jeudi 25 août 2011

Nafissatou Diallo victime de ses propres turpitudes

mercredi 24 août 2011

Sur ordre de Cyrus Vance le procureur new-yorkais, Dominique Strauss-Kahn (DSK) ne sera pas poursuivi. L’ancien directeur du FMI (Fonds monétaire international) était accusé de viol et d’agression sexuelle à l’hôtel Sofitel où il a séjourné, par Nafissatou Diallo, femme de chambre d’origine guinéenne. C’est donc le dénouement de cette affaire. DSK revient de loin. On se rappelle le jour de son arrestation : menottes aux poignets comme un vulgaire délinquant, il avait l’air hagard, hébété, les cheveux hirsutes. Contrairement à sa supposée victime qui bénéficiait alors de toutes les formes de compassion et de soutien. Une liste impressionnante de chefs d’inculpation semblait le mettre à jamais hors d’état de nuire. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. DSK a beaucoup perdu de sa superbe, en même temps que son poste de Directeur général du FMI. Nafissatou, elle, a perdu de son intégrité. La rigueur de la justice américaine est passée par-là : des traces indélébiles marqueront à jamais le cours de la vie de chacun des deux acteurs principaux d’une saga judiciaire qui aura tenu le monde entier en haleine des mois durant. Le procureur semble avoir bien fait son travail comme on en a l’habitude dans cette partie du monde. S’appuyant sur les résultats d’enquêtes menées avec minutie, Cyrus Vance ne s’est pas laissé influencer. Ni les atermoiements des lobbies noirs, ni les pressions constantes des groupes féministes et autres défenseurs des causes des déshérités, n’auront eu raison de sa détermination. Les Africains ont suivi cette affaire avec beaucoup d’intérêt. Cela, d’autant plus que partout sur le continent, la justice est aux ordres. L’intérêt était manifeste à travers les médias du continent et d’ailleurs. Au-delà des aspects anecdotiques, chacun en aura appris sur les mécanismes et le fonctionnement d’un système judiciaire dans lequel l’argent occupe une grande place, certes, mais où la vérité demeure la fin des fins. En ce sens, Nafissatou aura perdu pour avoir manqué de crédibilité, élément de poids dans la vie quotidienne aux Etats-Unis. Il lui est reproché d’avoir plusieurs fois menti. Au fur et à mesure, Cyrus Vance, avait des doutes sur les allégations de Nafissatou Diallo. Sa première version des faits était erronée. Plus grave encore, selon les enquêteurs du procureur, la Guinéenne aurait menti au moment de sa demande de carte de séjour aux Etats-Unis. Comment donc se laisser convaincre de sa bonne foi ? Dans sa posture, plutôt qu’une autre, elle a pu paraître davantage une victime…consentante ! La justice américaine n’est sans doute pas une justice qui sied aux pauvres. Mais pour autant que ceux-ci parviennent à établir la preuve de la culpabilité de l’accusé, ils se sortent généralement bien de ce labyrinthe. Surtout que dans leurs démêlés avec autrui, le système les assiste. Et ce qui fait le charme de la justice américaine, c’est que l’indépendance du juge va de pair avec sa compétence. A travers les dossiers qu’il traite, on sent cette hargne à traquer le délinquant autant que cette détermination à faire triompher la vérité et donc la justice. Débarrassé des pesanteurs de toutes sortes, en son âme et conscience, le juge ne peut que dire le droit. L’affaire DSK a bien passionné les Africains ! Tous ont vu que dans son acharnement à faire émerger la vérité, le procureur n’hésitait pas à fouiller dans la poubelle et dans le passé de la personne détenant le fardeau de la preuve. L’instruction étant très médiatisée, il faut prier Dieu car, dans un tel cas, jamais la vie privée ne sera épargnée. Il s’en trouve sans doute des gens qui condamnent la justice américaine. Elle a pourtant joué sa partition et fait preuve de rigueur. Qu’on se souvienne qu’au début, tout en bénéficiant de la présomption d’innocence, DSK a connu les affres de la prison pour tentative de fuite. Aux yeux du procureur, les faits le compromettaient sérieusement. Nafissatou, elle, avait eu droit à tous les égards. Mais au finish, elle aura déçu pour n’avoir pas été constante dans sa narration des faits. Le rapport du procureur l’accable. En une seule phrase, on a démoli ses accusations et ruiné ses attentes. Nafissatou victime de ses propres turpitudes ? Sans doute. Selon son avocat, c’est un refus de justice à une femme victime d’un viol. La seule défense de Dominique Strauss-Kahn, « c’est que cette relation sexuelle était consentie. C’est un mensonge et nous pouvons prouver que c’est faux », soutient Kenneth Thompson. Il n’en fut rien. Les éléments matériels montrent bien qu’il y a eu relation sexuelle, mais il n’est pas possible de prouver qu’elle lui a été imposée par l’ancien directeur général du FMI. C’est donc la fin du dossier pénal. Mais le système judiciaire américain a ses particularités : le volet pénal condamne à des peines de prison et le civil donne droit à des indemnisations. Les deux actions sont entièrement indépendantes. Obligée d’aller au procès en civil, Nafissatou ne pourra que souhaiter pouvoir obtenir quelques subsides auprès de celui qu’elle a accusé de viol et que d’aucuns auront traité de tout. En tout cas, le droit a été dit. Et en la matière, l’affaire DSK montre que la justice nord-américaine parvient tout de même à se débarrasser des oripeaux du racisme pour devenir, on ne peut plus, impartiale. Quant à la "belle" Nafissatou, victime de ses propres errements, elle n’aura que ses yeux pour pleurer. Car, elle le sait : en Afrique, la dignité n’a pas de prix. Et quel que soit le montant dont elle pourra bénéficier suite à l’affaire DSK, jamais des pluies de dollars ne l’aideront à dissimuler sa peine et ses larmes. Pire, les femmes guinéennes, et au-delà, la communauté guinéenne, vivant aux USA risquent de pâtir de cette affaire.
Afriscoop

