars sera retombée, par les peuples intéressés comme une arrogance, un mépris vis à vis des peuples d’Afrique qui doivent adorer voir dans les rues de Tombouctou les drapeaux français qu’on a distribué aux enfants, et où il ne manque en fait plus qu’on nous dise "merci bwana !"
Ces reportages de propagande sont de véritables insultes pour ceux qu’on présente comme « les bons nègres » qui applaudissent les piou piou français, comme voici plus d’un siècle, ceux qui « amenaient la civilisation aux peuplades déshéritées et incultes ». Au fond, après avoir raillé le discours de Dakar de Sarkozy et sa façon de présenter l’Afrique, et en particulier celle « sur l’incapacité de l’homme africain à entrer dans l’histoire » (3), c’est exactement en fait le même discours dont nous abreuvent les médias.
Enfin, un économiste « de gauche », si ce terme veut encore dire quoique ce soit, et « antiguerre », au moment où la France et l’Europe s’enfoncent dans la crise, le chômage de masse et la misère doit prendre position également sur le coût de cette guerre, les estimations variant entre 30 millions d’euros à ce jour (selon le ministre français de la guerre) jusqu’à un million d’euros par jour ! (4). Et de demander : et si ces sommes considérables étaient affectées au développement et à la coopération réelle du Mali avec la France, que resterait-il aux fameux « islamistes », ou aux séparatistes touaregs, ou à leurs alliés du Qatar et d’ailleurs, comme espace politique pour intervenir ?

Comment analyser la crise du Mali
Il est clair que les événements du Mali ne peuvent être séparés des effets à long terme de la colonisation et des politiques néocoloniales menées depuis le renversement du premier gouvernement malien réellement indépendant et voué au développement national, celui du président Modibo Keita, mis à mort en prison alors que les auteurs du coup d’état avaient été portés au pouvoir sous l’influence des pouvoirs français de l’époque. Coup d’état qui engagea jusqu’à aujourd’hui le Mali sur la voie de la soumission à l’influence néocoloniale et freina toute politique de développement autocentré.
Il est également clair que les événements actuels au Mali sont la conséquence directe de la destruction de l’Etat libyen due à l’ingérence des puissances de l’OTAN et des monarchies absolutistes de la péninsule arabique. Les armes et groupes armés rassemblés dans le nord du Mali à partir de la Libye ont été acheminés après la chute de l’Etat libyen vers le Mali, sans que les satellites spatiaux des Etats-Unis ne sonnent l’alarme.
Il est clair aussi que l’affaiblissement depuis plusieurs décennies de l’Etat malien et de son armée, comme celui d’autres Etats voisins, a été toléré, voire encouragé, par des puissances extérieures, et que les militaires maliens qui ont été formés par des militaires US sont en grande partie passés avec armes et bagages dans le camp rebelle lors de l’arrivée des groupes armés de différentes obédiences dans le Nord du Mali.
Il est clair également que le Mali, comme ses voisins, recelle des ressources stratégiques (uranium, pétrole, gaz, or) convoitées à l’heure où émergent sur la scène internationale des puissances concurrençant les Etats-Unis et leurs protégés, et qui sont à la recherche de sources d’énergie et de richesses pour assurer leur développement.
Il est clair aussi que le seul Etat constitué et indépendant dans la région est désormais l’Algérie, le plus grand pays d’Afrique depuis le démantèlement du Soudan unifié accompli sous influence des USA et d’Israël.
Il est clair également que le conflit au Mali est caractérisé d’une part par des contradictions traversant les puissances occidentales et les grandes compagnies transnationales dans une zone qui constitue le pré-carré traditionnel de la France coloniale et post-coloniale.
