mardi 23 août 2011

Que sera l’après-Kadhafi ?

L´ «après-Kadhafi» a commencé. Tout le monde s´interrogeait, hier, non plus sur le sort du régime libyen, mais sur celui de son «dictateur», au pouvoir depuis 42 ans, de celui des membres de sa famille ainsi que celui de ses  fidèles parmi les fidèles,
certes de moins en moins nombreux depuis le début du conflit, il y a six mois, mais qui seront restés à ses côtés jusqu´au dernier moment.
Trois des fils Kadhafi, parmi lesquels Seif el Islam, ont été arrêtés ou se sont rendus à la rébellion. Aux dernières nouvelles, le procureur du Tribunal pénal international, l´espagnol Luis Moreno-Ocampo, a confirmé ces arrestations, ce qui donne la certitude qu´une procédure d´extradition des membres du régime libyen devant cette juridiction internationale est déjà en cours.

Le baroud d´honneur
Réfugié probablement dans un de ses bunkers de Bab Aziza, Kadhafi a refusé de se rendre comme il l´a toujours clamé. A l´appel de la Ligue arabe et à ceux d´un certain nombre de pays occidentaux lui demandant de quitter le pouvoir, le dictateur libyen avait aussitôt diffusé un message radiophonique par lequel il réitérait sa détermination à lutter jusqu´au bout, alors que des combats acharnés se déroulaient aux alentours de sa résidence de Bab Aziza.
C´est la troisième fois qu´une dictature arabe tombe aux mains de l´insurrection populaire, depuis le début dudit «printemps arabe». Il faut remarquer que la prise du pouvoir en Libye sous la conduite de la coalition internationale rappelle, par bien des aspects, la méthode Bush (l´invasion armée) employée, en 2002, en Irak et suivie de la pendaison de Saddam Hussein et des plus proches membres de son régime.

Le pire est à venir
Dix ans après, l´Irak n´est ni sécurisé après la disparition de Saddam Hussein, ni démocratique sous le régime d’El Maliki. Pas plus que la Tunisie et l´Egypte où la transition démocratique s´est effectuée relativement sans trop de massacres en vies humaines, la Libye pourrait bien connaître un bain de sang pareil à celui que l´Irak vit au quotidien depuis l´invasion américaine.
C´est pourquoi il faut craindre que le conflit armé libyen, avec son cortège de ruines, de deuils et de massacres, est loin d´être terminé avec la prise de Tripoli par les insurgés. C´est peut-être même à présent que commence le plus difficile pour ce pays maghrébin où il n´y a ni Etat ni institutions prêtes à assurer la transition. l‘après-Kadhafi, comme dans les deux pays voisins.
Aujourd´hui, la Libye est entièrement aux mains d´une rébellion désorganisée qui est traversée, de surcroît, par tous les courants, y compris par le courant salafiste qui a fait ses preuves en Irak. Tous les doutes sont désormais permis  sur l´avenir de ce pays maghrébin, sur sa sécurité, sur sa stabilité et, par conséquent, sur l´équilibre politique de la région.

Les objectifs d´une guerre injuste
Que sera l’après-Kadhafi ? Une réponse à cette question fondamentale est prématurée, même si les «alliés» qui ont piloté les opérations militaires qui ont fait des dizaines de milliers de victimes civiles et des destructions massives des villes et des villages ont leur idée.
Officiellement, l´objectif des alliés était de porter secours aux populations civiles «massacrées» par le dictateur. Pour cela, la France a fait voter la Résolution 1973 sur la création d´une zone d´exclusion aérienne et un embargo sur les armes. Les intentions sont différentes, on l´aura vu sur le terrain, puisque les choses se sont passées autrement, car les motivations des alliés sont économiques et géostratégiques. Jamais humanitaires.
Ce sont les Etats-Unis qui ont planifié depuis longtemps la création d´un nouveau Moyen-orient, un ensemble qui assurerait à Israël une sécurité absolue.
Ce n´est un mystère pour personne que l´intention des puissances occidentales les plus engagées dans ce conflit, la France à leur tête, est de mettre la main sur les considérables gisements d´hydrocarbures de ce pays à un moment où le prix du baril bat tous les records. Les prix du baril peuvent à présent poursuivre leur tendance à la baisse au grand soulagement des marchés occidentaux de l´énergie.                      
Hamid A. 
Le Temps d'Algerie

Les dirigeants politiques et les scandales sexuels


Plusieurs personnalités politiques ont dû par le passé répondre devant la justice ou leurs instances politiques pour leurs comportements sexuels, comme cela pourrait arriver à l’actuel directeur général du Fmi, Dominique Strauss-Kahn.
Favori des sondages pour la candidature socialiste à la présidentielle française de 2012, DSK a été inculpé ce dimanche 15 mai d'agression sexuelle et de tentative de viol, après avoir été accusé la veille par une employée d'un hôtel de New York.


Revenu deux fois sur la scène
Le peuple américain aura attendu le 17 août 1998, date à laquelle, leur président, Bill  Clinton reconnait avoir eu une « relation déplacée » avec Monica Lewinsky. Le 11 septembre, le rapport de la Commission mise en place par Kenneth Starr, procureur indépendant est rendu public. Il évoque des « informations substantielles » selon lesquelles M. Clinton a « menti sous serment » dans l'affaire Paula Jones, et a fait entrave à la justice dans l'affaire Lewinsky. Une procédure d' « impeachment » contre Bill Clinton est repoussée par les sénateurs le 12 février 1999.
Cette affaire avait été précédée en  janvier 1998 par un autre scandale sexuel qui  révélait une liaison  qu'aurait entretenue le président Clinton dans le passé avec une jeune femme, Paula Jones. Mais l'affaire se centre sur une autre liaison, que Bill Clinton aurait eue, alors qu'il épuisait son premier mandat à la tête des Etats unis avec Monica Lewinsky.

20e enfant d’une relation extraconjugale

Ici, en Afrique du Sud, l’affaire Strauss Kahn a une résonance particulière. En novembre 2005, Jacob Zuma est accusé de viol par une jeune femme de 31 ans. En février 2010, Le chef de l’Etat sud africain a annoncé la naissance de son 20ème enfant avec  Sonono Khoza, 39 ans, la fille d’Irvin Khoza, président du Comité local d’organisation de la Coupe du monde de football organisée en juin 2010 en au pays de Nelson Mandela. Cette annonce intervenait un mois après  son cinquième mariage. Cette attitude avait alors amené l’opposition sud africaine à traiter  Zuma  d’avoir un comportement irresponsable qui discrédite le travail de lutte contre le Sida. Le Congrès national africain (ANC)  cependant, a pris sa défense. Considérant qu’il s’agissait  d’une « affaire privée » soutenant qu’il n’y a rien de honteux quand deux adultes ont une relation. Elu en mai 2009, 'actuel président sud-africain Jacob Zuma avait déjà été acquitté du viol d'une jeune femme séropositive le 8 mai 2006.

