vendredi 23 novembre 2012

" Nous sommes ici afin de négocier une autre Colombie pour le plus grand nombre, pas pour nous rendre,Je connais bien l’ennemi et son maître, les États-Unis. Ils veulent uniquement nous mettre à genoux, mais ils n’y parviendront pas "


Il est arrivé, m’a serré la main et s’est assis à côté de moi. Il a commencé à boire un jus de fruits, levant parfois les yeux pour me regarder. Chacun de ses mouvements était silencieux. Je venais de terminer l’interview de Ricardo Tellez, plus connu sous le nom de Rodrigo Granda, l’un des chefs de la délégation des FARC dans les négociations avec le gouvernement colombien à La Havane. J’avais proposé à Tellez de m’aider à le convaincre de faire une interview. « Je vous le présente, et c’est qui lui décidera. Il n’a jamais donné d’interview de sa vie, et je crois qu’il n’a jamais été pris en photo », m’avait-il dit.
Je lui demande comment il se sent. « Bien, même si ma terre, ma forêt me manquent », me répond-il, ouvrant à peine la bouche, et il se remet à savourer son jus de fruits. Vraiment, cet homme est un paysan typique : réservé et avare de paroles devant les étrangers.
Miguel Angel Pascuas est né le 20 novembre 1940 dans la ville de Neiva, au sud du pays. Dès les débuts des années soixante, il entra dans la lutte guérillera. Il fut parmi les 52 hommes et les trois femmes qui, dans la région de Marquetalia au sud-ouest du pays, firent front à l’attaque de seize mille soldats assistés par des spécialistes étasuniens. Le 27 mai 1964, en plein assaut militaire, il fit partie des fondateurs des FARC, même si c’est seulement deux ans après qu’elles prendraient ce nom. « On dit que je suis le dernier membre des fondateurs qui reste en activité, mais il y a aussi Jaime Bustos. Il existe d’autres marquetaliens, mais ils se sont retirés pour cause de vieillesse ou de maladie. »
Cela fait 25 ans qu’il dirige le Sixième Front des FARC, l’un des plus actifs et des plus stratégiques. Il tient en échec les puissantes Forces Armées officielles, car il a réussi à porter la confrontation tout près de Cali, la troisième ville du pays.
Pour essayer de rompre son apparente indifférence, je lui dis que c’est la première fois de ma vie qu’il y a autant de dollars autour de moi. Les personnes présentes me regardent, intriguées. « Le gouvernement colombien offre plusieurs millions de dollars pour la tête de Tellez. Pour Pascuas, le Département d’ État des États-Unis donne 2,5 millions, et le gouvernement colombien, un million ». Je remarque que Pascuas préfère regarder son jus de fruits et le remuer.
Je lui propose de l’interviewer. Avec une incroyable économie de mots, il me dit qu’il n’a pas grand-chose à raconter. J’insiste. Il accepte, mais à une seule condition : que ça se passe dans un lieu ouvert. Il ne veut pas s’enfermer dans un salon. « Je ne réussis toujours pas à m’habituer à dormir dans une chambre, ni dans ce lit. J’ai l’oreille très sensible, habituée aux bruits de la montagne. A l’aube, je n’entends pas le bruit des petits animaux de la forêt, seulement celui des voitures qui passent, et ça me perturbe. Quand je suis dans le paramo [plaine d’altitude], je me couche sur les feuilles du frailejón [plante à feuilles velues poussant dans le paramo] et sur d’autres herbes. Et si c’est dans une zone chaude, j’utilise un hamac et une moustiquaire. Toujours en plein air. Vous ne pouvez pas imaginer la tranquillité qui règne dans la forêt, dans la campagne ». Je lui réponds que je ne peux l’imaginer, et que les moustiques me font paniquer, même si j’ai été élevé dans un quartier très pauvre qui en était infesté. J’arrive à lui tirer un sourire avec ça, même si je crois plutôt qu’il se moque de moi. En tout cas, il en résulte qu’il accepte de parler avec moi quelques jours plus tard.
