mardi 13 mars 2012

Gaza : le massacre continue...Le monde se tait. Pas un mot sur les enfants qui sont tués.

Quatre jours de bombardements. 23 morts, dont plusieurs enfants. Plus de 80 blessés. Et ça continue. 1,6 millions de Palestiniens vivent à Gaza, enfermés dans une cage. Pas de moyen de s’enfuir. Les bombes tombent partout, près des écoles, sur des buildings. Les blessés affluent dans les hôpitaux, qui ont des difficultés de fonctionnement. Depuis des semaines, Gaza vit dans le noir, il n’y a plus d’électricité. Israël tire sur les cortèges des Palestiniens tués la veille. Le monde se tait. Pas un mot sur les enfants qui sont tués. Pour nos médias : Palestiniens et Israéliens s’agressent mutuellement.
Tout a commencé vendredi soir avec une provocation délibérée : l’exécution de deux responsables des Comités de Résistance Populaire. L’argument israélien pour justifier ce raid est que les deux hommes visés étaient les organisateurs d’un attentat en août dernier et s’apprêtaient à en perpétrer un autre. Comme toujours, l’armée israélienne ment et contredit ses propres enquêteurs, qui avaient conclu au mois d’octobre que les Palestiniens de Gaza n’étaient pas impliqués dans cet attentat, comme on peut le lire ici. Israël savait bien que les Palestiniens allaient répliquer à ce meurtre par des tirs de roquettes, qui leur donneraient la justification pour continuer le massacre.
Revenant des EU et n’ayant pas reçu le feu vert pour une attaque contre l’Iran maintenant, Netanyahou s’en prend à Gaza. Au moins, là, il peut y aller sans craindre une réaction de Washington. Un commentateur israélien écrit sans scrupules dans le Jerusalem Post « Il faut raser la pelouse à Gaza » « Assurer la maintenance, pour ainsi dire, dans la lutte contre le terrorisme ».
Depuis l’opération « Plomb durci », les attaques contre Gaza n’ont pas cessé. Rien que depuis le 1 janvier 2011, 260 personnes ont été tuées par Israël à Gaza. Vous voulez voir à quoi ressemble une attaque sur Gaza : visionnez la vidéo ci-dessous, plus spécialement à partir de 18 min 35. Le film Tears of Gaza a été fait lors de la guerre d’agression contre Gaza en 2008-2009.
pourlapalestine.be

Quand la France martyrisait la Syrie...dès mai 1916, la France et la Grande-Bretagne négocient en secret le partage du Moyen-Orient (accords Sykes-Picot)

Anticipant le démembrement de l’empire ottoman qui a suivi la Première guerre mondiale, dès mai 1916, la France et la Grande-Bretagne négocient en secret le partage du Moyen-Orient (accords Sykes-Picot). Sur une partie de cette région - qu’on appelait alors le Levant - la France se réserve la possession d’un territoire aux frontières arbitraires correspondant à la Syrie et au Liban d’aujourd’hui. [1]
En 1920, la Société des Nations consacre la remise de ce territoire à la France (mandat).
Commandé par le général Gouraud, le corps expéditionnaire français va rencontrer une résistance acharnée de la part des populations farouchement opposées à l’occupation étrangère.
Dès leur débarquement sur le sol syrien, en juillet 1920, les troupes coloniales se heurtent à une insurrection arabe conduite par l'émir Faysal qui dirige le royaume de Damas.
Il faudra l’envoi d’une colonne avec autocanons, automitrailleuses, deux formations de chars d’assaut et l’appui de l’aviation, pour que les troupes françaises parviennent à écraser les insurgés et faire leur entrée à Damas, le 25 juillet 1920.
Dès septembre 1920, la France démembre la Syrie en créant un Etat libanais confessionnel où dominent les chrétiens maronites. Elle joue aussi des oppositions entre populations : Alaouites, Druzes, Kurdes.