Il écope de 7 ans de prison

Le 22 mars 2011 le président israélien a été condamné par un tribunal de Tel-Aviv à sept ans de prison ferme et deux ans de prison avec sursis. Il a interjeté appel contre ce jugement. Le 30 décembre 2010 déjà, Moshé Katzav é été reconnu coupable de deux viols sur une de ses subordonnées à l'époque où il était ministre du Tourisme dans les années 1990. Il a en outre été reconnu coupable de deux « actes indécents », dont un avec usage de la force, et de harcèlement sexuel contre trois de ses employées au ministère du Tourisme puis à la présidence après son élection en 2000. Il a démissionné en juin 2007 à la suite d'un scandale sexuel. Inculpé le 19 mars 2009, il avait plaidé non coupable. Des dizaines de témoins et les parties civiles ont été entendues depuis à huis clos. L'ex-président n'a désormais plus le droit de quitter Israël et a été contraint de remettre son passeport aux autorités.  La presse avait été la première à faire des révélations sur les comportements déviants  de l'ex-président en 2006. Le procès ouvert connaîtra de multiples rebondissements.

Le pasteur accusé de sodomie

A la fin des années 90, l'ancien président zimbabwéen (1980-1987), Canaan Banana, a défrayé la chronique pour un scandale sexuel. L'affaire avait éclatée en février 1997, lors du procès pour meurtre de Jefta Dube, policier et ancien garde du corps de Banana. Un témoin avait alors raconté à la barre que l'ex-président avait violé et sodomisé son garde du corps pendant  trois ans. Canaan Banana avait formellement démenti ces accusations. Mais en mai 1997, une douzaine d'étudiants de l'université du Zimbabwe, où Banana avait enseigné entre 1938 et 1988, l'ont aussi accusé de viol. D'autres accusations ont suivi, lancées par des policiers, cuisiniers, footballeurs... Le pasteur méthodiste est déclaré coupable pour près de 11 crimes, dont des « actes sexuels non naturels », en 1998. Il s'enfuit alors, convaincu que Mugabe organise sa mort. En janvier 1999, il retourne au Zimbabwe, après avoir rencontré Nelson Mandela. Il est condamné à 10 ans de détention, mais ne purge que deux années de prison. En 2001, il est relaxé et décède deux ans plus tard de suites d'un cancer.


Stéphanie Dongmo
 

Accusé de sodomie
Le premier ministre malaisien devenu chef de l'opposition, Anwar Ibrahim, a été accusé de sodomie à l'encontre d'un ex-conseiller en juin 2008. Le chef de l’opposition malaisienne Anwar Ibrahim, a plaidé «non coupable» lors de son procès à Kuala Lumpur, tandis que l’accusation a affirmé détenir des preuves à charge. Des charges qu’Anwar Ibrahim a jugées  inventées par des forces politiques qui utilisent l’accusation à leurs fins.  La veille du procès, Anwar avait mis en cause l’actuel Premier ministre Najib Razak, qu’il veut faire témoigner à son procès. Les procureurs ont affirmé mercredi détenir des éléments prouvant l’acte sexuel entre l’accusé et l’un de ses ex-collaborateurs, des traces ADN du sperme de M. Anwar ayant été découvertes au cours de tests médicaux menés sur Mohamad Saiful Bukhari Azlan, 24 ans, ancien assistant ayant déposé plainte contre l’homme politique.

Plusieurs scandales sexuels

Pas de film sur les parties fines de Berlusconi». C’est le titre du réalisateur italien Marcho Bellochio et dont le scénario a été réalisé par Andy Casanova et Silvio Bandinelli. Le chef du gouvernement  italien âgé de 74 ans, est accusé d'avoir rémunéré les prestations sexuelles d'une mineure, la Marocaine Karima el-Mahroug, surnommée Ruby, de février à mai 2010 et d'avoir fait pression sur la police de Milan pour la faire libérer après son interpellation pour un larcin. Son  procès entamé le 6 avril 2011, doit reprendre le 31 mai. Le premier ministre  italien est impliqué dans plusieurs scandales sexuels.

Contraint de  retirer sa candidature

Gary Hart était pourtant le grand espoir du parti démocrate américain. En mai 1987, il  annonce officiellement sa candidature à la Maison Blanche afin de succéder Ronald Reagen. Mais il est rattrapé par une révélation du Miami Herald  qui l’accuse d’avoir passé une nuit en compagnie d'un jeune mannequin, à l'insu de sa femme. Au départ, Hart nie en bloc ses accusations. Puis il va déclarer que la vie privée des hommes politiques ne regarde personne. Le scandale est toutefois tel qu'il retire sa candidature et quand. Mais sept mois plus tard,  il revient dans la course et finit bon dernier des sept candidats démocrates. Cette élection qui s’est déroulée précisément le 21 novembre 1988 a été remporté par avait été remportée par George Bush père élu 41ème président et des Etats unis.
Source : Le jour de Yaoundé le mer

C’est l’OTAN qui est à la conquête de Tripoli (Il Manifesto)

Tripoli instable alors que l’euphorie des rebelles s’estompe (New York Times, aka La Voix de Son Maître en Temps de Guerre)

lundi 22 août 2011

Les révolutions arabes

Mark Zuckerberg, l’inventeur de Facebook (personnage central, et antipathique, du film The Social Network*), a déclaré lors d’une rencontre à Paris en mai 2011 : « Les récentes révolutions arabes ne sont pas nées grâce à Facebook. Elles se sont produites parce que les gens de ces pays ont pris en main leur destin, même si internet les y a aidés, bien sûr. »
 
Celui qui aurait bien pu s’approprier le succès des révoltes sociales arabes tombe juste : « Penser cela serait arrogant et irréel. » Les réseaux sociaux ont rendu possible ce que la répression des régimes arabes empêchait : articuler en dehors des structures politiques traditionnelles démunies les vieilles revendications collectives. On a aussi affirmé que les révolutions arabes ont été encouragées par Al Jazira, jetant ainsi le doute sur leur spontanéité et sur leurs objectifs. Certes, le Qatar, dont la famille royale est propriétaire de la chaîne, rentabilise politiquement sa capacité médiatique, en relation également avec les protestations citoyennes arabes (par exemple, en accueillant en avril 2011 le premier sommet international sur le conflit en Lybie), mais cela ne remet pas en question l’enracinement ni le caractère authentique de celles-ci.
 