« Je lutterai et lutterai pour la prise du pouvoir, tant que la santé et la vie me le permettent. Nous voulions que ce soit par la voie politique, et c’est pour cela que nous avons insisté pour dialoguer avec le gouvernement. Si seulement nous avions pu former un parti politique sans qu’ils nous tuent, comme ils l’ont fait avec l’Union Patriotique. Rappelez-vous qu’ils ont assassiné environ cinq mille de nos compañeros et compañeras. Alors nous avons dû renforcer le côté militaire. Dans les négociations actuelles, nous ne pouvons refaire les erreurs que nous avons commises durant celles menées dans la région du Caguan, au sud de la Colombie [entre 1998 et 2002]. Notre élan militaire était fort avant le Caguan, et nous avions réussi à occasionner de grandes défaites à l’ennemi. Lors de ces dialogues, nous avons fait confiance, et quand ils ont été rompus, l’ennemi a lancé l’assaut avec une grande force puisqu’il s’était préparé à la guerre. C’était au moment de ce qu’on a appelé le Plan Colombie, dirigé et armé par les gringos sous le prétexte de la guerre au narcotrafic, mais pour en finir avec nous, en fait. Mais on s’adapte aux nouvelles tactiques et aux stratégies de l’ennemi. Après chaque combat ou bombardement nous en faisons l’analyse pour décider de la façon de répondre et d’avancer.
« Qu’est-ce-que je ressens à être l’un des hommes les plus pourchassés ? Je me sens très bien. Je n’ai pas peur, parce que je suis déjà habitué. Parfois, à cause de l’âge, ma santé me contrarie, mais pour diriger je n’ai pas de problème. Je n’ai jamais été blessé, c’est pour ça que je me considère très chanceux car j’ai participé à beaucoup de combats et de prises de villes. J’ai vu mourir des compañeros et des compañeras. J’ai dû les porter et les enterrer pour que l’ennemi ne s’empare pas des cadavres et ne fasse la fête, ni de la publicité avec. Parfois, j’ai dû dormir à leur côté jusqu’à ce que l’ennemi s’éloigne. En plusieurs occasions, j’ai dû rester caché plusieurs jours, alors que l’armée était très proche, tout en cherchant comment sortir de l’encerclement avec ma troupe.
« Quand j’entends qu’on nous traite de terroristes, ça ne me fait rien, parce qu’on sait que nous sommes en lutte pour une cause juste. Il est certain que la population civile souffre de cette guerre, même si nous essayons de la protéger. L’armée dit que nous nous abritons parmi la population civile, mais si seulement ils disaient la vérité : quand nous les harcelons, ils se cachent dans les écoles, les maisons et les hôpitaux. Ce sont des lâches. Ce n’est pas nous qui construisons les postes de police et militaires à l’intérieur des villages.
« Malheureusement, la guerre se rapproche chaque jour des zones très peuplées, des villes. L’armée exerce sa répression et tue les habitants parce qu’elle dit qu’ils collaborent avec nous. Les gens voient notre arrivée d’un bon œil, oui, mais ils craignent la répression de l’armée. En vérité, si nous avons réussi à arriver aussi près des grandes villes, comme Cali, c’est parce que nous ne sommes pas des terroristes ; c’est parce qu’une partie importante de la population est de notre côté, sans être combattante. Il est impossible d’avancer dans la guerre révolutionnaire sans le travail politique avec la population, sans la maîtrise du terrain.
« Une semaine avant de partir à la Havane, l’armée m’a assiégé pour tenter de me capturer ou de me tuer. C’était dans la zone où je devais rencontrer les représentants de Cuba et de la Croix Rouge Internationale qui allaient me transférer. Quand l’hélicoptère est arrivé avec eux, nous avons pris toutes les précautions, car l’armée pouvait de nouveau imiter les emblèmes de la Croix Rouge, comme elle l’a déjà fait pour récupérer Ingrid Betancourt, même si c’est considéré comme un crime de guerre. Cet État ne peut pas agir proprement, bien que d’autres pays soient garants.
« Figurez-vous que pour sortir du pays vers Cuba et aller ensuite à Oslo entamer les discussions, le gouvernement a demandé à Interpol de retirer les mandats d’arrêts internationaux qui pèsent sur plusieurs d’entre nous. Au retour d’Oslo, le gouvernement a demandé à nouveau notre capture : il n’y a qu’à Cuba et en Norvège que ça n’est pas effectif. Est-ce que c’est logique ? Est-ce-que c’est honnête face aux pays garants de ce processus ?
« Je connais bien l’ennemi et son maître, les États-Unis. Ils veulent uniquement nous mettre à genoux, mais ils n’y parviendront pas. Nous sommes ici afin de négocier une autre Colombie pour le plus grand nombre, pas pour nous rendre ou nous vendre. Soyez sûr qu’ils n’y arriveront pas. Pourvu que les intentions du gouvernement soient sincères et que nous puissions parvenir à des accords nous mettant sur le chemin d’un dialogue pour la paix et la justice sociale. »
Interview réalisée par Hernando Calvo Ospina
Traduction : Hélène Vaucelle