En juillet 1925, éclate la révolte druze (ou Grande Révolte syrienne) dirigée par le sultan Pacha al-Atrache. Dès les premiers combats, elle met en déroute les troupes françaises. L’insurrection s’étend et prend une dimension nationale.
En octobre 1925, Damas insurgée est bombardée par l’artillerie durant trois jours sur ordre du général Sarrail. On compte près de 1.500 morts. Des monuments historiques de la vieille ville sont réduits en poussière.
Ce n’est qu’en faisant venir des renforts de troupes du Maroc (30.000 soldats) en mars 1926 que la France parviendra à venir progressivement à bout du mouvement.
En mai 1926, la ville de Damas est de nouveau bombardée  - cette fois-ci par l’aviation - provoquant de nouvelles pertes humaines (5.000 morts) et matérielles considérables.
Au début de 1936, une insurrection urbaine embrase la Syrie. Le gouvernement de Front populaire négocie et signe des traités prévoyant l’indépendance de la Syrie et du Liban. Mais ces textes ne seront jamais ratifiés par le Parlement français.
Durant la Seconde guerre mondiale, en juin 1941, le général Catroux, au nom de la France libre, proclame l’indépendance de la Syrie et du Liban. Toutefois, celle-ci ne doit intervenir qu’après un traité qui reste à venir.
Des élections ont lieu en 1943 qui donnent la victoire aux nationalistes. Ceux-ci exigent leur souveraineté immédiate et refusent de la subordonner à un traité.
De Gaulle tergiverse, envoie des troupes et, le 30 mai 1945, donne l'ordre à l'aviation française de bombarder Damas pendant 36 heures d’affilée. On dénombre 500 morts dont 400 civils et des centaines de blessés. Une partie de la ville est détruite dont le parlement syrien.
Mais De Gaulle doit finalement accepter l’arrêt des combats et abandonner ses prétentions. En avril 1946, les derniers soldats français quittent le Levant.
Durant un quart de siècle, la France a ainsi soumis la Syrie à une dictature féroce et sanguinaire, comme en témoigne le seul fait d’avoir procédé à trois reprises au bombardement de la ville historique de Damas, faisant des milliers de victimes.
Cette réalité rend d’autant plus odieuse l’ingérence de l’ancienne puissance coloniale dans les évènements qui, depuis un an, secouent la Syrie.
Dès le début, la France a cherché à imposer à ce pays un scénario « à la libyenne » en appuyant diplomatiquement et militairement les groupes violents de la contestation à Bachar al-Assad.
La France comme la Grande-Bretagne, avec une participation active de la Turquie, et des monarchies obscurantistes du Qatar et de l’Arabie saoudite, arment et entraînent les « rebelles », troupe composite de Syriens et de mercenaires extérieurs.
Comme en Libye, la France a dépêché des éléments de ses forces spéciales pour apporter un soutien logistique aux « rebelles ». [2]
Il semble même que certains d’entre eux aient été arrêtés alors qu’ils opéraient sur le territoire syrien (le bulletin Médiapart accuse les médias français de taire cette information sous l’effet d’une véritable censure militaire). [3]
[1] Les Britanniques exercent leur tutelle sur la Palestine, la Transjordanie et l’Irak.
Jean-Pierre Dubois - blanqui.29@orange.fr

lundi 12 mars 2012

Libye : Le retour au tribalisme, au clanisme et à la royauté religieusement obscurantiste