Si le vecteur de propagation des révoltes dans les pays arabes peut surprendre (une modernité inconcevable dans un monde que nous imaginons paralysé et archaïque), leur point de départ, apparemment antithétique avec le moyen utilisé pour les propager, est très significatif : l’immolation de Tariq Tayyib Mohammed Bouazizi, un jeune Tunisien, vendeur ambulant de la ville marginalisée de Sidi Bouaziz que la police avait humilié et frappé après lui avoir confisqué son chariot. Qu’y a-t-il derrière cet acte extrême ? Non pas l’idéologie réactionnaire des suicides islamistes, mais l’expression désarmée de toute l’impuissance et la désespérance de ce monde. C’est ça le combustible des révoltes arabes et, comme des fétus de paille accumulés, il s’embrase facilement. Comme Zuckerberg, sans doute le jeune Bouazizi affirmerait que son exemple a eu pour seule vertu d’allumer une mèche déjà brandie vers l’explosion arabe, l’événement le plus inattendu et le plus porteur d’espoir de la première décennie du XXIe siècle.
C’est ainsi que ça s’est passé. Depuis lors, le geste symbolique de l’indigné Bouazizi a déclenché des révoltes dans la grande majorité des pays arabes, tant au Maghreb qu’au Machrek, et même dans une pétromonarchie du Golfe. Les révoltes arabes ont déjà emporté deux dictateurs – d’abord Ben Ali puis Moubarak – et peut-être maintenant un troisième, Ali Abdallah Saleh, président du Yémen, qui en ce moment se trouve en Arabie Saoudite. Toujours pacifiques – après leur triomphe initial – en Tunisie et en Egypte, elles ont dérivé dans d’autres pays en conflit armé ou elles sont réprimées avec une graduation dans la violence qui va de la répression modérée au Maroc à celle, sanglante, en Syrie. Au Bahreïn et en Libye, elles ont entraîné des interventions armées extérieures qui, intéressées dans les deux cas, expriment la complexité et le caractère imprévisible que peuvent prendre les événements. Il y a eu aussi des appels à mobilisation et des manifestations à Gaza et en Cisjordanie qui ont été réprimés avec autant de brutalité – là-dessus ils sont d’accord - respectivement par le Hamas et par l’Autorité palestinienne. La réconciliation des deux camps palestiniens au Caire est due au changement interne que la révolte de la Place Tahrir a produit en Egypte, mais aussi à l’indignation croissante de la population palestinienne, prisonnière d’une double partition.
L’arabiste Luz Gómez García l’a rappelé avec justesse : ces faits nous surprennent parce que nous méconnaissons la réalité arabe, dont seul nous parvient le reflet sordide de ses gouvernants. Les populations arabes se sont mobilisées massivement contre l’invasion de l’Irak en 2003 et on ne peut comprendre la rapidité, le dynamisme, la profondeur et l’endurance des révoltes arabes qu’en admettant qu’elles se sont produites dans des sociétés beaucoup plus articulées et politisées que ce que nous imaginons. C’est particulièrement vrai pour les deux premières, la tunisienne et l’égyptienne, où les secteurs syndicaux et les associations civiles ont pu ancrer dans la rue les appels lancés par les réseaux sociaux virtuels. Ce sont ces secteurs syndicaux et sociaux qui, dans les deux pays, essaient d’articuler politiquement le mouvement face aux élections promises par les gouvernements de transition.
 
Il n’ya pas lieu de s’interroger sur la possibilité que les révoltes arabes soient fomentées de l’extérieur, comme tous les régimes menacés l’affirment. C’est faux : les révoltes sont authentiques. Une autre question est de savoir si l’ingérence d’acteurs locaux ou extérieurs peut réussir à les manipuler ou à les dénaturer. A nouveau, comme dans presque tous les moments critiques de l’histoire de la région, la clef se trouve dans ce qui va se passer en Egypte, selon que la révolution s’imposera ou non dans ce pays, charnière géographique, humaine et politique du monde arabe. Le moteur des révoltes arabes est le ras-l’bol collectif face à des régimes qui, sans plus aucune nuance politique qui puisse les distinguer, ont fait des pays qu’ils gouvernent leur domaine privé et de leurs citoyens des sujets dépourvus d’un quelconque droit. Tout comme les revendications de toutes les révoltes arabes sont simples, directes et identiques, la nature des régimes qu’elles prétendent renverser pacifiquement est aussi unique : c’est la lie immonde de décennies d’impunité et de corruption. Tous les régimes arabes soit sont des monarchies formelles soit se sont transformés en républiques héréditaires. La corruption, le cynisme et la répression forment le trépied sur lequel ils s’appuient ; la quatrième patte, bien sûr, est la tolérance envers eux de l’Occident mais aussi de la Chine et de la Russie, qui se préparent à tirer profit des révoltes et de la chute ou de la survivance de leurs dictateurs.

Il est condamnable que l’Otan intervienne en Libye pour maintenir leur contrôle sur un territoire et des ressources que Kadhafi a déposé à leurs pieds il y a longtemps déjà (la Libye est le pays qui a accueilli le plus grand nombre de vols secrets de la CIA) ; mais cela n’enlève pas une once de légitimité à une révolte qui a trouvé son origine dans un rassemblement de protestation d’avocats devant une prison de Tripoli, pas plus que cela n’octroie à Kadhafi une once de légitimité comme certains l’ont estimé (y compris, ce qui est déplorable, Fidel Castro). Comme Kadhafi, El Assad a recours (Ben Ali et Moubarak l’ont fait aussi) au clin d’œil facile à l’Occident : « Nous sommes un rempart face à Al-Qaïda » - affirme-t-il – ou, alternativement : « avec notre chute, ce sera le chaos ». Il est certain que le régime syrien assassine sans pudeur ses citoyens devant la passivité inquiète des gouvernements d’Europe et des USA, qui ont toujours compris (à côté d’Israël – la fonction régionale de la dynastie El Assad depuis 1970 : contrôler, au bénéfice d’eux tous, manu militari s’il le faut (que l’on se souvienne de l’occupation militaire du Liban en 1976 sous le paravent de la Ligue Arabe et avec l’appui occidental), le mouvement nationaliste arabe (et palestinien). Mais le plus surprenant est que, si l’intervention en Libye a suscité dans notre pays des manifestations de protestation, la mort de plus d’un millier de citoyens syriens sous les tirs des francs-tireurs, des chars et des hélicoptères du régime n’ait pas activé notre solidarité. Il n’y a pas de régime arabe progressiste.
Le cynisme du régime syrien (et de quelques égarés de chez nous qui font son apologie) est insultant : opposer son laïcisme supposé à la fragmentation sectaire pour justifier le maintien de la dictature oligarchique qu’il représente face à la revendication de démocratie réelle que son peuple réclame. Ce n’est pas un hasard si l’occupation de l’Irak a amené l’implosion sectaire, si en Egypte explose la violence entre coptes et musulmans, si le Yémen se précipite vers une guerre tribale, si l’on attire l’attention sur le risque de rupture confessionnelle en Syrie, si au Maroc Al Qaïda donne la réplique au mouvement avec l’attentat de Marrakech. L’alternative n’est pas entre  soumission néo-coloniale et dictature autochtone. Au-delà de la chute des régimes arabes, ce qui est en jeu c’est l’identité arabe elle-même, qui émerge, intégratrice et plurielle, qui veut articuler modernité et essence, démocratie et souveraineté. Qu’elles triomphent ou qu’elles échouent, les mobilisations citoyennes de 2011 du Maroc à l’Irak nous ont offert une image inédite – l’image réelle, possible – de ces sociétés et de leurs secteurs les plus dynamiques.
 
