mercredi 23 janvier 2013

Le terrorisme islamique est une création des États-Unis....Les terroristes armés jusqu’aux dents, financés et appuyés par l’OTAN, ne sont rien moins que les mercenaires de ce projet.

La puissance médiatique s’est rapidement mise en branle pour apporter son soutien à l’intervention militaire de la France au Mali. L’article du Time : « the crises in Mali : will french air stries stop the islamist avance ? » montre décidément que les vieilles ficelles ont toujours cours, en l’occurrence « la guerre au terrorisme ». Le Time soutient que cette intervention a pour but d’empêcher les terroristes islamistes de s’emparer d’une partie de l’Afrique avant d’étendre leur influence jusqu’en Europe. Dans ce même article, le journaliste affirme « qu’il y a une crainte, particulièrement fondée, que le Mali, devenu islamiste radical, menace par-dessus tout la France dans la mesure où la plupart des islamistes sont francophones et qu’ils ont des parents en France. (Des indications issues des milieux du renseignement à Paris laissent entendre que des candidats au djihad, partant de la France pour rejoindre le Mali afin de s’entraîner et y combattre, avaient été identifiés. AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique), un des trois groupes qui composent l’alliance islamiste au Mali et qui en constitue une grande partie de l’encadrement, a également désigné la France, la représentante de la puissance occidentale dans la région, comme objectif premier pour les attaques ».
Ce que le Time ne raconte pas au lecteur, c’est qu’AQMI est étroitement lié au Groupe islamique combattant en Libye (que la France a soutenu durant l’invasion de la Libye par l’OTAN en 2011, en lui fournissant des armes, assurant sa formation, et l’appuyant même de ses forces spéciales et de ses moyens aériens). Bruce Riedel, qui a travaillé à la CIA de 1977 à 1990 et qui est aujourd’hui un des experts de l’association Brookings Institution, écrivait en août 2011 un article intitulé « l’Algérie sera la prochaine à tomber », dans lequel il prédisait que le succès des coalisés en Libye encouragerait les éléments radicaux en Algérie, et AQMI en particulier. Entre les violences extrémistes et la perspective des frappes aériennes françaises, Riedel espérait en fait voir la chute du gouvernement algérien. Ironie du sort, il observait que « l’Algérie exprimait des préoccupations selon lesquelles la crise libyenne pouvait conduire à la création d’un sanctuaire important pour Al-Qaïda et d’autres extrémistes djihadistes ». Et c’est précisément grâce à l’OTAN que la Libye est devenue ce qu’elle est aujourd’hui, à savoir un refuge sponsorisé par l’OTAN… pour Al-Qaïda. Avec la présence d’AQMI au nord du Mali et la participation française aux frappes dans ce secteur, nous saurons très rapidement si le conflit ne s’étendra pas à l’Algérie limitrophe.
Il est à noter que Riedel, qui est coauteur du livre « which path to Persia ? », pousse ouvertement à armer un autre groupe défini comme terroriste par le département d’État américain, l’organisation Mujahedin-e-Khalq, dans le but de provoquer le chaos en Iran et aider à faire pression sur l’administration locale, ce qui illustre clairement l’usage qui peut être fait des formations terroristes dans l’exécution des basses œuvres en matière de politique étrangère des pays occidentaux.
Selon un autre analyste géopolitique, Pepe Escobar, un lien très étroit unit le Groupe islamique combattant en Libye et AQMI. Dans un de ses articles intitulé « How-Qaeda got to rule in Tripoli », il écrit : « le numéro deux d’Al-Qaïda, Zawahiri, a annoncé officiellement la fusion entre les deux groupes. Á partir de là, le Groupe islamique combattant en Libye et AQMI sont les deux faces d’une même pièce, dont Belhadj en est l’émir ». Abdelhakim Belhadj, chef du Groupe islamique combattant en Libye, a obtenu des armes, de l’argent et la reconnaissance de l’OTAN lors de la tentative de renversement de la Jamahiriya arabe libyenne, et il a depuis jeté le pays dans la guerre civile. Cette intervention a vu aussi l’épicentre de la révolte, Benghazi, se détacher lentement mais sûrement de Tripoli pour devenir une région aujourd’hui semi-autonome, « l’émirat du terrorisme ». La dernière campagne de Belhadj doit probablement se dérouler aux confins de la frontière turco-syrienne, où il participe à la logistique de l’armée syrienne libre… avec la bénédiction de l’OTAN.
L’intervention des coalisés en Libye a ainsi ressuscité le Groupe islamique combattant en Libye, une formation affiliée à Al-Qaïda. Il avait déjà combattu en Irak et en Afghanistan. Il envoie aujourd’hui des combattants, de l’argent et des armes à partir du Mali vers la Syrie, là encore grâce aux bonnes faveurs de l’OTAN. Le redoutable « califat » dont les néoconservateurs nous ont rebattu les oreilles pendant une bonne dizaine d’années est en train de prendre réellement forme du fait des intrigues menées par les États-Unis, l’Arabie saoudite, le Qatar et Israël… et non de l’islam, régulièrement instrumentalisé par ces derniers.
Le Groupe islamique combattant en Libye, qui est en train de mener la bataille en Syrie avec l’assentiment de la diplomatie française, a donc officiellement fusionné avec Al-Qaïda selon le combatting terrorism center de West Point. Selon ce centre, AQMI et le Groupe islamique combattant en Libye n’ont pas seulement des objectifs idéologiques, mais aussi stratégiques et tactiques. Les armes que le groupe a reçues proviennent d’AQMI et ont probablement passé à travers les frontières poreuses du Sahara et du nord du Mali. En effet, ABC News a relaté dans un article en date du 10 novembre 2011 qu’un important représentant d’un groupe affilié à Al-Qaïda que l’organisation avait fait main basse sur quelques milliers d’armes disparues durant les événements libyens, alimentant les craintes des Occidentaux. « Nous (Al-Qaïda, NDLR) sommes les premiers bénéficiaires des révolutions arabes », a dit à l’agence de presse mauritanienne ANI Mokhtar Belmokhtar, un des leaders nord-africains d’AQMI.
Un autre conflit éclatait donc au nord du Mali dès la fin des combats en Libye. Ce n’est pas un hasard. Cela fait partie d’une vaste entreprise préméditée de réorganisation géopolitique qui a commencé avec la chute de Kadhafi. La Libye est utilisée aujourd’hui comme tremplin pour envahir d’autres pays bien ciblés, tels le Mali, l’Algérie et la Syrie. Les terroristes armés jusqu’aux dents, financés et appuyés par l’OTAN, ne sont rien moins que les mercenaires de ce projet. L’Algérie a réussi jusque-là à déjouer les plans subversifs échafaudés par les États-Unis en 2011 dont les révolutions arabes ont été la partie visible de l’iceberg, mais elle n’a certainement pas échappé à l’attention de l’Empire, qui aimerait bien transformer toute une région qui s’étendrait de l’Afrique jusqu’aux abords de Pékin et Moscou, en utilisant les terroristes soit comme casus belli à de futures invasions, soit comme mercenaires de leurs sombres besognes.
L’Empire apporte la guerre comme la nuée l’orage. Lui résister, de quelque manière que ce soit, est un véritable acte de Résistance.
Capitaine Martin
Résistance http://www.resistance-politique.fr/article-le-terrorisme-isl...
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MALI : Une guerre au Mali et de l’uranium au Niger : des islamistes très utiles au pouvoir français.....qui peut vraiment croire qu’il s’agit d’une opération "pour la démocratie au Mali" ? Cela fait des décennies qu’elle est bafouée dans ce pays par des régimes corrompus. largement soutenus par la France. Alors, pourquoi cette subite urgence "démocratique" ?