....La partition de la Libye n’est ni un accident ni un effet « non désirable ». C’était le but même de la guerre. Sarkozy et Cameron savaient très bien que le CNT servait juste à camoufler la mise en branle des forces les plus rétrogrades à travers des identités politiques, tribales et religieuses d’avant la colonisation....
La proclamation d’une entité autonome dans l’Est libyen rappelle cruellement la réalité sociologique d’une Libye patriarcale et tribale. Notons, au passage, que ce genre de structures sociales ne laisse aucune place au choix politique individuel et fait du vote d’une personne l’expression du choix du clan et non du sien. C’est dire l’imposture de ceux qui ont habillé la destruction de l’Etat libyen et de la Libye avec les oripeaux démocratiques déjà mis en haillons en Irak, en Afghanistan, à Ghaza, dans l’île de Grenade, à Guantanamo, dans le Patriot Act ou dans la légalisation américaine de la torture.
Pendant que la presse dominante encensait la destruction de la Libye, suivie, avec zèle, par la presse néocoloniale indigène, des dizaines d’articles et de textes alternatifs alertaient sur le web de l’inéluctable dislocation de ce pays avec la démolition de l’Etat libyen et des buts réels des agresseurs, lesquels avaient obstinément refusé les propositions africaines de négociations, acceptées du reste par Kadhafi. Il ne fait aucun doute que l’OTAN – et particulièrement le couple Sarkozy - Cameron – cherchait à infliger à la Libye le maximum de destruction et laisser le maximum de blessures et de rancœurs insurmontables. Ces analyses dévoilaient les buts stratégiques de morcellement du pays après la division du Soudan, et ce, afin de créer sur toute la zone sahélienne des mini-Etats en guerre et en demande permanente de protection extérieure, en contrepartie du bradage de leurs ressources.
La partition de la Libye n’est ni un accident ni un effet « non désirable ». C’était le but même de la guerre. Sarkozy et Cameron savaient très bien que le CNT servait juste à camoufler la mise en branle des forces les plus rétrogrades à travers des identités politiques, tribales et religieuses d’avant la colonisation. La presse dominante a soigneusement caché le lynchage des Noirs libyens – il ne fallait pas réveiller la vigilance et la conscience des Noirs américains – sinon il aurait fallu expliquer que ce lynchage prévient de la vengeance de leurs anciens maîtres (ou de leurs enfants) qui ne leur auraient pas pardonné leur libération. Jeter un œil sur la Mauritanie et sur l’histoire des « Haratine » (ou « H’ratane » en Algérie) permet en effet de cerner la question.
Le retour au tribalisme, au clanisme, à la royauté religieusement obscurantiste des Senoussi, à l’idéologie esclavagiste des notables féodaux et au fétichisme et à l’animisme de la mort par la profanation des cimetières prélude à la mort spirituelle de la foi, voilà le contenu démocratique des bombes de l’OTAN et des gauches européennes, et voilà le contenu démocratique de certaines gauches algériennes qui ont tenté de nous vendre les « bienfaits » de l’OTAN par « la libération des Berbères » de Nefoussa. Fiction politique, fiction militaire, fiction sociale, le CNT ne servait donc qu’à couvrir l’action de forces réelles, mais rebutantes, que sont les tribus et leurs identités passéistes, l’OTAN, le Qatar, la CIA et ses Belhadj, ses Shalabi ou ses Jibril.
Quelques jours avant la proclamation de l’entité de Brêga ou Cyrénaïque, la presse française et sa comparse indigène ont commencé à lever le voile sur les crimes de guerre des « thouwars », sur le sort barbare réservé aux Noirs, sur les tortures jusqu’à la mort... Beaucoup de gens se sont interrogés sur l’origine de cette volte-face dans le traitement médiatique et se sont demandés s’il ne s’agissait pas d’une autocritique sans mea-culpa.
L’explication du mystère est tout entière dans la proclamation de cette nouvelle entité qui ruinait toutes les manœuvres de Sarkozy et ses ententes faussement secrètes avec le CNT. Cette autonomie de la Cyrénaïque n’était plus qu’une question de circonstances.
Pendant que le Qatar investissait sur le terrain dans les milices, dans les groupes djihadistes et dans les forces spéciales, et pendant que les Etats-Unis plaçaient leurs hommes passés par Guantanamo ou par la CIA dans les postes-clés, tout en téléguidant l’action du Qatar, des Saoudiens et de la Turquie, Sarkozy n’avait que la fiction du CNT pour signer ce fameux accord secret accordant aux Français le tiers du pétrole libyen. Et les Français n’ont eu que cette fiction du CNT pour croire à des contrats de reconstruction, d’armement ; ou encore ce contrat indécent de contrôle des frontières libyennes, côté algérien.
Durant la guerre d’agression, les analystes et observateurs avaient souligné le rôle de sous-traitant de la France. Elle se retrouve sans aucun recours. Sa seule planche de salut est d’aller contre les buts de la guerre qu’elle a exécutée pour le compte des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne et d’essayer de donner le maximum d’oxygène au CNT pour ne pas tout perdre. Du côté de la Tripolitaine et du Fezzan, la douche est glacée avec une prise de conscience d’enjeux autrement plus importants que celui de tenter de vivre la réalité à travers une PlayStation. Du coup, les milices se montrent prêtes à discuter d’intérêts supérieurs à ceux de leur univers tribal, en attendant que se décide le sort du pays en tant que nation et en tant qu’identité supérieure à celles des tribus. L’Algérie deviendra-t-elle le seul acteur régional capable d’éviter une implosion à la Libye ou, du moins, une implosion incontrôlée ? Quel paradoxe ! Surtout si l’on se souvient que le titre phare de la presse coloniale locale se faisait le relais des menaces d’un Abdeljalil reconnaissant aujourd’hui n’avoir aucun moyen d’assurer l’unité de la Libye. Retenons, quand même, la reconnaissance timide et honteuse des crimes des rebelles, tout en notant qu’elle cherche à occulter le pire d’entre eux : avoir servi de supplétifs à des agresseurs étrangers. Nous savons déjà que cette presse ne pleure pas les malheurs des Libyens mais cherche à détourner un cours de l’histoire qui fait de la France de Sarkozy le dindon de la farce américano-qatarinne dans ce pays.
Mohamed Bouhamidi
URL de cet article 16060
http://www.legrandsoir.info/libye-le-retour-au-tribalisme-au-clanisme-et-a-la-royaute-religieusement-obscurantiste.html

RUSSIE - Washington, Poutine les rend fous. (Asia Times Online)