Les révolutions arabes se produisent après deux décennies pendant lesquelles on a essayé d’assimiler la résistance arabe à Al Qaïda ou au confessionnalisme politique. Mais leurs acteurs sont des jeunes formés, des femmes, des professionnels au chômage et des ouvriers, qui ont les mêmes aspirations que les nôtres, ce ne sont pas les apôtres de Ben Laden ou de quelque ayatollah. « Démocratie réelle », « Démocratie participative », « Fin de la corruption », « Fin de l’enrichissement spéculatif », « Droits sociaux » : Est-ce que par hasard ces slogans ne nous disent rien ? Ce sont bien ceux que l’on a entendus sur les places Tahrir de n’importe quelle ville arabe et ce sont aussi ceux du mouvement du 15 Mai. « Indignation » : Ce sentiment n’est-il pas aussi le nôtre ? « Notre combat s’entrecroise et finira par atteindre un objectif commun : un monde meilleur, plus juste et pacifique », conclut le message envoyé par les jeunes révolutionnaires tunisiens aux campeurs du 15 Mai. Qu’il en soit ainsi.
Traduit par Philippe Cazal
Edité par Fausto Giudice
  • Ce texte a été rédigé pour l’Agenda de la Solidarité 2012 du Cedsala (Centro de Documentación y Solidaridad Con América Latina y Africa).
* The Social Network (le réseau social), film US (2010), réalisé par David Fincher sur un scénario d’Aaron Sorkin et Ben Mezrich, sur l’histoire de Facebook. [NdT]

Situation actuelle en Libye : Les mensonges au sujet de la guerre en Libye sont pires que ceux qui ont étè faits au sujet de l'Irak.

Lundi 22 août 2011
 
On apprend qu’en Libye les bombardements aériens massifs de l’OTAN se poursuivent sans répit. Il est fait état d’environ 20 000 attaques aériennes depuis le début de l’agression. À Tripoli, les antennes de l’émetteur de télévision ont été en grande partie paralysées depuis le 29 juin 2011 par suite de la destruction de trois satellites au cours d’une attaque.
Le but de l’OTAN est d’empêcher le reste du monde d’être informé sur l’opinion publique à Tripoli. Les médias occidentaux établis n’ont eux aussi plus guère le droit de faire allusion à la Libye. Les infos quotidiennes à Tripoli ont par exemple fait mention le 9 août dernier d’attaques aériennes de l’OTAN ayant causé la mort de 85 paisibles habitants, dont 33 enfants, dans un village proche de la ville de Slitan, Majer.
 
Les attaques aériennes de l’OTAN ont d’ores et déjà fait plusieurs milliers de victimes civiles.
 
Mais de cela non plus les médias occidentaux ne disent mot.
 
Cette répression de la liberté d’information et d’opinion prend aussi la forme de certains refus d’entrée à des journalistes libyens, d’une manière analogue aux sanctions contre la Biélorussie. Elle est typique de la répression de la liberté d’opinion, de diffusion d’opinion et d’information en Occident !
 
Lorsque certaines opinions et informations contrarient les puissants, on empêche tout simplement certaines stations de télé ou de radio d’émettre, on interdit des revues, journaux ou autres organes d’information, ou encore on refuse de laisser entrer certains journalistes ou publicistes qui déplaisent ou de publier leurs articles. Voilà comment cela se passe. Ce que les gens ne doivent pas voir et entendre, ce que le peuple ne doit pas savoir, on le passe sous silence, par violence ou en fermant le robinet aux billets.
 
De la même manière, des ambassadeurs accrédités par le gouvernement libyen officiel ont été chassés de Londres, Sofia, Berlin et autres capitales européennes et n’ont plus accès à leurs ambassades.
 
Peu de temps après le début des bombardements de l’OTAN, les gouvernements occidentaux ne laissaient plus entrer que des représentants du gouvernement de transition libyen, aussitôt reconnu par l’Occident !! Les représentants légaux de la Libye n’ont plus le droit de siéger qu’à l’ONU.
Les pères fondateurs e cette organisation doivent se retourner dans leur tombe !!
 
En Libye, les attaques aériennes et les mercenaires étrangers infiltrés dans le pays par suite de la destruction des infrastructures ainsi que les sanctions prises par l’Occident ont déclenché des catastrophes humanitaires, alors que celui-ci a l’hypocrisie de prétendre agir pour protéger la population libyenne !
 
C’est l’un des plus gros mensonges de toute l’histoire du monde que d’avoir prétendu que Kadhafi avait donné l’ordre de tirer sur sa propre population et de la bombarder. Il n’y a pas un mot de vrai !
 
Mais cela justifiait l’agression de la Libye et de son peuple.
 
La guerre contre la Libye pour protéger la population du pays - pas de pire mensonge des bellicistes depuis des siècles. Ne lui est comparable que le mensonge de Hitler à Gleiwitz, qui avait raconté en septembre 1939 que les Polonais avaient attaqué l’Allemagne, contraignant celle-ci à riposter, ce qui avait déclenché la Deuxième guerre mondiale.
 
Thomas C. Mountain écrit que les mensonges au sujet de la guerre en Libye sont pires que ceux qui ont été faits au sujet de l’Irak ;
L’impudence et l’aplomb des mensonges des bellicistes sont vraiment stupéfiants et l’on peut être surpris du degré de stupidité, de crédulité et de naïveté que les politiciens et les médias prêtent à leur public, de quelle bêtise ils le créditent.
On ne peut s’empêcher de se demander combien de fois il arrive aux politiciens et médias de rire et plaisanter de leurs propres mensonges et de les couvrir de sarcasmes.
On peut aussi s’étonner que l’OTAN et les USA aient méprisé aussi effrontément les rappels par une majorité d’États - par exemple la Chine, la Russie, l’Union africaine ou encore le Brésil - qu’ils agissaient en violation des résolutions 1970 et 1973 de l’ONU.
Des documents de Wikileaks éclairent les dessous de l’intervention en Libye, soutenue par les USA, et montrent que les USA visent uniquement à une totale mainmise sur les ressources libyennes en pétrole et gaz naturel et à une maximisation des profits de leurs firmes énergétiques ainsi qu’à la mise à l’écart des concurrents intéressés par l’accès aux matières premières libyennes et à leur extraction: RP de Chine, Russie, Inde Brésil, Afrique du Sud mais aussi Italie,  Allemagne ou Turquie.
 
Cependant les politiciens occidentaux ne parlent que d’une guerre menée pour promouvoir les droits humains, la démocratie et les intérêts du peuple libyen. Mais toute cette rhétorique de protection de la population libyenne n’est destinée qu’à dissimuler les véritables raisons de cette guerre.
Cette guerre n’a d’autre but que de voler au peuple libyen sa part légitime des bénéfices tirés du commerce international, part qui s’élevait à plus de 80% sous la conduite de Kadhafi, tant que le gouvernement de ce dernier décidait encore de l’attribution des concessions et négociait librement et souverainement les contrats d’extraction du pétrole et du gaz naturel et de leur exportation !
Les USA haïssaient Kadhafi car
 
-         il apportait un soutien décisif à la Banque islamique, dont le but était de rendre l’Afrique indépendante du FMI et des banques dominées par Washington et visait à créer une devise proprement africaine, le dinar d’or ;
-         qu’il projetait la construction d’un système de puisage des énormes réserves d’eau douce contenues dans le sous-sol du désert libyen pour assurer l’approvisionnement en eau et la mise en culture non seulement de toute la Libye, mais aussi d’autres pays africains, visant à rendre toute l’Afrique indépendante de l’importation de blé états-unien et ainsi à se libérer de l’emprise politique des USA lors de votes à l’ONU ;
-         qu’il avait doté sa population d’un système de santé, d’éducation et des logements gratuits, d’un système de retraite garantissant des retraites réelles plus élevées qu’aux USA, d’un développement agricole exemplaire, et de bien d’autres avantages pour les masses populaires, avec un effet d’entraînement non seulement sur tout le continent africain, mais pour le monde entier
     La guerre en Libye sert à abolir tout cela et à utiliser les bénéfices pour la maximisation des profits des grandes firmes énergétiques anglo-américaines, l’enrichissement astronomique des oligarques de la finance et la stabilisation du dollar !
 
