mercredi 21 novembre 2012

La Palestine a le droit de se défendre !...Israël tue délibérément, détruit les infrastructures du gouvernement, et, comme le font tous ceux qui ont tant de choses à cacher, détruit les bâtiments où se trouvent les médias.

La Palestine a le droit de se défendre. Parce que c’est elle qui est agressée, occupée, dépecée depuis 60 ans, et non l’inverse ! Israël tue délibérément, détruit les infrastructures du gouvernement, et, comme le font tous ceux qui ont tant de choses à cacher, détruit les bâtiments où se trouvent les médias. Et Israël promet de faire pire dans les heures qui viennent.
Mais pourquoi cette agression contre Gaza, et pourquoi maintenant ?
Il semble bien qu’Israël estime la période favorable pour forcer la main à son soutien étasunien et mette à profit la mini carence de pouvoir de la nouvelle administration étasunienne : Hillary Clinton est démissionnaire, et son successeur n’est pas encore désigné. Ce n’est pas la première fois qu’Israël agit ainsi. En 2008, Obama avait été élu le 4 novembre 2008 et l’agression contre Gaza avait débuté le 27 décembre ; la secrétaire d’État, Hillary Clinton, n’avait quant à elle été nommée que le 20 janvier 2009. On peut donc voir là une méthode ordinaire pour Israël de mettre son grand financeur devant le fait accompli en se passant de son avis.
Mais il y a aussi la situation locale. Sans doute Israël veut-il mettre au défi l’Égypte des Frères Musulmans. Le Caire va-t-il poser, ou non, un acte concret de soutien au Hamas, branche palestinienne des Frères Musulmans ? Si c’est non, et c’est bien possible, Israël pourra se flatter de s’être fait un nouvel ami.
Mais, de plus, c’est peut-être aussi un défi au Hezbollah. Pour l’instant, il n’est pas intervenu en Syrie, gardant ainsi sa position d’organisation de la résistance au Liban. Ouvrira-t-il un second front à la frontière libanaise ? C’est peu probable s’il n’est pas directement agressé.
Et puis, Israël doit être fort déçu de voir les Étasuniens se désengager de Syrie. Le coup a foiré, les « contras » qu’ils ont financés se font détruire en masse, les Chinois et les Russes ont tenu bon, Bachar El Assad est solide au poste, et il est possible qu’une force d’interposition vienne mettre prochainement fin aux combats. La paix ne convient pas à Israël. Poursuivre le chaos est son espérance !
Et entre deux assassinats, Israël se plaint que les Palestiniens ne veulent pas négocier ! Négocier un État palestinien qui ferait la paix, un État pourrit par les colonies, sans frontières, sans armée, sans diplomatie, sans capitale, juste gentiment soumis ! Si cette solution dite « à deux États » pouvait fonctionner, c’était il y a très longtemps !
D.R.
Résistance http://www.resistance-politique.fr/article-la-palestine-a-le...

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Outrances, outrages !....Nous vivons une époque où la puissance des armes et de l’argent fait loi.