.....Washington et ses acolytes sont prévenus. Avant les élections de dimanche dernier, Poutine avait même rendu publique sa feuille de route. L’essentiel : non à la guerre en Syrie ; non à la guerre en Iran ; non aux « bombardements humanitaires » et aux « révolutions de couleur  », et tout cela intégré dans un nouveau concept : « Instruments illégaux du pouvoir soft ». Pour Poutine, le Nouvel Ordre Mondial conçu par Washington n’a pas d’avenir. Ce qui compte c’est « le principe consacré de la souveraineté des États ».....
Oubliez le passé (Saddam Hussein, Oussama ben Laden, Kadhafi) et le présent (Bachar al-Assad, Ahmadineyad). Vous pouvez parier une bouteille de Pétrus 1989 (le problème c’est qu’il vous faudra attendre six mois avant de la recevoir) sur le futur prévisible, sur le fait que le plus grand démon aux yeux de Washington — et de ses associés de l’OTAN et de leurs divers comparses des médias — ce ne sera personne d’autre que le président russe Vladimir Poutine, de retour vers le futur.
Et vous pouvez en être sûrs : Vladimir Poutine en sera enchanté. Il est revenu exactement là où il veut être : commandant en chef de la Russie, à la tête des Forces armées, à la tête de la politique étrangère et de toutes les questions de sécurité nationale.
Les élites anglo-étatsuniennes sont encore toute saisies d’épouvante au souvenir de son légendaire discours de 2007, à Munich, dans lequel il critiqua le gouvernement de George W Bush pour son projet impérial, obsessionnellement unipolaire, « au moyen d’un système qui n’a rien de commun avec la démocratie » et pour son viol permanent des « frontières nationales presque partout dans le monde ».
Par conséquent, Washington et ses acolytes sont prévenus. Avant les élections de dimanche dernier, Poutine avait même rendu publique sa feuille de route. L’essentiel : non à la guerre en Syrie ; non à la guerre en Iran ; non aux « bombardements humanitaires » et aux « révolutions de couleur  », et tout cela intégré dans un nouveau concept : « Instruments illégaux du pouvoir soft ». Pour Poutine, le Nouvel Ordre Mondial conçu par Washington n’a pas d’avenir. Ce qui compte c’est « le principe consacré de la souveraineté des États ».
Ce n’est pas surprenant. Lorsque Poutine considère la situation en Libye, il voit les conséquences régressives de la « libération  » par l’OTAN avec ses « bombardements humanitaires »  ; il voit un pays brisé, contrôlé par des milices liées al-Qaida ; il voit la Cyrénaïque peu développée se séparant de la Tripolitaine plus développée et un parent du dernier roi renversé par Kadhafi rappelé pour gouverner le nouvel émirat et cela pour le plus grand bonheur de ces démocrates exemplaires de la Maison des Saoud.
Et autres éléments essentiels : non aux bases des États-Unis encerclant la Russie ; non au système de défense antimissiles sans une reconnaissance explicite et écrite que ce système ne sera jamais dirigé contre la Russie ; et une coopération croissante avec le groupe BRICS des puissances émergentes.
Pour l’essentiel, tout cela était déjà explicite dans la feuille de route antérieure de Poutine, son document : « Un nouveau projet d’intégration pour l’Eurasie : le futur en gestation ». Ce fut l’ippon de Poutine — il adore le judo — contre l’OTAN, contre le Fonds Monétaire International et le néolibéralisme de la ligne dure. Il voit une Union Eurasiatique comme une « union économique et monétaire moderne  » qui s’étendra sur toute l’Asie Centrale.
Pour Poutine, La Syrie est un détail important (pas seulement à cause de la base navale russe dans le port méditerranéen de Tartus, cette base que l’OTAN aimerait tant éliminer). Mais le coeur de l’affaire c’est l’intégration de l’Eurasie. Les atlantistes en seront fous de rage lorsqu’il investira toutes ses forces dans la coordination d’une « puissante union supranationale qui peut devenir un des pôles du monde actuel et un lien efficient entre l’Europe et la dynamique zone Asie-Pacifique ».
La feuille de route opposée ce sera la doctrine « Cap vers le Pacifique  » d’Obama et d’Hillary. Excitant, n’est-ce pas ?
Poutine parie sur le Gazoduquistan.
Poutine a pris la tête, presque en solitaire, de la résurrection de la Russie en tant que mégagrande puissance énergétique (le pétrole et le gaz représentent les deux tiers des exportations de la Russie, la moitié du budget fédéral et 20 % de son PIB). Par conséquent, on peut compter que le Gazoduquistan continuera à être la clé.
