vendredi 26 août 2011

Rapport: Les sangliers, une arme sioniste redoutable contre l’agriculture palestinienne

Palestine occupée

Les agriculteurs palestiniens ont une grande appréhension de ces sangliers qui menacent leurs biens, des sangliers lâchés par les colons sionistes. La saison des céréales en a déjà beaucoup souffert.
Le fermier Ali Salah, du village de Broquin, à Silfit, parle des dangers permanents causés par cette armée de sangliers qui attaquent par groupes, dont le nombre s’élève à des centaines. L’année dernière, ils ont dévasté la plupart des vignes et des figuiers.
De plus, ces sangliers attaquent les jardins des maisons des faubourgs de Silfit et de ses villages, surtout les maisons sans clôtures, une source supplémentaire de terreur, en plus de l’occupation israélienne.
Les colons sionistes lâchent leurs sangliers sur les terrains de la Cisjordanie pour anéantir les fermes des Palestiniens. Ils font tout cela pour que les fermiers délaissent leurs terres, ce qui rend facile leur confiscation.
Détruire l’agriculture palestinienne
Achraf Zayd, directeur de la division de la santé et de l’environnement de la mairie de Salfit, informe l’agence Safa : « Les sangliers ont anéanti l’agriculture, dans le département de Silfit. Les activités agricoles ont baissé de 80%. Différentes sortes de cultures ont même disparu de ce département ».
Ce département était connu pour ses prunes, ses pêches et ses raisins. Et le village de Balloutt était connu pour ses melons et ses concombres. Tous ces fruits et légumes font partie du passé, une vraie catastrophe.
La plupart des Palestiniens du département de Silfit ont quitté le métier d’agriculteur, voyant leur incapacité à protéger leur terre et l’incapacité de l’autorité palestinienne à combattre ces bêtes sauvages.
Zayd confirme que la culture des légumes de ce département a disparu, alors qu’il connaissait une large autosuffisance. Al-Mattwi était jadis une zone de légumes, elle n’a maintenant que quelques oliviers. Cela est pareil pour la zone Skaka et d’autres encore.
Pas de solution
Zayd confirme que trouver des solutions est presque impossible, à cause des restrictions imposées par les autorités de l’occupation israélienne.
Toutes les solutions présentées ne sont pas assez suffisantes, ajoute-t-il. La municipalité ne nous fournit que quelques outils pour installer des pièges. Mais ils ne captent qu’une ou deux bêtes parmi les centaines qui envahissent leurs terrains.
Et les poisons, on ne peut les utiliser pour ses effets nocifs sur tout l’environnement.
La meilleure solution est de les chasser, mais les autorités de l’occupation israélienne ne donnent l’autorisation que trop tard, après que les bêtes ont tout dévasté, souligne le fermier Hossein Islamiyya.
Islamiyya confirme que les sangliers ont détruit sa récolte de blé, après avoir attaqué la région de Wadi Id, au sud de Silfit.
Le sanglier, une arme coloniale
Achraf Zayd, directeur de la santé de Silfit, dit que les colons ont réussi avec ces sangliers à chasser beaucoup de fermiers de leurs terres.
Les égouts des colonies sionistes attirent ces bêtes sauvages qui non seulement mangent, mais aussi détruisent tout sur leur chemin : des chaînes de montagnes et des arbres sont détruits, des fermiers sont attaqués et blessés, beaucoup de biens sont dévastés.
Il faut enfin, dit-il, un plan national pour traiter cette catastrophe nationale.

Mafia juive : les avocats de Nafissatou Diallo accusent le procureur Vance de corruption et demandent sa révocation .

