samedi 19 mai 2012

Le Québec adopte un projet de loi fasciste !...Le Québec vient de basculer dans un régime policier !

Le Québec est-il en train de basculer dans la dictature ? Cette question se fait de plus en plus de circonstances ! Depuis ce soir (18 mai), on peut de moins en moins "causer", parce qu’aujourd’hui on a voté une loi qui dit : « Ferme ta gueule ! »
Pour tenter de mettre fin au conflit étudiant qui dure depuis déjà 15 semaines, le gouvernement néolibéral autoritaire de Jean Charest vient d’adopter une loi limitant la contestation, la liberté de parole et le droit de se rassembler.
Non seulement pour les étudiants, mais pour l’ensemble de la population.
Au Québec, la démocratie est en deuil ! ( La loi 78 : http://www.lapresse.ca/html/1425/projetdeloi78.pdf )
Une loi fasciste ? Fasciste, un mot qui n’est pas du tout exagéré, un mot tout à fait adéquat. Le fascisme… ce qui s’apparente aux méthodes utilisées par Mussolini dans les années 20. La police de ce régime pouvait "légalement" matraquer et arrêter tout ce qui déplaisait au régime. C’est ce que met en place le gouvernement néolibéral Charest.
Le Québec vient de basculer dans un régime policier.
En plus du Canada réformiste néoconservateur de Stephen Harper qui vote, lui aussi, de son côté de multiples lois qui érodent considérablement les libertés jusqu’alors protégées par notre droit démocratique, voilà que nos "libéraux" du Québec emboîtent le pas.
( La loi "mammouth" des réformistes néoconservateurs de Stephen Harper : http://www.ledevoir.com/politique/canada/348607/une-loi-mammouth-pour-changer-les-regles-sans-debat )
Même le gouvernement municipal de Montréal y met du sien en adoptant une loi anti-masque lors de manifestation.
http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2012/05/18/001-masques-reglement-conseilville.shtml
« Comment dire aux étudiants qu’il faut qu’ils tiennent ? »
Il y a deux mois cette question se posait. http://www.vigile.net/Il-faut-manifester-a-leur-cote
Aujourd’hui elle se pose avec encore plus d’intensité.
Il faut de plus en plus manifester au côté des courageux étudiants.
Malheureusement, il est clair que manifester demande nettement plus d’énergie et d’investissement personnel que ceux qui, passivement, laissent gueuler et commande l’encadrement policier.
Le gouvernement québécois, depuis 15 semaines, dépense des millions pour que sa police casquée et bien armée de matraques, gaz lacrymogène et bombes assourdissantes puisse contenir les manifestations étudiantes quotidiennes.
Le régime Charest a des millions de $$ à offrir aux policiers en heures supplémentaires, mais refuse toute concession concernant les faramineux droits de scolarité qu’il veut imposer aux étudiants.
Il est clair que le conflit n’a pas comme enjeu principal : l’argent. L’enjeu de ce conflit en est un d’idéologie.
Le régime Charest peut dépenser des millions pour la police, mais il est hors de question de geler les frais de scolarité ! Pour le régime Charest, il est aussi hors de question d’aller prendre ailleurs que dans la poche vide des étudiants ces 100 à 200 millions que l’on dit avoir besoin.
On préfère donner aux prédateurs économiques privés les ressources minières, pétrolières et gazières du Nord québécois plutôt que de geler les frais de scolarité : « Les redevances minières, un secret bien gardé » http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/347918/les-redevances-minieres-un-secret-bien-garde
On préfère offrir d’indécents gros salaires avec un « minimum » d’impôts !
« La rémunération de Michael Sabia a bondi en 2011 » http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/347742/caisse-de-depot-et-placement-la-remuneration-de-michael-sabia-a-bondi-en-2011
On préfère "subventionner" des entreprises qui font des milliards plutôt que de subventionner nos étudiants en leur offrant le savoir gratuitement :
« Pour investir au Canada, AbitibiBowater attend l’aide des gouvernements. » http://argent.canoe.ca/lca/affaires/canada/archives/2011/07/20110713-134100.html