Et il sera centré surtout sur le gaz. Même si la Russie représente au moins 30 % des approvisionnements mondiaux de gaz, sa production de gaz naturel liquide (GNL) représente moins de 5 % du marché mondial. La Russie ne se situe même pas parmi les dix premiers producteurs mondiaux.
Poutine sait que la Russie aurait besoin de beaucoup d’investissements étrangers dans l’Arctique — dans la partie occidentale et surtout dans la partie asiatique — pour maintenir sa production de pétrole de plus de 10 millions de barils/jour. Et il lui faut parvenir à un complexe et exhaustif accord portant sur des milliards de dollars avec la Chine concernant les gisements de gaz de la Sibérie Orientale ; l’angle pétrolier a déjà été couvert grâce au pipeline ESPO (selon le sigle en anglais pour Sibérie-Orientale-Océan Pacifique). Poutine sait que pour la Chine — comme moyen d’assurer son énergie — cet accord est une parade vitale contre le ténébreux « changement de cap » de Washington en direction de l’Asie.
Poutine fera aussi tout pour consolider le gazoduc South Stream qui peut finir par coûter 22 milliards de dollars (l’accord des actionnaires est déjà signé entre la Russie, l’Allemagne, la France et l’Italie. South Stream c’est du gaz russe livré à la zone sud de l’U E, en passant sous la Mer Noire et en traversant la Bulgarie, la Serbie, la Hongrie et la Slovaquie). Si South Stream l’emporte, son concurrent, le gazoduc Nabucco, sera mis échec et mat ; importante victoire russe contre la pression de Washington et contre les bureaucrates de Bruxelles.
Tout est encore en jeu à l’intersection décisive entre la géopolitique dure et le Gazoduquistan. Une fois encore, Poutine sera confronté à une autre feuille de route de Washington, la pas exactement lumineuse Nouvelle Route de la Soie. (cf. Vea US’s post-2014 Afghan agenda falters, Asia Times Online, 4 novembre 2011.)
Et puis, nous avons ensuite la grande inconnue, l’Organisation de Coopération de Shanghaï (SCO). Poutine voudra que le Pakistan en soit membre de plein droit tout comme la Chine, elle, est intéressée à y incorporer l’Iran. Les répercussions seraient transcendantes, comme si la Russie, la Chine, le Pakistan et l’Iran coordonnaient, non seulement leur intégration économique, mais aussi leur sécurité mutuelle au sein d’une SCO renforcée dont la devise est « non-alignement, non-confrontation et non-ingérence dans les affaires des autres nations ».
Poutine voit que le contrôle par la Russie, l’Asie Centrale et l’Iran d’au moins 50 % des réserves de gaz du monde et avec l’Iran et le Pakistan comme membres virtuels de la SCO, le nom du jeu devient intégration de l’Asie, sinon de l’Eurasie. La SCO se développe comme une force motrice économique et de sécurité tandis que, parallèlement, le Gazoduquistan accélère l’intégration pleine de la SCO comme parade à l’OTAN. Les acteurs régionaux eux-mêmes jugeront de ce qui a le plus de sens : cela ou la Nouvelle Route de la Soie inventée par Washington ?
Écartons le moindre doute. Après l’interminable diabolisation de Poutine et la myriade de tentatives de délégitimiser les élections présidentielles en Russie, certains secteurs très puissants des élites washingtoniennes et angloétatsuniennes sont fous de rage.
Ils savent que Poutine sera un négociateur extrêmement coriace sur tous les fronts. Ils savent que Moscou appliquera une coordination de plus en plus étroite avec la Chine : pour éliminer les bases militaires permanentes de l’OTAN en Afghanistan, pour soutenir l’autonomie stratégique du Pakistan, pour s’opposer au bouclier antimissiles, pour s’assurer qu’il n’y aura pas d’agression contre l’Iran.
Il sera le diable de prédilection parce qu’il ne saurait y avoir d’opposant plus formidable aux plans de Washington sur la scène mondiale, que ces plans s’appellent Grand Moyen-Orient, Nouvelle Route de la Soie, Domination de Spectre Complet ou Siècle du Pacifique des États-Unis d’Amérique.
Messieurs-Dames, préparons-nous au grand choc.
Pepe Escobar
http://www.rebelion.org/noticia.php?id=146013
Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007) et de : Red Zone Blues : a snapshot of Baghdad during the surge. Son dernier ouvrage publié est : Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009).
Copyright 2011 Asia Times Online (Holdings) Ltd. All rights reserved.
Source : http://www.atimes.com/atimes/Central_Asia/NC09Ag01.html
Traduit de l’anglais en espagnol par Germán Leyens pour Rebelión
Traduit de l’espagnol par Manuel Colinas Balbona pour Le Grand Soir
URL de cet article 16065
http://www.legrandsoir.info/a-washington-poutine-les-rend-fous-asia-times-online.html