Jeudi, 25 août, 2011
"Nafissatou Diallo a été traitée comme une accusée" 
Les avocats de Nafissatou Diallo, dont un Français, accusent le procureur d’avoir lui-même organisé les fuites ayant permis de discréditer leur cliente. Selon eux, les transcriptions téléphoniques contenaient de fausses informations puisque Nafissatou ne dit nullement qu’elle entend exploiter la fortune de Dominique Strauss Kahn. Ils démontrent que le procureur, a servi les intérêts de Dominique Strauss Kahn dans cette affaire. Le procureur n’a pas non plus démenti les accusations de prostitution, totalement mensongères, portées contre leur cliente. De plus, la cliente, mise à l’isolement par le procureur a en réalité été maltraitée, ne disposait même pas de téléphone et a en réalité été coupée du monde contre son gré. Ils indiquent également que l’un de membres du bureau du procureur est un ami du couple Strauss Kahn. Les personnes qui ont signé la requête d’abandon de charge sont tous sous la coupe d’un proche des Strauss Kahn.
Par ailleurs la mise en accusation de Diallo repose sur des mensonges proférés par la victime d’une grande pauvreté afin d’obtenir l’asile aux Etats-Unis. Tenir compte de cela pour discréditer un témoin risquerait d’interdire à tous les américains de fraîche date de pouvoir porter plainte contre des crimes.
Il va de soi que le procureur des Etats-Unis est élu au suffrage universel et que la ville de New York dont il relève est une ville où le lobby juif détient un pouvoir considérable.
L’histoire retiendra que la parti socialiste aura préféré soutenir un banquier milliardaire sioniste clairement impliqué dans une agression sexuelle qu’une femme de ménage noire victime de cette agression. Elle retiendra aussi que ce fût peu ou prou le cas de l’ensemble des médias français, qui se réjouissent tous du retour de Strauss Kahn.
L’avocat français évoque à juste titre les « réseaux strauss-kahniens » qui tentent par tous les moyens de sauver leur comparse, réseaux qui sont bien évidemment communautaires. ceux-ci se sont activés selon lui pour interdire à l’ensemble des femmes victimes du comportement de cet éminent représentant de la mafia talmudique, autrement dit de la mafia satanique.
Souhaitons que le procureur au mains du lobby soit révoqué et que Nafissatou Diallo puissent bénéficier du juste procès auquel elle a droit. Selon que vous serez puissants ou misérables…
Médialibre

Libye : L’histoire se répète, avec les mêmes erreurs que celles commises en Irak

Jeudi 25 Aout 2011
Avec Kadhafi parti, une guerre de guérilla érodera inévitablement les nouveaux pouvoirs en place.

