mardi 20 novembre 2012

Mali : La reconquête coloniale...faire main basse sur les ressources naturelles de cette région du monde (notamment des mines d'uranium) dont les multinationales occidentales veulent s’arroger le monopole.

...Nombre de Maliens souhaitent, eux aussi, la fin de la présence des islamistes et de leurs exactions mais, pour autant, ils n’acceptent pas que leur ancien ou futur colonisateur vienne leur dire ce qui est bon pour eux, au nom de la démocratie ou de la lutte contre le terrorisme....

Soldat américain des forces spéciales supervisant l'entraînement de soldats maliens
« Qu'y-a-t-il sous les bruits de bottes qui commencent à se faire entendre au Mali ? », interroge Mireille Fanon-Mendès-France. [1]
Pour elle, il ne fait aucun doute que les menaces d’intervention américano-françaises s’inscrivent dans la stratégie occidentale visant à contrer la progression globale de la Chine dans la grande guerre pour les ressources de la planète, particulièrement en Afrique.
Dans le même mouvement, il s’agit aussi d’éradiquer toute tentative des peuples de s’affranchir de l’ordre ultralibéral qui leur a été imposé ces dernières décennies par le FMI et la Banque mondiale.
Pour atteindre leurs objectifs, les puissances impérialistes s’emploient à profiter de la déliquescence de certains Etats africains pour réintroduire une présence militaire camouflée derrière des armées locales défaillantes.

Les Etats-Unis, conscients que la France, ex-puissance coloniale de l’Ouest africain, n’est plus en capacité de soutenir et de protéger les multinationales occidentales, ont, depuis maintenant six ans, commencé à étoffer leur présence militaire en implantant des bases de l'US Africa Command (Africom), actuellement sous le commandement du général Carter Ham. [2]
Au Mali, les militaires américains ont mis en place des programmes de formation à l’intention de quelque 6.000 soldats de l’armée nationale.
Parallèlement, ils ont mis en oeuvre un dispositif de renseignements et de surveillance codé Creek Sand [3] tandis que des éléments des forces spéciales s'investissaient secrètement dans des actions de contre-terrorisme visant officieusement Aqmi. [4]
L’étape actuelle consiste à préparer l’opinion publique internationale à une intervention militaire au nord Mali au nom de lutte contre le terrorisme.
Hollande, en première ligne dans ce travail de « communication », a déclaré qu’une intervention était nécessaire pour « éradiquer le terrorisme dans l’intérêt de ce pays, de l’Afrique et de la stabilité du monde ».
Ce qu’il dissimule c’est que les organisations islamistes ne disposent de bases au Sahel que parce que leur présence a été favorisée - notamment par les Saoudiens et les Qataris - pour servir les intérêts des Occidentaux et particulièrement ceux des Américains.
La lutte contre le terrorisme ne sert qu’à justifier la mise sous tutelle du Mali et à faire main basse sur les ressources naturelles de cette région du monde (notamment des mines d'uranium) dont les multinationales occidentales veulent s’arroger le monopole.
Bien sûr, nombre de Maliens souhaitent, eux aussi, la fin de la présence des islamistes et de leurs exactions mais, pour autant, ils n’acceptent pas que leur ancien ou futur colonisateur vienne leur dire ce qui est bon pour eux, au nom de la démocratie ou de la lutte contre le terrorisme.

[1] Mireille Fanon-Mendès-France, présidente de la Fondation Frantz Fanon, a été nommée membre du Groupe de travail d’experts sur les personnes d’ascendance africaine par le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies (1er Mai 2010).
Cet article utilise comme source un de ses articles publiés le 5/11/2012 : http://frantzfanonfoundation-fondationfrantzfanon.com/?p=...
[2] Selon The Washington Post, une douzaine de bases américaines ont été implantées en Afrique depuis 2007 : http://www.washingtonpost.com/world/national-security/us-...
[3] L'opération Creek Sand utilise comme plate-forme deux aéronefs Pilatus PC-12/47 basés sur l’aéroport international de Ouagadougou au Burkina Fasso. Ceux-ci sont équipés de dispositifs vidéo électro-optiques et infrarouges, télémètre laser, radar, etc.
[4] Des commandos d'élite du 19th Special Forces Group, basé en Utah, ont été envoyés au Mali en mars 2012 : http://www.usnews.com/news/blogs/dotmil/2012/03/23/pentag...
JPD

GAZA : "Leurs frappes ne réussiront pas à nous effrayer" declare Un journaliste après le bombardement du centre médiatique (The Electronic Intifada)

"Les attaques israéliennes contre les journalistes montrent que, jusqu’ici, nous avons réussi à révéler les crimes israéliens contre la population civile de Gaza ; par conséquent il n’est pas question d’arrêter," a dit Khalifa à l’hôpital al-Shifa, où il couvrait l’arrivée en masse des blessés à l’hôpital.