dimanche 11 mars 2012

LA GUERRE D'ALGERIE : P'TIT OMAR - LA REVOLUTION DANS LE CARTABLE DE SOUHILA AMIRAT - L'ETOFFE D'UN GRAND COMBATTANT.

Qui se souvient de cet enfant, héros avant l’âge qui a grandi dans les venelles tortueuses de la Casbah, qui naquit le 7 janvier 1944 au 3, rue des Abdérames, connaissait par cœur toutes les caches des grands résistants de la Révolution de Novembre 1954 ?
Qui se souvient de cet enfant, héros avant l’âge qui a grandi dans les venelles tortueuses de la Casbah, qui naquit le 7 janvier 1944 au 3, rue des Abdérames, connaissait par cœur toutes les caches des grands résistants de la Révolution de Novembre 1954 ?
Il faut songer un instant à ce combattant avant l’heure qui au lieu de jouer avec les gamins, accompagnait son père membre du PPA dans les réunions clandestines avec les militants du FLN et avait une conscience précoce de la nécessité d’une lutte implacable pour libérer les Casbadjis des riches Européens qui vivaient dans une opulence outrageante dans les beaux quartiers et surnommaient tous les Algériens par les prénoms Mohamed et Fatma comme si ces derniers n’avaient pas d’identité propre. Celui que tout le monde appelait affectueusement « P’tit Omar »  ce jeune agent de liaison avait l’étoffe d’un grand combattant qui côtoyait les Ben M’hidi, Krim Belkacem , Ali La pointe et Hassiba Ben Bouali avec son air très perspicace, débrouillard à l’extrême, il transportait des armes dans les couffins et faisait circuler les fidayines incognito et sans attirer le moindre soupçon des parachutistes français vers des abris.
Ce garçon pétri de sagesse et d’une bravoure inqualifiable tant elle étonnait les adultes qui l’entouraient de protection s’est vite familiarisé avec le discours  passionnants des chefs de la révolution qui promettaient de faire tomber l’ennemi et de libérer le pays du joug colonial, ce jeune garçon n’avait pas peur des patrouilles de police française et savait user des plus ingénieux stratagèmes pour tromper la vigilance des soldats.. Lui qui admirait la stature révolutionnaire de son oncle Yacef Saadi qu’il avait réussi à convaincre de l’intégrer dans le réseau de lutte et des artisans de la bataille d’Alger, accompagnait les poseuses de bombes habillée en tenue européenne en suivant scrupuleusement l’itinéraire indiqué jusqu’au lieu de l’attentat. Dans son livre l’auteur Souhila Amirat rend hommage à l’orée de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance, à la figure exceptionnelle et mythique du plus jeune révolutionnaire algérien, mort avec trois autres héros de la Guerre de libération à quelques mètres de son lieu de naissance au cours d’une explosion qui aura raison de sa jeune vie, pour que d’autres Algériens de son âge vivent en toute liberté et innocence une vie d’enfants insouciants dans un pays qui leur appartenait et une terre que leurs ancêtres avaient chérie.
L’ouvrage qui retrace dans un style pénétrant la vie de celui que beaucoup d’Algériens n’oublieront pas et qui conservent dans leur mémoire l’image vivante de celui que les moudjahidines appelaient affectueusement P’tit Omar, est une belle initiative littéraire sur l’écriture de l’histoire que cette écrivaine, diplômée en informatique a décidé de publier après le décès de la mère de ce jeune héros de la guerre aux éditions de l’Imprimerie Officielle. Le présent récit qui suit pas à pas la prise de conscience de cet enfant hors du commun et dont l’engagement avec ses grands frères d’armes force l’admiration de n’importe quel algérien digne de ce nom et dont le souvenir de la mort héroïque suffit à raviver l’émotion en faisant perler quelques larmes sur la destinée incroyablement engagée et mure de cet enfant qui était la preuve et l’incarnation vivante de la résistance algérienne contre l’oppression coloniale et dont la notoriété dépassait la ville d’Alger contraignant dans les derniers moments de retranchement P’tit Omar à se cacher dans les hauteurs des terrasses de l’antique médina loin des menaces que proférait sur lui un certain colonel Français, le tristement célèbre Massu qui avait mis sa tête à prix. A la lecture de cet émouvant livre qui narre les péripéties du jeune garçon jusqu’au cheminement ahurissant de son intégration spontanée dans les rangs du FLN pour devenir au sein du réseau de la capitale un élément incontournable de la Bataille d’Alger, on devine et sent fortement que l’auteur a mis du cœur à l’ouvrage en se consacrant totalement à l’écriture de ce récit chargé de grands sentiments de considération à l’égard de ce héros que la mémoire algérienne ne doit pas oublier. L’histoire racontée dans ce livre qui fourmille à chaque page de photographies inédites de la famille de ce chahid et illustrent le contenu du texte, se lit d’un trait tant elle arrive à brosser les traits du personnage en lui conférant ses qualités réelles et en faisant pratiquement revivre au présent le destin de ceux, qui au péril de leurs vie et ils ne furent qu’une poignée d’hommes et de femmes au courage exemplaire, avaient façonné le visage d’une Algérie libre et indépendante
Lynda Graba
Source : EL MOUDJAHID

Les leçons non retenues de l’Histoire...Nous ne savons pas tirer les leçons de l’Histoire, nous préférons nous laisser croupir dans le lit douillet – qui se délite – des acquis du passé,....