L’entité sioniste tue au quotidien les Palestiniens, un peuple sans patrie, sans Etat, sans gouvernement, sans armée : normal !
L’entité sioniste a la droit de se défendre, nous assurent, pète-sec, les puissants qui se trouvent du bon côté de l’interprétation du droit international. Une rébellion fomentée, financée et armée de l’étranger, massacre, sans discontinuer, le peuple syrien. Les mêmes puissants exigent le départ du président de la Syrie. Ce parallélisme peut être étendu à d’autres dossiers comme le Sahara occidental, le Kurdistan turc quand c’est la lecture qu’en font les « puissants », qui prime sur tout autre considération. Aussi, les cas palestinien et syrien sont devenus, par la force des choses, des cas d’école. En effet, les Palestiniens spoliés de leurs territoires, déniés dans leurs droits, luttent depuis des décennies pour faire reconnaître leur droit à la fondation d’un Etat indépendant. Au moins pour se conformer à ce droit international au nom duquel la Palestine historique a été partagée entre un Etat juif et un Etat arabe. 67 ans après le partage, les Palestiniens attendent toujours la mise en oeuvre de la résolution 181 du 29 novembre 1947 portant partage de la Palestine, non appliquée à ce jour, faisant du peuple palestinien un peuple apatride. En 67 ans, Israël est devenu une puissance nucléaire, la seule puissance militaire de fait au Moyen-Orient, quand le peuple palestinien dépossédé de ses droits, se heurte à ceux qui créèrent l’entité sioniste et font obstacle à la fondation de l’Etat palestinien. Aujourd’hui, le Conseil de sécurité – impuissant à faire appliquer par Israël ses résolutions inhérentes au contentieux palestino-israélien – met sur le même pied d’égalité une puissance nucléaire (Israël) et un mouvement de résistance populaire (Hamas). C’est cela la démocratie des puissants qui condamne la résistance palestinienne à l’occupation étrangère et absous Israël de ses crimes de guerre et contre l’humanité. Dès lors, faut-il s’étonner qu’un président américain, toute honte bue, réitère le « droit » d’Israël de « tuer » – il s’agit bien de tuerie, car il suffisait à l’Etat hébreu de sommations au regard de l’inégalité des forces en présence – feignant de croire qu’un pays qui met en branle ses forces aériennes, terrestres et marines pour contrer des tirs de roquettes respecte le droit international. Sur un autre plan, mais avec la même philosophie, nous avons le cas syrien qui remet en cause tous les préceptes jusqu’ici admis sur le droit des peuples, sur la liberté, sur la démocratie. Si les Etats-Unis ont adopté une politique tordue dans le conflit israélo-palestinien – sans rapport avec leur situation d’hyperpuissance mondiale, membre permanent du Conseil de sécurité – il en est de même pour la France – également membre permanent du Conseil de sécurité – en rapport à la situation en Syrie. Prenant fait et cause pour la rébellion syrienne – répétons-le : financée, armée et entraînée par l’étranger, ce qui équivaut à une agression extérieure contre l’Etat syrien – Paris, en écho à une rébellion loin de représenter le peuple syrien, exige aussi le départ du président Assad. En fait, le président Hollande s’est glissé sans problème dans les bottes de son prédécesseur de droite, Nicolas Sarkozy. Car, à quel titre un chef d’Etat étranger peut-il exiger d’un homologue étranger de quitter son poste ? Un tel ordre d’un chef d’Etat à l’encontre d’un autre chef d’Etat n’est-il pas, au mieux, farfelu, au pire, une ingérence inadmissible dans les affaires internes d’un Etat indépendant, membre de l’ONU ? Ainsi, Hollande démocrate s’il en est, a le cran de décider à la place du peuple syrien. Incroyable ! Du jamais-vu en diplomatie. C’est également valable pour le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan et son homologue qatari, Cheikh Hamad bin Jassim al-Thani – dont le pays finance et arme la rébellion syrienne au vu et au su d’une « communauté internationale » hypocrite qui reste silencieuse – qui ont sommé M. Assad de partir. Et ce sont eux qui parlent de démocratie ! Nous vivons une époque où la puissance des armes et de l’argent fait loi. Hélas !
Karim MOHSEN
http://www.lexpressiondz.com/

URL de cet article 18405

Silence complice...ce monde occidental inhumain, cruel, féroce et injuste qu pardonne tout à Israël et l’encourage même en soutenant son impunité ?