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Leur démocratie est un miroir aux alouettes...La démocratie en Occident n’est finalement que la dictature soft des marchés financiers (réseaux relationnels liant financiers, hommes politiques et journalistes, presse détenue par les industriels et financiers proches des cercles du pouvoir, etc.). Et celle qu’on exporte…


Toute l’hypocrisie qui tourne autour des événements en Syrie, tous les discours mensongers, toutes les fausses bonnes intentions et les promesses en toc ne peuvent pleinement se comprendre sans avoir analysé le cas du Bahreïn, cette petite île située au large des côtes du Qatar et de l’Arabie saoudite.
Le Bahreïn est encore gouverné aujourd’hui par le roi Hamad ben Issa Al-Khalifa, mais le monarque a été ébranlé en février 2011 par un gigantesque mouvement de protestation (le plus important de toute l’histoire de l’île) appelé « la Révolution de la perle » (le Bahreïn est un fabricant de perles bien connu, et la place principale de la capitale Manama s’appelle à juste titre Pearl Square).
Suivant les exemples tunisien et égyptien, la majorité chiite de Bahreïn (près de 75 % de la population) organisa ses premières journées de la colère, exigeant l’abdication du roi sunnite et la mise en place d’un gouvernement qui reflétât la majorité populaire chiite trop longtemps éloignée des sphères du pouvoir. C’est ainsi que le 14 février 2011, 30.000 personnes se rassemblèrent sur Pearl Square pour manifester leur désaccord avec la politique subie jusqu’alors. Comme prévu, la situation s’envenima et la police chargea la foule. Soudain, c’est le coup dur. Ali Abdulhadi Mushaima, tout juste 21 ans, vient d’être mortellement touché. On découvrira plus tard que la police anti-émeute bahreïnie utilisait les mêmes projectiles que celui qui provoqua la mort du jeune homme.
Ses funérailles rassemblèrent 50.000 personnes, et les manifestations qui suivirent drainèrent toujours plus de monde dans les rues de la capitale. Le 22 février, une semaine après les premières manifestations, ils n’étaient pas moins de 150.000 à battre le pavé. Leur nombre doubla dès le 25 février. C’étaient maintenant 40 % des habitants de l’île qui osaient défier le roi. Le régime perdit rapidement le contrôle de la situation : après avoir montré quelques signes d’ouverture, il comprit vite que son sort ne tenait plus qu’à un fil. La répression se déchaîna : en une semaine à peine, quatre-vingts civils perdirent la vie, fauchés par les tirs bien ajustés des forces de l’ordre ou victimes de matraquages trop appuyés. Le nombre de morts pour un pays d’à peine 1.200.000 habitants a été considérable ; toutes proportions gardées, ce chiffre représenterait pour la France plus de 4.000 vies humaines…
On aurait pu s’attendre, devant cette impasse politique, à voir les traditionnels défenseurs de la démocratie et des libertés rappliquer, menaçant le pouvoir en place d’une intervention humanitaire sous l’égide (ou pas) de l’ONU et armant au passage la rébellion pour qu’elle mette fin à la répression. C’est pourtant ce qu’ils ont fait… en se rangeant du côté de la monarchie.
Le roi de Bahreïn, lié traditionnellement aux autres monarchies du Golfe, demanda l’aide du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et de l’Arabie saoudite (fidèle alliée des États-Unis). Le prétexte avancé est que « l’Iran chiite pouvait infiltrer l’insurrection avec des cellules combattantes ». La Jordanie et le Qatar envoyèrent à leur tour leur soldatesque. Le 14 mars, une force militaire composée de 1.500 hommes était envoyée pour mater la rébellion. La répression eut lieu sous le regard attentif de la cinquième flotte américaine, ancrée à Manama. Hillary Clinton lança pour la forme un appel en direction du régime… « en espérant une normalisation de la situation ». Les Saoudiens œuvrèrent comme il convient puisque la révolte fut matée dans l’œuf. Le bilan du « retour au calme » est sans appel : 93 morts, des milliers de blessés, des centaines sinon des milliers de cas de torture.