Il est bien sûr toujours dangereux de faire des comparaisons historiques car il n’existe pas, dans l’Histoire, deux situations identiques,… et l’Histoire ne se répète pas.
Cela ne doit pas nous empêcher de tirer un certain nombre de leçons sur des attitudes, des réflexes, des réactions prévisibles à des mécanismes, des évènements, même s’ils ne sont pas identiques mais qui déclenchent à peu près les mêmes réactions à toutes les époques.
LE MÉPRIS DES PEUPLES
Il peut s’exprimer aussi bien par cynisme et idéologie – le refus de l’autre considéré comme inférieur – que par une pure rationalité, au nom d’une logique supérieure… celle de marchés par exemple.
Aujourd’hui, sauf pour quelques imbéciles, il est difficile, et politiquement risqué, d’établir une hiérarchie entre les individus, les communautés, les civilisations. De même qu’à part les fanatiques – et ils sont encore très /trop nombreux - les différences entre croyances, religions ne constituent pas des critères pertinents de domination. La tendance, comparée au passé, très lente il est vrai, est l’acceptation de l’autre dans sa spécificité culturelle… ceci porte un nom : la laïcité.
Par contre on assiste à un phénomène, pas nouveau c’est vrai, mais qui prend de plus en plus d’importance, c’est de considérer l’autre au travers d’une « réalité économique » qui fini par l’instrumentaliser et finalement le nier en tant qu’être humain. Plus besoin dés lors d’idéologie, de croyance et autre manifestation plus ou moins subjective. Le calcul et les statistiques, les règles de la comptabilité et de la gestion donnent le la des relations sociales et des rapports entre les peuples.
Ainsi, la manière dont le peuple grec est traité depuis des mois en dit long sur cette pratique. Il lui est, de fait, dénié le droit d’exprimer réellement ses désirs, sinon au travers d’un système politique électoral complètement piégé et manipulé,… lui sont même confisqués les moyens d’une vie décente (santé, pouvoir d’achat, retraites, écoles,…) et ce, au nom d’une exigence économique fondée sur l’intérêt des marchés et de leur spéculation. En France la manipulation politique qui a annulé la décision populaire de refuser le Traité Constitutionnel Européen,… est du même genre.
On ne compte plus aujourd’hui les décisions arbitraires – sous couvert d’impératifs économiques et camouflées sous l’intitulé de « démocratie », les décisions prises par les gouvernements, les banquiers et les marchés, qui mettent en péril plus d’un demi-siècle de conquêtes sociales et oblitèrent l’avenir des générations à venir.
Au nom d’une prétendue « science économique » qui serait l’expression d’une réalité naturelle et indépassable,… et bien entendu incontestable, le système marchand asservi des peuples entiers, les condamne à la rigueur, à la pauvreté et les accule à la révolte.
Malgré, ou plutôt à cause, du camouflage démocratique, les pires pratiques sont « permises »… Les décideurs ont la « bonne conscience » de leur côté, la légitimité en prime et la certitude d’agir dans le « sens » de l’Histoire ( ?).
A toutes les époques nous trouvons des pouvoirs qui, ceint de telles certitudes, plus ou moins accommodées, soit à la sauce religieuse, mystique, patriotique, « démocratique », ont fait n’importe quoi, pratiquant les pires politiques, acculant des peuples entiers soit à la révolte contre eux, soit à l’affrontement entre eux.
Aujourd’hui, comme hier, mais sur des bases nouvelles, nous assistons à un processus de domination, cette fois des marchés, des experts, des spéculateurs, des politiciens qui ne peut qu’aboutir à la fracture sociale et politique. Le mécanisme inhérent au pouvoir du capital, sa domination et la logique de son extension marginalisent, voire excluent, absolument l’ensemble des peuples. Tout se fait à leur insu. Le lien social se délite, se décompose… A court terme, cette décomposition profite aux marchés, fonds de pensions, spéculateurs, banques et leurs valets politiciens… à moyen et long terme c’est l’effondrement de la société.
LA MONTÉE DU TOTALITARISME
Il est aujourd’hui évident, malgré les rodomontades de certains, que la société civile n’a pas trouvé le moyen de dépasser cette situation. Les drames du 20e siècle ont quasiment tous cette origine… Révoltes, insurrections, coups d’Etat,… même la « révolution bolchevique », même les luttes de libération coloniales,… tout a échoué contre le capitalisme…. Sans parler des élections qui le renforcent systématiquement.
C’est toujours cette incapacité stratégique pour les exploités qui a aboutit au totalitarisme.
La force du Capital c’est la faiblesse de celles et ceux qui luttent contre lui.
Dans toute société, un rapport de forces dans lesquelles celles-ci sont équilibrées, c’est-à-dire que les classes sont fortes et y « trouvent leur compte »… comme les salariés dans les pays développés qui ont profité des miettes substantielles du capitalisme,… donne un système, contradictoire, mais stable.
Aujourd’hui la force du Capital est disproportionnée par rapport à celle de celles et ceux qu’il exploite, qu’il asservit, qu’il se permet d’exclure.
Aujourd’hui, les amortisseurs de ce qu’il est convenu d’appeler la crise, c’est le modèle social issu des luttes des salariés en Europe. La déréglementation, la libéralisation sont entrain de faire fondre comme neige au soleil les protections sociales qui rendaient supportable le système. Le fonctionnement actuel du système marchand remet à nu ses principes (on parle d’un retour au 19e siècle). Le social qui était une production des luttes disparaît. La condition humaine devient de plus en plus insupportable,… la révolte gronde.
Une classe capable de tout pour garder son pouvoir, face à une multitude – qui souffre - incapable de l’essentiel pour la renverser,… et nous avons là les ingrédients essentiels pour une aventure totalitaire. Le 20e siècle nous en donne des exemples édifiants.
C’est très exactement la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui. Lobotomisés par les pratiques « républicano-électorales », nous faisons, nous, comme les plupart des peuples, comme si….. Nous nous efforçons, à défaut d’autre chose, de croire que la solution (hypothétique) réside dans les vieilles formes de contestation et finalement dans… les élections.
Pendant tout ce temps les contradictions se développent, les conflits se multiplient, le tissu social se délite,… Pendant combien de temps cette déliquescence peut-elle durer ? Personne ne peut répondre. Mais l’on peut/doit penser, à juste titre, que ce processus ne peut éternellement se poursuivre… ça ne peut que « casser ».
« Casser » veut dire que la révolte – stérile – aboutira sur un désordre inacceptable pour les dominants, mais aussi pour les dominés. Seul, dans les conditions d’alors, un coup d’Etat, militaire ou militaro-policier ‘toutes les formules sont possibles), pourra assurer une stabilité politique, économique et sociale. Paix des cimetières, mais paix tout de même. Et aucune force – forcément inorganisée – ne pourra s’y opposer… Certains même, parmi le peuple aspireront à cette stabilité… L’exemple de la montée du nazisme en est une parfaite illustration. Lassitude et peur seront de puissants moyens de restabilisation sociale au travers d’un coup de force.
Ce raisonnement, ces exemples, on n’en parle jamais… Ils font peur. On préfère s’accrocher aux certitudes futiles – pour le moment – de politiciens patelins, sécurisants ou, si l’on est plus velléitaires, de tribuns plus ou moins contestataires qui séduisent par leur verve et leurs gesticulations médiatiques.
Nous ne savons pas tirer les leçons de l’Histoire, nous préférons nous laisser croupir dans le lit douillet – qui se délite – des acquis du passé, espérant que le froid calcul des intérêts égoïstes du Capital ne frappera que les voisins.
Le réveil va être brutal !
Patrick MIGNARD
URL de cet article 16061 http://www.legrandsoir.info/les-lecons-non-retenues-de-l-histoire.html