Dans cette optique, le Président reconnu de la Libye, Djibril, a déjà été chargé de nationaliser dans un premier temps tous les secteurs pétrolifères avec leurs installations pour les remettre ensuite aux firmes énergétiques agréées par Washington.
 
Dans son article « Guerre coloniale contre l’Afrique », -en particulier dans la deuxième partie intitulée « La guerre contre la Libye. Un combat pour s’approprier les richesses du pays et la domination de tout le continent », paru dans „junge Welt“ le 28 juillet 2011, Joachim Guilliard   a analysé de façon détaillée les véritables motifs de la guerre menée par l’OTAN en Libye.
 
Des centaines c’autres articles du même type exposent les motifs et les dessous de la guerre en Libye, mais les politiciens occidentaux et les médias à leur botte continuent leurs mensonges gros comme des maisons. Ils ne respectent même plus les règles élémentaires de logique auxquelles s’étaient jusqu’ici tenus même les pires menteurs.
 
Ces débats idéologico-militaires autour de la Libye ont aussi montré que les investisseurs des firmes qui exploitaient le pétrole et le  gaz libyens parce que Kadhafi leur avait accordé  les concessions relevaient de deux types fondamentaux.
 
Les premiers s’intéressaient au premier chef aux matières premières plutôt qu’aux profits. C’est pourquoi la Chine était relativement généreuse dans la réversion des bénéfices à l’État libyen. Elle s’intéressait surtout au gaz et au pétrole en eux-mêmes.
 
Les seconds couplaient - et couplent toujours - leur intérêt pour le pétrole et le gaz à une recherche incontournable de profits élevés. Des pays comme les USA, la Grande-Bretagne et la France ont aussi pour but de faire contribuer les profits maximum tirés de l’exploitation et de la transformation du gaz et du pétrole au sauvetage du dollar ou de l’euro.
 
En février, sous les acclamations des médias occidentaux, un Conseil national de transition et un État-major suprême d’une prétendue Armée de libération (également connue sous le nom d’armée rebelle) d’emblée largement soutenus par la CIA s’étaient créés en Libye, avec pour épicentre Bengazi. Mais ils comptaient aussi certains islamistes radicaux, les chefs de certaines tribus de Libye orientale, et de transfuges du régime kadhafiste, militaires, fonctionnaires et politiciens. Quelques tribus libyennes orientales se promettaient une part plus élevée de la rente pétrolière et gazière en entrant entre rébellion contre Tripoli, qui la répartissait jusqu’alors. Mais seul un cinquième environ de la population libyenne vit en Cyrénaïque. Même en y ajoutant quelques localités plus à l’Ouest comme Misrata, la proportion n’est guère plus élevée. Cela seul suffit pour se demander où le Conseil national autoproclamé prend l’audace de prétendre représenter tout le peuple libyen et de quel droit à ce jour 30 pays du monde le reconnaissent comme gouvernement légitime.
 
Toutefois, seuls deux pays africains (la Gambie et le Sénégal) et trois pays arabes (le Koweït, le Qatar et la Jordanie) ont octroyé au Conseil de transition la bénédiction du droit international en lui accordant la reconnaissance diplomatique.
 
Washington projette depuis longtemps de remettre le Conseil national de transition ainsi que le commandement de l’armée entre les mains de sectateurs pur jus des Yankees, tels que Mahmoud Djibril, qui dès mars 2011 a tenu le rôle de Président libyen reconnu de facto au sein d’un Conseil exécutif auquel est subordonné le Conseil national de transition.
 
Le Conseil national de transition a pu conserver un certain temps sa fonction d’ « idiot utile » (ou à peu près) au service des USA, puis Washington a estimé et décidé qu’il avait rempli son rôle et pouvait désormais être supprimé.
 
Le 8 août 2011, le Conseil national de transition a été dissous en tant qu’organe de gouvernement de jure. Détail piquant, c’est Djalil, Président en exercice du Conseil national de transition et ex-Ministre de la Justice de Kadhafi qui a été chargé de le dissoudre.
 
On s’est ainsi débarrassé du pouvoir des tribus de Cyrénaïque ainsi que du droit de cogestion autonome de villes comme Misrata, qui peuvent désormais dire adieu à leurs espoirs d’obtenir une part plus élevée de la rente gazière et pétrolière.
 
En dépossédant de son pouvoir le Conseil national de transition, on s’est débarrassé non seulement des tribus libyennes orientales mais aussi de la majorité des politiciens anciennement au service de Kadhafi. Ne reste plus désormais à Bengazi que la denière des trois fractions initiales: islamistes issus des tribus, transfuges du gouvernement Kadhafi et agents de la CIA.
 
En bonne logique Mahmoud Djibril a été chargé de la formation d’un nouveau gouvernement. L’ordre en a été donné pour la forme par Djalil, Président en exercice du Conseil national de transition. L’avenir de ce dernier et des 31 autres membres du Conseil demeure incertain.
 
Le commandant en chef de l’armée rebelle libyenne, Abdel Fattah Younis avait déjà été assassiné le 28 juin 2011. Deux de ses officiers d’État-major et plusieurs de ses subordonnés ont été liquidés avec lui. De tout évidence, c’est la CIA qui a tiré les ficelles.
 
Le but était de se débarrasser d’un politicien et de chefs militaires qui représentaient les intérêts particuliers des tribus libyennes orientales précisément dans les principales zones pétrolifères. L’assassinat de Younis était aussi un signal en direction de tous ceux qui ne s’alignaient pas totalement sur la politique des USA et défendaient des intérêts particuliers ou avaient des vues divergentes quant à l’avenir de la Libye.
 
Lors de la formation du nouveau gouvernement, tous les politiciens qui n’étaient pas à 100% en accord avec les États-Unis et les officiers qui, comme Younis, défendaient déjà à l’époque de Kadhafi une collaboration avec des firmes internationales très diversifiées - préférant le Japon, l’Inde, le Brésil, la RD de Chine et la Russie et plutôt partisans, en Europe, de l’Allemagne et de l’Italie que de la France et de la Grande-Bretagne - ont été écartés. L’Italie avait déjà dans ses contrats explicitement renoncé à ses tentatives de colonisation !
 
Le but des USA en faisant assassiner Younis était de prendre fermement les rênes de l’armée « rebelle » pour exclure d’éventuels compromis avec les gens de Kadhafi lors de la formation d’un nouveau gouvernement à Tripoli. Au Conseil exécutif du Conseil national de transition ils avaient certes déjà placé leur homme de confiance au sein de l’armée, Omar El-Hariri - responsable des forces combattantes et de la sécurité - mais cela ne leur suffisait pas.
 
Younis, représentant des tribus les plus nombreuses - au premier chef les Obeidat et Warfalla avec plus d’un million de membres - était beaucoup trop indépendant à leurs yeux.
 