Libye - Mouammar Kadhafi : Wanted mort ou vif !

jeudi 25 août 2011

Non, on ne rêve pas ! Mouammar Kadhafi himself est recherché dans son propre pays : une cagnotte de 1,7 million de dollars (excusez du peu !) à laquelle s’ajoute une offre d’amnistie (en cas de besoin), voilà ce qui attend l’heureux élu qui ramènera Kadhafi ; mort ou vif, cela n’aura pas d’importance ; peu importe la carafe, pourvu qu’on ait l’ivresse, disaient les anciens ; le CNT lui non plus n’en a cure que le Guide qu’on lui ramène se présente droit dans ses bottes ou les pieds en avant ; pourvu seulement qu’on le lui ramène ; pourvu seulement qu’il mette la main sur Kadhafi ou ce qui en reste.
On l’aura compris, bien que les insurgés se soient quasiment rendus maîtres de Tripoli, bien qu’ils aient pris la forteresse de Bab Al Azizya, ce bunker symbole de l’ère Kadhafi, le CNT tient absolument à retrouver l’homme lui-même ; et il a sans doute raison : il ne sera pas question de croire que l’organe de transition maîtrise Tripoli, qu’il gouverne la Libye, tant qu’il n’aura pas retrouvé cet homme qui, 42 longues années durant, aura gouverné ce pays d’une main de maître au point qu’il avait même fini par faire croire à certains qu’il était inamovible et que le futur de ce pays ne pouvait pas se dessiner sans lui.
C’est bien la raison pour laquelle les insurgés sont, en ce moment, sur les dents ; car de Kadahfi, point de nouvelle ; nulle trace. Il semble avoir disparu, il donne l’impression de s’être volatilisé ; et pourtant son ombre plane partout ; à commencer par cette victoire apparente que les rebelles savent cependant incomplète et fallacieuse tant qu’ils n’auront pas alpagué le Guide et ce qu’il représente dans leur nasse.
Et pendant que les insurgés le recherchent, Kadhafi les nargue. On ne le voit pas, certes, mais on l’entend. Il y a juste quelques heures, il déclarait sur une chaîne de radio du Moyen-Orient qu’il s’était promené « incognito » dans Tripoli et qu’il n’avait pas eu le sentiment que la capitale était en danger. Dans un autre message radio, le Guide appelait les Libyens à « passer Tripoli au peigne » fin pour rechercher et exterminer ces insurgés qu’il a, dès le départ, pris pour des rats, mais qui, au final, auront réussi la prouesse de mettre en fuite le lion que lui était !
Autant dire que la bataille de Tripoli, commencée depuis quelques jours, n’est pas près de s’achever ; car, tant que Kadhafi et ses rejetons seront dans le vent, les insurgés se diront qu’ils n’ont qu’une victoire inachevée. Et alors la traque continuera. Jusqu’à quand, on ne le sait trop, puisque Kadhafi a réussi la gageure de s’évaporer, de se transformer en ombre, mais en ombre qui parle.
Ne se trouvant pas dans sa fortification de Bab Al Aziziyah, se peut-il qu’il se terre quelque part à Syrte, sa ville natale, toujours défendue par le dernier carré de ses fidèles ? A-t-il réussi à prendre la clé des champs pour se retrouver dans quelque pays hospitalier ou se terrerait-il dans quelque trou champêtre dans l’attente qu’un beau jour on lui mette la main dessus ? On devrait finir par le savoir, tôt ou tard.