RSF : L’UNESCO exclut Reporters Sans Frontières, affiliée à la CIA, pour ses "méthodes de travail" controversées (Rebelion)

L’ONG française Reporters Sans Frontières (RSF), subventionnée par des agences du Département d’État nord-américain et dont les liens avec l’intelligence nord-américaine ont été démontrés, vient d’être exclue de la liste d’Organisations Non Gouvernementales associées à l’UNESCO.
C’est la deuxième fois en exactement quatre ans que RSF est sanctionnée par l’UNESCO pour son manque d’éthique.
L’institution prestigieuse des Nations Unies lui a avait déjà retiré le mercredi 12 mars 2008 le co-parrainage de la Journée pour la liberté d’Internet pour cause de « tentatives visant à disqualifier un certain nombre de pays ».
Le Conseil Exécutif de l’organisme international a validé ce 8 mars la décision du Comité sur les Associés Non Gouvernementaux qui a retiré à RSF son statut d’organisation associée.
Le Comité sur les Associés Non Gouvernementaux, un organe affilié au Conseil Exécutif de l’UNESCO, s’est réuni le 28 février dernier, pour étudier le reclassement des ONG qui collaborent avec l’UNESCO.
Au cours des débats de l’UNESCO, quelques pays ont dénoncé les méthodes controversées de travail employées par l’ONG « qui ne sont pas compatibles avec les valeurs de l’UNESCO dans le domaine du journalisme » et a décidé de l’exclure de la catégorie d’association.

La créature de Robert Menard

En 2008, quelques mois après une décision similaire, le fondateur de RSF, Robert Ménard, a renoncé à son poste de chef de l’ONG, qu’il détenait apparemment à vie, pour accepter un contrat millionnaire de l’Émirat du Qatar où il devait supposément créer un organisme en faveur des droits de la presse.
Il est aujourd’hui de retour en France où il est associé au parti d’extrême-droite, le Front National, des Le Pen.
Lorsqu’il était à la tête de RSF, Ménard a du publiquement reconnaître que son groupe recevait des subventions généreuses de l’Agence de Développement International (USAID), une façade de l’intelligence nord-américaine, à travers le Center for a Free Cuba, une créature de Freedom House, dirigée par l’agent de la CIA Frank Calzón.
Ménard a eu pendant des années accès aux fonds de l’agence nord-américaine pour l’ingérence, USAID, qui disposait l’année de sa "retraite" précipitée d’environ 45 millions de dollars pour mener son travail de propagande et d’espionnage contre Cuba, à travers un réseau de soi-disant ONG. Le bras droit de Calzón, Felipe Sixto, a avoué à la fin de l’année passée avoir volé un million et demi de dollars du budget du “Center”.
L’affiliation avec l’USAID et d’autres appuis occultes des EU explique l’ardeur de RSF à attaquer constamment les pays progressistes de l’Amérique Latine, parmi lesquels les pays de l’ALBA, contre qui il déclenche à intervalles régulières des campagne de diffamation aux côtés d’autres organismes de presse connus pour leur collaboration avec le Département d’État.
En février passé, RSF est intervenu dans le débat qui se développe à l’Équateur sur les droits de la presse pour appuyer le quotidien El Universo, condamné pour injures et mesonges grossiers contre le président Rafael Correa.
RSF a qualifié de « désastre » la décision de la Cour Nationale de Justice (CNJ) de l’Équateur qui a ratifié une sentence par « une injure calomnieuse » contre le porte-parole du quotidien de l’extrême-droite et de l’oligarchie.
De même, RSF attaque la Bolivie et en Venezuela, les pays dont la « grande presse » a été traditionnellement monopolisée par l’oligarchie nationale.
Désormais, RSF ne disposera pas d’un droit d’intervention et devra se limiter à « des consultations ».
Plus de 60 ONG collaborent avec l’UNESCO en tant qu’organisations associées.
Jean-Guy Allard
http://www.rebelion.org/noticia.php?id=146110
Traduction « la liberté des ONG stipendiées à bien des limites » par VD avec probablement les fautes et coquilles habituelles
URL de cet article 16062
http://www.legrandsoir.info/l-unesco-exclut-reporters-sans-frontieres-affiliee-a-la-cia-pour-ses-methodes-de-travail-controversees-rebelion.html