Bombardement "libérateur et démocratique" des forces de l’OTAN, résolument engagées du côté des Libyens de l’Est. Motif officiel de l’intervention occidental : "éviter un bain de sang (sic)" ... Ce qui n’empêche pas TOTAL de se préparer à prendre un bain de pétrole... Mais la Libye n’est pas obligatoirement condamnée a devenir (rester ?) une marionnette aux mains des puissances occidentales. L’ère post-Khadafi sera complexe et semée d’embûches.
A chaque fois condamné à mener la dernière guerre, nous répétons la même vieille erreur en Libye.
Mouammar Kadhafi disparaît après avoir promis de se battre jusqu’à la mort. N’est-ce pas ce que Saddam Hussein a fait ? Et bien sûr, quand Saddam a disparu et que les troupes américaines ont subi leurs premières pertes face à l’insurrection irakienne en 2003, on nous a dit - par l’intermédiaire du proconsul américain Paul Bremer, des généraux, des diplomates et des « experts » en voie de délabrement des plateaux de télévision - que les hommes armés de la résistance étaient des « jusqu’au-boutistes », « jusqu’au-boutistes » qui ne se rendaient pas compte que la guerre était terminée.
Et si Kadhafi et son fils à tête d’œuf sont toujours en liberté - et si la violence ne s’arrête pas - d’ici combien de temps allons-nous être confrontés une fois de plus aux « jusqu’au-boutistes » qui n’auront tout simplement pas compris que les types de Benghazi sont au pouvoir et que la guerre est finie ? En effet, à peine 15 minutes - littéralement - après que j’ai écrit les mots ci-dessus (14 heures hier), un journaliste de Sky News avait ré-inventé « jusqu’au-boutistes » pour qualifier les hommes de Kadhafi. Vous voyez ce que je veux dire ?
Inutile de dire que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possible pour autant que l’Occident est concerné. Personne ne va dissoudre l’armée libyenne et personne n’a officiellement interdit aux Kadhafi-istes de jouer un futur rôle dans leur pays. Personne ne va faire les mêmes erreurs que celles que nous avons faites en Irak. Et pas de bottes sur ​​le terrain... Pas de zombis occidentaux murés dans une Zone Verte et essayant de déterminer l’avenir de la Libye. « C’est la responsabilité des Libyens », est devenu le refrain joyeux de tous hommes à tout faire des département d’Etat / Bureau des Affaires étrangères / Quai d’Orsay. Rien à voir avec nous !
Mais, bien sûr, la présence massive de diplomates occidentaux, de représentants de compagnies pétrolières, de mercenaires occidentaux très bien payés et de discrets militaires britanniques et français - tous prétendant être des « conseillers » plutôt que des participants - constitue la Green Zone de Benghazi. Il n’y a pas (encore) de murs autour d’eux mais ce sont eux, en effet, qui régissent la Libye par le biais des différents héros et voyous libyens qui se sont installés comme maîtres politiques locaux. Nous ne pouvons ignorer l’assassinat par ces derniers de leur propre commandant - pour une curieuse raison, personne ne mentionne plus le nom d’Abdul Fatah Younes, bien qu’il a été liquidé à Benghazi il y a à peine un mois - mais ceux-ci ne peuvent survivre qu’en s’accrochant à nos cordons ombilicaux d’occidentaux.
Bien sûr, cette guerre n’est pas la même chose que notre exécrable invasion de l’Irak. La capture de Saddam n’a eu que pour effet de renforcer la résistance et les attaques contre les troupes occidentales - parce que ceux qui avaient refusé de prendre part à l’insurrection, de peur que les Américains ne remettent Saddam à la tête de l’Irak, n’avaient plus de telles craintes.
Mais l’arrestation de Kadhafi avec son fils Saif auraient sans doute pour effet de précipiter la fin de la résistance pro-Kadhafi face aux rebelles. La crainte réelle de l’Occident - en ce moment, et cela pourrait changer du jour au lendemain - devrait être la possibilité que l’auteur du Livre Vert ait trouvé la sécurité sur son ancien terrain de prédilection, la ville de Syrte, où la loyauté tribale pourrait se révéler plus forte que la crainte d’une force libyenne soutenue par l’Otan.
Syrte - où Kadhafi, au tout début de sa dictature, a transformé les champs de pétrole de la région en une place où attirer les énormes dividendes des investisseurs étrangers après sa révolution de 1969 - n’est pas Tikrit. C’est le site de sa première grande conférence de l’Union africaine, à peine à 16 miles du lieu de sa naissance, une ville et sa région qui ont bénéficié grandement de ses 41 ans de règne. Strabon, le géographe grec, a décrit comment les colonies dans le désert au sud de Syrte ont donné à la Libye l’allure d’une peau de léopard. Kadhafi doit avoir aimé la métaphore. Près de 2000 ans plus tard, Syrte était à peu près la charnière entre les deux colonies italiennes de la Tripolitaine et la Cyrénaïque.
Et à Syrte les « rebelles » ont été défaits par les « loyalistes » dans cette guerre de 6 mois. Nous devrons bientôt, sans aucun doute, échanger ces étiquettes absurdes - quand ceux qui soutiennent le Conseil National de Transition devront être appelés loyalistes et que les rebelles pro-Kadhafi seront transformés en « terroristes » qui pourraient bien s’en prendre à notre nouvelle administration libyenne complaisante et pro-occidentale. Dans tous les cas, Syrte, dont les habitants sont désormais censés négocier avec les ennemis de Kadhafi, fera peut-être bientôt partie des villes les plus intéressantes de Libye.
Que peut bien penser Kadhafi à présent ? Nous l’imaginons désespéré. Mais l’est-il vraiment ? Nous avons usé de nombreux adjectifs à son égard dans le passé : colérique, fou, dérangé, magnétique, infatigable, obstiné, bizarre, homme d’État (description de Jack Straw), secret, exotique, bizarre, énigmatique, idiosyncrasique et - plus récemment - tyrannique, meurtrier et sauvage. Mais dans sa perception biaisée mais certainement perspicace du monde libyen, Kadhafi ferait mieux de survivre, de poursuivre une guerre civile tribale et d’épuiser les nouveaux amis libyens de l’Occident dans le marais de la guérilla en tuant lentement la crédibilité du nouveau pouvoir de "transition".
Robert Fisk - The Independent
Source : Info-Palestione.net

Libye - Cnt : nouvelle colonie de la France en Afrique !

jeudi 25 août 2011  
On connaissait les soutiens invétérés de nombreux Etats dits « démocratiques » du Nord à des rébellions en Afrique d’une manière générale. Jusque-là, Paris, Washington, Londres, etc. voilaient leurs forfaitures militaires. Avec le Cnt (Conseil national de la transition, bras politique de la rébellion libyenne), c’est à une nouvelle scène ubuesque que se livrent la France et ses alliés de l’Otan en Libye. En plein 21ème siècle.