L’humanité entière et la planète bleue qui la contient devraient se vêtir de rouge, de honte évidemment, devant ce qui se passe à Ghaza. Cette bande territoriale de la Palestine, pour la deuxième fois en quatre ans, période à laquelle avait été déployé le sinistrement célèbre plan « plomb durci », redécouvre les affres des bombardements avec leur lot de tueries, de larmes et de deuils. Le terrorisme d’état n’est pas qu’une figure de style et les Palestiniens n’ont pas fini d’éprouver dans leur chair la mise en pratique de la sauvagerie érigée en mode de gestion des rapports entre pays voisins. S’il est vrai que ce n’est pas avec des sentiments qu’on régit les relations internationales, par contre tuer des enfants, des femmes et des vieillards, par nature innocents, qui ne portent ni armes ni menaces, relève d’une folie meurtrière qu’on croyait à jamais révolue depuis l’ère du nazisme, retournement de l’Histoire, ou du colonialisme. A toute cause malheur étant bon, il est heureux d’apprendre que cette tragédie a réussi à ressouder les rangs des courants palestiniens et il est en même temps triste de constater qu’il faille passer par ce détour dramatique pour cimenter cette (ré) union sur les décombres d’une ville dévastée, sur fond de cris et de pleurs.
Hormis cette parenthèse en partie réconfortante, le plus difficile à accepter, même si sur ce registre l’entité sioniste n’en est pas à son premier crime à ciel ouvert, est ce silence complice de la communauté internationale qui ne dit mot pour condamner fermement ce massacre éhonté, cette fabrique de deuils à l’échelle industrielle et cette attitude de flagrant mépris à l’endroit de cette communauté. Depuis longtemps, l’Occident et, ne l’oublions pas, ses valets des monarchies du Golfe a d’abord inventé, ensuite appliqué avec zèle, la solidarité à la tête du client et son corollaire, la dénonciation sélective. Avec Ghaza, se déploie dans toute sa splendeur hypocrite cette doctrine de double face, les mêmes puissances qui dénonçaient avec véhémence des incidents frontaliers qui ont le statut de broutilles, manifestant cette fois-ci au mieux une timide remontrance, s’adressant aux deux « camps » qui plus est, au pire, et c’est la position la mieux partagée, un silence complice devant ce carnage ciblant des innocents, devant cette agression contre l’humanité et sa conscience, si tant est qu’il lui en reste, de conscience. Encore une fois, preuve est donnée, n’en déplaise aux bonnes consciences et aux professions de foi solidaires, que l’élément humain, surtout ses souffrances, ne pèse qu’un poids négligeable devant les calculs politiques et les considérations d’intérêt, ces dernières convergeant toutes vers celles de l’entité sioniste. Il est de notoriété publique, et seuls quelques rares analystes occidentaux osent le reconnaître, que cette agression est inscrite en droite ligne de la stratégie électorale de Netanyahu, qui joue sur la fibre externe pour racoler le maximum de voix au très prochain scrutin. Mais, ceci dit, jusqu’à quand va-t-on se lamenter sur notre sort comme des midinettes, en nous complaisant dans des jérémiades sur ce monde occidental inhumain, cruel, féroce et injuste qu pardonne tout à Israël et l’encourage même en soutenant son impunité ? Le monde est ainsi fait que la loi du plus fort n’est pas seulement une moralité de fable, mais une donne incontournable, qui fait évidemment peu de cas des lamentations, a fortiori celles émanant des nations les plus faibles. Conclusion : rien ne sert de s’apitoyer sur son propre sort, si ces réactions humaines et légitimes ne sont accompagnées de développement et d’un minimum de puissance.
Nadjib Stambouli
http://www.lejourdalgerie.com

URL de cet article 18399

GAZA : Les massacres israéliens en images...Les images qui vont suivre sont très très violentes. Du coup, si vous êtes sensibles, mieux vaut ne pas les regarder…

 
 












 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

mardi 20 novembre 2012

Crimes sur fond d’impunité, Pas de frappes sur Gaza ! Fin immédiate du blocus ! Sanctions pour les criminels de guerre !...

Les dirigeants israéliens n’ont jamais été punis pour les 1400 morts à Gaza pendant l’opération « Plomb Durci ». Du coup le blocus continue. Les bombardements aussi.
Le 12 novembre, cinq jeunes sportifs ont été tués sur un terrain de football.

L’armée israélienne continue de pratiquer les exécutions extrajudiciaires. Elle se vante de représenter la « civilisation » dans la région et elle pratique ouvertement le terrorisme. Le 14 novembre, elle a assassiné Ahmad Jaabari qu’elle qualifie de « chef des opérations militaires du Hamas » alors que les tirs de roquettes sur Israël ont été revendiqués par un autre groupe, le Jihad islamique.
Pourquoi cette escalade ? Gaza est devenu pour le gouvernement israélien un laboratoire et le bouc émissaire pour toutes les situations où il a besoin de ressouder sa société à bon marché, ici comme en décembre 2008 avant des élections. On peut cogner impunément et sans risque sur Gaza, ça a été démontré.
Le gouvernement israélien exige des Palestiniens une « reprise des négociations sans conditions » (c’est-à-dire une capitulation) alors qu’il n’y a rien à négocier. La colonisation avance à marche forcée. Pour avoir déposé la candidature de la Palestine à l’ONU comme Etat non-membre, l’Autorité Palestinienne est menacée de destruction.
Le 18 septembre, le Parlement européen a voté l’ACAA qui autorise l’importation en Europe de tous les produits israéliens sans test ni procédure d’évaluation.
En France, François Hollande a publiquement renié ses engagements pré-électoraux sur la question Israël/Palestine. Hollande a reçu à Toulouse le terroriste Nétanyahou qui en a profité pour exhorter les Juifs français à faire leur « alyah ». Il accepte à présent la colonisation et exige des Palestiniens une capitulation sur leurs revendications. Il ne soutiendra pas (malgré sa promesse) la candidature palestinienne à l’ONU.
La Justice internationale juge les crimes commis en ex-Yougoslavie ou au Rwanda, mais elle n’a jamais inculpé les dirigeant-e-s israélien-ne-s pourtant tous coupables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. C’est pour cela qu’ils continuent. Les responsabilités de l’ONU, de l’Union Européenne et de la France sont immenses.
Pour l’UJFP, c’est l’impunité et la complicité qui permettent la poursuite du sociocide commis contre la Palestine.
L’UJFP appelle tou-te-s les citoyen-ne-s vivant en France à faire pression pour que la politique de complicité avec Nétanyahou cesse.
Pas de frappes sur Gaza !
Fin immédiate du blocus !
Sanctions pour les criminels de guerre !
Le Bureau National de l’UJFP le 14 novembre 2012
http://www.ujfp.org/spip.php?article2440
URL de cette brève 3043http://www.legrandsoir.info/+crimes-sur-fond-d-impunite+.html

Mali : La reconquête coloniale...faire main basse sur les ressources naturelles de cette région du monde (notamment des mines d'uranium) dont les multinationales occidentales veulent s’arroger le monopole.

...Nombre de Maliens souhaitent, eux aussi, la fin de la présence des islamistes et de leurs exactions mais, pour autant, ils n’acceptent pas que leur ancien ou futur colonisateur vienne leur dire ce qui est bon pour eux, au nom de la démocratie ou de la lutte contre le terrorisme....

Soldat américain des forces spéciales supervisant l'entraînement de soldats maliens
« Qu'y-a-t-il sous les bruits de bottes qui commencent à se faire entendre au Mali ? », interroge Mireille Fanon-Mendès-France. [1]
Pour elle, il ne fait aucun doute que les menaces d’intervention américano-françaises s’inscrivent dans la stratégie occidentale visant à contrer la progression globale de la Chine dans la grande guerre pour les ressources de la planète, particulièrement en Afrique.
Dans le même mouvement, il s’agit aussi d’éradiquer toute tentative des peuples de s’affranchir de l’ordre ultralibéral qui leur a été imposé ces dernières décennies par le FMI et la Banque mondiale.
Pour atteindre leurs objectifs, les puissances impérialistes s’emploient à profiter de la déliquescence de certains Etats africains pour réintroduire une présence militaire camouflée derrière des armées locales défaillantes.

Les Etats-Unis, conscients que la France, ex-puissance coloniale de l’Ouest africain, n’est plus en capacité de soutenir et de protéger les multinationales occidentales, ont, depuis maintenant six ans, commencé à étoffer leur présence militaire en implantant des bases de l'US Africa Command (Africom), actuellement sous le commandement du général Carter Ham. [2]
Au Mali, les militaires américains ont mis en place des programmes de formation à l’intention de quelque 6.000 soldats de l’armée nationale.
Parallèlement, ils ont mis en oeuvre un dispositif de renseignements et de surveillance codé Creek Sand [3] tandis que des éléments des forces spéciales s'investissaient secrètement dans des actions de contre-terrorisme visant officieusement Aqmi. [4]
L’étape actuelle consiste à préparer l’opinion publique internationale à une intervention militaire au nord Mali au nom de lutte contre le terrorisme.
Hollande, en première ligne dans ce travail de « communication », a déclaré qu’une intervention était nécessaire pour « éradiquer le terrorisme dans l’intérêt de ce pays, de l’Afrique et de la stabilité du monde ».
Ce qu’il dissimule c’est que les organisations islamistes ne disposent de bases au Sahel que parce que leur présence a été favorisée - notamment par les Saoudiens et les Qataris - pour servir les intérêts des Occidentaux et particulièrement ceux des Américains.
La lutte contre le terrorisme ne sert qu’à justifier la mise sous tutelle du Mali et à faire main basse sur les ressources naturelles de cette région du monde (notamment des mines d'uranium) dont les multinationales occidentales veulent s’arroger le monopole.
Bien sûr, nombre de Maliens souhaitent, eux aussi, la fin de la présence des islamistes et de leurs exactions mais, pour autant, ils n’acceptent pas que leur ancien ou futur colonisateur vienne leur dire ce qui est bon pour eux, au nom de la démocratie ou de la lutte contre le terrorisme.