Le fait que l’Iran chiite, dont les relations ont toujours été peu ou prou tendues avec les monarchies du Golfe, aient tenté de suivre de près les événements ne fait aucun doute, mais les Saoudiens et les Étatsuniens ont infiltré depuis les soulèvements syrien et libyen. Et là réside l’hypocrisie : on invoque d’un côté le recours à la justice en Syrie (comme on l’a précédemment fait en Libye), et de l’autre on ferme les yeux sur ce qui se passe au Bahreïn.
La démocratie est un prétexte à tous les mauvais coups. Cette grotesque escroquerie masque en réalité les véritables ressorts du système. Les responsables des organisations qui exercent le pouvoir réel ne sont pas élus. Les accords économiques internationaux réduisent de plus en plus la marge d’action des États, et le peuple n’est ni consulté (ou alors, on lui demande de revoter quand il se « trompe » - cf. référendum du 29 mai 2005 sur le projet de constitution européenne), ni informé. Pourtant, les électeurs continuent de voter. Il faut dire que ceux qui détiennent réellement le pouvoir continuent de bercer le tout un chacun de l’illusion de l’alternance démocratique.
Pourtant, quelle différence y-a-t-il entre les programmes politiques de « droite » et de « gauche » ? Rien… ou si peu. Nos politiciens s’accordent sur tout (l’Europe, la démocratie, …) puisqu’il n’y a pratiquement plus rien à décider, se contentant de gérer les affaires courantes.
La démocratie est un leurre, au Bahreïn, en France ou ailleurs. Depuis 1945, les États-Unis, « avant-garde » en la matière, nous l’ont servie à toutes les sauces. Elle n’aura finalement fait que desservir les intérêts des peuples : coup d’État en 1953 fomenté par la CIA en Iran pour renverser le premier ministre Mossadegh, renversement en 1954 du gouvernement en place au Guatemala, tentative de déstabilisation de Cuba en 1961 après le débarquement de la baie des Cochons, crimes de guerre au Vietnam de 1961 à 1973, soutien en 1964 au renversement de João Goulart par une junte militaire qui instaure une dictature au Brésil de 1964 à 1985, encouragement au coup d’État du général Pinochet en 1973, aide au gouvernement salvadorien et aux escadrons de la mort de 1980 à 1990, soutien des contras situés au Honduras afin de lutter contre las sandinistes du Nicaragua, guerre du Golfe en 1991 ayant provoqué une situation sanitaire dramatique en Irak, crimes de guerre en Afghanistan sous prétexte d’une guerre contre le terrorisme, soutien en 2011 des rebelles libyens accusés à leur tour de crimes de guerre… La liste des crimes commis en son nom n’est pas exhaustive.
L’exemple du Bahreïn nous montre que les véritables maîtres du monde, qui sont en réalité les dirigeants des grandes multinationales (le poids des sociétés multinationales ayant depuis longtemps dépassé celui des États), n’avaient aucun intérêt à voir les aspirations populaires portées par un nouveau gouvernement, ce dernier fût-t-il pour le coup véritablement démocratique.
La démocratie en Occident n’est finalement que la dictature soft des marchés financiers (réseaux relationnels liant financiers, hommes politiques et journalistes, presse détenue par les industriels et financiers proches des cercles du pouvoir, etc.). Et celle qu’on exporte… une dictature au profit des mêmes marchés. Le système se perpétuera tant que l’alchimie des élections fonctionnera à plein. Mettez-vous en travers de son chemin et il se fera subitement plus autoritaire. Dans ces conditions, comment croire à un changement de société par la voie des urnes ? Leur démocratie n’est qu’un miroir aux alouettes et les gens qui y croient les dindons de la farce.
Capitaine Martin