« AbitibiBowater déclare des profits nets de 4,2 G$ US » http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/201104/08/01-4387791-abitibibowater-declare-des-profits-nets-de-42-g-us.php
On préfère épargner ces "shylocks" institutionnalisés plutôt que les étudiants sans le sou : « La Banque Nationale hausse ses profits de 15% » http://affaires.lapresse.ca/economie/services-financiers/201108/25/01-4428746-la-banque-nationale-hausse-ses-profits-de-15.php
On préfère même récompenser généreusement les crapules de la finance lors de leur départ plutôt que d’offrir le savoir gratuit : « Passer du régime Rousseau à l’ère Sabia a coûté près de 10 millions de dollars à la Caisse de dépôt » http://lpa.cyberpresse.ca/economie/quebec/201012/07/01-4349840-faire-le-menage-a-la-caisse-de-depot-a-coute-cher.php
« La prime de départ de près de 380 000$ accordée à l’ex- PDG de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Henri-Paul Rousseau » http://argent.canoe.ca/infos/quebec/archives/2009/01/20090119-074403.html
On pourrait allonger cette liste de faits où l’on constate que l’argent ne fait pas défaut. On constate que l’argent n’est pas un problème. Elle existe, elle est bien là. On peut « rapidement » trouver des milliards pour sauver des banques et des banquiers. L’argent est là, mais on ne veut absolument pas la partager.
La volonté des régimes néolibéraux comme celui de Jean Charest, c’est de maintenir bien profond ce fossé qui se creuse entre les très bien nantis et la classe jadis moyenne.
Les gouvernements néolibéraux à travers le monde cherchent par tous les moyens à détruire les organisations citoyennes et cela va des syndicats jusqu’aux associations étudiantes.
La lutte se fait entre le pouvoir absolu de ces marionnettes néolibérales dirigeant les Pays de moins en moins souverains et les solidarités citoyennes.
Nous avons de nombreux exemples.
Observons la Grèce, observons l’Espagne, observons l’Angleterre, observons les "Occupy" des États-Unis ainsi que plusieurs autres endroits.
Partout, comme ici au Québec, c’est la lutte des « masses » citoyennes contre ces cliques oligarchiques qui contrôlent les Pays capitalistes.
Les « masses » !!! Le régime Charest insinue que les « masses » sont de son côté. Le régime Charest répète que notre société est "illégitimement" perturbée par une "minorité" de jeunes enfants gâtés ! Minorité ??? Cette "minorité" a tout de même offert la plus grande manifestation étudiante de toute notre histoire ! ( Les images valent mille mots, voyez vous-même : http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/montreal/archives/2012/03/20120322-131252.html )
Ces courageux étudiants portent non seulement leur flambeau, mais le flambeau d’une grande partie de la population qui n’a pas leur jeune énergie, mais qui les appuie de tout cœur.
Ce mouvement étudiant n’est pas un "petit" mouvement ridicule qui tient en otage toute la population. C’est plutôt le régime Charest qui tient en otage toute la population du Québec.
Ce régime Charest, autoritaire et corrompu. http://www.vigile.net/-Charest-dilapidation-dissimulation-
Il est dénoncé depuis déjà des années.
Parfois avec sérieux : « Amir Khadir accuse Charest de faire la guerre aux étudiants plutôt qu’à la corruption » http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201204/16/01-4515954-khadir-accuse-charest-de-faire-la-guerre-aux-etudiants-plutot-qua-la-corruption.php
Parfois de façon sarcastique : http://www.youtube.com/watch?v=z_V7K_Bd978
De notre « Infoman » : http://www.youtube.com/watch?v=HJKmLkx97QY&feature=related
Il y a deux mois déjà on pouvait dire : « Tenir ! C’est là que tout se joue ! » http://www.vigile.net/Il-faut-manifester-a-leur-cote. Le 29 mars dernier, on constatait que partout les autorités ne bronchent pas tellement. On constatait qu’ils réagissent parfois un peu, mais toujours de façon uniquement « cosmétique » Comme notre régime Charest qui a déclaré : « Nous sommes prêts à augmenter les « prêts » et "bourses" !!!
C’est ce que l’on peut appeler du « cosmétique ».