Le cameraman de Al-Quds TV, Khader al-Zahhar, à l’unité de soins intensif de l’hôpital al-Shifa hospital après avoir été gravement blessé pendant l’attaque aérienne israélienne sur un bâtiment des médias. (Anne Paq / ActiveStills)
"La roquette m’a frappé de plein fouet après avoir fait un trou dans le plafond" a dit Khader al-Zahhar, 20 ans, interviewé dans son lit de l’hôpital al-Shifa dans la ville de Gaza dimanche.
The Electronic Intifada et d’autres reporters ont interviewé Al-Zahhar, un cameraman de al-Quds TV, après que sa jambe droite ait été amputée à la suite d’une frappe israélienne sur le building de presse Shawa and Hussari dans le quartier de al-Rimal de la ville de Gaza, la nuit précédente.
Selon Al-Zahhar, juste avant la frappe "quelques collègues et moi-même, nous nous reposions après une longue journée de travail pour couvrir l’escalade israélienne. Il me semblait y avoir une petite accalmie et je voulais dormir un heure tout au plus."
Mais le calme était illusoire. Israël a intensifié ses attaques samedi soir portant le nombre des morts à plus de 60, sans compter les centaines de blessés supplémentaires.
En une seule frappe meurtrière, une bombe israélienne a détruit un bâtiment de deux étages, la maison de la famille Dallou, dans le district résidentiel de Gaza, en tuant 11 personnes. Parmi les morts, il y avait 5 femmes, dont une de 80 ans et 4 petits enfants, rapporte Associated Press en citant un officiel de la santé de Gaza, Ashraf al-Kidra.
Les journalistes se reposaient quand le bâtiment a été frappé par un missile.
On a appris que le cameraman al-Zahhar avait été ensuite transféré dans un hôpital égyptien pour y recevoir d’autres soins. Selon ses collègues, l’attaque a eu lieu vers 1H30 du matin.
"Nos bureaux se trouvent dans un appartement de quatre pièces au onzième étage de l’immeuble [Shawa and Hussari]. Au moment de la frappe aérienne mon collègue, Darwish Bulbul, et moi, étions couchés dans une des pièces" a expliqué Hussein al-Madhoun, 22 ans, un collègue de al-Zahhar, tout en montrant les dommages occasionnés par l’attaques.
Après l’attaque "nous avons entendu nos collègues appeler à l’aide et nous nous sommes précipités" a—t-il dit.
"Nous avons commencé à déblayer les gravats qui recouvraient Khader et mon autre collègue Muhammad Khrais pendant que tous les deux continuaient d’appeler à l’aide, mais une autre roquette est tombée et nous avons dû nous arrêter un moment, et ensuite nous avons pu sortir Khader et Muhammad qui était légèrement blessé" a ajouté al-Madhoun.
"Environ cinq à six roquettes ont frappé notre bâtiment" a dit al-Madhoun "Je suis vraiment surpris de voir qu’ils attaquent les journalistes. Qu’est-ce qu’il veulent ? Ils veulent nous faire taire et nous empêcher de dire la vérité ? Il n’y arriveront pas, nous continueront notre travail sans faiblir et leurs frappes ne réussiront pas à nous effrayer" a affirmé al-Madhoun.
En plus de l’attaque des bureaux de al-Quds TV, les Israéliens ont attaqué le bureau du média iranien Press TV, et de Russia Today TV qui se trouvent eux aussi dans le bâtiment Shawa and Hussari, faisant en tout 7 blessés.
Les avions israéliens ont aussi bombardé les bureaux de al-Aqsa TV au quinzième étage du bâtiment al-Shorouq.
Le sol était presque entièrement détruit et 3 journalistes de Palestine Media Production, dont le bureau se trouve au quatorzième étage ont été blessés, selon un communiqué, ce jour, du Centre Palestinien pour les Droits Humains (“Ongoing Israeli Offensive on Gaza : Palestinian Civilian Deaths Rise to 27…”).
Les journalists ne reculeront pas
"Nous blesser ne nous fera pas renoncer à notre importante mission qui est de faire savoir au plus grand nombre ce qui se passe ici" a déclaré Samir Khalifa, un des correspondants à Gaza de la station de télévision de l’Autorité Palestinienne, Palestine TV.
"Les attaques israéliennes contre les journalistes montrent que, jusqu’ici, nous avons réussi à révéler les crimes israéliens contre la population civile de Gaza ; par conséquent il n’est pas question d’arrêter," a dit Khalifa à l’hôpital al-Shifa, où il couvrait l’arrivée en masse des blessés à l’hôpital.
Un autre journaliste, Wisam Khadra, un producteur qui travaille pour une agence de presse russe et une télévision russe a exprimé la même détermination : "Je voudrais dire clairement que nous resterons sur le terrain pour relater et relater tout ce que nous voyons jusqu’à ce que toute la vérité soit communiquée au monde entier."
L’attaque précédente contre les journalistes qui a eu lieu dimanche a suscité une large condamnation de la part des organes de presse dans toute la bande de Gaza. Le bureau des médias gouvernementaux basé à Gaza a fait une déclaration demandant qu’Israël rende des comptes pour cette dernière attaque et toutes celles qu’il prépare contre Gaza.
"Nous avons envoyé des lettres aux organes de presse qui s’intéressent à la question dans le monde entier de même qu’aux ministères de l’information des pays arabes et à l’union internationale des journalistes et au Comité de Protection des Journalistes de New York. Quoique fasse Israël pour étouffer la vérité, la vérité continuera d’être proclamée jusqu’à ce qu’Israël soit obligé de rendre des comptes devant les tribunaux internationaux," a dit au téléphone Salam Marouf, le directeur général du bureau des médias gouvernementaux de Gaza à The Electronic Intifada, dimanche.
"Les journalistes sont des civils et ils sont protégés par le droit international dans les conflits armés" a dit Robert Mahoney, le directeur adjoint du Comité de Protection des Journalistes, dans une courte déclaration sur le site de l’organisation dimanche. "Israël le sait bien et doit arrêter immédiatement de cibler les bâtiments où sont installés des organes médiatiques et des journalistes."
Rami Almeghari
Bande de Gaza, 18 novembre 2012
Rami Almeghari est journaliste et chargé de cours à l’université. Il est basé dans la bande de Gaza.
Pour consulter l’original : http://electronicintifada.net/content/we-will-not-fear-their...
Traduction : Dominique Muselet
URL de cet article 18398