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jeudi 22 novembre 2012

La cyber-guerre continue entre les "Anonymous" et l’état colonial d’Israël...Les cyber-militants dénoncent dans un communiqué "le traitement barbare, brutal et méprisable du peuple palestinien" par l’armée israélienne, Tsahal.

Les cybermilitants prédisent déjà que ce mois de novembre "va se transformer en cyberguerre".
"Notre objectif est de protéger le peuple palestinien"

44 millions. C’est le nombre "de cyber-attaques détectées contre les sites web du gouvernement", rapporte Israël, dimanche 18 novembre. Après le début de son offensive sur la bande de Gaza, l’Etat hébreu est devenu la cible du mouvement des Anonymous.
Les cybermilitants dénoncent dans un communiqué "le traitement barbare, brutal et méprisable du peuple palestinien" par l’armée israélienne, Tsahal. "Le Guardian" précise que 10 millions d’attaques ont visé le seul site du président israélien.
Les Anonymous ont ainsi lancé plus de 700 attaques contre différents sites web d’institutions publiques et privées pour protester contre les raids israéliens. Le groupe a même affirmé avoir réussi à supprimer la base de données de la Bank of Jerusalem et bloqué le site du ministère des Affaires étrangères. Dans un autre communiqué, les cybermilitants annoncent leur intention de "frapper tout site internet dont nous estimons qu’il fait partie du cyberespace israélien en représailles de la maltraitance du peuple à Gaza".
Le groupe revendique une défense "du peuple palestinien oppressé", mais aussi "la liberté pour la Palestine".
"La guerre se déroule sur trois fronts"
Toutes ces attaques ont débouché sur de nombreux piratages de sites (rendus inaccessibles ou ayant vus leur page d’accueil modifiée). Les Anonymous ont également récupéré et publié une liste de 3.000 personnes (nom, prénom, adresse et téléphone) soutenant l’organisation sioniste américaine Unity Coalition for Israel (UCI). Le groupe a également dressé une liste de 35.000 adresses e-mail accompagnées de leur mot de passe de citoyens israéliens, sans préciser le lien entre celles-ci ou l’origine des données.
Face à la déferlante Anonymous, le gouvernement israélien s’est dit engagé dans une guerre sur "un deuxième front, celui des cyber-attaques contre Israël", selon le ministre des Finances, Yuval Steinitz. Il affirme que le gouvernement a réussi à déjouer la plupart des tentatives et à éviter des dysfonctionnements ou dégâts sérieux.
"La guerre se déroule sur trois fronts : le premier est physique, le second est sur les réseaux sociaux, et le troisième est le cyberespace", a ajouté Carmela Avner, officier en chef chargé de l’information d’Israël. L’offensive de Tsahal a inauguré une nouvelle étape dans la guerre en temps réel en racontant en direct sur Twitter son assaut sur la bande de Gaza.
Les cyber-militants prédisent déjà que ce mois de novembre "va se transformer en cyber-guerre".
"Notre objectif est de protéger le peuple palestinien"
Les Anonymous se sont enfin insurgés contre la menace de coupure de l’accès internet dans la bande de Gaza. "Quand le gouvernement israélien a menacé publiquement de couper internet et toutes les autres télécommunications entrant ou sortant de Gaza, ils ont franchi une ligne", lance le mouvement. "Notre objectif est de protéger le peuple palestinien qui est menacé par la censure. Nous savons ce qui arrive aux victimes de l’oppression quand les lumières s’éteignent."
Les Anonymous ont ainsi diffusé un "pack de soins" comprenant deux documents. Le premier est un guide pas-à-pas permettant aux habitants de la bande de Gaza de réussir à se connecter à internet, malgré la volonté de l’armée israélienne. Le second document détaille tous les gestes de premiers secours à promulguer à un blessé.