Mais une chose est dès à présent sûre : Kadhafi, c’est fini ; le Guide ne montrera plus la voie à personne en Libye ; c’est une longue ère de 42 ans qui s’achève bien pitoyablement. Mais l’homme manquera quelque part au décor : on n’entendra plus ses longues diatribes enflammées assénées du haut de la tribune des Nations unies ; on ne le verra plus se pavaner et faire le paon au milieu d’un aréopage de chefaillons africains nourris par ses propres soins et, partant, prêts à chanter à temps et à contretemps ses hauts faits ainsi que son panégyrique, volontairement surfait ; on ne le verra plus dresser sa tente à quelques encablures du palais de l’Elysée ; il n’aura plus l’occasion de chercher à se faire forger un second mandat à la tête de l’Union africaine alors même que plus d’un de ses pairs africains en avait eu assez du mandat qui lui avait été accordé, et dont il avait fait, à la vérité, un lamentable tissu de gaffes, de gags et de dégâts.
Kadhafi tombe pour avoir péché par excès d’orgueil ; l’homme se savait immensément riche ; par ses largesses calculées, il avait réussi la prouesse de se créer une foule d’obligés ; mais plus, il s’était suscité une plus grande masse d’ennemis qui, sans doute, attendaient le moment opportun pour lui faire rendre gorge ; l’occasion était trop belle lorsque le Guide a eu la malencontreuse idée de chercher à faire couler « des rivières de sang » dans les sables du désert, au moment même où des Libyens opprimés se mettaient à réclamer plus de liberté, moins d’autoritarisme et plus de dignité.
Il se peut que Kadhafi tombe d’un moment à l’autre ; tout comme il est possible que passent des jours, des semaines sans que ses ennemis ne parviennent à lui mettre le grappin dessus ; une chose est certaine cependant, la Libye est en passe de tourner une page d’importance de son histoire ; et le CNT, qui a mû la roue de l’Histoire, a l’impérieuse obligation de réussir une mission bien délicate : éviter qu’un jour on lui fasse grief de ce qu’aujourd’hui lui-même reproche au Guide, et pour lequel il a été jusqu’à mettre sa tête à prix ; car alors il n’aurait pas été meilleur qu’un Kadhafi qu’à ce jour, il s’échine à écarter.
Afriscoop

mercredi 24 août 2011

Libye : " Une défaite pour le peuple français "

Mercredi 24 août 2011
 
Sarkozy peut, -provisoirement-, se réjouir bruyamment et coiffer les lauriers sanglants du « conquérant » et du « chef de guerre » : pris en tenailles entre d’une part, les bombardements sanglants de l’OTAN et des « Rafales », et d’autre part les groupes tribaux copieusement alimentés en armes lourdes et en argent par l’impérialisme anglo-franco-américain, le régime de Tripoli est dans une situation de plus en plus difficile après avoir vaillamment résisté durant des mois.
 