Et c’est dans ce contexte que l’on doit analyser l’engagement français qui a rencontré un appui distant de la part de ses alliés officiels et des puissances émergentes. Dans un pays qui ne possède pas de véritable gouvernement légitime puisque le gouvernement malien actuel est le résultat d’un rapport de force provoqué par un coup d’état et contre-coup d’état, et que l’intervention française jouit de l’appui d’une CEDEAO, organisation a priori strictement économique, dont les dirigeants sont souvent contestés quant à leur souveraineté, en particulier celui de la Cote d’Ivoire dont le gouvernement a été mis en place à la suite d’une intervention extérieure, une première dans les anales internationales, chargée de décider qui était censé avoir gagné les élections dans ce pays. Rappelons à ce sujet que, en plus du caractère ignoble, agressif et criminel du gouvernement français de l’époque dans ce conflit toujours non réglé, le Parti socialiste français a alors manifestement accompagné ce mouvement en trahissant ses « camarades » du Front populaire ivoirien, parti membre de l’Internationale socialiste. Indépendamment par ailleurs des opinions que les Ivoiriens peuvent porter sur le gouvernement Gbagbo et qui sont les seuls en droit de porter un jugement sur ce sujet.
Il est clair par ailleurs que l’on a trouvé dans les cartons des stratèges de l’AFRICOM le vieux plan séparatiste français datant de la fin de la période coloniale du « grand Sahel », prévoyant de casser les Etats existant au profit d’une vaste entité désertique peu peuplée et facilement contrôlable. L’AFRICOM, c’est le commandement de l’armée US pour l’Afrique, qui cherche toujours, sans succès, un pays africain acceptant d’héberger son siège qui se trouve pour le moment « exilé » à Stuttgart, en Allemagne. Plan qui est donc repris comme hypothèse de travail par la puissance qui semble concurrencer sur ce terrain une France qui soutient désormais l’existence formelle des Etats aujourd’hui constitués (5).

« Communauté de destin » atlantique et/ou contradictions inter-impérialistes ?
Puisque le Qatar est visiblement derrière toutes les tentatives de renversements violents dans les pays arabes et musulmans, en particulier au Mali, et que le Qatar constitue lui même, pour la majorité de son territoire, une base de l’armée US, comment concevoir les contradictions qui semblent émerger au Mali entre la position française et celle du Qatar ...et de son protecteur ?
Il semble donc dans ce contexte qu’il y a aujourd’hui d’une part complémentarité entre l’action de la France au Mali et l’objectif stratégique des USA de contrôler l’Afrique et de bloquer le développement des contacts entre les pays africains et les puissances émergentes du BRICS, en particulier la Chine, et d’empêcher aussi le maintien d’Etats forts et indépendants, tant politiquement que économiquement, dans cet axe qui commence sur les rives de l’océan Atlantique et se prolonge jusqu’au Xinjiang, axe qui permet de couper l’Afrique et l’Eurasie en deux parties.
Mais il existe aussi une contradiction inter-impérialiste entre le vieux colonialisme français et ses prolongements fatigués de ladite « Françafrique », et les puissances anglo-saxonnes, ce qui apparaît en particulier avec la concurrence entre le groupe Total et les groupes British Petroleum et Exxon Mobile. Et on peut supposer qu’il en va de même pour l’uranium et l’or.
Or, en Algérie, l’attaque venue de Libye qui a visé récemment le site gazier d’In Amenas visait un site de British Petroleum où, à la demande même de BP, il n’y avait pas de présence militaire algérienne, la sécurité étant déléguée en principe à des sociétés de sécurité privées choisies par la compagnie, ...et que l’on n’a pas vu agir lors de l’attaque terroriste. On aurait ainsi voulu faciliter l’attaque de ce site situé à proximité immédiate de la frontière libyenne qu’on ne s’y serait pas pris autrement, ce qui permet d’émettre l’hypothèse d’une provocation extérieure. La réaction rapide et surprenante des pouvoirs algériens a empêché une longue crise des otages qui aurait permis toutes les « médiations » et toutes les ingérences dans les affaires intérieures de l’Algérie. Pays dont la population a refusé de céder aux syrènes dudit « printemps arabe » et des partis algériens, tant « laïcs » que « régionalistes » ou « islamistes » qui sont reçus régulièrement par l’ambassadeur des USA et ses collègues des autres puissances occidentales ou qui entretiennent des télévisions satellitaires « islamiques » d’opposition basées à Londres et au Qatar. Ce qui peut expliquer la colère manifestée au départ par le premier ministre britannique envers Alger. L’Algérie, sans doute plus encore que le Mali, semble constituer une cible de choix pour les pouvoirs impérialistes de l’OTAN. Elle semble même constituer leur prochaine cible privilégiée. Tout ayant été fait pour que le long de toutes ses vastes frontières, du Maroc au Mali en passant par le Sahara occidental, et du Mali à la Libye, voire à la Tunisie, ce soient des pouvoirs ou des forces hostiles à ce pays non aligné et symbole d’une lutte ardue et réussie pour l’indépendance qui s’installent.