mercredi 21 novembre 2012

La Palestine a le droit de se défendre !...Israël tue délibérément, détruit les infrastructures du gouvernement, et, comme le font tous ceux qui ont tant de choses à cacher, détruit les bâtiments où se trouvent les médias.

La Palestine a le droit de se défendre. Parce que c’est elle qui est agressée, occupée, dépecée depuis 60 ans, et non l’inverse ! Israël tue délibérément, détruit les infrastructures du gouvernement, et, comme le font tous ceux qui ont tant de choses à cacher, détruit les bâtiments où se trouvent les médias. Et Israël promet de faire pire dans les heures qui viennent.
Mais pourquoi cette agression contre Gaza, et pourquoi maintenant ?
Il semble bien qu’Israël estime la période favorable pour forcer la main à son soutien étasunien et mette à profit la mini carence de pouvoir de la nouvelle administration étasunienne : Hillary Clinton est démissionnaire, et son successeur n’est pas encore désigné. Ce n’est pas la première fois qu’Israël agit ainsi. En 2008, Obama avait été élu le 4 novembre 2008 et l’agression contre Gaza avait débuté le 27 décembre ; la secrétaire d’État, Hillary Clinton, n’avait quant à elle été nommée que le 20 janvier 2009. On peut donc voir là une méthode ordinaire pour Israël de mettre son grand financeur devant le fait accompli en se passant de son avis.
Mais il y a aussi la situation locale. Sans doute Israël veut-il mettre au défi l’Égypte des Frères Musulmans. Le Caire va-t-il poser, ou non, un acte concret de soutien au Hamas, branche palestinienne des Frères Musulmans ? Si c’est non, et c’est bien possible, Israël pourra se flatter de s’être fait un nouvel ami.
Mais, de plus, c’est peut-être aussi un défi au Hezbollah. Pour l’instant, il n’est pas intervenu en Syrie, gardant ainsi sa position d’organisation de la résistance au Liban. Ouvrira-t-il un second front à la frontière libanaise ? C’est peu probable s’il n’est pas directement agressé.
Et puis, Israël doit être fort déçu de voir les Étasuniens se désengager de Syrie. Le coup a foiré, les « contras » qu’ils ont financés se font détruire en masse, les Chinois et les Russes ont tenu bon, Bachar El Assad est solide au poste, et il est possible qu’une force d’interposition vienne mettre prochainement fin aux combats. La paix ne convient pas à Israël. Poursuivre le chaos est son espérance !
Et entre deux assassinats, Israël se plaint que les Palestiniens ne veulent pas négocier ! Négocier un État palestinien qui ferait la paix, un État pourrit par les colonies, sans frontières, sans armée, sans diplomatie, sans capitale, juste gentiment soumis ! Si cette solution dite « à deux États » pouvait fonctionner, c’était il y a très longtemps !
D.R.
Résistance http://www.resistance-politique.fr/article-la-palestine-a-le...

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Outrances, outrages !....Nous vivons une époque où la puissance des armes et de l’argent fait loi.