On refuse de considérer une moindre hausse des frais de scolarité et on favorise l’endettement étudiant.
Nos courageux et imaginatifs étudiants manifestent depuis des semaines ( http://www.tagtele.com/videos/voir/84278 ) Malheureusement, on les laisse "gueuler" et on ne bouge pas ! C’est l’une des plus efficaces méthodes de nos gouvernements "démocratiques" pour faire un doigt d’honneur à la population qui conteste leurs politiques antisociales : laisser gueuler jusqu’à l’épuisement.
Coluche disait : La dictature, c’est "Ferme ta gueule".La démocratie, c’est "Cause toujours". Eh ! Que ce lucide avait raison ! C’est exactement cela.
Vous pouvez toujours gueuler vous n’avez pratiquement aucun pouvoir. Aucun pouvoir. Le 29 mars on pouvait dire : « Nous n’avons pratiquement aucun pouvoir. » Aujourd’hui, avec la nouvelle loi du régime Charest, le peu de pouvoir que les citoyens québécois avaient vient de disparaître.
Le régime Charest a le pouvoir de la matraque et celui des chevaux qui piétinent les manifestants. Il a le pouvoir des polices en armures capables de vous enlever la vue (deux jeunes ont perdu un œil [1] ) et même capables de vous tuer par négligence.
L’arme des discours
Les régimes fascistes modernes utilisent non seulement les méthodes traditionnelles comme la police et leurs lois sur mesures pour imposer leurs politiques, mais les fascistes ont aussi appris à discourir.
La démagogie, cette technique qui consiste à utiliser les préjugés et les sentiments inoculés dans la population pour discourir habilement en flattant ces points afin d’obtenir l’assentiment de la population ainsi subjuguée.
Il n’y a qu’à écouter les Bachand, Courchesne, Charest et Cie qui nous disent que la neige est noire avec une assurance déconcertante.
On nous dit que la violence est étudiante (la neige est noire !), alors que la violence est policière.
On nous dit que les étudiants en grève sont une "minorité" alors que jamais la solidarité étudiante ne nous a montré une telle solidité et une telle popularité.
On nous dit que les étudiants ne veulent pas bouger de leur position alors que c’est le régime Charest qui ne bronche absolument pas.
On nous dit bien des choses qui sont totalement l’inverse de la réalité (la neige est noire !). Une des techniques des fascistes modernes est la capacité de dire avec assurance et "sincérité" d’odieux mensonges (la neige est noire !).
Comme ce ministre Bachand qui nous dit : « C’est une journée pour la liberté aujourd’hui » ( jour de l’adoption de la loi fasciste 78 ) http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBFT/Telejournal201205182200.asx
( La neige est noire et la glace est chaude, il suffit de l’affirmer avec sincérité ! )
Les fascistes modernes savent pertinemment que je journalisme d’aujourd’hui s’attarde aux mots plutôt qu’aux faits véritables et vérifiables. Ainsi, ils peuvent allègrement aiguiller l’opinion publique par des mots livrés avec "sincérité".
Comme le notait William Blum sur LGS http://www.legrandsoir.info/ce-qu-il-vous-faut-c-est-la-sincerite-et-si-vous-arrivez-a-simuler-la-sincerite-vous-avez-gagne-vieux-dicton-hollywoodien.html
Le pionnier de cette technique : Ronald Reagan : «  Il y a quelques mois, j’ai dit au peuple américain que nous n’échangions pas des armes contre des otages (Irangate). Mon cœur me dit que c’est encore vrai, mais les faits indiquent le contraire. » http://www.highbeam.com/doc/1P2-1309515.html
"A few months ago I told the American people that I did not trade arms for hostages. My heart and my best intentions still tell me that is true, but the facts and evidence tell me it is not." Reagan, 1987 http://killinghope.org/bblum6/aer105.html#link-1
Le mensonge devient vrai (sic) malgré que les faits indiquent totalement le contraire.
Serge Charbonneau
Québec
P.S. : En moins de 16 heures, plus de 140 000 personnes ont signé une pétition d’appui à la requête en nullité du Projet de loi spécial 78
URL de cet article 16726
http://www.legrandsoir.info/le-quebec-adopte-un-projet-de-loi-fasciste.html