[1] Mireille Fanon-Mendès-France, présidente de la Fondation Frantz Fanon, a été nommée membre du Groupe de travail d’experts sur les personnes d’ascendance africaine par le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies (1er Mai 2010).
Cet article utilise comme source un de ses articles publiés le 5/11/2012 : http://frantzfanonfoundation-fondationfrantzfanon.com/?p=...
[2] Selon The Washington Post, une douzaine de bases américaines ont été implantées en Afrique depuis 2007 : http://www.washingtonpost.com/world/national-security/us-...
[3] L'opération Creek Sand utilise comme plate-forme deux aéronefs Pilatus PC-12/47 basés sur l’aéroport international de Ouagadougou au Burkina Fasso. Ceux-ci sont équipés de dispositifs vidéo électro-optiques et infrarouges, télémètre laser, radar, etc.
[4] Des commandos d'élite du 19th Special Forces Group, basé en Utah, ont été envoyés au Mali en mars 2012 : http://www.usnews.com/news/blogs/dotmil/2012/03/23/pentag...
JPD

GAZA : "Leurs frappes ne réussiront pas à nous effrayer" declare Un journaliste après le bombardement du centre médiatique (The Electronic Intifada)

"Les attaques israéliennes contre les journalistes montrent que, jusqu’ici, nous avons réussi à révéler les crimes israéliens contre la population civile de Gaza ; par conséquent il n’est pas question d’arrêter," a dit Khalifa à l’hôpital al-Shifa, où il couvrait l’arrivée en masse des blessés à l’hôpital.

Le cameraman de Al-Quds TV, Khader al-Zahhar, à l’unité de soins intensif de l’hôpital al-Shifa hospital après avoir été gravement blessé pendant l’attaque aérienne israélienne sur un bâtiment des médias. (Anne Paq / ActiveStills)
"La roquette m’a frappé de plein fouet après avoir fait un trou dans le plafond" a dit Khader al-Zahhar, 20 ans, interviewé dans son lit de l’hôpital al-Shifa dans la ville de Gaza dimanche.
The Electronic Intifada et d’autres reporters ont interviewé Al-Zahhar, un cameraman de al-Quds TV, après que sa jambe droite ait été amputée à la suite d’une frappe israélienne sur le building de presse Shawa and Hussari dans le quartier de al-Rimal de la ville de Gaza, la nuit précédente.
Selon Al-Zahhar, juste avant la frappe "quelques collègues et moi-même, nous nous reposions après une longue journée de travail pour couvrir l’escalade israélienne. Il me semblait y avoir une petite accalmie et je voulais dormir un heure tout au plus."
Mais le calme était illusoire. Israël a intensifié ses attaques samedi soir portant le nombre des morts à plus de 60, sans compter les centaines de blessés supplémentaires.
En une seule frappe meurtrière, une bombe israélienne a détruit un bâtiment de deux étages, la maison de la famille Dallou, dans le district résidentiel de Gaza, en tuant 11 personnes. Parmi les morts, il y avait 5 femmes, dont une de 80 ans et 4 petits enfants, rapporte Associated Press en citant un officiel de la santé de Gaza, Ashraf al-Kidra.
Les journalistes se reposaient quand le bâtiment a été frappé par un missile.
On a appris que le cameraman al-Zahhar avait été ensuite transféré dans un hôpital égyptien pour y recevoir d’autres soins. Selon ses collègues, l’attaque a eu lieu vers 1H30 du matin.
"Nos bureaux se trouvent dans un appartement de quatre pièces au onzième étage de l’immeuble [Shawa and Hussari]. Au moment de la frappe aérienne mon collègue, Darwish Bulbul, et moi, étions couchés dans une des pièces" a expliqué Hussein al-Madhoun, 22 ans, un collègue de al-Zahhar, tout en montrant les dommages occasionnés par l’attaques.
Après l’attaque "nous avons entendu nos collègues appeler à l’aide et nous nous sommes précipités" a—t-il dit.
"Nous avons commencé à déblayer les gravats qui recouvraient Khader et mon autre collègue Muhammad Khrais pendant que tous les deux continuaient d’appeler à l’aide, mais une autre roquette est tombée et nous avons dû nous arrêter un moment, et ensuite nous avons pu sortir Khader et Muhammad qui était légèrement blessé" a ajouté al-Madhoun.
"Environ cinq à six roquettes ont frappé notre bâtiment" a dit al-Madhoun "Je suis vraiment surpris de voir qu’ils attaquent les journalistes. Qu’est-ce qu’il veulent ? Ils veulent nous faire taire et nous empêcher de dire la vérité ? Il n’y arriveront pas, nous continueront notre travail sans faiblir et leurs frappes ne réussiront pas à nous effrayer" a affirmé al-Madhoun.
En plus de l’attaque des bureaux de al-Quds TV, les Israéliens ont attaqué le bureau du média iranien Press TV, et de Russia Today TV qui se trouvent eux aussi dans le bâtiment Shawa and Hussari, faisant en tout 7 blessés.
Les avions israéliens ont aussi bombardé les bureaux de al-Aqsa TV au quinzième étage du bâtiment al-Shorouq.
Le sol était presque entièrement détruit et 3 journalistes de Palestine Media Production, dont le bureau se trouve au quatorzième étage ont été blessés, selon un communiqué, ce jour, du Centre Palestinien pour les Droits Humains (“Ongoing Israeli Offensive on Gaza : Palestinian Civilian Deaths Rise to 27…”).
Les journalists ne reculeront pas
"Nous blesser ne nous fera pas renoncer à notre importante mission qui est de faire savoir au plus grand nombre ce qui se passe ici" a déclaré Samir Khalifa, un des correspondants à Gaza de la station de télévision de l’Autorité Palestinienne, Palestine TV.
"Les attaques israéliennes contre les journalistes montrent que, jusqu’ici, nous avons réussi à révéler les crimes israéliens contre la population civile de Gaza ; par conséquent il n’est pas question d’arrêter," a dit Khalifa à l’hôpital al-Shifa, où il couvrait l’arrivée en masse des blessés à l’hôpital.
Un autre journaliste, Wisam Khadra, un producteur qui travaille pour une agence de presse russe et une télévision russe a exprimé la même détermination : "Je voudrais dire clairement que nous resterons sur le terrain pour relater et relater tout ce que nous voyons jusqu’à ce que toute la vérité soit communiquée au monde entier."
L’attaque précédente contre les journalistes qui a eu lieu dimanche a suscité une large condamnation de la part des organes de presse dans toute la bande de Gaza. Le bureau des médias gouvernementaux basé à Gaza a fait une déclaration demandant qu’Israël rende des comptes pour cette dernière attaque et toutes celles qu’il prépare contre Gaza.
"Nous avons envoyé des lettres aux organes de presse qui s’intéressent à la question dans le monde entier de même qu’aux ministères de l’information des pays arabes et à l’union internationale des journalistes et au Comité de Protection des Journalistes de New York. Quoique fasse Israël pour étouffer la vérité, la vérité continuera d’être proclamée jusqu’à ce qu’Israël soit obligé de rendre des comptes devant les tribunaux internationaux," a dit au téléphone Salam Marouf, le directeur général du bureau des médias gouvernementaux de Gaza à The Electronic Intifada, dimanche.
"Les journalistes sont des civils et ils sont protégés par le droit international dans les conflits armés" a dit Robert Mahoney, le directeur adjoint du Comité de Protection des Journalistes, dans une courte déclaration sur le site de l’organisation dimanche. "Israël le sait bien et doit arrêter immédiatement de cibler les bâtiments où sont installés des organes médiatiques et des journalistes."
Rami Almeghari
Bande de Gaza, 18 novembre 2012
Rami Almeghari est journaliste et chargé de cours à l’université. Il est basé dans la bande de Gaza.
Pour consulter l’original : http://electronicintifada.net/content/we-will-not-fear-their...
Traduction : Dominique Muselet
URL de cet article 18398