L’entité sioniste tue au quotidien les Palestiniens, un peuple sans patrie, sans Etat, sans gouvernement, sans armée : normal !
L’entité sioniste a la droit de se défendre, nous assurent, pète-sec, les puissants qui se trouvent du bon côté de l’interprétation du droit international. Une rébellion fomentée, financée et armée de l’étranger, massacre, sans discontinuer, le peuple syrien. Les mêmes puissants exigent le départ du président de la Syrie. Ce parallélisme peut être étendu à d’autres dossiers comme le Sahara occidental, le Kurdistan turc quand c’est la lecture qu’en font les « puissants », qui prime sur tout autre considération. Aussi, les cas palestinien et syrien sont devenus, par la force des choses, des cas d’école. En effet, les Palestiniens spoliés de leurs territoires, déniés dans leurs droits, luttent depuis des décennies pour faire reconnaître leur droit à la fondation d’un Etat indépendant. Au moins pour se conformer à ce droit international au nom duquel la Palestine historique a été partagée entre un Etat juif et un Etat arabe. 67 ans après le partage, les Palestiniens attendent toujours la mise en oeuvre de la résolution 181 du 29 novembre 1947 portant partage de la Palestine, non appliquée à ce jour, faisant du peuple palestinien un peuple apatride. En 67 ans, Israël est devenu une puissance nucléaire, la seule puissance militaire de fait au Moyen-Orient, quand le peuple palestinien dépossédé de ses droits, se heurte à ceux qui créèrent l’entité sioniste et font obstacle à la fondation de l’Etat palestinien. Aujourd’hui, le Conseil de sécurité – impuissant à faire appliquer par Israël ses résolutions inhérentes au contentieux palestino-israélien – met sur le même pied d’égalité une puissance nucléaire (Israël) et un mouvement de résistance populaire (Hamas). C’est cela la démocratie des puissants qui condamne la résistance palestinienne à l’occupation étrangère et absous Israël de ses crimes de guerre et contre l’humanité. Dès lors, faut-il s’étonner qu’un président américain, toute honte bue, réitère le « droit » d’Israël de « tuer » – il s’agit bien de tuerie, car il suffisait à l’Etat hébreu de sommations au regard de l’inégalité des forces en présence – feignant de croire qu’un pays qui met en branle ses forces aériennes, terrestres et marines pour contrer des tirs de roquettes respecte le droit international. Sur un autre plan, mais avec la même philosophie, nous avons le cas syrien qui remet en cause tous les préceptes jusqu’ici admis sur le droit des peuples, sur la liberté, sur la démocratie. Si les Etats-Unis ont adopté une politique tordue dans le conflit israélo-palestinien – sans rapport avec leur situation d’hyperpuissance mondiale, membre permanent du Conseil de sécurité – il en est de même pour la France – également membre permanent du Conseil de sécurité – en rapport à la situation en Syrie. Prenant fait et cause pour la rébellion syrienne – répétons-le : financée, armée et entraînée par l’étranger, ce qui équivaut à une agression extérieure contre l’Etat syrien – Paris, en écho à une rébellion loin de représenter le peuple syrien, exige aussi le départ du président Assad. En fait, le président Hollande s’est glissé sans problème dans les bottes de son prédécesseur de droite, Nicolas Sarkozy. Car, à quel titre un chef d’Etat étranger peut-il exiger d’un homologue étranger de quitter son poste ? Un tel ordre d’un chef d’Etat à l’encontre d’un autre chef d’Etat n’est-il pas, au mieux, farfelu, au pire, une ingérence inadmissible dans les affaires internes d’un Etat indépendant, membre de l’ONU ? Ainsi, Hollande démocrate s’il en est, a le cran de décider à la place du peuple syrien. Incroyable ! Du jamais-vu en diplomatie. C’est également valable pour le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan et son homologue qatari, Cheikh Hamad bin Jassim al-Thani – dont le pays finance et arme la rébellion syrienne au vu et au su d’une « communauté internationale » hypocrite qui reste silencieuse – qui ont sommé M. Assad de partir. Et ce sont eux qui parlent de démocratie ! Nous vivons une époque où la puissance des armes et de l’argent fait loi. Hélas !
Karim MOHSEN
http://www.lexpressiondz.com/

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Silence complice...ce monde occidental inhumain, cruel, féroce et injuste qu pardonne tout à Israël et l’encourage même en soutenant son impunité ?