lundi 19 novembre 2012

Documentaie (55 Mn) : « Gaza-Strophe » retrace les évènements tragiques de l’opération israélienne « Plomb durci »,par le biais de témoignages poignants de Palestiniens, victimes de crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité, selon le rapport Goldstone.



La Palestine ressemble de plus en plus à une métaphore au moment où Samir Abdallah et Khéridine Mabrouk pénètrent dans Gaza, le 20 Janvier 2009. Au lendemain de la dernière guerre israélienne contre Gaza, ils y découvrent l’étendue de la « Gaza-Strophe » aux côtés de leurs amis, délégués palestiniens des Droits de l'Homme. Les récits de dizaines de témoins font prendre la mesure du cauchemar palestinien. Mais au-delà de leurs souffrances, les Gazaoui « portent toujours le fardeau de l’espoir » qu’ils font vivre à travers poèmes, chants et nokta (blagues ou histoires à raconter) ..L'enfer vu de l'intérieur, ce n'est pas si fréquent. Et c'est le grand mérite de ce film que de montrer à
chaud, mais sobrement, une réalité demeurée longtemps invisible, pour cause de blocus médiatique décrété par Israël. Document exceptionnel, Gaza-strophe a aussi valeur d'avertissement, tant il montre que les Gazaouis n'ont désormais plus rien à perdre. Mathilde Blottière
 
 
 

Le monde arabe se solidarise-t-il enfin avec la Palestine ?..Les missiles gazaouis ont réussi à percer le bouclier anti-missiles israélien, le Dôme d’Acier, et l’ont ridiculisé .

 


Le mouvement de la résistance de Gaza progresse et obtient des résultats sans précédent dans sa lutte contre la machine de guerre israélienne qui s’est une fois de plus déchaînée contre lui. Personne ne fera rendre grâce à la résistance gazaouie.
Ca a été un moment vraiment historique quand les Israéliens - et non les pauvres habitants de Gaza- ont été obligés de courir vers les abris lorsque les sirènes ont annoncé l’arrivée des missiles Farj dans le centre de Tel Aviv. Les Israéliens en avaient perdu l’habitude pendant la longue période de paix et de sécurité qui avait précédé l’assaut.
Leurs leaders n’ont jamais hésité à perpétrer massacre après massacre chez les Palestiniens - faisant exploser des corps d’enfants avec leurs missiles, leurs bombes et leurs fusils. Le meurtre des élèves de l’école primaire Bahr al-Baqar en Egypte et celui des réfugiés du camp de Jénine en Cisjordanie font partie de la longue liste de leurs crimes.
Au cours des 40 dernières années - ce qui correspond au tiers environ de toute l’histoire d’Israël - ce pays a joui de la sécurité, de la tranquillité et de la richesse grâce à l’ancien Secrétaire d’Etat étasunien, Henry Kissinger, qui avait réussi à convaincre l’ancien président d’Egypte, Anwar Sadat, aujourd’hui décédé, de prendre ses distances avec les pays arabes musulmans et de signer les accords restrictifs de Camp David.
Mais la révolution égyptienne a changé la situation et les restrictions de Camp David sont remises en cause l’une après l’autre - graduellement mais avec détermination.
L’Egypte retrouve sa fierté et sa dignité et le prouve en envoyant son Premier Ministre à Gaza à la tête d’une large délégation pour apporter deux messages : le premier, un message de solidarité au peuple assiégé et affamé de l’enclave ; et le second, un avertissement à Israël que l’Egypte ne se contentera pas d’assister à nouveau sans rien faire à l’agression de Gaza.
Le vol incessant des jets de combat au dessus de Gaza n’a pas affolé le mouvement de la résistance et n’a pas empêché différents groupes de tirer des dizaines de missiles vers Israël en représailles pour les morts qu’Israël a fait pendant cette nouvelle agression ; notamment le meurtre du chef de la branche armée du Hamas, Ahmad al-Jabari.
Les missiles de Gaza ont tué quatre Israéliens et en ont blessé sept jusqu’à maintenant.
Peu importe qui envoie ces missiles - les Brigades Qassam [Hamas], les Brigades Al-Quds [Islamic Jihad], les Brigades Abu Ali Mustafa [the People’s Front] -, tous ces groupes sont désormais réunis sous un seul drapeau : la Résistance.
Les missiles gazaouis ont réussi à percer le bouclier anti-missiles israélien, le Dôme d’Acier, et l’ont ridiculisé comme la résistance libanaise avait ridiculisé les tanks israéliens Merkava pendant l’agression israélienne du sud Liban en 2006.
Les Israéliens espéraient que le succès du Dôme d’Acier inciterait de nombreux pays, y compris des pays arabes, à acheter leur système, leur rapportant ainsi des milliards de dollars étasuniens, mais les missiles Fajr tirés de Gaza ont sonné le glas de leurs espérances.
Un des missiles Fajr a frappé une maison construite par des colons israéliens illégaux à Ashdod. Puisse cela leur rappeler le crime qu’ils ont commis en volant la terre sur laquelle leur maison est construite, après avoir chassé ses vrais propriétaires !
Netanyahu menace d’intensifier la guerre et de tuer encore plus de gens à Gaza, mais tout le monde sait qu’il ne peut pas commettre de plus grand crime que son prédécesseur, Ehud Olmert, et son ministre des Affaires Etrangères, Tzipi Livni, ne l’ont fait pendant l’hiver 2008/2009.
Olmert et son ministre de la Défense, Ehud Barak, ont envoyé leurs tanks et leurs avions tirer des missiles au phosphore blanc sur Gaza pour détruire les missiles de la résistance. Trois ans après cette agression, Olmert est parti ainsi que Tzipi Livni, et Barak les suivra bientôt, mais les missiles gazaouis continuent à pleuvoir sur les colonies israéliennes.
C’est une honte que la Ligue Arabe n’envisage même pas de fournir des armes à Gaza. Ils ont peur de le faire, parce que les armes qu’ils enverraient tueraient des Israéliens, pas des Arabes ni des Musulmans et cela enragerait Hillary Clinton, la Secrétaire d’Etat étasunienne, qui se prend pour une prophétesse envoyée pour instaurer la démocratie et faire respecter les droits humains dans les pays arabes.
Les ministres des Affaires Etrangère européens, en particulier le Britannique William Hague, accusent la résistance palestinienne d’être responsable de cette dernière escalade. Ils ont aussi justifié le massacre commis par Israël en disant que c’était une sorte "d’auto-défense".
C’est incroyable que, dans ce monde, un pays puisse avoir le droit d’acquérir 400 têtes nucléaires, des milliers de tanks et d’avions et les armes étasuniennes les plus avancées, tout cela étant utilisé pour occuper un autre pays, assiéger deux millions de personnes pendant 10 ans, mener des raids aériens quotidiens contre elles et tuer des gens innocents sous prétexte "d’auto-défense."
De telles déclarations donnent le feu vert à Israël pour assassiner et à détruire. Il est intéressant de constater que ces déclarations viennent de pays qui ont toujours promis aux Arabes et aux Palestiniens qu’ils leur assureraient la paix et un état indépendant à condition que les Arabes renoncent au "terrorisme" et participent à des négociations de paix.
Mais quand les Arabes ont fait ce qu’on leur demandait, tout ce qu’ils ont obtenu en échange, c’est plus de colonies israéliennes et plus de morts.
La faiblesse des Arabes a permis aux pays européens de refuser de soutenir la demande de l’Autorité Palestinienne à l’ONU de reconnaître un état illusoire qui n’existe que sur la papier.
Mais toute la région arabe est en train de se métamorphoser, et la première chose qui va changer, c’est qu’elle va cesser d’avoir peur des Etats-Unis et d’Israël.
Les missiles de Gaza vont avoir raison de la faiblesse et de la mendicité arabes et faire naître de nouvelles stratégies pour libérer Jérusalem après cette longue période de domination des Etasuniens et des Israéliens, assistés de leurs alliés arabes, sur la politique régionale.
Le destin du peuple de Gaza est d’accepter le sacrifice d’autres martyrs pour défendre la dignité et les valeurs de la nation arabe. Ce peuple ne se dérobera pas à son destin et ne reculera pas devant son devoir.
Hier j’ai appelé des membres de notre peuple à Gaza pour les saluer et avoir des nouvelles. Je les ai trouvés aussi pleins de courage et de force que d’habitude. Ils ont parlé surtout de l’unité et de la solidarité qui les lie les uns aux autres et ont juré de résister de toutes leurs forces à l’agression.
Mais le plus notable est que cette fois ils n’ont pas demandé : Mais où sont les dirigeants arabes ?
Abdel Bari Atwan
Rédacteur en chef du journal Editor Alquds Alarabi
Pour consulter l’original : http://www.bariatwan.com/english/?p=360
traduction : Dominique Muselet

URL de cet article 18363

dimanche 18 novembre 2012

Gaza : Face aux massacres israéliens, le monde se tait. Gaza résiste, persiste et existe !


Depuis deux jours, des dizaines de martyrs palestiniens de Gaza sont tombés suite à des bombardements israéliens aveugles contre la population civile de cette région sous blocus.

Israël est en train de commettre de massacres contre les civils de Gaza.

Cet Etat, qui pratique un terrorisme d’Etat, poursuit ses attaques contre les enfants de Gaza.

Cet Etat hors la loi et criminel extermine les Palestiniens de Gaza.

Cet Etat d’apartheid profite du silence complice de cette communauté internationale officielle.

Cet Etat colonial continue de bombarder Gaza tandis que le monde se tait.

Cet Etat qui se moque de toutes les pays du monde poursuit son escalade militaire contre la bande de Gaza.     
L’armée la plus lâche du monde attaque, bombarde les maisons des familles palestiniennes innocentes, et le monde entier ne se décide pas à réagir.     
L’armée de l’occupation a annoncé sa guerre contre Gaza.

Combien de martyrs palestiniens doivent ainsi tomber avant que le monde bouge?

Combien de civils palestiniens doivent ainsi mourir pour que la communauté internationale officielle se mobilise?

Quelle quantité de sang palestinien doit couler avant que quelqu’un de l’extérieur ne dénonce ces actes cruels ?

Quelques soient les massacres israéliens, Gaza résiste oursuit son escalade militaire contre la bande de Gaza.

L’armée la plus lâche du monde attaque, bombarde les maisons des familles palestiniennes innocentes, et le monde entier ne se décide pas à réagir!

En dépit de toute agression israélienne, Gaza persiste !

Malgré tous ses martyrs, avec tous ses martyrs, grâce à tous ses martyrs, Gaza existe, Gaza existera toujours !

* Ziad Medoukh, professeur de français à l'université d'Al-Aqsa, à Gaza.

enfants de gaza of gaza أطفال غزة - Vidéo ( 4 mn ) - Halte aux massacres israéliens à Gaza, et halte à cette communauté internationale impuissante.


LES ENFANTS DE GAZA, VICTIMES DES GENOCIDES SIONISTES,DEVANT L'INDIFFERENCE DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE.

Un appel Gazaoui désespéré à une communauté internationale Complice
.

Cet appel est adressé par un simple citoyen palestinien de Gaza à la communauté internationale officielle qui ne se décide pas à réagir afin de mettre fin à l’agression israélienne poursuivie contre la population civile de Gaza , agression qui a fait des dizaines de morts et des centaines de blessés, en majorité des civils.

Je sais bien que cet appel ne sera pas entendu par ces pays et par ces organisations internationales, qui ferment les yeux devant les attaques israéliennes permanentes contre les enfants et les femmes de Gaza.

Mais, devant le sang de nos enfants et de nos femmes qui continue de couler sur la terre de Gaza,

Mais, devant les corps déchiquetés de ces civils palestiniens innocents, tombés suite à des bombardements israéliens aveugles,

Mais, au nom des Palestiniens de Gaza qui souffrent de cette escalade militaire israélienne,

je m’adresse :

Au Conseil de sécurité qui prétend assurer la sécurité dans le monde : à Gaza, les habitants ne trouvent d’abris pour échapper aux raids israéliens intensifs lancés toutes les cinq minutes sur des maisons appartenant à des civils, elle est où cette sécurité ?

Aux Nations-Unies qui essayent d’assurer la paix dans le monde entier : jusqu’à quand l’impunité de cet Etat israélien hors la loi, qui agresse les Palestiniens tous les jours, et qui assassine la paix au mépris de toutes les décisions internationales ?

Aux Etats-Unis, le plus grand pays du monde : jusqu’à quand va-t-il soutenir l’état d’Israël dans toutes ses violations des droits des Palestiniens ?

A l’Europe, au nom des droits de l’homme et la démocratie : c’est vous qui avez encouragé cet Etat agressif à continuer sa politique coloniale, cet Etat qui bafoue les droits les plus fondamentaux des Palestiniens. Au lieu de sanctionner cet Etat d’apartheid, vous êtes en train de défendre et de justifier ses attaques.

Aux pays du Printemps arabe, au nom de vos révolutions et de votre nouveau pouvoir basé sur le changement : pourquoi laissez-vous les Palestiniens de Gaza seuls et abandonnés dans leur prison à ciel ouvert, face à la lâcheté et la barbarie de cette armée aveugle ?

Puisque vous ne bougez pas, puisque vous ne réagissez pas, puisque vous n’arrivez ni à dénoncer ni à critiquer Israël, cet Etat colonial va poursuivre ses attaques, et sa guerre contre les civils de Gaza.

Vous avez perdu votre crédibilité, et vous êtes en train de laisser notre région à l’arbitraire de cet état qui se moque de vous et de vos décisions.

Heureusement, qu’en ce monde, il y a des personnes de bonne volonté et une société civile consciente qui se mobilisent pour que cesse la violence israélienne contre Gaza et contre la Palestine.

Halte aux massacres israéliens à Gaza, et halte à cette communauté internationale impuissante.

samedi 17 novembre 2012

Nous accusons ! La sourde oreille des grands médias sur la situation et la gravité des atrocités commises par Israël à Gaza.

"...Les préjugés et la malhonnêteté qui caractérisent la couverture de l’oppression palestinienne par les médias occidentaux ne sont pas nouveaux ; ceci a été amplement documenté. Pourtant, Israël continue à commettre des crimes contre l’humanité avec l’assentiment total et le soutien moral, financier et militaire de nos gouvernements, que ce soit les Etats-Unis, le Canada ou l’Union Européenne...."

Tandis que les nations d’Europe et d’Amérique du Nord commémoraient, le 11 novembre, les pertes militaires de guerres passées et présentes, Israël ciblait des civils. Le 12 novembre, à l’orée d’une nouvelle semaine, les lecteurs étaient inondés, pendant leur petit-déjeuner, de comptes rendus déchirants relatant les pertes humaines militaires passées et actuelles. Cependant, on semblait taire le fait essentiel selon lequel les pertes humaines les plus importantes lors des conflits armés contemporains touchent les populations civiles. Le matin du 12 novembre était également marqué par une absence criante d’information relatant les attaques militaires sur Gaza qui se sont poursuivies pendant tout le week-end. Une recherche superficielle confirme cette omission sur le réseau de télévision canadien Canadian Broadcasting Corporation (CBC) et les journaux canadiens dont le Globe and Mail, la Gazette de Montréal et le Toronto Star. De même en ce qui concerne le New York Times et la BBC.
Selon le rapport du Centre palestinien pour les droits de l’homme daté du 11 novembre, cinq civils palestiniens, dont trois enfants, avaient été tués dans la Bande de Gaza dans les 72 heures précédentes, en plus de deux membres de la sécurité palestinienne. Quatre de ces décès étaient dus à des tirs d’obus de Tsahal sur des enfants jouant au football. De plus, 52 civils ont été blessés, dont six femmes et 12 enfants. (Depuis que nous avons commencé à rédiger ce texte, le nombre de victimes palestiniennes a d’ailleurs augmenté et continue de croître.)
Les articles qui rapportent les meurtres commis se concentrent en grande majorité sur l’élimination des membres de la sécurité palestinienne. Par exemple, un article de l’Associated Press (AP) publié par la CBC le 13 novembre, intitulé Israel mulls resuming targeted killings of Gaza militants (« Israël réfléchit à la reprise des éliminations ciblées de militants de Gaza ») ne fait aucune mention des morts et des blessés parmi la population civile. Il caractérise les meurtres « d’assassinats ciblés ». Le fait que les pertes humaines soient dans une large mesure des victimes civiles, indique qu’Israël n’est pas tant engagée dans des meurtres « ciblés » que dans des assassinats « aveugles », commettant ainsi à nouveau le crime de punition collective. Un autre article de l’AP paru au bulletin d’informations de la CBC le 12 novembre et intitulé Gaza rocket fire raises pressure on Israel government (« Des tirs de roquettes mettent la pression sur le gouvernement israélien ») est accompagné de la photo d’une femme israélienne regardant un trou dans le plafond de son salon. Et là encore, aucune image, ni aucune mention des nombreuses victimes et des cadavres à Gaza. Dans le même ordre d’idées, la BBC titrait, le 12 novembre, Israel hit by fresh volley of rockets from Gaza (« Israël frappée par une nouvelle pluie de roquettes tirées depuis Gaza »). La même tendance se retrouve dans les grands journaux européens.
La couverture des premiers moments de la présente exacerbation insiste principalement sur les roquettes tirées depuis Gaza, dont aucune n’a causé de blessés ni de morts. Ce qu’on ignore sciemment, ce sont les bombardements touchant la bande de Gaza qui, eux, ont causé de nombreuses victimes, dont des morts et plusieurs blessés graves. Nul besoin d’être un expert en science des médias pour comprendre qu’on a affaire au mieux à des reportages bâclés et biaisés, et au pire à une désinformation pure et simple, basée sur une mauvaise foi délibérée et qui vise à déformer les faits pour tromper les lecteurs.
De plus, les articles mentionnant les victimes palestiniennes à Gaza rapportent systématiquement que les opérations militaires israéliennes était en représailles à des tirs de roquettes et à deux soldats blessés. Cependant, si l’on examine la chronologie des événements, la flambée de violence actuelle a débuté le 5 novembre dernier quand un innocent âgé de 20 ans et souffrant apparemment de troubles mentaux, Ahmad al-Nabaheen, a été tué alors qu’il déambulait près de la frontière. Les médecins ont dû patienter pendant six heures avant d’être autorisés à le secourir, et ils pensent que son décès est très certainement dû à cette attente. Puis, le 8 novembre, un garçon âgé de 13 ans qui jouait au football devant sa maison a été tué par les Forces d’occupation israéliennes qui avaient fait une incursion dans le territoire de la Bande de Gaza avec des chars d’assaut et des hélicoptères. Le fait que quatre soldats israéliens aient été blessés à la frontière le 10 novembre faisait donc partie d’une série d’événements incluant la mort de civils de Gaza, et n’en constituait en aucun cas l’élément déclencheur.