Les USA souhaitaient depuis longtemps le remplacer au commandement suprême de l’armée par Khalifa Hefter, un agent de la CIA formé par leurs soins. Cet ex-officier libyen, emprisonné au Tchad par les Français, avait ensuite émigré aux USA et y était devenu agent de la CIA. Younis et d’autres représentants naïfs des tribus orientales libyennes avaient joué les « idiots utiles » jusqu’en mars-avril 2011. Puis Younis, ancien familier de Kadhafi et ex-ministre libyen de la Justice avait été jugé peu sûr. Et de fait il n’était pas totalement aligné sur l’Occident ni sur la politique qui avait conduit les USA et l’OTAN à attaquer la Libye.
 
On craignait que Younis ne finisse par prendre le pouvoir en Libye, alors que les USA avaient déjà décidé, nous l’avons dit, que le futur chef d’État serait Mahmoud Djibril, un très ancien agent de la CIA, également professeur d’université aux USA et homme d’affaires. Des membres de la « Brigade de Martyrs du 17 février », troupe de sécurité du Conseil National de Transition sous commandement d’un imam local reçurent l’ordre de l’emprisonner et de l’assassiner.
 
L’assassinat de Younis a permis à la CIA de s’imposer au commandement de l’armée. S’ensuivit un profond remaniement au sein des cadres de l’armée rebelle, qui se proclame - ironie amère- Armée libyenne de libération de la Libye.
 
Le colonel Khalifa Belqasim Hiftar, ancien officier libyen subalterne autrefois emprisonné au Tchad par les Français, puis retourné par la CIA et émigré aux USA prit donc le commandement suprême de l’armée, comme le souhaitait Washington. Ainsi les Américains ont placé des hommes à eux à tous les postes les plus élevés.
 
Le gouvernement de Tripoli, qui doit prendre aussi le pouvoir à Tripoli, si l’État libyen ne connaît pas de scission, sera dirigé par Mahmoud Djbril Ibrahim El Warfali. C’est à Ali Tarhouni que reviendront l’économie et les finances. Aussi bien Djibril que Tarhouni ont été professeurs d’économie aux USA, tous deux sont des exilés libyens depuis longtemps membres de la CIA, tous deux sont « importés » des USA, bien que Kadhafi ait toléré que Djibril dirige quelque temps à Tripoli un bureau chargé de la privatisation. (voir : Who is really behind the Libyan Rebel movement).
 
Les membres actuels du Conseil National de Transition de Bengazi ne joueront plus aucun rôle dans le futur gouvernement, même si certains y sont admis. Comme nous l’avons dit, il s’agit de Moustafa Mohammed Aboud Al Djalil, Président en exercice du Conseil National de Transition, ex-Ministre de la Justice de Kadhafi, d’Ahmed Senoussi, qui représente les intérêts de l’ancienne dynastie royale ainsi que des délégués de certaines villes, par exemple Darna.
 
Abdoul Karim Bassami, Premier Secrétaire du Conseil National de Transition ne jouera pas non plus de rôle digne de ce nom.
 
Les représentants idéaux des intérêts de Washington sont des personnes ayant eu une activité scientifique aux USA ou bien une activité d’hommes d’affaires et reçu une formation de la CIA et eu des activités au sein de celle-ci; c’est précisément le cas de Djibril et d’Ali Tarhouni.
 
On trouve aussi des personnages tombés en disgrâce auprès de Kadhafi après un échec ou une conspiration, que la CIA a ensuite recrutés pour en faire des officiers, comme Hiftar et Omar El Hariri.
 
On peut désormais admettre que l’alliance entre les islamistes, quelques chefs de tribus, des transfuges du régime de Kadhafi et les hommes de la CIA va éclater.
 
L’opinion internationale a vu dans l’assassinat de Younis le début d’une scission dans le camp rebelle. Bengazi et d’autres localités de Libye orientales avaient déjà été le théâtre de combats entre groupes rebelles.
 
Bengazi et Tobrouk ont même connu de véritables soulèvements. De nouveaux mouvements de ce type, en Libye et ailleurs, pourraient bien sûr donner du fil à retordre aux USA, tout comme des rétorsions politiques, économiques, voire militaires de la part de pays gênés ou mis sur la touche par les Américains: RD de Chine, Inde, Russie. La sagesse veut que la politique états-unienne en tienne compte, car l’accès des USA à l’hégémonie mondiale est encore loin d’être assuré.
 
On affirme souvent que l’UE et spécialement la France et son Président Sarkozy ont joué le rôle principal dans l’attaque contre la Libye. Mais c’est une apparence trompeuse. En fait ce sont les USA qui ont été à l’initiative, même si on le dissimule encore aux yeux de l’opinion internationale. Et ce sont les USA et ses oligarques de la finance qui entendent tirer les plus gros bénéfices de cette guerre de conquête.
Situation actuelle en Libye
Merci à Tlaxcala
Source: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=5479
Date de parution de l'article original: 11/08/2011
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Face à la démocratie aéroportée : La Syrie dernier verrou avant l'Iran

Lundi 22 août 2011
par Chems Eddine Chitour
 
« La guerre est un fruit de la dépravation des hommes ; c'est une maladie convulsive et violente du corps politique ; il n'est en santé, c'est-à-dire dans son état naturel, que lorsqu'il jouit de la paix ».
                                Denis Diderot Extrait de l' L' Encyclopédie

Dernier partie du scénario diabolique concocté dans les officines occidentales, pensant maintenant que le régime va tomber comme un fruit mûr , Les Etats-Unis et l'UE appellent Bachar Al-Assad à la démission "L'Union européenne note que Bachar Al-Assad a perdu toute légitimité aux yeux du peuple syrien et qu'il est nécessaire pour lui de quitter le pouvoir", a déclaré Mme Ashton. Dans l'intérêt du peuple syrien, le temps est venu pour le président Assad de se retirer", explique M. Obama Les "graves violations des droits de l'homme" en Syrie contre les manifestants"pourraient relever de crimes contre l'humanité", a indiqué jeudi 17 août un rapport du Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU.
 
Nous allons rapporter quelques informations alternatives sur la réalité de ces manifestants pacifiques Auparavant, quelques flash sur la mosaïque des ethnies et confessions en Syrie. Les minorités non arabes les plus importantes sont les Kurdes, habitant essentiellement le long de la frontière turque (8 %) au nord, et les Arméniens, qui vivent dans le Nord, surtout dans les grandes villes (2,8 %) La Syrie compte une douzaine de langues. Le pays est musulman à 90 % (dont les Kurdes), avec des minorités chrétiennes. La plupart des Syriens sont des sunnites (env. 70 %), mais certains sont de rite chiite, ismaélien ou alaouite.
 
La Syrie compte aussi des druzes professant une religion musulmane hétérodoxe; Comme tous les chiites, les druzes, ismaéliens et alaouites constituent des sous-groupes particuliers du monde musulman. Les autres Syriens non musulmans sont chrétiens, soit catholiques, grecs-orthodoxes ou arméniens-orthodoxes, mais on compte aussi un millier de juifs. C’est donc sans conteste toutes les langues et toutes les religions du Moyen Orient qui tiennent grâce à un équilibre subtil –qui risque de voler en éclat- qui a été précédé par des siècles d’instabilité notamment depuis l’ingérence occidentale dans la Syrie ottomane souvenons nous du concept de protection des minorités cher à la France et ceci en vertu d’une promesse de Saint Louis à l’évêque Maroun ( les Maronites ) il y a de cela près de huit siècles !.