vendredi 18 mai 2012

Québec : Depuis plus de trois mois, les étudiants sont très massivement en grève...La lutte des étudiants contre l’emprise du capitalisme financier sur l’enseignement reste en tout cas aujourd’hui l’un des signes les plus encourageants....

La formidable grève des étudiants québécois

Depuis plus de trois mois,  les étudiants du Québec sont très massivement en grève contre le projet gouvernemental de hausse des droits d’inscription à l’université. Des manifestations considérables ont déstabilisé le gouvernement libéral, entraînant la démission de la ministre de l’éducation, Line Beauchamp. Le premier ministre Jean Charest ne trouve rien de mieux à faire en ce 17 mai que de faire passer une « loi spéciale » visant à rendre illégale la grève et à criminaliser les étudiants en lutte.
 
La détermination dont ont fait preuve les étudiants, la durée de leur action, l’unité de leurs associations jusqu’à ces derniers jours face aux manœuvres du pouvoir et à la violence de la police sont en tout point remarquables. Cela ne doit pas faire oublier le contenu de leurs revendications et le sens de leur lutte. Les étudiants québécois sont vent debout contre l’alignement de la Belle Province sur la norme néolibérale mondiale en matière d’enseignement supérieur, dont l’une des caractéristiques est l’augmentation de la part du financement privé des dépenses universitaires. La décision du gouvernement Charest d’augmenter de 75 % les frais d’inscription ne sont, au dire même des responsables politiques, qu’une mesure de rattrapage par rapport à la norme établie en Amérique du Nord. Or, ce modèle défendu dans les hauts lieux de la pensée dominante, depuis l’OCDE jusqu’à la Commission européenne, commence à prendre l’eau. Cette décision survient en effet à un moment où, dans le monde entier, les révoltes contre le modèle néolibéral d’enseignement supérieur se multiplient. Que l’on songe à la grève des étudiants anglais à l’hiver 2010 ou à celle des étudiants chiliens au printemps et en été 2011.
Ces luttes ont pour trait ne pas rester confinées au seul monde de l’enseignement. L’alourdissement des charges pesant sur les familles et les étudiants vient frapper les couches sociales les moins favorisées mais aussi une masse croissance de membres des classes moyennes en voie d’appauvrissement. La situation est particulièrement dramatique en Europe. Les pays les plus frappés par les conséquences de la crise financière sur les budgets publics, de l’Irlande à la Grèce en passant par l’Italie et l’Espagne, ont tous eu recours à l’augmentation des frais d’inscription qui encourage mécaniquement l’endettement privé. Et ceci à un moment où les tensions sociales en Europe se font sentir de plus en plus fortement du fait des politiques d’austérité qui aggravent les conditions de vie et détruisent l’emploi. Les luttes étudiantes contiennent donc un potentiel de contestation de l’ordre néolibéral très puissant, capable d’entraîner de larges couches de la population et de s’élargir à toutes les conséquences  des politiques néolibérales, comme on l’a vu au Chili ces derniers mois. 
Il ne faut pas non plus oublier que le mouvement des Indignés et d’Occupy Wall Street  s’inscrit explicitement contre ce modèle de financement privé de l’enseignement supérieur. Le cas des Etats-Unis commence à être mieux connu. Dans un article remarquable, intitulé « Endettement étudiant : une bombe à retardement aux Etats-Unis »,   le quotidien Le devoir faisait le 14 mai dernier le point sur la dette des étudiants américains. Elle a quintuplé en douze ans pour atteindre mille milliards de dollars, soit une dette moyenne par étudiants de 25 000 $. Cet article n’hésitait pas à écrire : « On commence à parler d’une bulle comparable à celle des subprimes, ces prêts hypothécaires à risque, dont l’éclatement avait plongé les États-Unis et le monde dans une grave récession en 2008. Plus du tiers des dettes d’étudiants sont « titrisées », c’est-à-dire regroupées puis cédées à des investisseurs sous forme de produits dérivés. Il y a pour 400 milliards de dollars de SLABS en circulation chez nos voisins du Sud : il s’agit de papiers commerciaux appuyés sur des actifs (PCAA), en l’occurrence des prêts étudiants. »

On comprend que le président américain Obama commence à s’inquiéter de cette nouvelle « bombe » qui menace le système bancaire. L’aveuglement de tous ces gouvernements qui veulent suivre la même voie est sans doute plus étonnant. Mais comment oublier le matraquage des formules dogmatiques qui répètent depuis des années que l’université dans un contexte concurrentiel doit impérativement avoir recours aux portefeuilles des familles et des étudiants plutôt qu’aux financements publics  ? N’est-ce pas le modèle que les think tanks néolibéraux  veulent toujours mettre en place en France, non sans l’appui de certains idéologues de Terra nova ?

La lutte des étudiants contre l’emprise du capitalisme financier sur l’enseignement reste en tout cas aujourd’hui l’un des signes les plus encourageants qu’une autre politique est possible qui consisterait à faire contribuer fiscalement ceux qui profitent le plus sur le plan économique du haut niveau des connaissances de la population sans vouloir en financer les conditions.
 
On pourra lire sur la question québécoise le livre de deux enseignants canadiens Éric Martin et Maxime Ouellet, Université inc., Des mythes sur la hausse des frais de scolarité et l’économie du savoir, Lux, 2011.
 
Christian Laval
Blog Mediapart

mercredi 16 mai 2012

Bahreïn (VIDEO) : Le Pays Interdit - Une population opprimée dans l'indifférence

Depuis un an, une insurrection démocratique remplit chaque jour les rues d’un pays où personne ne va, Bahreïn, le pays oublié du printemps arabe. Cette île, petite monarchie du Golfe Persique de 600 000 habitants, est fermée aux journalistes.
Pour le reste du monde, Bahreïn est un pays riche, moderne, en plein essor. En réalité, la monarchie sunnite du roi Al Khalifa est une dictature pratiquant la torture, les arrestations arbitraires, la discrimination à l'égard d'une population chiite à plus de 75%. L’élite est sunnite.


Bahreïn est avant tout un satellite de l’Arabie Saoudite et un allié occidental. Au printemps 2011, lors du début du soulèvement, l’armée saoudienne a envoyé ses chars à Bahreïn pour rétablir l’ordre.

Depuis maintenant un an, chaque jour, des femmes et des hommes de toutes les générations défient le pouvoir de Manama pour demander plus de démocratie. Une population opprimée dans l'indifférence.

samedi 12 mai 2012

France : Ôter toute illusion sur le nouveau Président socialiste.

La lutte est la seule issue  
Nous ne regretterons pas l’éviction de Sarkozy et son équipe : ils portent la lourde responsabilité d’avoir fait de la France le plus agressif des pays impérialistes occidentaux, d’avoir été les plus fermes soutiens de l’Europe des banquiers et des spéculateurs, du chômage, de l’austérité et de la régression sociale, les complices de la destruction des industries françaises en favorisant les délocalisations, et ils ont cultivé depuis cinq ans la xénophobie et les idées fascisantes.
Mais notre devoir de militants lucides est d’ôter toute illusion sur le nouveau Président socialiste et ses soutiens, notamment dans le domaine international. Même s’ils ont été prudents sur le sujet, nous savons que François Hollande et le Parti socialiste non seulement sont fermement attachés aux règles du grand marché mondial capitaliste, mais qu’ils ont soutenu depuis cinq ans toute les guerres impérialistes menées par la France (en Afghanistan, en Libye), qu’ils ont affirmé leur attachement à l’OTAN et à la politique belliciste israélienne, à l’Europe supranationale et ses diktats d’austérité budgétaire, à l’OMC et à la « libre circulation » des capitaux. Nous ne devons rien espérer de positif des nouvelles autorités politiques françaises, sauf si le peuple français les y contraint.
Notre objectif dans la période qui vient, y compris dans la campagne électorale qui continue, doit être de convaincre les Français encore majoritairement sous l’emprise de la propagande « européenne ». Il n’y aura pas de progrès sociaux en France sans une politique totalement nouvelle sur le plan international :
1) La sortie de l’OTAN et la fin des ingérences militaires et économiques en Afrique, Syrie, Iran, etc.
2) La dénonciation des traités européens et la restauration de la souveraineté nationale et populaire en matière monétaire, économique, douanière.
3) L’appropriation par les nationalisations des grands moyens de production et d’échange (banques, eau, énergie, services publics) aujourd’hui livrés aux financiers et spéculateurs.
Cela seul permettra de stopper la désindustrialisation et de lutter contre le chômage et l’inégalité sociale. Un mouvement populaire fort sur ces objectifs peut l’imposer quel que soit le gouvernement. Il nous reste à le créer, sur la base d’un rassemblement de toutes les sensibilités politiques et syndicales attachées à ces orientations.
Paris, le 12 mai 2012
Communiqué du Collectif Communiste Polex  
Source : Alger Républicain

SYRIE - Gregorios III : « une dictature de la presse sur la crise syrienne »« Il n’y a plus de Révolution, il n’y a plus de manifestations. Il y a seulement du banditisme et le monde entier refuse de le reconnaître ». ....

Ces paroles ne sont pas celles du président syrien Bachar el-Assad, ni celles d’un de ses ministres, ou celles d’un membre d’un quelconque gouvernement arabe soutien du régime, mais celles du patriarche de l’Église grecque-catholique melkite, dont la résidence est à Damas.
Le prélat n’a pas fait usage de termes vagues pour décrire l’actuel état de crise dans lequel se trouve plongé la Syrie : « des éléments étrangers sont entrés dans le pays et ont même commencé à frapper les chrétiens, qui ont dû quitter Homs étant donné la dangerosité de la situation », a expliqué le patriarche qui n’a pas caché une certaine insatisfaction vis-à-vis de la situation jugée trop souple du Vatican à son égard. Grégoire III s’en est pris ensuite à la presse européenne avec laquelle il a eu affaire lors de récentes visites sur le Vieux Continent pour raconter ce qui était justement en train de se passer en Syrie. «  Je n’excuse pas le régime comme j’ai pu l’entendre en France, mais je soutiens une réalité. Les journaux sont stéréotypés, ont des sources uniques et ne sont prêts à écouter personne, pas même moi », a avancé le prélat qui n’ pas hésité à parler d’une vraie « dictature de la presse au service des États-Unis ». Le patriarche a même raconté une anecdote arrivée au neveu d’un évêque travaillant à Dubaï (Émirats arabes unis), qui, alors qu’il se rendait un jour à son travail, a entendu derrière lui un homme annoncer au téléphone qu’il se trouvait à Homs, pendant que les troupes gouvernementales faisaient l’assaut de la ville, en tuant femmes et enfants.
«  On a parlé de complot, mais c’est bien plus grave que cela : il y a une volonté internationale de nuire à la Syrie », a encore affirmé Grégoire III tout en se demandant comment certains États pouvaient changer en peu de mois « le régime qui a tant fait pour sa population », alors que ces mêmes Etats ne réussissent pas à mettre fin au conflit israélo-palestinien. « Aucune sanction n’a été approuvée contre les colonies israéliennes, a-t-il ajouté, alors qu’elles sont illégales. Tout le monde en est persuadé mais personne ne fait rien ».
Enfin, répondant à une question des journalistes relative aux actions de l’armée syrienne vis-à-vis de la population, le patriarche n’a pas hésité à affirmer que l’intervention des forces armées a été « tardive et trop légère » pour espérer mettre fin aux violences des bandes rebelles.
Un témoignage important sur la situation réelle de la Syrie qui tranche singulièrement avec ce qu’on peut trouver dans les principaux media, lesquels ne se préoccupent décidément pas d’informations claires et objectives.
Capitaine Martin
Résistance http://www.resistance-politique.fr/article-gregorios-iii-une...
URL de cet article 16647 http://www.legrandsoir.info/gregorios-iii-une-dictature-de-la-presse-sur-la-crise-syrienne.html

lundi 7 mai 2012

France : La prophétie des charognards « La France de sarkozy est morte ! » et bien morte…

Ça y est, on peut !
Ça y est, cette fois-ci on y est vraiment ! Fini les anticipations, les spéculations fracassantes, les révélations racoleuses soi-disant prémonitoires, car trop souvent manipulées, déformées, voire complètement orientées (certaines informations étaient carrément des leurres, d’autres plus insidieuses de grossières manips de la veine du « bon docteur Coué » ; auto-persuasions grossières, révélations auto-réalisatrices, etc. Tout cet attirail médiatico-sémantique, pour mieux vous éclairer et surtout vous aveugler !)
Le clan sarkozy est mort… mais l’immonde bête métastase à tout va et propage ses ramifications en profondeur dans nos chairs, et ressurgiront le moment venu !
La défaite de sarkozy, c’est la défaite d’un clan maffieux… c’est surtout la défaite d’un système particulièrement infâme. Les nombreux cadavres (témoins muets comme ils les aiment…), jonchent le quinquennat. L’autocrate caractériel, a garni (comme jamais sous la Ve république) les allées du pouvoir d’une montagne de macchabées en décomposition. Cette infernale orgie n’aura servi à rien, car l’espoir de fuir la réalité était vain et le rattrapa toujours...
Il devra cracher et payer le prix fort !
Fuite inutile puisqu’irréfléchie voire totalement absurde ; comment croire une seule seconde (malgré les cadavres, les menaces les intimidations et l’achat des consciences de témoins gênants) qu’il puisse encore échapper à ses turpitudes ? La réalité elle-est devenue à ce point incontournable ? Dans la balance il y a trop d’intérêts contradictoires en jeu, la pression de d’argent sera bien trop forte (des montagnes de valises de fric), et malgré la foultitude de précautions, la réalité comme par enchantement (réapparaîtra toujours les alliés deviendront beaucoup trop encombrants), pas toute la vérité évidemment, mais une bonne partie, et il y en aura assez pour le faire plonger… ! Quoi qu’il dise et quoi qu’il fasse… elle lui collera ad aeternam à la peau ! Le prix à payer sera évidemment proportionnel à toute l’énergie dépensée pour lui échapper (pour échapper au châtiment), lourd, très lourd et de plus en plus lourd… Bien sûr dans l’immédiat il aura perdu toute crédibilité politique (et par la même, le poste suprême qu’il occupa par la ruse et à coup de mensonges insultants). D’ailleurs, comme je l’écrivais précédemment, personne (je dis bien personne) ne peut échapper (et n’échappera) au passage obligé de cracher au bassinet ! Car personne ne peut (quel que soit votre rang ou votre statut) passer à votre place à la caisse !, c’est un passage obligé, il lui faudra banquer… et rubis sur ongle même ! Et dans son cas, le paiera au prix fort !
L’anguille Chirac (Pas vu, pas pris !) s’en est pas trop mal tiré, mais le sortant (et sorti !) n’aura pas le même fion, il aura bien du mal à s’en tirer aussi bien que l’escroc (et de toutes manières ça lui coûtera un maximum !)
Son prédécesseur s’en est sorti sans trop de dégâts, il se porte bien et ce la coule douce chez ses riches amis, merci pour lui ! (malgré les deux ans et demi de taule avec sursis dont il a écopé, agrémenté d’une grosse pénalité (bof, bof), sans doute pas assez élevée au regard de ce qui lui était reproché, et ce, malgré les rodomontades de madame sa femme, la Chaudron de Courcelles, qui avait décrété que son mari n’était pas un citoyen comme les autres et qu’en conséquence il n’avait pas à être jugé… La bonne blague !)
On devrait élever le débat…, en respect de la fonction ! (Le roi républicain serait au-dessus de nos lois !) Cassez-vous pov’cons… !
En se faisant jeter comme un malpropre, hors des lambris dorés de notre République française, il n’aura payer en somme, qu’une infime partie de sa dette envers le peuple de France. Notre peuple a té gravement insulté, méprisé, voué aux gémonies sarkozystes (sa femme trouvait même que les français sont des cons…), quand le matamore se vantait (au sein de petits cercles privés et auprès d’amis chers, si chers pour notre pauvre pays, la France !) de le faire plier, lui faire mettre genoux à terre pour mieux l’humilier… Le peuple français réclame la totalité, l’entièreté, de ce qu’il lui a pris (de tout, absolument tout ce qu’il a détourné au profit d’un petit groupe de privilégiés), il faudra qu’il crache au bassinet, et jusqu’au dernier centime encore !. Le prix de ses exactions, de ses turpitudes, son mépris, sa haine du peuple français (et du peuple en général), son ostentatoire grossièreté, ses minables insultes, sa haine et ses crises de colères, ses intransigeances, sa partialité et ses partis pris, confortablement retranché derrière une confortable immunité, un sur mesure pour lui et son prédécesseur (sortie tout droit d’une interprétation avantageuse (pour lui et son prédécesseur) de notre Constitution, par quelques courtisans aux ordres)
Vengeance, vengeance, vengeance ! Nous n’oublions jamais rien !…
Portez-vous bien, au revoir et à bientôt sans doute ? sergio
PS : je prédisais que cette élection serait un 21 avril à l’envers, et que ce "duel" opposerait Hollande à Marine Le pen… sarkozy ayant épousé les thèses et l’idéologies du FN (via les fachos Buisson et Longuet, les racistes multirécidivistes Guéant et Hortefeux, les fachos honteux du groupuscule de la Droite populaire), il s’agissait bien de cela, un duel entre Hollande et Sarkopen (comme l’écrivait la presse outre-atlantique), ce qui n’empêchera évidemment pas l’ump d’imploser, les encore (?) démocrates-républicains s’émanciperons-t-ils du carcan haineux et nauséabond umpiste ? Mystère…
sergio
URL de cet article 16624 http://www.legrandsoir.info/la-prophetie-des-charognards.html

dimanche 6 mai 2012

Égypte : quelle réforme économique derrière le prêt du FMI ?......« les politiques économiques et financières qui ont été imposées suite à ces prêts ont abouti à la réduction des dépenses publiques sur les services de la santé, les services éducatifs et ont accru le fossé entre les riches et les pauvres ».