L’humanité entière et la planète bleue qui la contient devraient se vêtir de rouge, de honte évidemment, devant ce qui se passe à Ghaza. Cette bande territoriale de la Palestine, pour la deuxième fois en quatre ans, période à laquelle avait été déployé le sinistrement célèbre plan « plomb durci », redécouvre les affres des bombardements avec leur lot de tueries, de larmes et de deuils. Le terrorisme d’état n’est pas qu’une figure de style et les Palestiniens n’ont pas fini d’éprouver dans leur chair la mise en pratique de la sauvagerie érigée en mode de gestion des rapports entre pays voisins. S’il est vrai que ce n’est pas avec des sentiments qu’on régit les relations internationales, par contre tuer des enfants, des femmes et des vieillards, par nature innocents, qui ne portent ni armes ni menaces, relève d’une folie meurtrière qu’on croyait à jamais révolue depuis l’ère du nazisme, retournement de l’Histoire, ou du colonialisme. A toute cause malheur étant bon, il est heureux d’apprendre que cette tragédie a réussi à ressouder les rangs des courants palestiniens et il est en même temps triste de constater qu’il faille passer par ce détour dramatique pour cimenter cette (ré) union sur les décombres d’une ville dévastée, sur fond de cris et de pleurs.
Hormis cette parenthèse en partie réconfortante, le plus difficile à accepter, même si sur ce registre l’entité sioniste n’en est pas à son premier crime à ciel ouvert, est ce silence complice de la communauté internationale qui ne dit mot pour condamner fermement ce massacre éhonté, cette fabrique de deuils à l’échelle industrielle et cette attitude de flagrant mépris à l’endroit de cette communauté. Depuis longtemps, l’Occident et, ne l’oublions pas, ses valets des monarchies du Golfe a d’abord inventé, ensuite appliqué avec zèle, la solidarité à la tête du client et son corollaire, la dénonciation sélective. Avec Ghaza, se déploie dans toute sa splendeur hypocrite cette doctrine de double face, les mêmes puissances qui dénonçaient avec véhémence des incidents frontaliers qui ont le statut de broutilles, manifestant cette fois-ci au mieux une timide remontrance, s’adressant aux deux « camps » qui plus est, au pire, et c’est la position la mieux partagée, un silence complice devant ce carnage ciblant des innocents, devant cette agression contre l’humanité et sa conscience, si tant est qu’il lui en reste, de conscience. Encore une fois, preuve est donnée, n’en déplaise aux bonnes consciences et aux professions de foi solidaires, que l’élément humain, surtout ses souffrances, ne pèse qu’un poids négligeable devant les calculs politiques et les considérations d’intérêt, ces dernières convergeant toutes vers celles de l’entité sioniste. Il est de notoriété publique, et seuls quelques rares analystes occidentaux osent le reconnaître, que cette agression est inscrite en droite ligne de la stratégie électorale de Netanyahu, qui joue sur la fibre externe pour racoler le maximum de voix au très prochain scrutin. Mais, ceci dit, jusqu’à quand va-t-on se lamenter sur notre sort comme des midinettes, en nous complaisant dans des jérémiades sur ce monde occidental inhumain, cruel, féroce et injuste qu pardonne tout à Israël et l’encourage même en soutenant son impunité ? Le monde est ainsi fait que la loi du plus fort n’est pas seulement une moralité de fable, mais une donne incontournable, qui fait évidemment peu de cas des lamentations, a fortiori celles émanant des nations les plus faibles. Conclusion : rien ne sert de s’apitoyer sur son propre sort, si ces réactions humaines et légitimes ne sont accompagnées de développement et d’un minimum de puissance.
Nadjib Stambouli
http://www.lejourdalgerie.com

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GAZA : Les massacres israéliens en images...Les images qui vont suivre sont très très violentes. Du coup, si vous êtes sensibles, mieux vaut ne pas les regarder…