Dans ce contexte, on peut penser qu’il y a dans la crise du Mali deux niveaux de contradictions : tout d’abord une contradiction inter-impérialiste entre la France et les puissances anglo-saxonnes, entre les firmes transnationales basées en France et celles associées aux puissances anglo-saxonnes. Il y a ensuite simultanément une volonté de la France de renforcer sa position au sein même de l’alliance atlantique, en montrant le rôle incontournable qu’elle pourrait jouer dans le refoulement de toutes les tentatives de développement de relations plus étroites et plus avantageuses entre les pays africains et les puissances émergentes du BRICS, en particulier la Chine et l’ensemble des pays non alignés attachés au développement de relations économiques équitables « Sud-Sud ». A moins que l’on adopte le point de vue optimiste selon lequel, la France voudrait renouer avec sa tradition gaulliste, et soutenue en principe par le Parti communiste français à l’époque, d’une politique « arabe » et mondiale « équidistante » tout en rompant en plus avec la tradition de la « Françafrique », et qu’il s’agirait aussi d’imposer cela en Afrique. Mais pour le moment, rien ne le laisse supposer puisque même les hésitations manifestées par le candidat Hollande envers l’OTAN ont fait long feu dès son arrivée à l’Elysée, ce que les activités de la France en Syrie et les multiples consultations poursuivies entre Paris, Doha et Tel Aviv semblent démontrer.
Il est impossible, dès lors que l’on reste attaché à la Charte des Nations Unies et donc à la souveraineté nationale et à la non ingérence dans les affaires intérieures des Etats, d’appuyer une quelconque politique de puissance, de morcellement ou de domination en Afrique, d’où qu’elle vienne. On ne peut que soutenir le droit à l’autodétermination, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale des pays arabes et africains. Et donc tout ce qui tendra vers la restauration de l’indépendance totale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale du Mali et le maintien de l’indépendance et de l’intégrité territoriale de l’Algérie et de tous les pays de la zone sahélienne. Raisons pour laquelle il faut au moins rester très prudent, voire circonspect, à propos des récents événements au Mali et dans les pays voisins. Pays qui sont tous menacés par des groupes terroristes implantés depuis longtemps, et d’abord connus pour leurs liens avec la criminalité et les services secrets occultes avant même de faire allégeance, pour la plupart, à un prétendu « islamisme » concocté sous l’influence de monarchies d’un autre âge et dont les activités ont été soutenues et le sont toujours par des puissances extérieures, en Libye, en Syrie ou ailleurs.
Nous ne pouvons donc, si c’est le progrès social et le progrès des peuples qui nous tient à coeur, que militer pour que la France fasse, avant toute prise de position, preuve de cohérence sur les principes mis de l’avant par son gouvernement, pour des raisons de pure forme sans doute, en dénonçant ces groupements transnationaux et leurs appuis dans la péninsule arabique, où qu’ils soient, et donc en particulier en Syrie, ce qui permettrait de créer les conditions permettant au Mali de jouir le plus rapidement possible de sa pleine indépendance et d’élaborer un calendrier de reconstruction rapide d’une armée nationale digne de ce nom, d’évacuation du pays par les forces étrangères en même temps qu’auront été créées les conditions pour des négociations de paix entre toutes les forces politiques maliennes, sans ingérences extérieures. Ce qui entre évidemment en contradiction avec les intérêts économiques à court terme des classes dirigeantes en France. Ce qui implique aussi que la France cesse toutes les activités en Libye qui prolongent les résultats de l’intervention désastreuse à laquelle le précédent gouvernement français avait procédé et qu’elle cesse toute politique d’ingérence dans les affaires intérieures syriennes et coupe tout lien avec une opposition extérieure et armée dont la présence doit bien plus à des facteurs extérieurs qu’à un souhait jamais prouvé de la population syrienne. Qu’on le veuille ou non, il existe un lien direct entre les événements de Libye, de Syrie, du Mali et d’Algérie. Et la politique du gouvernement français ne pourra être appuyée que lorsqu’il aura fait preuve de cohérence. La fin de l’appui des monarchies absolutistes du Golfe, relais régional habituel de l’impérialisme US, aux groupes rebelles armés en Syrie, en Libye et au Mali devrait entraîner ipso facto,la fin des conflits dans ces pays et rendre donc inutile la présence de l’armée française au Mali. Si c’est là vraiment l’objectif recherché par Paris.
Dans ce contexte, nous ne pouvons que nous étonner que certaines voix comme Samir Amin, connues pour leur engagement anti-impérialiste prennent partie dans ce conflit, qui plus est en soutenant l’action de la France elle même appuyée par l’OTAN, alors même que, comme l’a rappelé l’ambassadeur russe à l’ONU, la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU ne donne pas à la France le droit de tout faire au Mali.

« L’islam politique » comme élément légitimateur de l’ingérence
C’est dans ce contexte global là qu’il faut mesurer et analyser les questions qui troublent nombre de militants du progrès social, en particulier la question dudit « islam politique ». Il faut tout d’abord rappeler que cette notion est typiquement d’origine occidentale puisque le fondateur de l’islam fut d’abord le chef d’un parti politique revendiqué comme tel ayant pour nom « Hezbollah », et qu’il fut le chef d’un Etat établi à Médine qui élabora la première constitution au monde, constitution garantissant les règles de cohabitation de tribus et de religions différentes au sein d’un Etat commun. L’islam est donc par principe non seulement une croyance dans l’au delà, non seulement une éthique sociale et juridique, mais c’est aussi un projet politique depuis ses origines (économie non usuraire, égalité sociale devant la loi, tolérance religieuse, etc.) même si ce projet, comme d’autres, peut être lu et décliné sur un mode réactionnaire ou progressiste. Il est donc clair que, au même titre, qu’un Chavez, voire une Angela Merkel, peut se revendiquer d’un « christianisme politique » et social, et aussi d’une analyse sociale marxiste en parallèle dans le cas vénézuélien, on ne peut a priori refuser à des musulmans le droit de proposer librement à leurs peuples une projet politique en accord avec leurs convictions profondes. A moins d’accepter, au nom du vieux laïcisme hypocrite social-démocrate dénoncé en son temps par Lénine, puis par Maurice Thorez, un deux poids deux mesures rappelant l’ethnocentrisme colonial. La question dudit « islamisme », en fait du takfirisme, de l’exclusivisme extrémiste, est ailleurs. Elle constituerait une stricte question intérieure pour les peuples concernés dont aucun Etat extérieur n’aurait le droit de se mêler, y compris s’il prenait la forme effectivement réactionnaire qu’il a le plus souvent pris de nos jours, si ces courants n’étaient pas souvent instrumentalisés par des grandes puissances impérialistes et leurs féaux des monarchies absolutistes absolument soumises aux règles politiques et économiques du capitalisme prédateur mondialisé.