Nous, les signataires de ce texte, sommes récemment rentrés d’un séjour dans la Bande de Gaza. Certains d’entre nous sommes en contact direct avec des palestiniens vivant à Gaza à travers les réseaux sociaux. Pendant deux nuits d’affilée, le 10 et le 11 novembre, les palestiniens de Gaza ont été privés de sommeil à cause du survol incessant de drones et d’avions F16 et de bombardements aveugles de leur territoire densément peuplé. L’objectif de ces opérations semble clair : il est de terroriser la population, objectif atteint d’ailleurs, comme nous pouvons l’affirmer grâce aux témoignages de nos contacts sur place. S’il n’y avait pas eu de messages affichés sur Facebook, nous n’aurions pas conscience de l’envergure des bombardements et du degré de terreur ressenti par les civils palestiniens ordinaires de Gaza. Ceci contraste vivement avec ce que le monde sait du choc ressenti par les citoyens israéliens victimes des tirs de roquettes.
Selon un rapport non officiel envoyé le 11 novembre par un médecin canadien qui se trouvait à Gaza et qui a apporté son aide au service d’urgences de l’hôpital de Shifa durant le week-end, « les blessés étaient tous des civils présentant de multiples blessures de perforation provenant d’éclats d’obus : lésions cérébrales, blessures au cou, hemo-pneumothorax, tamponnade péricardiale, rupture de la rate, perforations intestinales, membres déchiquetés, amputations traumatiques. Tout ceci sans aucun écran de contrôle, avec peu de stéthoscopes, une seule machine à ultrasons… Plusieurs victimes souffrant de blessures graves mais n’engageant pas leur pronostic vital ont été renvoyées chez elles avant d’être examinées de nouveau le lendemain matin à cause du nombre considérable de blessures graves à traiter. La profondeur des blessures dues aux éclats d’obus donnait froid dans le dos. De petites blessures au demeurant, mais avec des dégâts internes massifs… Et tout cela avec très peu de morphine disponible pour atténuer la douleur. »
Apparemment, ce genre de scènes n’est pas digne d’être rapporté par le New York Times, la CBC ou la BBC.
Les préjugés et la malhonnêteté qui caractérisent la couverture de l’oppression palestinienne par les médias occidentaux ne sont pas nouveaux ; ceci a été amplement documenté. Pourtant, Israël continue à commettre des crimes contre l’humanité avec l’assentiment total et le soutien moral, financier et militaire de nos gouvernements, que ce soit les Etats-Unis, le Canada ou l’Union Européenne. Benyamin Netanyahu est en ce moment même en train de recueillir le soutien diplomatique des pays occidentaux en vue d’attaques à venir sur Gaza, ce qui nous fait craindre qu’une nouvelle opération du même type que « Plomb durci » se profile à l’horizon. En fait, les événements les plus récents confirment qu’une telle escalade est déjà en état de marche, tel que le montre le décompte des morts aujourd’hui. L’absence d’indignation populaire massive face à ces crimes est une conséquence directe de la dissimulation systématique des faits et de la manière distordue dont ces crimes sont rapportés.
Nous souhaitons exprimer notre indignation concernant la couverture médiatique scandaleuse de ces événements dans les grands médias. Nous appelons les journalistes du monde entier travaillant pour des antennes de ces grands médias à refuser d’être instrumentalisés à travers cette politique systématique de manipulation. Nous appelons également les citoyens à s’informer en consultant les médias indépendants et à laisser leur conscience s’exprimer ouvertement de la manière qu’ils jugent la plus efficace et appropriée.
Hagit Borer, Grande Bretagne
Antoine Bustros, Canada
Noam Chomsky, USA
David Heap, Canada
Stephanie Kelly, Canada
Máire Noonan, Canada
Philippe Prévost, France
Verena Stresing, France
Laurie Tuller, France

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