Le 10 avril dernier, l’équipe du Fonds monétaire internationale (FMI) terminait une mission d’un mois en Egypte pour discuter du programme de réforme économique du pays. Ce programme de réforme, une fois finalisé, permettrait à l’Egypte de bénéficier d’un prêt de 3,2 milliards de dollars du FMI pour le mois de mai.

La Campagne populaire pour l’audit et l’annulation de la dette de l’Égypte , une organisation composée d’académiques et d’associations de la société civile, a réagi dans les jours qui ont suivi pour demander plus de transparence dans les négociations relatives à ce prêt et au programme de réforme économique égyptien. A ce titre, Elle a écrit une lettre à la directrice du FMI.

19 avril 2012
Chère Christine Lagarde,
La Campagne populaire pour l’annulation de la dette égyptienne vous écrit pour attirer votre attention sur la manière dans le prêt du FMI est négocié.
Le gouvernement égyptien continue malheureusement à gérer les prêts accordés par les institutions financières de la même manière qu’avant la révolution. Le gouvernement continue à dissimuler les détails de la réforme économique associé à ce prêt. Cette attitude reflète que :
1. Le gouvernement n’a pas diffusé le programme de réforme économique aux médias à aucun stage de la préparation. Les détails du draft initial du programme de réforme n’était pas connu jusqu’au moment où la Campagne a divulgué le document au public.
2. Au moment où nous vous rédigeons ce courrier, le Parlement égyptien et le Ministère des finances refuse de révéler les détails du programme de réforme économique après qu’il ait été amendé.
3. Le programme de réforme économique du gouvernement n’a été l’objet d’aucun débat public.
4. Le programme de réforme économique n’a jamais été discuté à aucune session publique du parlement jusqu’à aujourd’hui. Ces discussions ont eu lieu derrière des portes fermées, entre les membres du parlement de la commission chargée de la planification et du budget et les représentants du gouvernement et du FMI.
5. La commission parlementaire chargée de la planification et du budget avait au départ refusé le programme de réforme économique. Elle a ensuite changé ses positions et a annoncé à la presse son accord sur ce programme sans aucune explication sur son changement de position.
Ces pratiques sont en contradiction avec les principes de transparence et de responsabilité du FMI et du gouvernement égyptien. Les Égyptiens porteront les obligations de ce prêt pendant les années à venir. Les Égyptiens doivent donc activement participer à leur formulation. Pour cela, la Campagne populaire pour l’annulation de la dette égyptienne demande au FMI de :
- Divulguer les détails du programme de réforme économique et des précédentes versions de ce programme afin que le FMI ne soit pas complice de la mise à l’écart des Égyptiens de ce programme.
- Cesser les négociations associés à ce prêt car le gouvernement engagé dans ces négociations n’est pas légitime et que les acteurs clés de ces négociations appartiennent à l’ancien régime considéré comme corrompu et dictatorial. Les Égyptiens continuent à se battre pour changer l’ancien régime afin d’établir une société et une économie basée sur la transparence, la responsabilité, la participation des citoyens dans les décisions qui influencent leurs vies. Les Égyptiens se battent pour une société et une économie qui répondent au besoin de la majorité des Égyptiens et qui répartissent les coûts en fonction des capacités financières de chaque Égyptien.
- Pour finir, la Campagne croit que la constante confidentialité autour des détails des négociations avec le FMI risque de faire du prêt proposé « une dette odieuse ».
En attendant une réponse positive de votre part, veuillez agréer, Madame Lagarde, nos sincères salutations,
La Campagne populaire pour l’annulation de la dette égyptienne
Egyptiandebtaudit@gmail.com
La Campagne se bat pour une annulation de la dette « odieuse » contractée par le régime d’Hosni Moubarak mais aussi pour une plus grande transparence dans les décisions économiques prises par les autorités égyptiennes. Selon Amr Adly, membre de l’organisation, « les politiques économiques et financières qui ont été imposées suite à ces prêts ont abouti à la réduction des dépenses publiques sur les services de la santé, les services éducatifs et ont accru le fossé entre les riches et les pauvres ».
 Popular Campaign to Drop Egypt’s Debt