Plus que jamais il apparaît que le but des impérialistes franco-anglo-américains n’était pas de « soutenir la révolution arabe », comme l’a prétendu Mélenchon qui a fait preuve en la matière d’un grand cynisme ou d’une invraisemblable naïveté : il s’agissait au contraire, alors que Sarkozy et la caricaturale Alliot-Marie s’étaient discrédités dans tout le monde arabe suite à la révolution tunisienne, de récupérer - voire fomenter, allons savoir! - politiquement et militairement la guerre civile libyenne pour éliminer le régime de Kadhafi.
 
Certes, ce régime affiche un bilan social et démocratique contrasté, certes, il avait donné des gages d’ « assagissement » auprès des impérialistes dans la dernière période. Mais ce que l’impérialisme ne pouvait lui pardonner, ce n’étaient pas ses fautes, c’était au contraire d’avoir nationalisé le pétrole libyen, d’avoir chassé le régime néo-colonial du roi Idriss, le valet des Anglais et de BP, d’avoir tenu les intégristes à distance et d’avoir utilisé pour une part l’argent du pétrole pour impulser un mouvement de solidarité économique entre les peuples africains.
 
Quant au fameux « mandat de l’ONU », sur lequel s’assoit quotidiennement l’Etat d’Israël qui piétine toutes les résolutions de l’Assemblée générale (deux poids, deux mesures), il n’a cessé d’être grossièrement violé par l’intervention impérialiste : combien de milliers de morts civils sous prétexte de « protéger les civils » ?

Quand l’ONU, dont la charte fait toujours référence au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sans ingérence des grands Etats, a-t-elle mandaté Sarkozy pour changer le régime d’un Etat qui n’a jamais attaqué la France et que Sarkozy lui-même a reçu en grandes pompes il y a peu ?
 
La réalité est que Sarkozy, de plus en plus inféodé à l’impérialisme US et à l’OTAN, veut recoloniser la Libye avec l’aide de l’ancien colonisateur, l’impérialisme britannique. « TOTAL », qui saigne les automobilistes français à la pompe, aura tout à y gagner. Mais les travailleurs et les citoyens français paieront la facture (combien tout cela aura-t-il coûté au moment où, « pour sauver l’euro », Sarkozy ne cesse d’appeler les travailleurs à serrer la ceinture ?).
 
Et dans la prochaine période, combien de morts, d’attentats, va coûter la consolidation du nouveau régime pro-impérialiste à Tripoli si cette ville tombe ?
 
Quant au Parti Socialiste qui, conformément à sa tradition social-impérialiste datant de 1914, a soutenu de bout en bout l’aventure impérialiste travestie en intervention humanitaire par le pseudo-« philosophe » BHL, il a gravement aidé Sarkozy, en perdition dans les sondages après la contre-réforme des retraites, à remonter dans l’opinion en plein lancement de la présidentielle. Drôle d’ « opposition » en vérité !
 
Plus que jamais, il faut aussi que les vrais communistes s’interrogent et se remettent en question. Comment se fait-il qu’en dehors de communiqués communs avec l’URCF et le RCC, nous n’ayons pas fait le nécessaire pour nous unir et intervenir ensemble contre cette guerre néocoloniale caractérisée, menée par le régime le plus réactionnaire que notre pays ait connu depuis 1940 ?
 
Plus que jamais, et sur tous les sujets, le PRCF appelle les communistes de base à exiger l’unité d’action des groupes franchement communistes, internes ou externes au PCF !
 
Ne laissons plus passer passivement, camarades, les atermoiements, les prétextes, les faux procès et l’intérêt de boutique, ce qui se prépare sur tous les terrains est trop grave pour les peuples, à commencer par le nôtre !

Cela vaut aussi pour tous les mouvements franchement républicains et progressistes, car « un peuple qui en opprime un autre ne saurait être libre » (Marx).
 
L’écrasement de pays plus faibles par l’impérialisme constitue une défaite pour le peuple de France, comme tout ce qui renforce le régime UMP : celui-ci étant occupé en permanence à démanteler la nation, la classe ouvrière industrielle et la république, tout succès militaire de l’impérialisme « national » à l’extérieur est en réalité un coup grave contre la nation populaire !

Plus que jamais, en France et à l’extérieur, défendons le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, c’est l’intérêt, non seulement des peuples agressés par « notre » impérialisme, mais du peuple et de la classe ouvrière de notre propre pays !
 
Le secrétariat politique du PRCF.
Pôle de renaissance du communisme en France

mardi 23 août 2011

Que sera l’après-Kadhafi ?

L´ «après-Kadhafi» a commencé. Tout le monde s´interrogeait, hier, non plus sur le sort du régime libyen, mais sur celui de son «dictateur», au pouvoir depuis 42 ans, de celui des membres de sa famille ainsi que celui de ses  fidèles parmi les fidèles,
certes de moins en moins nombreux depuis le début du conflit, il y a six mois, mais qui seront restés à ses côtés jusqu´au dernier moment.
Trois des fils Kadhafi, parmi lesquels Seif el Islam, ont été arrêtés ou se sont rendus à la rébellion. Aux dernières nouvelles, le procureur du Tribunal pénal international, l´espagnol Luis Moreno-Ocampo, a confirmé ces arrestations, ce qui donne la certitude qu´une procédure d´extradition des membres du régime libyen devant cette juridiction internationale est déjà en cours.

Le baroud d´honneur
Réfugié probablement dans un de ses bunkers de Bab Aziza, Kadhafi a refusé de se rendre comme il l´a toujours clamé. A l´appel de la Ligue arabe et à ceux d´un certain nombre de pays occidentaux lui demandant de quitter le pouvoir, le dictateur libyen avait aussitôt diffusé un message radiophonique par lequel il réitérait sa détermination à lutter jusqu´au bout, alors que des combats acharnés se déroulaient aux alentours de sa résidence de Bab Aziza.
C´est la troisième fois qu´une dictature arabe tombe aux mains de l´insurrection populaire, depuis le début dudit «printemps arabe». Il faut remarquer que la prise du pouvoir en Libye sous la conduite de la coalition internationale rappelle, par bien des aspects, la méthode Bush (l´invasion armée) employée, en 2002, en Irak et suivie de la pendaison de Saddam Hussein et des plus proches membres de son régime.

Le pire est à venir
Dix ans après, l´Irak n´est ni sécurisé après la disparition de Saddam Hussein, ni démocratique sous le régime d’El Maliki. Pas plus que la Tunisie et l´Egypte où la transition démocratique s´est effectuée relativement sans trop de massacres en vies humaines, la Libye pourrait bien connaître un bain de sang pareil à celui que l´Irak vit au quotidien depuis l´invasion américaine.
C´est pourquoi il faut craindre que le conflit armé libyen, avec son cortège de ruines, de deuils et de massacres, est loin d´être terminé avec la prise de Tripoli par les insurgés. C´est peut-être même à présent que commence le plus difficile pour ce pays maghrébin où il n´y a ni Etat ni institutions prêtes à assurer la transition. l‘après-Kadhafi, comme dans les deux pays voisins.
Aujourd´hui, la Libye est entièrement aux mains d´une rébellion désorganisée qui est traversée, de surcroît, par tous les courants, y compris par le courant salafiste qui a fait ses preuves en Irak. Tous les doutes sont désormais permis  sur l´avenir de ce pays maghrébin, sur sa sécurité, sur sa stabilité et, par conséquent, sur l´équilibre politique de la région.

Les objectifs d´une guerre injuste
Que sera l’après-Kadhafi ? Une réponse à cette question fondamentale est prématurée, même si les «alliés» qui ont piloté les opérations militaires qui ont fait des dizaines de milliers de victimes civiles et des destructions massives des villes et des villages ont leur idée.
Officiellement, l´objectif des alliés était de porter secours aux populations civiles «massacrées» par le dictateur. Pour cela, la France a fait voter la Résolution 1973 sur la création d´une zone d´exclusion aérienne et un embargo sur les armes. Les intentions sont différentes, on l´aura vu sur le terrain, puisque les choses se sont passées autrement, car les motivations des alliés sont économiques et géostratégiques. Jamais humanitaires.
Ce sont les Etats-Unis qui ont planifié depuis longtemps la création d´un nouveau Moyen-orient, un ensemble qui assurerait à Israël une sécurité absolue.
Ce n´est un mystère pour personne que l´intention des puissances occidentales les plus engagées dans ce conflit, la France à leur tête, est de mettre la main sur les considérables gisements d´hydrocarbures de ce pays à un moment où le prix du baril bat tous les records. Les prix du baril peuvent à présent poursuivre leur tendance à la baisse au grand soulagement des marchés occidentaux de l´énergie.                      
Hamid A. 
Le Temps d'Algerie

Les dirigeants politiques et les scandales sexuels


Plusieurs personnalités politiques ont dû par le passé répondre devant la justice ou leurs instances politiques pour leurs comportements sexuels, comme cela pourrait arriver à l’actuel directeur général du Fmi, Dominique Strauss-Kahn.
Favori des sondages pour la candidature socialiste à la présidentielle française de 2012, DSK a été inculpé ce dimanche 15 mai d'agression sexuelle et de tentative de viol, après avoir été accusé la veille par une employée d'un hôtel de New York.


Revenu deux fois sur la scène
Le peuple américain aura attendu le 17 août 1998, date à laquelle, leur président, Bill  Clinton reconnait avoir eu une « relation déplacée » avec Monica Lewinsky. Le 11 septembre, le rapport de la Commission mise en place par Kenneth Starr, procureur indépendant est rendu public. Il évoque des « informations substantielles » selon lesquelles M. Clinton a « menti sous serment » dans l'affaire Paula Jones, et a fait entrave à la justice dans l'affaire Lewinsky. Une procédure d' « impeachment » contre Bill Clinton est repoussée par les sénateurs le 12 février 1999.
Cette affaire avait été précédée en  janvier 1998 par un autre scandale sexuel qui  révélait une liaison  qu'aurait entretenue le président Clinton dans le passé avec une jeune femme, Paula Jones. Mais l'affaire se centre sur une autre liaison, que Bill Clinton aurait eue, alors qu'il épuisait son premier mandat à la tête des Etats unis avec Monica Lewinsky.

20e enfant d’une relation extraconjugale

Ici, en Afrique du Sud, l’affaire Strauss Kahn a une résonance particulière. En novembre 2005, Jacob Zuma est accusé de viol par une jeune femme de 31 ans. En février 2010, Le chef de l’Etat sud africain a annoncé la naissance de son 20ème enfant avec  Sonono Khoza, 39 ans, la fille d’Irvin Khoza, président du Comité local d’organisation de la Coupe du monde de football organisée en juin 2010 en au pays de Nelson Mandela. Cette annonce intervenait un mois après  son cinquième mariage. Cette attitude avait alors amené l’opposition sud africaine à traiter  Zuma  d’avoir un comportement irresponsable qui discrédite le travail de lutte contre le Sida. Le Congrès national africain (ANC)  cependant, a pris sa défense. Considérant qu’il s’agissait  d’une « affaire privée » soutenant qu’il n’y a rien de honteux quand deux adultes ont une relation. Elu en mai 2009, 'actuel président sud-africain Jacob Zuma avait déjà été acquitté du viol d'une jeune femme séropositive le 8 mai 2006.

Il écope de 7 ans de prison

Le 22 mars 2011 le président israélien a été condamné par un tribunal de Tel-Aviv à sept ans de prison ferme et deux ans de prison avec sursis. Il a interjeté appel contre ce jugement. Le 30 décembre 2010 déjà, Moshé Katzav é été reconnu coupable de deux viols sur une de ses subordonnées à l'époque où il était ministre du Tourisme dans les années 1990. Il a en outre été reconnu coupable de deux « actes indécents », dont un avec usage de la force, et de harcèlement sexuel contre trois de ses employées au ministère du Tourisme puis à la présidence après son élection en 2000. Il a démissionné en juin 2007 à la suite d'un scandale sexuel. Inculpé le 19 mars 2009, il avait plaidé non coupable. Des dizaines de témoins et les parties civiles ont été entendues depuis à huis clos. L'ex-président n'a désormais plus le droit de quitter Israël et a été contraint de remettre son passeport aux autorités.  La presse avait été la première à faire des révélations sur les comportements déviants  de l'ex-président en 2006. Le procès ouvert connaîtra de multiples rebondissements.

Le pasteur accusé de sodomie

A la fin des années 90, l'ancien président zimbabwéen (1980-1987), Canaan Banana, a défrayé la chronique pour un scandale sexuel. L'affaire avait éclatée en février 1997, lors du procès pour meurtre de Jefta Dube, policier et ancien garde du corps de Banana. Un témoin avait alors raconté à la barre que l'ex-président avait violé et sodomisé son garde du corps pendant  trois ans. Canaan Banana avait formellement démenti ces accusations. Mais en mai 1997, une douzaine d'étudiants de l'université du Zimbabwe, où Banana avait enseigné entre 1938 et 1988, l'ont aussi accusé de viol. D'autres accusations ont suivi, lancées par des policiers, cuisiniers, footballeurs... Le pasteur méthodiste est déclaré coupable pour près de 11 crimes, dont des « actes sexuels non naturels », en 1998. Il s'enfuit alors, convaincu que Mugabe organise sa mort. En janvier 1999, il retourne au Zimbabwe, après avoir rencontré Nelson Mandela. Il est condamné à 10 ans de détention, mais ne purge que deux années de prison. En 2001, il est relaxé et décède deux ans plus tard de suites d'un cancer.


Stéphanie Dongmo
 

Accusé de sodomie
Le premier ministre malaisien devenu chef de l'opposition, Anwar Ibrahim, a été accusé de sodomie à l'encontre d'un ex-conseiller en juin 2008. Le chef de l’opposition malaisienne Anwar Ibrahim, a plaidé «non coupable» lors de son procès à Kuala Lumpur, tandis que l’accusation a affirmé détenir des preuves à charge. Des charges qu’Anwar Ibrahim a jugées  inventées par des forces politiques qui utilisent l’accusation à leurs fins.  La veille du procès, Anwar avait mis en cause l’actuel Premier ministre Najib Razak, qu’il veut faire témoigner à son procès. Les procureurs ont affirmé mercredi détenir des éléments prouvant l’acte sexuel entre l’accusé et l’un de ses ex-collaborateurs, des traces ADN du sperme de M. Anwar ayant été découvertes au cours de tests médicaux menés sur Mohamad Saiful Bukhari Azlan, 24 ans, ancien assistant ayant déposé plainte contre l’homme politique.

Plusieurs scandales sexuels

Pas de film sur les parties fines de Berlusconi». C’est le titre du réalisateur italien Marcho Bellochio et dont le scénario a été réalisé par Andy Casanova et Silvio Bandinelli. Le chef du gouvernement  italien âgé de 74 ans, est accusé d'avoir rémunéré les prestations sexuelles d'une mineure, la Marocaine Karima el-Mahroug, surnommée Ruby, de février à mai 2010 et d'avoir fait pression sur la police de Milan pour la faire libérer après son interpellation pour un larcin. Son  procès entamé le 6 avril 2011, doit reprendre le 31 mai. Le premier ministre  italien est impliqué dans plusieurs scandales sexuels.

Contraint de  retirer sa candidature

Gary Hart était pourtant le grand espoir du parti démocrate américain. En mai 1987, il  annonce officiellement sa candidature à la Maison Blanche afin de succéder Ronald Reagen. Mais il est rattrapé par une révélation du Miami Herald  qui l’accuse d’avoir passé une nuit en compagnie d'un jeune mannequin, à l'insu de sa femme. Au départ, Hart nie en bloc ses accusations. Puis il va déclarer que la vie privée des hommes politiques ne regarde personne. Le scandale est toutefois tel qu'il retire sa candidature et quand. Mais sept mois plus tard,  il revient dans la course et finit bon dernier des sept candidats démocrates. Cette élection qui s’est déroulée précisément le 21 novembre 1988 a été remporté par avait été remportée par George Bush père élu 41ème président et des Etats unis.
Source : Le jour de Yaoundé le mer

C’est l’OTAN qui est à la conquête de Tripoli (Il Manifesto)

Tripoli instable alors que l’euphorie des rebelles s’estompe (New York Times, aka La Voix de Son Maître en Temps de Guerre)