....Nous refusons la fable de l’intervention militaire "pour la démocratie". Ce prétexte a déjà beaucoup servi, en particulier lorsque les USA ont voulu mettre la main sur des réserves pétrolières, et le voilà encore de mise parce que la France veut assurer l’approvisionnement en uranium de ses réacteurs nucléaires....
Le 11 janvier 2013, l’armée française est intervenue au Mali à la suite de mouvements, vers Bamako, de groupes armés islamistes. Depuis des mois, ces derniers tiennent tout le nord du Mali et se seraient enhardis au point, nous dit-on, de vouloir occuper l’ensemble du pays.
Personne ne niera que ces groupes soient composés d’horribles individus qui, sous prétexte de convictions "religieuses", battent toute personne dont le comportement ne leur plait pas, coupent les mains des voleurs (réels ou supposés), exécutent - en particulier des femmes - pour des broutilles ou même pour rien.
Pour autant, de la même façon qu’au moment de l’intervention militaire contre Kadhafi en Libye, il est insupportable de se retrouver sommé de soutenir une intervention militaire déployée. par ceux qui sont largement responsables de la gravité de la situation.
Qui plus est, qui peut vraiment croire qu’il s’agit d’une opération "pour la démocratie au Mali" ? Cela fait des décennies qu’elle est bafouée dans ce pays par des régimes corrompus. largement soutenus par la France. Alors, pourquoi cette subite urgence "démocratique" ?
De même, qui croira qu’il s’agit de "sécuriser la région" ? En réalité, il s’agit de sécuriser. l’approvisionnement des centrales nucléaires françaises en uranium : ce dernier est en effet extrait dans les mines du nord du Niger, zone désertique seulement séparée du Mali. par une ligne sur les cartes géographiques.
A ce propos, on soulignera l’extrême perversité des ex-puissances coloniales qui ont jadis tracé des frontières absurdes, faisant fi de l’implantation des populations, et créant des pays aux contours bien curieux : le Niger et le Mali sont tous les deux en forme de sablier, une partie sud-ouest contenant la capitale, totalement excentrée et éloignée d’une immense partie nord-est, principalement désertique.
C’est ainsi que, pendant 40 ans, Areva (auparavant la Cogéma) a pu s’accaparer en toute tranquillité l’uranium nigérien dans ces mines situées à 500 kilomètres de la capitale et du fragile "pouvoir" politique nigérien.
Ces dernières années, des groupes armés se sont organisés dans cette région : des Touaregs, dépités d’être méprisés, déplacés, spoliés. Et des groupes plus ou moins islamistes, certains issus des anciens GIA qui ont semé la terreur en Algérie, d’autres contrôlés par Kadhafi, et autonomisés suite à la disparition de ce dernier.
Des salariés d’Areva, cadres dans les sociétés d’extraction de l’uranium, ont été enlevés en septembre 2010 au Niger, transférés au Mali et retenus depuis. Puis, le 7 janvier 2011, deux jeunes français ont à leur tour été enlevés au Niger.
L’Observatoire du nucléaire a été une des rares voix à dénoncer (*) l’opération militaire immédiatement lancée par les autorités françaises. Ces dernières avaient en effet, de toute évidence, décidé de châtier coûte que coûte les preneurs d’otages, quitte à ce que cela se termine dramatiquement pour les deux jeunes otages. qui ont effectivement été tués dans l’opération.
Ces deux jeunes ne travaillaient pas pour l’extraction de l’uranium mais, c’est évident, l’idée était de décourager d’éventuelles prochaines actions contre des salariés d’Areva.
Depuis, les mouvements Touaregs laïques et progressistes ont été marginalisés, en particulier par la montée en force du groupe salafiste Ansar Dine. Puissant et lourdement armé, ce dernier s’est allié à AQMI (Al Qaeda au Maghreb Islamique), faisant courir un risque de plus en plus évident pour les activités françaises d’extraction de l’uranium au nord du Niger.
La France a soutenu avec la plus grande constance les gouvernements corrompus qui se sont succédé au Mali, aboutissant à un délitement total de l’État. C’est probablement cet effondrement qui a amené les groupes islamistes à s’enhardir et à avancer vers Bamako.
De même, la France a maintenu depuis 40 ans le pouvoir du Niger dans un état de faiblesse et de dépendance par rapport à l’ancienne puissance coloniale et son entreprise d’extraction de l’uranium, la Cogéma devenue Areva. Alors que les dirigeants nigériens essaient tant bien que mal de contrôler ce que fait Areva, la France reprend totalement la main avec son intervention militaire.
Les récents mouvements des groupes islamistes n’ont effectivement fait que précipiter l’intervention militaire française qui était en préparation. Il s’agit indéniablement un coup de force néocolonial, même si les formes ont été mises avec un opportun appel à l’aide du Président par intérim du Mali, dont la légitimité est nulle puisqu’il est en place suite à un coup d’État qui a eu lieu 22 mars 2012.
Précisons à nouveau que nous n’accordons pas le moindre crédit aux dangereux fondamentalistes qui sont aussi des trafiquants de drogue et d’armes et n’hésitent pas à blesser et tuer.
Par contre, nous refusons la fable de l’intervention militaire "pour la démocratie". Ce prétexte a déjà beaucoup servi, en particulier lorsque les USA ont voulu mettre la main sur des réserves pétrolières, et le voilà encore de mise parce que la France veut assurer l’approvisionnement en uranium de ses réacteurs nucléaires. Notons d’ailleurs que, à 27 000 euros l’heure de vol d’un Rafale, le tarif réel du courant d’origine nucléaire est encore plus lourd que ce que l’on pouvait craindre...
En conclusion, il est une nouvelle fois démontré que l’atome, et la raison d’Etat qui l’entoure, ne nuit pas seulement à l’environnement et aux êtres vivants mais aussi à la démocratie.
Stéphane Lhomme
Directeur de l’Observatoire du nucléaire
http://observ.nucleaire.free.fr/guerre-mali-uranium-niger.ht...
(*) http://observ.nucleaire.free.fr/otages-niger.htm

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MALI : Les raisons françaises de la déstabilisation......la découverte du pétrole au Mali en est le déclencheur des hostilités..


La France se prépare à déstabiliser le Mali. Et pour cause ? Il y en a trois qui relèvent principalement des raisons classiques : les intérêts « français » et « individuels ».
Des intérêts français, la découverte du pétrole au Mali en est le déclencheur des hostilités. L’ex- président, Amadou Toumani Touré, faisait un rêve, celui de faire du Mali un pays producteur du pétrole. Mais le rêve ne dit pas que l’or noir est un or du diable, qui insère son producteur au rang de la malédiction où d’autres anciennes colonies françaises comme le Congo Brazzaville, le Gabon... sont depuis, tenus en laisse par Paris.
Première raison
Le Mali peut toujours jouer le jeu de la démocratie en organisant des élections crédibles et en assurant des alternances dans la paix tant qu’une goutte de pétrole ne coule pas encore du bassin de Taoudéni dans le nord du pays. Taoudéni ? C’est à la fois une cuvette dont le dépôt centre atteint plus de 5000 m d’épaisseur et une superficie d’environ 1.500.000 km², soit le plus vaste bassin sédimentaire on-shore d’Afrique occidentale, qui s’étend hors du Mali au Niger, en Mauritanie, au Burkina Faso et en Algérie. Cette précision est d’une importante capitale à noter pour la suite de l’analyse.Il est de bon augure pour ATT de créer, dès 2004, l’Autorité pour la promotion de la Recherche Pétrolière au Mali (AUREP). Des conventions de partage de production et de concession pour 29 blocs répartis sur cinq bassins sédimentaires sont signées entre le gouvernement malien (9 blocs) et les sociétés de recherche pétrolière pour les 20 autres blocs. Parmi ces sociétés, il y a la compagnie italienne d’hydrocarbure ENI (50%), l’australienne Baraka Petroleum (25%) et l’Algérienne SIPEX (25%), dont les opérations de sondages sismiques des blocs 1, 2, 3, 4 et 9 sont assurées par l’Entreprise Nationale Algérienne de Géophysique (ENAGEO), une filiale de SONATRACH qui est la première des douze sociétés pétrolières d’Afrique. Sans oublier l’apport de 46 milliards de FCFA par PetroPlus Angola, destinés à la promotion de la recherche pétrolière, à l’exploitation, au transport, au raffinage des hydrocarbures liquides et gazeux, et à la formation du personnel technique malien.Très bien tout cela ! Sauf que dans l’Eden du pétrole d’un pays tenu en laisse par la France, citer ou ne pas citer le nom de Total/Elf est synonyme de consommation d’un fruit qui rend ivre et provoque de grands changements aux consommateurs. Car, présent ou non auprès d’eux, Total/Elf est un serpent toujours présent dans l’Eden du pétrole et dont on ne peut qu’être pénétré de son influence. L’ivraie s’introduit parmi le bon grain ; d’où le péché originel qui expose d’ores et déjà, pour de nombreuses décennies, des générations maliennes entières à en payer le prix.
Deuxième raison
Sans pétrole, les Maliens sont aujourd’hui fort différents de ce que, hélas, ils deviendront dans un proche avenir. Leur paisible existence n’est pas le fait de la pauvreté du pays qui les épargnerait du vampirisme de l’ancien colonisateur. Un ancien colonisateur qui, pour poursuivre le pillage de ses anciennes colonies, a toujours utilisé le principe de « diviser pour mieux régner ». Le Mali n’est pas en effet ce pays que l’on présente comme dépourvu des matières premières censées susciter la convoitise des requins occidentaux. Ce n’est pas rien que d’être, comme le Mali, le troisième producteur d’or d’Afrique derrière l’Afrique du sud et le Ghana. Son bétail, son coton, son fer, voire son arachide sont autant de produits d’exportation à forte demande mondiale.
Avec le pétrole, les Maliens recevront bientôt un devenir formel et temporel. Tout ce qui en eux de spirituel actuellement se muera en chair, matière, instrumentalité et réceptivité… exactement comme au Congo Brazzaville ! Larmes et sang couleront bientôt dans la miséricorde d’une France, elle aussi en larmes de crocodile, qui se dira totalement effondrée par la pitié pour ce peuple africain dont elle n’aurait toujours voulu que du bien mais qui aurait préféré vivre dans des souffrances volontaires. Cette pauvre France qui sera encore obligée d’intervenir au Mali comme elle l’a fait en Côte d’Ivoire et en Libye où le peuple savoure désormais le fruit de la démocratie comme jamais il n’en était aussi savoureux dans aucune autre grande démocratie du monde.Comme en Côte d’Ivoire ou en Libye, le principe de « diviser pour mieux régner » est parfaitement sous orbite au Mali. Objectif : commencer par diviser le Mali en zones nord et sud avec, au milieu des deux zones, des armées étrangères d’interposition (genre Licorne, Casques blancs, Casques bleus…) qui, au nom de la réunification du pays, les occuperont progressivement pour s’y implanter quasi-définitivement, le temps que la France installe durablement ses larbins et s’assure de la mainmise de l’or noir annoncé afin de procéder au pillage avec autant de cruauté que d’avidité. Ficelle de la scission tirée dans la clandestinité depuis Paris et bien d’autres capitales occidentales, les rebelles se sont déjà constitués dans le nord du Mali en un mouvement tribal appelé Azawad. Équipés par les maîtres occidentaux d’une quantité impressionnante d’armes, de munitions et autres matériels de guerre en provenance d’Europe et de la Libye, ils ont lancé les attaques contre les garnisons militaires de la région et occupe actuellement toute la partie nord du pays. Pour affiner la stratégie de la déstabilisation du Mali, le Quai d’Orsay peut sans gêne recevoir à visage ouvert les membres voilés de cette rébellion d’autant que toute forme d’aide qui leur est due ne peut que relever du bon sens, le prétexte étant tout trouvé : le combat contre Al-Qaïda au Maghreb islamique.
La troisième raison
La déstabilisation du Mali par la France, enfin, relève de la mesquinerie d’un homme : Nicolas Sarkozy. De Dominique de Villepin à Mouammar Kadhafi en passant par Laurent Gbagbo, chacun d’eux (du moins pour les survivants) a souvenir que Sarko n’oublie ni ne rate quiconque l’aurait éclaboussé sur le chemin de ses abus du pouvoir au point de réduire en affaire personnelle toute affaire d’État qui oserait contrarier sa vision des choses. Mieux que tout citoyen malien, Nicolas Sarkozy savait parfaitement qu’Amadou Toumani Touré était à un mois de sa retraite politique et ne se présenterait plus à l’élection présidentielle annoncée pour fin avril 2012. Malgré tout, le laisser partir sans l’humilier passerait Sarko pour vaincu ; d’où le putsch qui n’aura eu ni sens ni fondement. En incitant une partie de l’armée malienne à destituer un président en fin de mandat, Sarko a voulu tout simplement se faire plaisir, montrer qu’il reste le chef et pousser ses obligés (CEDEAO, larbins des palais, etc.) à s’occuper, à se rendre indispensables et à finir par décliner leur impuissance pour les obliger de faire appel à l’éternel sauveur, la France.Parvenue à ses fins, la France dirait qu’elle n’aurait rien fait en soi qui ne fût un ordre venu des Africains eux-mêmes ou de l’ONU. Vis-à-vis de Nicolas Sarkozy, ATT aura ainsi payé un temps ses doutes dans la manière d’instaurer la démocratie en Côte d’Ivoire et son opposition à l’assassinat de Kadhafi par Nicolas Sarkozy, au nom de la démocratie alors qu’en réalité, les raisons de la haine sont strictement personnelles. ATT humilié, le putsch n’a plus de raison d’être ; les abrutis à l’ordre et au service du maître n’ont plus qu’à rétablir les institutions déclarées caduques il y a seulement quelques semaines et rentrer dans les casernes pour attendre, disciplinés, que l’armée véritable débarque de Paris pour venir tracer les limites de la division du Mali.
En entendant que les larbins d’Abidjan et de Ouagadougou, courroie de transmission via la CEDEAO, transmettent l’ordre venu de l’Élysée pour annexer le Mali au concert des nations non plus de la démocratie initiée par ATT mais de celle de la Françafrique, si chère aux valeurs de la République française. Et ce, pour de longs siècles encore, tant que la « mère patrie » trouvera sur le sol africain des répondants qui sont toujours prêts à passer pour de braves soldats… en fait de piètres serviteurs.
Calixte Baniafouna
http://blogs.mediapart.fr/blog/ausmidt/090412/mali-les-raiso...
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L’Etat guerrier.....quelle légitimité peut bien avoir un pouvoir qui ne peut se maintenir que par une intervention armée étrangère,....

Une intervention militaire française en chasse une autre : Côte d’ivoire, puis Libye, puis Mali, sans parler de la volonté appuyée d’intervenir en Syrie. Les troupes françaises ont à peine commencé à quitter l’Afghanistan qu’elles interviennent de nouveau au Mali.
La France apparaît ainsi, actuellement, comme le pays le plus agressif de la planète. Même les USA paraissent, en comparaison, plus réservés, dans le rôle de gendarme. Et s’il y a une distribution des tâches dans ce rôle, on peut dire que la France fait preuve dans le sien d’un zèle particulier.
C’est inquiétant. Car cet Etat par deux fois, en Libye et maintenant au Mali, est venu, avec ses armées, aux frontières de l’Algérie et des pays du Maghreb. Chaque Algérien, chaque Nord-Africain, ressent cette inquiétude, celle d’avoir en face, de l’autre côté de la méditerranée, un Etat guerrier.
François Hollande est célébré en France comme "un chef de guerre". Sur tous les médias français, journaux, radios, télés, on proclame qu’il "est vraiment devenu président de la république maintenant qu’il a déclenché une guerre". Comme le président Bush après la guerre contre l’Irak, et comme le président Obama, sacré "chef de guerre" après avoir fait tuer Ben Laden, ou comme le président Sarkozy après l’attaque contre la Libye. Non pas Président de la république respecté parce qu’il a réglé des problèmes économiques, des problèmes sociaux, parce qu’il est un homme de paix, mais parce qu’il a déclenché une guerre.
On reste songeur devant une telle vision, devant cette culture belliqueuse, devant "cette civilisation" qui nous ramène aux temps où les Consuls et Césars ne devenaient légitimes et populaires, à Rome, qu’au retour d’une expédition victorieuse, à l’époque où les rois ne le devenaient réellement qu’après avoir conquis de nouveaux territoires, et où ils demandaient à leurs vassaux d’envoyer des contingents pour la guerre, comme l’injonction en est faite aujourd’hui par la France au Tchad, au Niger, au Sénégal, au Togo, au Benin, à la Côte d’Ivoire, et à d’autres pays africains.
C’est l’union sacrée autour du nouveau "chef de guerre", François Hollande. C’est, de la gauche jusqu’à l’extrême droite française, l’unanimité de la classe politique française pour l’intervention militaire. Un tel unanimisme, une démocratie aussi verrouillée, a des allures de totalitarisme. Les socialistes français retrouvent leurs premiers amours, et les parfums enivrants du chauvinisme de gauche et des expéditions vers des lieux aux noms exotiques : Tombouctou, Gao, le Sahara. Beaucoup d’intellectuels français les suivent. Comme cela avait été le cas pour la Libye, ils sont pris d’excitation guerrière, d’émotion et de fierté patriotiques devant le spectacle des avions "Rafale" qui décollent et celui du déploiement martial de leurs forces armées. De joie, l’un d’eux s’écrie : "Pour tous ceux qui parlaient de décadence française, c’est la preuve que nous sommes toujours un grand pays car nous sommes capables d’intervenir." (Nicolas Domenach, Chaîne ITélé, émission "ça se dispute", 12 janvier 2013). La communauté malienne en France se voit soudain entourée de sollicitude. Elle en est étonnée et même gênée. Pourvu que ça dure. Les médias français découvrent avec tendresse que la ville française de Montreuil est, après Bamako, la seconde ville malienne par sa population originaire de ce pays. Le parti français, le "Front National", juge cette intervention légitime, d’autant plus « qu’elle concerne, dit-il, un pays francophone ». Les émigrés maliens ne sont plus donc, pour le moment, des "émigrés qui envahissent la France et viennent manger le pain des français". On pressent déjà des tentatives pour opposer Arabes et Africains dans l’immigration française, Afrique du Nord et Afrique noire, mais ce sera difficile tant la solidarité maghrebo-africaine est grande.
Bref, peu de voix se font entendre, en France, pour dénoncer l’intervention militaire, ou alors elles sont difficilement audibles. Aujourd’hui, pour l’instant, le principal reproche fait au Président François Hollande par le leader du Front de gauche, J.F. Mélenchon, ainsi que par les représentants du parti communiste français et de la gauche écologique c’est de…ne pas avoir convoqué le parlement avant d’avoir décidé de la guerre. A quoi le gouvernement français répond superbement qu’il n’en avait pas le temps et qu’il "fallait agir vite".
Cet argument, "qu’il fallait agir vite" est trop souvent répété, asséné, sur tous les médias français pour ne pas en devenir suspect. Il rappelle, le même, utilisé pour la Libye, lorsqu’on criait qu’il fallait vite intervenir à Benghazi, pour éviter un massacre. On sait comment cette justification s’est avérée mensongère et d’où est finalement venu le massacre. Il semble, en réalité, que l’armée malienne avaient lancé des opérations sur la route menant à la ville de Mobti et en direction de la ville de Douentza, dés la journée de Lundi 7 Janvier (cf"le Quotidien d’Oran", 9 janvier 2013, p 6). Ces opérations, organisées en coordination avec le commandement français, avaient pour but, selon des experts occidentaux, de faire sortir les colonnes de pick-up des groupes rebelles de leurs bases et des villes afin de les bombarder en rase campagne et de permettre ainsi à l’aviation française d’intervenir. La version officielle française vise donc à justifier la précipitation de l’intervention française et à en cacher les véritables raisons. Affaire donc à suivre, tant la gestion de ces interventions militaires par le mensonge est devenue coutumière.
LA LÉGITIMATION
Il est remarquable de voir comment chaque intervention militaire s’entoure d’un discours de légitimation. Chaque fois qu’elle a eu lieu, l’intervention militaire a été proclamée légitime, qu’il s’agisse de défendre un pouvoir contre des groupes armés rebelles comme c’est le cas au Mali, ou, au contraire, de soutenir des groupes armés rebelles contre un pouvoir comme cela a été le cas en Libye ou c’est le cas en Syrie. Le droit d’ingérence n’est en fait que le droit du plus fort. Il ne s’embarrasse pas de cohérence. Mais en aucun cas, les puissances occidentales qui s’en réclament et interviennent, ne mettront leur influence, pourtant grande, au service d’une solution politique, pacifique. L’intervention est toujours violente et elle laisse toujours le pays dévasté, exsangue, meurtri physiquement et moralement, fragile pour longtemps.
Dans le registre de la légitimation, il y a aussi l’argumentaire de la "menace terroriste islamiste". Depuis que le Président Bush a trouvé et désigné ainsi le nouvel ennemi global de l’Occident, l’argument sert " à toutes les sauces", y compris d’ailleurs à des alliances avec ceux désignés auparavant comme "terroristes" lorsque la "realpolitik" l’exige. La référence à la "menace terroriste" offre l’avantage à la fois de n’avoir rien à justifier et de donner une justification à n’importe quoi. Le président de la République française, François Hollande, et son ministre des affaires étrangères n’ont cessé de répéter, de marteler, qu’il s’agissait, au Mali, de lutter contre " des groupes terroristes criminels". On aura remarqué le pléonasme. Il a pour fonction d’accroître la tension. C’est ainsi qu’un amalgame est fait entre les différents groupes armés "rebelles", et que se trouvent obscurcies les véritables raisons de la crise malienne, et du même coup celles véritables de l’intervention française. Elles sont, ici comme ailleurs, à chercher, banalement hélas, dans le pillage des richesses de la région et dans le maintien de l’influence nécessaire à cet effet.
L’Histoire se répète sur le continent africain..Entre l’an 397 et 398, Gildon, prince Amazigh, se révolta contre la domination romaine et s’allia avec les rebelles donatistes et circoncellions. Il arrêta les exportations de blé d’Afrique du Nord vers Rome. Celle-ci utilisa contre lui, le fameux poète romain Claudien (un média de l’époque) qui mobilisa, à travers notamment un long poème propagandiste, l’opinion romaine, et déclencha la peur dans l’Empire en faisant croire à la population qu’elle allait connaître la famine. Les méthodes sont les mêmes. Seule la technologie a changé.
La "menace terroriste islamiste" est brandie, comme à la plus belle époque du Président Bush junior. Le thème est repris en boucle par tous les hommes politiques et les médias français ce qui permet, collatéralement, de différer, au nom de "l’union sacrée", les échéances de la grave crise économique, sociale et morale actuelle de la société française ou d’y faire diversion. Mais le thème comporte néanmoins un inconvénient, puisque, depuis, il y a eu le Président Obama et sa nouvelle stratégie envers le monde arabe et musulman, qui consiste à ne plus se contenter de brandir l’épouvantail de l’islamisme. Là se trouve une contradiction et une gêne, qu’on perçoit chez bien des commentateurs français lorsqu’il s’agit de passer du discours sur "le printemps arabe" et de la prise en compte de l’Islam politique à celui de la "menace islamiste".
Dans le registre de la légitimation de l’intervention au Mali, il faut parler, enfin, de la référence à la décision du Conseil de sécurité de l’ONU à ce sujet. Les responsables français s’enveloppent dans celle-ci comme si la France ne faisait que se mettre, par altruisme, au service du droit international. Mais c’est précisément la France qui a fait le siège du Conseil de sécurité pour obtenir une résolution autorisant l’intervention au Mali. Encore que cette intervention prévoyait d’abord de s’efforcer de trouver une solution politique aussi bien aux revendications légitimes des Touaregs du Nord Mali, qu’à la question de la légitimité du pouvoir politique malien, mise à mal par le coup d’Etat récent. Et à ce propos, d’ailleurs, quelle légitimité peut bien avoir un pouvoir qui ne peut se maintenir que par une intervention armée étrangère, laquelle, par ricochet, révèle d’ailleurs, par là même, sa propre illégitimité. Là est la faiblesse originelle de cette intervention militaire française. On peut s’attendre à la voir se révéler de plus en plus au fur et à mesure du développement de la situation.
Djamel LABIDI
le Quotidien d’Oran http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5178055
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François Hollande le guerrier : l’intervention impérialiste française au Mali......Ce sont les dirigeants de la CEDEAO qui ont imposé au Mali l’intervention française.

Mali DR.jpgAprès la Côte d’Ivoire, la Libye, c’est le tour du Mali et peut-être demain l’Algérie qui risque d’être victime des rapaces impérialistes qui menacent en permanence la paix du monde au profit de leurs bourgeoisies respectives. Le Qatar, lui, joue le rôle du sous traitant des impérialiste. Hier en Libye, aujourd’hui au Mali et en Syrie, le Qatar continue à financer des groupes armés au bénéfices de ses maîtres impérialistes.Alors que le chômage et la précarité font ravage en France, François Hollande et son gouvernement, pour mieux masquer la faillite de leur politique économique et sociale, envoient leurs troupes au Mali ! « Nos forces armées ont apporté cet après-midi leur soutien aux unités maliennes pour lutter contre ces éléments terroristes » déclarait solennellement le président français vendredi 11 janvier 2013 (1). La droite et l’extrême droite approuvent et applaudissent. Le plan Vigipirate passe du « rouge » au « rouge renforcé ». Il deviendra probablement « rouge écarlate » comme le sang qui va couler au Mali et dans la région ! Les médias bourgeois, sans relâche, propagent leur chauvinisme et distillent comme du venin leur propagande guerrière justifiant l’intervention militaire. Journalistes, hommes et femmes politiques, consultants, militaires et experts en tout genre déferlent sur les plateaux de télévision pour asséner leur « vérité », détournant ainsi l’attention des classes populaires des véritables problèmes qui les rongent au quotidien pour mieux servir les intérêts de la classe dominante.
Cette intervention a été décidée au moment même où la bourgeoisie française vient d’obtenir, grâce à François Hollande, tout ce qu’elle voulait en matière de licenciements, de flexibilité de l’emploi et des baisses des rémunérations des salariés (2). Pour les sociaux-démocrates au pouvoir, l’ennemi à combattre n’est pas la bourgeoisie qui fait payer aux peuples ici et en Afrique les terribles conséquences de son système de production, mais « le terrorisme ». Il faut donc, vaille que vaille, battre les tambours de la guerre et mobiliser toute la nation derrière son chef, François Hollande. Peu importe le coût de cette énième guerre des sociaux-démocrates. Les politiques d’austérité, de contraintes budgétaires et des réductions des dépenses publiques sont réservées aux classes populaires. Quand on mène une guerre au service des grands groupes français, on ne compte évidemment pas .Tout le discours sur la lutte contre les déficits publics répété bêtement et inlassablement par les représentants de la classe dominante s’évapore comme par enchantement ! On trouve facilement et rapidement les fonds nécessaires pour financer cette opération qui, selon le chef de l’État, « durera le temps nécessaire ».
La guerre est ainsi déclarée, non pas contre le despotisme des marchés financiers, contre le chômage, contre la misère, contre les injustices sociales mais contre « le terrorisme » au... Mali ! C’est vraiment la préoccupation première des ouvriers, des chômeurs, des précaires, des travailleurs pauvres, des sans abris, bref de tous les laissés- pour-compte broyés par la machine capitaliste.
De plus en plus de citoyens rejettent la politique du gouvernement Hollande et se rendent compte qu’elle n’est, en fait, que le prolongement de celle menée par Sarkozy : une politique exclusivement au service de la classe dominante. La guerre apparaît alors comme un puissant moyen pour « fabriquer » tout du moins à court terme, un consensus permettant de perpétuer la même politique de classe. Il faut donc inventer des ennemis extérieurs pour mieux servir les intérêts des puissants à l’intérieur : « Dans ces circonstances, le rassemblement des Français est une force supplémentaire pour la réussite de notre action », disait François Hollande.
Sur le plan international, l’instrumentalisation de l’occupation du nord-Mali sert d’abord les intérêts des bourgeoisies des pays impérialistes (France, Grande Bretagne et bien sûr les États-Unis notamment). Rappelons que l’occupation d’une partie importante du territoire malien est la conséquence directe de l’intervention impérialiste en Libye. Sans l’intervention de l’OTAN dans ce pays, le Nord-Mali n’aurait probablement jamais été occupé par le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) et ses alliés islamistes (AQMI, Ansar Dine, Mujao, BokoHaram, etc.). Cette occupation est « rendue possible grâce à la complicité des États-Unis, de la France et de leurs serviteurs locaux regroupés dans la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) » (3). Précisons que ces États de l’Afrique de l’Ouest sont dirigés par des despotes entièrement au service de la bourgeoisie occidentale notamment française à l’image d’Alassane Ouattara, président actuel de l’organisation, ou de Macky Sall, président du Sénégal. Ils ont soutenu l’intervention impérialiste en Libye et en Syrie comme ils participent aujourd’hui à cette nouvelle « expédition néocoloniale française ». Ce sont les dirigeants de la CEDEAO qui ont imposé au Mali l’intervention française.
Il y a trop d’intérêts dans cette région du monde ! L’Afrique est aujourd’hui l’objet de grandes convoitises. Paradoxalement, la population du Mali est classée parmi les plus pauvres de la planète par les Nations-Unies (son IDH la classe au175è rang sur 187 pays), alors que son sous-sol est l’un des plus riches du continent africain. Si l’or reste la première richesse du pays, les autres ressources, notamment pétrolières, sont aussi nombreuses que sous-exploitées. Le Niger, dont la population vit dans l’extrême pauvreté, est l’un des plus grands producteurs mondiaux de l’uranium exploité par le groupe nucléaire français Areva depuis une quarantaine d’années. En 2008, le groupe Areva s’est emparé du « droit » d’exploiter la mine géante(5000 tonnes par an) d’Imouraren dont le démarrage est prévu pour 2014. On va taire par pudeur les conditions de travail misérables dans les mines les plus dangereuses du monde contrôlées par Areva. Les révoltes ouvrières contre leurs conditions d’esclaves sont systématiquement réprimées sans jamais trouver le moindre écho dans les médias bourgeois.
Après la Côte d’Ivoire, la Libye, c’est le tour du Mali et peut-être demain l’Algérie qui risque d’être victime des rapaces impérialistes qui menacent en permanence la paix du monde au profit de leurs bourgeoisies respectives. Le Qatar, lui, joue le rôle du sous traitant des impérialiste. Hier en Libye, aujourd’hui au Mali et en Syrie, le Qatar continue à financer des groupes armés au bénéfices de ses maîtres impérialistes.
révolte du monde arabe (Les « terroristes » que l’on prétend combattre aujourd’hui sont le produit du capitalisme mondialisé. Les bourgeoisies occidentales, notamment américaine ont contribué largement à l’affaiblissement dans le monde arabe et musulman de toute pensée laïque et progressiste. Nombreux sont les ouvriers, paysans, intellectuels, artistes chanteurs ou de simples militants progressistes tombés sous les balles des fanatiques religieux armés et financés par des régimes réactionnaires et corrompus soutenus par les États-Unis. Rappelons pour mémoire, que les Talibans d’aujourd’hui, on les appelait hier, lorsqu’ils combattaient l’armée Soviétique en Afghanistan, les Moujahidines de la liberté (combattants de la liberté). Les politiques libérales d’ajustement structurel imposées par le FMI et la Banque mondiale, bras financier de l’impérialisme, le soutien indéfectible de ces bourgeoisies à l’État sioniste d’Israël, la guerre en Irak et ses ravages (4) pour ne citer que ces exemples, ont jeté une partie de la population arabe et musulmane dans les bras de l’islam politique. L’élan et la vitalité du soulèvement populaire dans le monde arabe ont été brisés par l’impérialisme. En Tunisie comme en Égypte, les bourgeoisies occidentales ont favorisé l’accès au pouvoir des mouvements obscurantistes et réactionnaires. A Bahreïn, l’impérialisme américain a envoyé les chars de l’Arabie Saoudite pour mater et réprimer dans le sang l’une des plus belles et des plus pacifiques 5).
La social-démocratie européenne, main dans la main avec l’impérialisme, a toujours mené des guerres, « tantôt ouvertes, tantôt dissimulées » contre les peuples de la planète pour servir les intérêts exclusifs de la bourgeoisie. Entre autres exemples, ils ont déclenché l’une des plus meurtrières guerre de l’histoire en 1914. Ce sont eux qui ont assassiné Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, figures emblématiques de la classe ouvrière allemande en 1919. « Les armes vont parler » disait François Mitterrand pour annoncer la première guerre du Golfe en 1991. Ce sont encore eux qui ont brisé l’unité des peuples de la Yougoslavie. « Le président de la République, en accord avec le gouvernement, a décidé la participation des forces françaises aux actions militaires, devenues inévitables, qui vont être engagées dans le cadre de l’Alliance atlantique » disait un communiqué conjoint du président J.Chirac et du premier ministre L. Jospin. Le 25 septembre 2012 aux Nations Unies, F. Hollande déclarait devant l’Assemblée générale « La première des urgences s’appelle la Syrie », l’autre urgence « qui doit nous mobiliser cette semaine, est le Sahel(...) Oui, il faut que le Mali retrouve l’intégrité de son territoire et que le terrorisme soit écarté de cette zone du Sahel » (6). Le 11 janvier 2013, le même François Hollande envoie, au nom de la France, l’armée au Mali. Pour servir l’intérêt des puissants, les sociaux-démocrates ne reculent devant aucun moyen, y compris le plus abject, la guerre. A l’intérieur comme à l’extérieur, ils sont les ennemis des travailleurs. A ces guerres impérialistes au service des classes dominantes, les ouvriers et l’ensemble des classes populaires du monde entier doivent opposer la guerre civile contre leur propre bourgeoisie et leurs alliés sociaux-démocrates.
Mohamed Belaali
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mardi 22 janvier 2013

VIDEO 19/01/2013 - Des soldats israéliens kidnappent une femme palestinienne et son bébé âgé de 18 mois.

 
Les soldats ont attaqué la femme avant de finir par l’enlever, alors qu’elle portait son bébé dans ses bras.
L’incident a eu lieu dans les collines au sud d’Al Khalil. La jeune mère, Reema Oleyyan Awad, est arrivé avec sa famille sur ses terres pour la cultiver, avant d’être kidnappé par les soldats de l’occupation.
Une vidéo de l’attaque a été publiée sur YouTube montrant l’armée attaquant violemment la jeune femme et kidnappant un père palestinien, alors que ses enfants se rassemblent autour de lui pour essayer « d’empêcher » l’armée d’emmener leur papa.
La vidéo montre les soldats plaquant l’homme sur le sol, sur le dos, avant que deux soldats ne l’immobilisent totalement et lui mettent des menottes.
Les enfants effrayés veulent s’accrocher à leur père, en criant : « Papa, papa », mais les soldats ne cessent de les repousser, voulant les forcer à quitter la scène.
Une femme soldat a alors crié à la femme (Reema) : "viens ici". Les soldats ont ensuite essayé de pousser Reema au loin alors qu’elle portait toujours son enfant.
La mère, paniquée, a alors commencé à crier : « éloignez-vous de moi » », « mon garçon, éloignez-vous de mon garçon » ...
Les soldats ont alors emmené de force Reema et son enfant à leur jeep avant de les amener au poste de police israélien dans la colonie juive de Keryat Arba’à Al Khalil, a déclaré Hafeth Al-Hreimy, un militant local, à la radio Bethléem 2000

Une télé « libre » dans un Qatar dictatorial qui abrite la plus grande base militaire US du monde ? Al Jazeera, propagande et vidéos fabriquées....A l’âge des foules, plus le mensonge est gros plus il émeut.

Al Jazeera, propagande, mensonges, désinformations, trucages, faux- témoignages, mises en scènes et reportages bidons filmés dans ses studios ?
Cette chaîne des dictateurs du Qatar est ici rudement mise en cause par un journaliste algérien.
Verra-t-on les médias français investiguer sur Al Jazeera dont les émissions arrosent les pays arabes et influence les pouvoirs politiques occidentaux ?
Notre presse, si prompte à transformer en « caudillo » un président Chavez, qui a soumis son pouvoir à plus de 15 élections, qui récupère pour son peuple l’argent du pétrole, nous dira-t-elle que l’émir du Qatar est un dictateur moyenâgeux ? Que c’est une honte pour la France de voir tant des ses journalistes, intellectuels, artistes, sportifs, hommes politiques accepter les cadeaux sonnants et trébuchants de ces despotes ?
Voir :
http://www.legrandsoir.info/le-jour-ou-jean-daniel-entre-aut...
www.legrandsoir.info/Quant-Plantu-recoit-une-dotation-d-une-...
La base militaire états-unienne d’Al Aydid, qui a servi dans la guerre contre l’Irak, protège les tyrans d’un Qatar (où le sort des femmes, des enfants jockeys de 6 ans et des travailleurs étrangers compte moins que des dattes). Le Qatar, lui, veille à ce que le printemps arabe ne se trompe pas de pays. Pas touche aux émirats, au Bahreïn, à l’Arabie saoudite...

Le Grand Soir
Dès sa création, Al Jazeera était une chaîne de propagande « islamiste » : elle prend ouvertement parti pour les extrémistes algériens du FIS. Plus tard, elle fera même un sondage sur « l’opportunité ou non » des attentats d’Alger de décembre 2007, d’où la fermeture de son bureau dans notre capitale [Alger].
Ouvert le 20 novembre 2006, le bureau Al Jazeera à Rabat est fermé le 20 octobre 2010, à cause du temps d’antenne accordé à l’opposition marocaine, notamment islamiste. Agacés par l’activité subversive de cette chaîne, l’Irak, le Koweït, le Bahreïn et l’Autorité palestinienne ont aussi fermé son bureau sur leur sol tandis que la Tunisie (2006) et l’Arabie Saoudite (2003) sont allés jusqu’à rappeler leurs ambassadeurs au Qatar. Outre la désinformation et l’instrumentalisation de l’opposition islamiste dans les pays visés, la chaîne dispose d’un imam de service, un wahhabite notoire, un théoricien de la fitna.
Propagateur du fiel islamiste, Youssef Al-Qardaoui a encouragé les terroristes de l’AIS et autres GIA, et ce, pendant des années. Le 21 février 2011, il a exhorté les Libyens à se rebeller contre Kadhafi, osant appeler au crime : « Si quelqu’un de l’armée libyenne peut tirer une balle sur Mouammar Kadhafi pour en débarrasser la Libye, qu’il le fasse ». Puis il a salué sa mort, comme il a conseillé à Zine El-Abidine Ben Ali de « dégager », exhorté les Egyptiens à la révolte, disant : « Je conseille au président Moubarak de partir, qu’il quitte l’Égypte », ensuite il a carrément appelé à l’assassinat de Bachar El-Assad et d’inciter les « musulmans » à aller faire le djihad en Syrie »…
Par contre, il a préconisé la patience au peuple palestinien et demandé aux musulmans de ne pas aller en Palestine ! Il a aussi condamné les révoltes à Bahreïn qu’il a qualifiées de sectaires, d’autant que l’émir du Qatar et le roi d’Arabie Saoudite venaient d’envoyer des renforts pour mater la rébellion de Manama ! Aucun journaliste et encore moins un imam, fut-il Al-Qardaoui, ne peut dire des choses aussi graves sur des ondes sans autorisation du plus haut niveau de la hiérarchie : les fatwas de l’imam sont édictées par l’ordonnateur de tous les crimes liés au « printemps arabe »,l’émir Hamad du Qatar. Couplées aux fatwas et aux appels au crime, la propagande, le mensonge et la désinformation n’ont pas de limites pour Al Jazeera qui va jusqu’à créer de faux massacres : celui attribué à l’armée libyenne va immédiatement engendrer la réunion du Conseil de sécurité et l’adoption de la résolution 1973 autorisant l’ingérence de l’OTAN. Il y eut aussi la mise en scène dans les studios d’Al Jazeera d’une fausse prise de Tripoli, trois jours avant la chute de la capitale libyenne. Questionné à ce sujet, Abdel Jalil, le chef du CNT, a avoué que c’était « une ruse de guerre ». Une ruse filmée dans les studios d’Al Jazeera ! La propagande et la désinformation en guise de ligne éditoriale, le canal qatari (tout comme France 24, Euronews ou CNN) n’était plus un observateur mais partie prenante du conflit libyen.

La chaîne de la désinformation et du crime.
S’agissant de la Syrie, les mises en scènes, faux témoignages, trucages ou attributions à la crise syrienne,de vidéos filmées dans d’autres régions du monde, sont innombrables. Un véritable studio fut créé au Qatar, suivi d’un autre en Arabie Saoudite, pour faire des images pré-enregistrées dans le but d’accabler Damas, tandis que le procédé du trucage sur tout support (vidéo, photo, documents) sera développé. Par ailleurs, des terroristes feront office d’envoyés spéciaux, parfois sans même être sur place. L’un de ces terroristes a été arrêté par l’armée syrienne et a avoué sur la chaîne Syria qu’il avait également fait de faux reportages depuis Tripoli (Liban) pour Al Jazeera (et avec sa complicité) en faisant croire aux téléspectateurs qu’il se trouvait à Homs ou à Alep en attribuant à l’armée syrienne les « bombardements » qu’il commentait ; alors qu’il s’agissait de bombes que les terroristes faisaient exploser et filmer de loin avec, au premier plan, des pancartes indiquant la date et l’heure au moment même de l’explosion !
Malgré toutes ces tactiques de désinformation, Al Jazeera et tous les médias arabes ou occidentaux à la solde de l’OTAN ont été contrés par les chaînes syriennes qui les épinglaient chaque jour avec des faits et des reportages montrant la barbarie des terroristes qui attribuent leurs horreurs à l’armée régulière. Sous la férule qatarie, la Ligue arabe a alors décidé de fermer le signal des télés syriennes sur Nilesat et Arabsat, le 6 septembre 2012, ce qui montre le mépris de ces valets arabes pour la vérité et pour leurs propres citoyens. Sans la nommer, le ministre syrien de la Communication a accusé Al Jazeera de commanditer des massacres et des crimes, avec des nombreuses preuves à l’appui qui seront portées devant un tribunal international compétent. Al Jazeera est devenue un quartier général du crime. Pendant que le Qatar abritait la base américaine d’El-Oudeïd responsable de toutes les opérations contre l’Irak dès 2003, Al Jazeera critiquait l’invasion américaine. Pendant qu’Al Jazeera se la jouait sensible à la cause du peuple martyre, Hamad ouvrait à Doha un bureau israélien pour le commerce. Pendant que les sionistes créaient des colonies en territoires palestiniens, Benyamin Netanyahou accompagné d’une forte délégation israélienne faisait une visite à la chaîne Al Jazeera en 2010. Pendant que Tsahal tuait même des enfants, Hamad rencontrait Tzipi Livni, la ministre israélienne des Affaires étrangères… Depuis sa création, Al Jazeera est un organe de manipulation des foules et non pas un moyen de communication : son soutien à la cause irakienne était hypocrite car le Qatar offrait aux Etats-Unis trois bases d’où partaient avions et ordres de bombardement. Le slogan « Le point de vue et le point de vue contraire » est usurpé car les thèses et opinions dominantes sont celles des islamistes. Subtile, la ligne éditoriale ne laisse pas transparaître un point de vue extrémiste mais les plateaux pullulent d’opposants islamistes et, dit-on, au moins 50% des journalistes de la chaîne appartiennent à la secte verte, à commencer par celui qui a été son DG pendant sept ans, le Palestinien Wadah Khanfar.

Cette ligne apparaît aussi à travers les attaques contre des pays modernes et les autres cibles que l’émir Hamad met dans son viseur, en prétextant la liberté de la presse. Al Jazeera ratisse large : les islamistes y trouvent leur compte autant que les opposants manipulables, les opportunistes et les extrémistes de tous bords. Elle est devenue l’outil essentiel d’une politique extérieure caractérisée — surtout depuis l’arrivée de Hamad au pouvoir et même bien avant — par l’ingérence et l’exportation du wahhabisme et de son pendant djihadiste ; une politique étrangère qui allie hégémonie militaire, force économique et présence médiatique pour conquérir les esprits.

La théorie des dominos en commençant par l’Algérie.
Depuis longtemps, les Occidentaux soutiennent les islamistes, et cette fois-ci, ils ont trouvé l’argument imparable : « Ils ont le vent en poupe », disent-ils. « Les pays du Golfe ont changé ; les pays de cette région s’adaptent à la globalisation et cela se traduit par des transformations intérieures compatibles avec les traditions arabo-musulmanes », disait déjà l’ancien secrétaire général de l’OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, au Qatar en 2005.
Les Algériens connaissent la collusion de l’Occident avec le terrorisme islamiste depuis 1993, lorsque les officiels occidentaux ont d’une seule et même voix soutenu le parti FIS dissous et ses hordes terroristes, en leur offrant asile et facilités de transférer armes et finances et l’accès aux médias pour faire leur propagande criminelle. Le boycott des vols sur l’Algérie était une forme de déstabilisation contre notre pays pour l’offrir aux hordes de la « régression féconde ». Al Jazeera s’inscrivait dans cette stratégie visant à faire tomber notre pays et dont la chute aurait précipité les autres états voisins, plus fragiles, dans l’islamisme. La théorie des dominos en commençant par le plus gros morceau (l’Algérie) ayant échoué, l’Irak et l’Afghanistan seront alors placés dans le viseur, avec comme argument l’assainissement de la région à la suite de l’attentat du 11 septembre 2001, attentat survenu comme par hasard après l’échec militaire de l’islamisme en Algérie.
Et c’est un homme des cavernes qui a revendiqué l’attentat qu’aucune armée du monde ne peut exécuter sauf si elle est américaine et que les ordres viennent d’en haut. Le soutien des Etats-Unis à l’islamisme n’est pas une vue de l’esprit, comme n’est pas une vue de l’esprit le soutien de l’islamisme à l’impérialisme occidental en général et américain en particulier. La joint-venture Etats-Unis – Qatar – Arabie Saoudite fonctionne à merveille, l’ogre américain ayant compris qu’il faut partager le butin pour avoir le monde à ses pieds. Sans esprit critique, les peuples avalent les mensonges quand ils sont servis par une télévision arabe aux ordres, bien que les gouvernements occidentaux aient été plusieurs fois pris en flagrant délit de mensonge, de duperie, de déformation des faits, de manipulation de l’information et de non-respect des traités internationaux.
Les gens croient qu’une hyène peut se transformer en mouton. Et maintenant qu’Al Jazeera le dit, la pilule américaine passe mieux. Al Jazeera a pu manipuler des millions d’Arabes parce que les foules n’ont pas de mémoire. Elles ont oublié l’histoire de l’« infirmière » koweïtienne qui disait avoir vu les soldats irakiens piller la maternité de l’hôpital de Koweït et « arracher les nourrissons des couveuses et les tuer sans pitié en les jetant par terre ». C’était le 10 octobre 1990. Ce faux témoignage (de la fille de l’ambassadeur du Koweït à Washington) fut décisif pour convaincre les membres du Congrès américain de voter en faveur de l’opération militaire Tempête du désert. Certains Arabes ont vu en Saddam un monstre alors qu’il avait été contraint d’occuper le Koweït qui pompait dans la nappe irakienne sise à cheval sur sa frontière et qui, en plus, dépassait ses quotas de production, empêchant ainsi un relèvement du prix du pétrole.Ce qui a causé une grave crise en Irak et dans d’autres pays producteurs, dont l’Algérie qui s’est retrouvée en situation de cessation de paiement.
A l’âge des foules, plus le mensonge est gros plus il émeut. Pourtant, il y eut une autre invasion de l’Irak avec 1,5 million de morts cette fois-ci, mais lorsque les médias occidentaux taxent Kadhafi de tyran, les masses jubilent d’autant que l’accusation est cautionnée par Al Jazeera et de nombreux médias arabes à la solde.
Ali El Hadj Tahar
http://www.lesoirdalgerie.com
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