Pour l’histoire, en attisant les tensions religieuses l’Angleterre et la France ont mis en coupe réglée l’empire ottoman dont la Syrie était une province depuis 1516 . Au cours de l’automne 1917, le général Sir Edmund Allenby a envahi la Palestine et, le 11 décembre, lui et ses officiers sont entrés dans la ville sainte de Jérusalem par la porte de Jaffa. Le Premier ministre, Lloyd George, considérait cela comme un cadeau de Noël et écrivit que la chrétienté avait repris «possession de ces lieux saints». Le général français, Henry Gouraud, entra à Damas en juillet 1920. Après avoir frappé sur le tombeau de Saladin, Gouraud s’écria: «Réveille-toi Saladin, nous sommes de retour. Ma présence ici consacre la victoire de la croix sur le croissant.» Après la mise à mort de l’Empire Ottoman, par les accords de Sykes Picot la France s’adjudja la Syrie dont elle fit un protectorat de 1920 à 1941.

La réalité du terrain : Pacifistes ou rébellion armée ?  

On parle de militants pacifistes . Qui sont ils ? Ces manifestants manifestent mais dans le même temps, on parle de subversion. Il est vrai qu'il y a des manifestations dans certaines villes, qu’il y a des morts , que l'armée est intervenue. Les médias aux ordres attribuent cela à l’armée . Ce qu’ils ne disent pas, c'est qu'il y a une rébellion soutenue par l’extérieur C'est une vraie guerre entre les forces armées syriennes et c'est que le pouvoir appelle les «hors-la loi».
 
Pour le représentant russe auprès de l’Otan « L’OTAN planifie en ce moment une campagne militaire contre la Syrie afin d’aider à renverser le régime du président Bachar al-Assad avec comme objectif à longue échéance de préparer une tête de pont dans la région pour l’attaque contre l’Iran« . Dimitri Rogozin, délégué de la Fédération de Russie auprès de l’OTAN. Rogozin commentait, vendredi 5 août dans le quotidien moscovite Izvestia, la condamnation par le conseil de sécurité de l’ONU, deux jours plus tôt, de la répression violente en Syrie « Le noeud coulant autour de l’Iran se resserre. Des préparations militaires contre l’Iran sont déjà en cours de réalisation » affirme Rogozin, pour qui l’OTAN n’a pour but que d’intervenir contre les régimes « dont les vues ne coïncident pas avec celles de l’Occident. » (1)

Pour Michel Chossudovsky Des développements récents en Syrie indiquent qu’il s’agit d’une insurrection armée à part entière, intégrée par des mujahideen, islamistes («Freedom Fighters »), appuyés, entraînés et équipés par l’OTAN et le haut commandement de la Turquie. Selon des sources du renseignement israélien : Entre-temps, le quartier général de l’OTAN à Bruxelles et le haut commandement turc dressent des plans pour leur première étape militaire en Syrie, laquelle consiste à munir les rebelles d’armes pour combattre les chars d’assaut et les hélicoptères constituant le fer de lance du régime Assad pour réprimer la dissidence. Afin de repousser les forces armées gouvernementales, les stratèges de l’OTAN pensent davantage à répandre de grandes quantités d’antichars, de roquettes antiaériennes, de mortiers et de mitrailleuses lourdes dans les centres où ont lieu les contestations, au lieu de répéter le modèle libyen de frappes aériennes. (…)L’OTAN et le haut commandement turc envisagent également le développement d’un djihad impliquant le recrutement de milliers de mujahideen (« Freedom Fighters », ce qui évoque l’enrôlement de moudjahidines pour mener le djihad (guerre sainte) de la CIA à l’âge d’or de la guerre soviéto-afghane. (2)
 
Nous voilà avertis , on appréhende un peu mieux la nature du mouvement pacifiste syrien et les 2000 morts dénombrés dont 400 des forces de sécurité n’ont pas interpellés les médias aux ordre quant à la mort bizarre de 400 militaires de la main de pacifistes désarmés.

La boite de Pandore des conflits interconfessionnels et ethniques  

Deux témoignages de personnalités religieuses nous permettent de situer avec clarté les enjeux d’abord la lettre ouverte du professeur Zehlaoui prêtre Arabe de Syrie à Monsieur Alain JUPPÉ Ministre des Affaires Étrangères de la France et ensuite celle d’une mère supérieure d’un Couvent.
 
Le Prêtre arabe de Syrie, écrit : « je viens d’apprendre à l’instant votre déclaration aux États-Unis, touchant la légitimité de notre Président de la République. En tant que syrien, je ne puis rester silencieux face à une telle ingérence dans les affaires de mon pays. (…) Laissez-moi vous dire, au nom des millions de victimes que l’Occident a écrasés depuis des siècles, qu’il est grand temps de cesser de jouer les monstres à face humaine, et de piétiner tous les droits des autres peuples, au point de détruire leur existence même, comme vous vous êtes plu à le refaire en Irak, en Iran, en Afghanistan, Pakistan, dans toute l’Afrique, notamment en Lybie ».
« Démontant les raisons de cet acharnement il écrit : « Pour en revenir à la Syrie, oubliez-vous que le but dernier de toutes les manœuvres politiques, diplomatiques et séditieuses, menées contre la Syrie, depuis plus de deux mois, a été insolemment dévoilé par la conseillère au Pentagone, Mme Michèle Flournoy? D’ailleurs, elle était tellement assurée de la réussite prochaine du complot mené contre la Syrie, qu’elle avait publiquement déclaré que la Syrie retrouverait tout son calme, le jour où elle romprait avec l’Iran et le Hezbollah, et signerait un traité de paix avec Israël! Auriez-vous déjà oublié, en France et en Europe, le grand honneur que vous a valu la Résistance à l’occupation nazie? (…) laissez-moi vous dire, en tant que simple citoyen syrien, que la Syrie n’acceptera jamais de tourner le dos au devoir vital de défendre son existence propre, d’abord contre l’occupation israélienne, ensuite contre le danger mortel que constitue le Sionisme, pour toute la nation arabe. Cependant, il semble que l’Occident tient à rester l’Occident, alors qu’il ne l’est plus. … C’est pourquoi, tout en piétinant tous les droits, comme vous cherchez à le faire en Syrie, vous n’avez jamais éprouvé la moindre honte à prétendre toujours être dans votre droit. Car le fort ne se trompe jamais!
Décryptant les relations Occident –Israël, le professeur Zahlaoui(…) Les représentants de l’Occident, surtout ceux des États-Unis, se pavanent comme des lions. Ils se permettent toutes sortes d’ingérences, allant jusqu’à détruire des pays entiers, de fond en comble. Mais dès qu’il s’agit d’Israël, tous les pays occidentaux sans exception, des plus "grands" aux plus "petits", les États-Unis en tête, deviennent rien moins que des néants. Des néants aveugles, sourds et muets! Et pourtant, même les sondages faits en Europe reconnaissent qu’Israël est l’État terroriste par excellence. Et Israël est resté fidèle à lui-même : tueur, voleur, guerrier, féroce, arrogant, raciste, expansionniste et exterminateur. Pourtant les juifs ont toujours été bien traités en pays arabes et musulmans. Leurs historiens sont assez honnêtes pour le reconnaître. Mais ils ont trouvé moyen de faire payer la terrible facture de l’antisémitisme occidental et de l’holocauste nazie, à tous les peuples arabes et musulmans, dont ils avaient, depuis Ben Gourion, calculé la destruction, tout en imposant un Holocauste de 60 ans déjà, aux arabes, chrétiens et musulmans, de Palestine »(3).
 