Un commentaire de Hilarion Dembele, La Rédaction AfriSCOOP ©
Au-delà de la main que Paris et Londres vont visiblement mettre sur le pétrole libyen après la chute définitive du colonel Kadhafi, quels autres grands avantages Français et Anglais vont-ils tirer de leur positionnement sur le sol libyen ?
De toute évidence, le pouvoir qui sera mis en place en Libye après la chute du régime kadhafiste n’aura pas les mains libres devant les puissances coalisées que l’ont aidé à chasser l’homme fort de Tripoli. Une chose est presque sûre : le gâteau du Cnt sera délicieux à partager. Comme les aiment les dirigeants de ce monde qui sont toujours fanatiques des relents coloniaux dans leur approche de l’instauration de la démocratie sur le continent noir.
Une « colonie Libye » qui sera mise sens dessus-dessous
Grosse preuve patente que les futurs dirigeants du Cnt seront des pantins aux mains de Paris et de Londres, les médias de ces deux pays ont prouvé et démontré, à plusieurs reprises, qu’il existe une grande disparité (en terme de formation et de conception politique, patriotique) entre les principales têtes d’affiche de ce Conseil d’une part. D’autre part, le même Conseil a comme conseiller un simple littéraire : l’écrivain Pierre-Henri Lévy !!
Mieux, au terme des huit mois de transition que compte instaurer le président Jalil et ses camarades de lutte, la Libye a de fortes chances de devenir « une nouvelle base militaire de la France et de ses alliés dans la Méditerranée » ; alors même que les Européens chantent à qui veut l’entendre qu’ils ferment leurs bases sur le continent noir. La France en tête !! Même en étant soumise à une forte aide militaire annuelle de Washington, l’Egypte de Moubarak n’était pas devenue une base grandeur nature des Etats-Unis comme la Libye de Jalil s’apprête à le devenir.
Indirectement, en boutant le colonel Kadhafi hors de la Libye, la France et ses alliés de l’Otan coupent une grande source de financements à l’Ua (Union africaine). En dépit de ses prises de position au sein de cette Union qui n’étaient pas toujours sensées, le Guide libyen supportait, à lui tout seul, 15% des besoins financiers de l’Ua. La Libye sous M. Kadhafi a également déboursé 300 millions de dollars pour doter le ciel africain de satellites. Sans compter les grosses parts que détenaient le régime de Tripoli dans les actions d’Africa n°1, la radio panafricaine née en 1981.
Il est à fort parier que tous ces investissements de la Libye sous Kadhafi ne vont pas être d’actualité sous le président Jalil. Car les besoins de la reconstruction de ce pays détruit par les soins de l’Otan seront énormes. Dans de pareilles conditions, ce devrait être les entreprises occidentales qui vont décrocher les milliers d’appels d’offre qui seront lancés par le Cnt. A côté de la manne pétrolière à laquelle ils vont se servir sous le Cnt, tous les participants à la guerre d’épuration politique des Kadhafistes vont aussi se partager allègrement des marchés de reconstruction. Et surtout contrôler les esprits de dirigeants qui ne sont pas révolutionnaires comme le colonel Kadhafi ; mais pire, ces leaders du Cnt devraient éprouver toutes les difficultés du monde pour devenir des Paul Kagame. C’est-à-dire être des nervis de l’Occident mais avoir des visions pour son pays, son continent. Pauvres Libyens qui croient découvrir la L-I-B-E-R-T-E avec la France.

jeudi 25 août 2011

La Libye et le CNT

Après cinq mois de bombardement, ce moment inéluctable a bien fini par arriver: Kadhafi est tombé. Ou presque. Enfin bref, il n'est plus maître tout puissant de la Libye. Pourtant, les choses ne semblent pas être aussi simples. En effet, le CNT s'embarrasse déjà dans des annonces contradictoires: tantôt il annonce avoir capturé les fils du dictateur, tantôt il affirme le contraire. Le seul point qui réunit tous les spécialistes, du moins les plus sérieux, est que la situation est encore trop confuse pour tirer des conclusions. Mais prenons quelque peu les devants. Imaginons la suite: quels sont les défis du CNT?
Tout d'abord, il faut préciser que le CNT n'est pas le représentant du peuple libyen; il n'est autre que le représentant de ceux qui ont pris les armes contre Kadhafi et ses troupes. Cela implique qu'il ne peut dès le départ prétendre instaurer un État démocratique, car cela signifierait l'accession au statut de représentant légitime. Non. Le Conseil de transition doit d'abord réconcilier les Libyens entre eux. Il doit rapprocher et renforcer les liens inter-ethniques et géographiques mis à l'épreuve depuis le début de la révolution. La tache est grande, mais telle est sa mission s'il veut véritablement gagner en légitimité. Comme son nom l'indique, c'est un conseil qui n'a pour but que de permettre la mise sur pied d'institutions véritables; en somme d'assurer la transition.

Le peuple libyen, avec tout le respect qu'il mérite, n'a encore jamais connu la démocratie et on peut se poser la question de sa capacité à comprendre les mesures démocratiques qui peuvent dans certains cas heurter certains reflex tribaux. Cela ne signifie pas que la société libyenne est incapable de connaître la démocratie. Au contraire, elle a été soulevée en partie par les envies démocratiques. Les envies de liberté ne doivent pas être sous-estimées. Le CNT doit ici montrer sa capacité à respecter son engagement et quitter le pouvoir dès la trasition achevée.

Enfin, le nouveau pouvoir libyen de transition devra au plus vite établir et rendre transparent ses projets politiques et idéologiques pour le futur Etat libyen. Parce qu'au fond, à quoi bon faire la révolution pour voir l'installation d'une dictature à la solde des Occidentaux, cette fois-ci. Le CNT devra éviter le piège de l'achat d'armement made in UE; alors que jusque là le régime kadhafiste se fournissait au-près des Russes. De plus, les enjeux pétroliers devront être absolument contrôlés par le peuple libyen afin d'éviter un monopole étranger et donc spoliateur. Enfin, les stratégies militaires en méditerrannée devront respecter les intérêts souverain du peuple libyen. Et cela implique le refus de toute base étrangère en terre désormais révolutionnaire.
Publié dans Maghreb

Libye : les medias font la guerre en fonction des intérêts de leur Etat

L'information trop sérieuse pour être laissée aux journalistes : Des médias en guerre en Libye
 
Une analyse objective de la situation sur le terrain et du rapport de forces militaires ne permet qu'une seule conclusion: le régime de Kadhafi est fini. Ce n'est plus qu'une question de temps. Mais dans une guerre… les médias font aussi la guerre. En Irak, on avait fait le raccourci avec les «médias embedded» dans les chars de l'armée américaine. En Libye, les médias font, en fonction des intérêts de leur Etat, le même boulot guerrier.
Le patron d'Al Jazira, l'émir du Qatar, fait partie de la coalition qui mène la guerre en Libye. Et on peut affirmer que ce ne sont pas ses avions qui sont l'apport le plus significatif à cette guerre mais la chaîne Al Jazira, elle-même. En l'occurrence, l'émir n'a presque pas besoin de faire beaucoup d'efforts. Il s'est créé un «esprit Al Jazira» où les journalistes ne se contentent pas de faire un métier mais font la «révolution».        Les faits qui l'attestent sont légion et, bien entendu, ceux qui font ces constats sont catalogués par les «fans» d'Al Jazira - ça existe dans la corporation - comme des suppôts des dictatures. Même si on affiche son mépris le plus total pour l'absurde tyrannie de Kadhafi et sa progéniture, le fait de constater qu'Al Jazira fait de la propagande plus que de l'information n'est pas admis. Faire le même constat pour la chaîne Al Arabiya suscite moins de critiques. Al Arabiya comme chacun ne le sait pas «couvre» aussi parfaitement qu'Al Jazira ce qui se passe au Bahreïn et s'intéresse particulièrement au statut de sujets de seconde zone réservé aux chiites et aux femmes… On se passe de faire des constats élémentaires sur les médias occidentaux où, de manière à peine plus fine, des «experts» viennent expliquer aux gens ce qu'il faut impérativement comprendre.

Démoraliser les partisans de Kadhafi

Le régime de Kadhafi est fini. Les médias en guerre n'inventent rien, c'est une vérité. Le régime de Kadhafi est-il « déjà » fini ? Voilà qui est moins sûr et voilà ce que les médias en guerre étaient tenus de faire passer. Avec un objectif précis: démoraliser ce qui reste de soutien au régime de Kadhafi et les dissuader de combattre. Cela s'appelle de la guerre psychologique. Cela a toujours accompagné les guerres et celle qui se déroule actuellement en Libye ne déroge pas à la règle. Il s'agit d'accélérer la décomposition du régime qui est en cours. Les médias jouent la partie en toute conscience « patriotique » pour certains et par dépendance à l'égard des sources. L'information fait partie de la guerre. On peut décrypter son fonctionnement ces derniers jours sur la Libye. La première mission est de mettre en exergue que la libération de Tripoli est le fait des rebelles libyens et il fallait mettre au second plan la grande part de l'Otan. Et surtout éviter de poser les questions sur le subit renversement de la situation militaire qui serait, selon des analystes non médiatiques, le fait d'un apport externe qualitatif constitué par l'intervention de forces spéciales occidentales sur le terrain.

Un écran de fumée à double usage

L'écran de fumée est donc à double usage: mettre en valeur les forces rebelles et surtout masquer l'intervention, illégale aux yeux de la résolution du Conseil de sécurité, sur le terrain des forces spéciales occidentales. La seconde « mission » relève de la guerre psychologique. Il s'agit de pousser ceux qui soutiennent encore Kadhafi à abandonner la partie. L'annonce de l'arrestation de Seif Al Islam, « confirmée » par le président du CNT, est un modèle du genre. Son but de propagande était évident. Mais on semblait tabler sur le fait que l'homme devait se terrer quelque part. Son apparition hier devant les télévisions, occidentales, au milieu de ses partisans, a semé la confusion dans le «planning média» de la guerre. C'est peut-être le «dernier coup» de Seif Al Islam mais l'embarras des médias «embedded» était perceptible dans la soirée de lundi à mardi. Le fils de Kadhafi s'est même offert une virée en 4x4 devant l'hôtel Rixos où séjournent les journalistes étrangers.     C'est peut-être sans lendemain - personne n'est cependant en mesure de prévoir ce que sera la Libye des tribus qui remplacera celle de la Djamahirya - mais ces faits illustrent parfaitement le fait que l'information est devenue une affaire trop sérieuse pour que les militaires la laissent aux journalistes. Même aux « journalistes révolutionnaires ». Durant la guerre, les médias doivent agir en soldats.
par Salem Ferdi
Source : le quotidien d'Oran

Affaire DSK : La justice américaine débande

mercredi 24 août 2011

Non, le miracle n’aura pas lieu pour Nafissatou Diallo : la troisième comparution de DSK aura été celle de la bonne fortune. Il la subodorait déjà, puisque mardi 22 août 2011, les assistantes de Cyrus Vance Jr notifiaient à la plaignante, Nafissatou Diallo, la décision du procureur d’abandonner les poursuites contre DSK. La séance du 23 août n’avait pour objectif que l’entérinement de ladite mesure par le juge ; ce qui fut fait séance tenante, puisque Michael Obus déclara classée l’affaire DSK, mettant fin à une affaire juridique des plus rocambolesques qui dura trois longs mois et demi.
Et du coup, voilà l’ancien grand boss du FMI de nouveau libre comme le vent ; il peut reprendre son passeport et s’en aller où bon lui semble. A présent il a bien le droit de jubiler tandis que son adversaire pleure à fendre l’âme.
Et pourtant, cette relation sexuelle a eu lieu, puisque même le procureur le reconnaît ; quant à savoir si elle a été consentie ou non, « that is the question » ; c’est bien là que même la justice américaine achoppe ; et dans ce duel qui opposait la parole de DSK à celle de Nafissatou, la femme de chambre était vouée à perdre la face ; la raison en est simple : elle s’était permis certains petits arrangements avec la vérité, et sur sa vie passée et sur les évènements de la chambre 2806 de l’hôtel Sofitel ; des arrangements jugés coupables au point de la rendre elle-même peu crédible.
Il n’y aura pas de procès au pénal de l’affaire, et Nafissatou peut rengainer son souhait de voir DSK croupir dans quelque cellule secrète d’un pénitencier américain. Cette procédure pénale, la femme de chambre l’aura perdue sur toute la ligne et grâce à ses propres soins. Aura-t-elle plus de chance de remporter celle civile, puisqu’une plainte a été déposée à cet effet ?
On devra attendre pour le savoir. Mais à supposer qu’elle y obtienne gain de cause, on doute que les dommages et intérêts qu’on pourrait lui verser puissent lui faire oublier ce qui aura assurément constitué le pire de ses cauchemars au pays de l’Oncle Sam, où elle avait eu la malencontreuse idée de croire qu’elle pourrait faire fortune.
DSK n’en a cure, à présent, que Nafissatou Diallo pleure comme une Madeleine ; elle est bien celle par qui le ciel américain lui est tombé sur la tête ; elle est encore celle à cause de qui il a goûté aux rigueurs du pénitencier de Rikers Island. Lui, à présent, est libre ; et son souci premier, on l’imagine, sera de faire ses cliques et ses claques, de faire un crochet au FMI, histoire d’aller faire des adieux émouvants à des amis qui se seront lamentés trop longtemps sur son infortune, avant de sauter dans un avion, en compagnie de sa très fidèle compagne, Anne Sinclair, pour retrouver, à Paris, amis, parents et fidèles qui les attendent pour sauter le champagne.
Mais ce champagne-là a de fortes chances de présenter quelque part quelque goût amer ; car, même libre de toutes les charges qui pesaient sur lui, DSK ne sera jamais blanchi ; cette affaire ne lui vaudra pas une sévère réclusion dans quelque pénitencier mal famé du Bronx ou de Brooklyn, mais l’ancien grand patron du FMI ne bénéficiera pas non plus de la pureté d’un sou neuf. La liberté est acquise, certes, mais l’honneur est loin d’être sauf ; pis est, l’opprobre est là, qui risque de ternir un peu plus et à tout jamais la réputation, déjà fort sulfureuse, d’un homme qui a tellement accumulé les affaires de mœurs qu’il finit par faire croire qu’il a décidé de faire du soin de sa vie privée le cadet de ses soucis. Même libre comme le vent, DSK serait bien inspiré de garder un profil bas en évitant la parade facile, car, pour le dire tout net, cette affaire dont il réchappe, à vrai dire, ne l’honore absolument pas.
La procédure alambiquée du système judiciaire américain aura tourné en sa faveur ; cela ne signifie absolument pas que sa relaxe est synonyme de virginité morale et qu’il est indemne de tout égarement dans ce mystère qui se sera passé dans le secret de la chambre d’hôtel. Et peut-être même qu’au fond de lui-même, l’homme se dit bien qu’il est coupable de quelque chose, que les avocats de Nafissatou Diallo se seront révélés incapables de prouver, ladite chose se trouvant dans le for intérieur de celui qui l’a commise. Mais enfin… l’homme est libre ; espérons seulement que pour lui ce ne soit pas la seule chose qui compte.
DSK n’est pas au bout de ses peines cependant ; mais les plaintes qui l’attendent, qu’elles proviennent de Nafissatou Diallo ou de Tristane Banon, qu’elles soient déposées en France ou aux Etats-Unis, on peut les cumuler, elles paraissent de simples broutilles si on les compare au verdict qui aurait attendu DSK si toutefois le procès avait eu lieu.
Dans le pire des cas, l’ancien patron du FMI devra se délester de quelques liasses de billets de banque qui dédommagent les plaignantes, et sa vie nouvelle poursuivra son cours. Pour faire court, on dira que dans juste quelques jours, peut-être, DSK ne sera plus à la une de l’actualité ; tout comme il est fort probable qu’il ait perdu, peut-être à tout jamais, l’opportunité d’être le numéro 1 des Français à l’issue de la présidentielle de 2012 ; cette sombre affaire aurait alors compromis pour toujours le destin politique qu’il avait à portée de main ; on ne le plaindra pas outre mesure : même ayant perdu la direction du FMI, DSK ne mourra pas de faim. Il n’est pas sûr, par contre, que l’on puisse dire pareille chose de Nafissatou Diallo : il se pourrait que la femme de chambre, dans son humiliation, agonise et voie désormais sa vie pourrir et devenir un enfer vécu au quotidien. Elle, à présent, sait que cette affaire désormais classée, commence pour elle le pire des cauchemars. Et la question se pose de savoir comment et combien de temps elle l’endurera.
AfriSCOOP