On ne peut pas non plus confondre les groupes de trafiquants transnationaux de drogue, d’armes et de migrants qui ont pris le label « islamiste » comme paravent pour leurs activités lucratives et leurs luttes pour le contrôle du territoire, ce que l’on connait depuis au moins une vingtaine d’années dans les pays du Sahel, et ce que les grandes puissances impérialistes et leurs Etats vassaux ont laissé faire, voire favorisé, avec les activités d’autres « islamistes », aussi réactionnaires soient ils. Il est nécessaire de rappeler ici que, à l’époque du gouvernement des talibans en Afghanistan, la culture de l’opium avait été presque totalement éradiquée au nom des valeurs traditionnelles de l’islam et que, si l’Afghanistan est redevenu aujourd’hui le principal producteur de drogue, cela fait suite, à l’image de ce qui s’était fait auparavant sous l’égide de la CIA en Amérique latine, à l’occupation du pays par l’OTAN qui a renversé un gouvernement « islamiste » national, réactionnaire et indépendant pour le remplacer par un gouvernement « islamiste » soumis, s’appuyant sur tous les trafics possibles et non moins sinon plus réactionnaire encore dans les faits, que ce soit vis à vis des couches sociales et des régions marginalisées que vis à vis des femmes, hors de la scène médiatique centrale constituée par la capitale à usage des journalistes occidentaux.
Il est donc clair qu’il existe un lien entre les puissances impérialistes déclinantes d’Occident, les monarchies absolutistes créées de toute pièce par les colonialistes à l’époque de leur puissance et les réseaux de trafiquants « islamistes » utilisés par ces mêmes cercles qui aiment jouer aux pompiers pyromanes. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas des contradictions entre tous ces cercles. Il ne faut toutefois pas confondre les contradictions qui peuvent être à un moment donné non antagoniques au sein de la bourgeoisie impérialiste et compradore, et les contradictions antagoniques, ou qui peuvent le devenir éventuellement. On peut certes estimer que la France défend ses propres intérêts capitalistes au Sahel et que cela passe par des attitudes plus modérées envers les populations locales et envers des Etats indépendants comme l’Algérie, mais on ne peut nier que son intervention ouvre logiquement la voie à d’autres interventions, et que rien ne dit que l’intervention dont le ministre français de la « défense » actuel souhaite qu’elle se prolonge jusqu’à la victoire « totale » ne profite qu’à TOTAL en finale, et qu’elle n’entraine pas une guerre sans fin, achevant de désintégrer les Etats existant et ouvrant, comme cela est le cas en Libye actuellement, la voie à un désordre généralisé permettant aux compagnies transnationales les plus puissantes de « sécuriser » les mines et gisements qu’elles auront réussi à s’accaparer, laissant le reste du territoire aux mains de seigneurs de la guerre, à l’image de ce qui s’était passé pendant la période coloniale dans l’ex-empire de Chine dépecé jusqu’à la victoire de la Révolution chinoise qui restaura l’intégrité territoriale du pays à partir de 1949.
L’ennemi principal des peuples au Sahara n’est pas d’origine locale, il provient des centres même de l’impérialisme, et la France, si elle était sérieuse dans ses revendications de respect des peuples, prendrait le chemin d’un projet de coopération mutuellement avantageux avec ces peuples, d’une rupture avec l’OTAN et l’UE, et d’un rapprochement avec les puissances émergentes et les Etats réellement indépendants d’Eurasie, de Méditerranée, d’Afrique et d’Amérique latine qui constituent aujourd’hui le seul contrepoids réel face aux menées guerrières et destructrices du capitalisme prédateur mondialisé, « sécurisé » autour de l’OTAN et des plus de 700 bases militaires US répandues dans le monde et de l’archipel des prisons secrètes de la CIA qui bénéficient de la coopération effective de tous les Etats membres de l’OTAN et de toutes les dictatures ou démocraties formelles qui lui restent soumis.
Quant au Maliens, rien ne permet de dire quelles sont leurs opinions envers les événements qui ensanglantent leur pays, puisque rien n’a été fait auparavant par les protagonistes extérieurs de la crise actuelle pour permettre des négociations entre toutes les parties représentatives de ce peuple. À l’apparence que semble procurer à certains la recherche de succès politiques ou médiatiques éphémères, nous préférons pour notre part la défense de principes.
Bruno Drweski*, Jean-Pierre Page**
http://www.lapenseelibre.org/article-mali-gauche-proguerre-e...
* Historien, Politologue, Militant du Collectif d’associations « Pas en notre nom ».
** Syndicaliste, ancien responsable du département international de la CGT, ancien membre du Comité central du Parti communiste français.
URL de cet article 19274