Même témoignage poignant de Mère Agnès-Mariam de la Croix Supérieure du couvent de Saint Jacques l’Intercis, en Syrie. Elle pointe du doigt la manipulation de l’information : « La Syrie est notre patrie d’adoption. (…) Il est impératif d’être bien renseignés sur une situation donnée pour pouvoir se positionner en conséquence. (…) Car aujourd’hui en Syrie, pour être bien renseigné, il ne suffit plus de suivre les nouvelles servies par les chaînes satellitaires internationales. Nous l’avons constaté sans cesse : la réalité qui se vit ici est différente de ce que transmettent les médias. Ces chaînes n’accompagnent pas l’évènement, elles le précèdent pour le provoquer. Heureusement, de plus en plus de gens accusent cette information de parti pris et de falsification. Nous avons essayé de nous documenter en temps réel en téléphonant à des proches sur les lieux mêmes des incidents décrits : la situation ressemblait plus à ce qu’en disait la télévision syrienne qu’à celle propagée par Al Jazzirah, BBC ou France 24, Al Hurra ou Al Arabia à travers des montages et autres compilations audio-visuelles mensongères et de mauvaise qualité (…) Les slogans faussement humanitaires anesthésient la conscience des auditeurs et favorisent le glissement vers une logique vindicative aveugle qui, somme toute, ne sert que la cause de l’injustice. (…) (4)
 
Mère Agnes –Mariam met les choses au point concernant la nature réelle de la protestation « pacifique » Aujourd’hui, écrit elle il ne fait aucun doute qu’il y a ingérence étrangère, refusée fièrement par une partie de l’opposition. Aujourd’hui il ne fait aucun doute que l’opposition s’est muée en divers endroits en une insurrection armée qui commet des atrocités contre la population civile et contre les forces de l’ordre et l’armée. Enfin, aujourd’hui, l’exacerbation du clivage confessionnel est une triste réalité. Ces trois facteurs convergent pour réanimer le spectre de l’affrontement interconfessionnel, voire de la guerre civile. (…) Ahuris nous assistons à un stratagème destructeur : telles grandes puissances, à grand renfort d’endoctrinement médiatique, jouent sur la corde du fondamentalisme religieux pour mettre en relief les différences qui séparent alors que les points communs qui unissent sont bien plus nombreux. (…) La visite des ambassadeurs US et français à Hama a été vécue chez nous comme une démarche injustifiable. (…) » (4)
 
La Mère Supérieure s’interroge ensuite sur le pourquoi de la manipulation : « Pourquoi les Occidentaux encouragent-ils une insurrection armée, confessionnelle et fondamentaliste de surcroît, qui risque de s’étendre comme une tache d’huile ? De son côté le Patriarche maronite Mar Béchara Boutros Raï a une lecture plus globale de la situation. Il dénonce le « projet du Nouveau Moyen-Orient qui est à l’œuvre pour morceler le monde arabe dans le but qu’Israël vive en paix en en sécurité » . La tendance mondialiste qui prévaut c’est de promouvoir le choc des civilisations pour asseoir la légitimité des regroupements ethniques ou confessionnels qui, à leur tour, légitiment l’existence d’Israël . La Syrie vit depuis des mois des coups d’État larvés car ce remodelage ne peut être instauré sans la force des armes. L’insurrection armée en Syrie est une tumeur inoculée qu’on cherche à faire crever un peu partout dans le pays au gré des clivages confessionnels ou tribaux, avec son cortège de haine, de vengeances, de victimes et de désastres socio-économiques. (..) La majorité des musulmans et des chrétiens syriens se sont d’abord tenus à l’écart du mouvement de contestation pour diverses raisons, puis ils l’ont boycotté, et enfin certains s’y sont opposés.
Nous sommes cœur et âme avec les justes revendications de tout citoyen pour la liberté civique, la fin du totalitarisme d’État et de la corruption. Nous souhaitons la démocratie, l’impartialité de la justice et des réformes économiques et sociales conséquentes. Mais nous sommes conscients – et c’est là où nous nous heurtons à beaucoup d’incompréhension - que ces revendications peuvent devenir un cheval de Troie pour diverses entités nationales ou politiques afin de provoquer une déstabilisation dangereuse à partir de clivages confessionnels et claniques très subtils. (…) »(4)
 
Elle conclut enfin à la nécessité de l’autocritique tout en affirmant que le Baath a réussi à maintenir un subtil équilibre entre les confessions : « Mais la Syrie est loin de l’effondrement. Les foyers d’où l’on cherche à attiser les antagonismes confessionnels sont isolés et contrôlés, parfois au prix du sang lorsqu’il y a une résistance armée, au fur et à mesure que la population prise en otage fait appel à l’armée. Le peuple syrien est composite : sunnites, alaouites, chiites, chrétiens, druzes, arabes, kurdes, turkmènes, caucasiens, et j’en passe. Il n’est pas facile de maintenir une telle mosaïque dans la cohérence et la paix civile. Le parti Baath l’a obtenu en respectant les règles qui président aux structures tribales et claniques de l’Orient. Cependant ce régime était totalitaire et corrompu. Aujourd’hui une saine autocritique est à l’œuvre publiquement et des lois sont promulguées, obtenues par une saine opposition, pour les réformes souhaitées. Nous préférons cette voie tant qu’il y a de l’espoir.(4)
 
L’ouverture de cette boite de Pandore amènera le chaos , c’est un second Irak qui se profile à l’horizon avec son cortège de malheur de douleur et de détresse pour les Syriennes et les Syriens.. Tous les pays arabes attendent leur tour..Si l'Occident était de bonne foi, il accompagnerait Bachar Al Assad dans son programme de réformes, les élections, le multipartisme... Les Occidentaux veulent changer la carte du Moyen-Orient pour la rendre favorable à Israël. Il faut savoir qu’Israël est en train de construire un mur dans le Golan, comme celui de la bande de Gaza. Cela veut dire que c'est une annexion définitive des territoires syriens. L'Occident ne veut plus de ce régime syrien qui, il faut le savoir est le dernier domino avant la « normalisation de l’Iran » On peut penser que plus rien ne peut arrêter la dynamique d’effritement des anciens pouvoirs arabes. Si la Syrie est démantelée elle ne sera plus comme avant, les suivants d’El Assad accepteront une partition des Kurdes qui rêvent avec leur frères Irakiens et Turcs d’avoir leur Etat. La Turquie est de ce fait, visée. L’Iran aussi. Sombres jours pour les pays vulnérables. (5)
 
Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz